Mesdames et Messieurs les député.e.s, votez la proposition de loi Molac sur les langues régionales !

Le 13 février, la Proposition de Loi (PPL) relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, sera débattue en séance à l’Assemblée Nationale. Déposée le 30 décembre dernier par le député breton Paul Molac qui est rattaché politiquement à Régions et Peuples Solidaires (R&PS), le texte est cosigné par tous les députés R&PS et soutenu par le groupe Libertés et Territoires auquel ils appartiennent.

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Régions et Peuples Solidaires appelle à mettre fin au régime militaire algérien

Le 12 décembre 2019, l’armée algérienne, hors de tout cadre légal, a imposé au pays une pseudo élection présidentielle avec des candidats qui font tous partie du système autoritaire et corrompu, en place depuis plus de 60 ans. Cette « élection » avait pour seul but de donner une façade civile au pouvoir militaire qui constitue le pouvoir réel en Algérie.

 

Cette élection a été rejetée massivement par le mouvement populaire qui manifeste chaque semaine depuis le mois de février dernier pour exiger le départ de ce système et pour l’avènement d’une réelle démocratie et le respect de la pluralité, des droits et des libertés fondamentales.

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Législatives britanniques : Respecter le vote des peuples !

Boris Johnson, le premier ministre britannique sortant, a gagné les élections à la Chambre des communes. Avec 43,6% des voix (+1,2 point) et 364 sièges sur 650 (+48 députés), celui qui est aussi le leader des conservateurs a les coudées franches pour faire sortir, le 31 janvier prochain, le Royaume-Uni de l'Union Européenne (UE). Les Tories qui possèdent désormais la majorité absolue des sièges, ont progressé principalement dans les terres ayant voté, lors du référendum, pour sortir de l'UE ; étouffant totalement le Parti du Brexit de Nigel Farage qui n'a obtenu aucun élu.

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Pour les retraites, mobilisons-nous !

Emmanuel Macron, s’appuyant sur les conclusions du Comité de Suivi des Retraites proclamait, lors de la campagne pour la présidentielle en 2017, que « les perspectives financières permettent d'envisager l'avenir [des retraites] avec « une sérénité raisonnable ». Toutefois, alors qu’il affirmait ne pas vouloir toucher au système par répartition (garant, c’est lui qui le dit, de la solidarité intergénérationnelle), qu’il ne « ferait pas d’économie sur le dos de ceux qui sont à la retraite », que le système « continuera à tenir compte de la diversité des carrières », dans le même temps, il annonçait souhaiter réformer les retraites en instaurant un régime universel « où un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé ».

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Langues dites régionales : la société civile s’engage pour !

Le 25 juin dernier, le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) a adopté à une très large majorité, un rapport visant à la ratification, par la France, de la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires. Sur les 152 membres que compte le CESE, 120 ont voté pour et 32 se sont abstenus. Malgré quelques réserves, aucun représentant du CESE n’a cependant manifesté d’opposition.

 

Le CESE est une assemblée consultative qui a vocation à représenter la société civile (syndicats, entreprises, associations, étudiants, etc.) dans le processus législatif. Il forme avec le Sénat et l'Assemblée nationale, « la troisième chambre de la République ». Sa mission est de conseiller le Parlement et le Gouvernement sur l'élaboration des lois et les orientations des politiques publiques.

 

Jusqu’à présent le Parlement, du fait notamment des conservatismes du Sénat, s’est toujours montré hostile à une révision constitutionnelle préalable à la ratification de la Charte Européenne des Langues Régionales ou Minoritaires [1]. Cette adoption par le CESE confirme la fracture béante entre les grands élus, qui souvent ne représentent plus qu’eux-mêmes, et la société civile, qui, souvent, est plus éclairée.

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Condamnation des leaders catalans : une décision politique irresponsable et une grave entrave à la démocratie

La Cour suprême espagnole vient de condamner, ce lundi, à plus de 99 ans cumulés de prison ferme neuf leaders politiques, élus ou responsables d’organisations civiques pour leur rôle dans le processus d’autodétermination de la Catalogne pourtant démocratique.

 

La répression menée par l’État espagnol en Catalogne depuis le référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017, qui s’est traduite le jour du vote par des violences policières puis par l’incarcération à titre préventif ou l’exil des leaders indépendantistes n’a pas permis de résoudre la crise en Catalogne. La condamnation à de la prison ferme loin de refermer la brèche va l’aggraver. Le problème en Catalogne est politique et seul le dialogue permettra la sortie de crise.

 

L’autodétermination n’est pas un délit mais un droit reconnu par la communauté internationale. Le motif de sédition retenu contre les responsables catalans confirme la nature politique du procès. Tous les prisonniers et exilés catalans doivent, par conséquent, êtres amnistiés.

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Rapport de la Cour des Comptes : finissons-en avec la gabegie des nouvelles méga-régions

La Cour des Comptes, “juridiction indépendante“, qui a pour mission de s'assurer du bon emploi de l'argent public vient de rendre, dans la seconde partie de sa publication annuelle sur les finances publiques locales, un rapport au vitriol sur les nouvelles méga-régions.

 

La Cour des Comptes confirme ce que nous avions annoncé dès la présentation du projet de loi par Manuel Valls: non seulement la fusion des régions ne permet pas de réaliser des gains d’efficience mais elle a occasionné des surcoûts.

 

Les dépenses indemnitaires, notamment, ont augmenté de près de 12 %, en moyenne, entre 2017 et 2018 dans les régions fusionnées. C’est le cas, par exemple, de l’indemnité des élus, calculée proportionnellement au nombre d’habitants: plus la collectivité est grande et plus l’indemnité est importante.

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Journée Européenne des langues : Toutes les langues sont égales en dignité. Toutes les langues doivent être égales en droit

Qu’elles soient autochtones ou issues de l’immigration, les 227 langues différentes parlées en Europe font du « vieux continent »[1], une mosaïque. Toutes sont égales en dignité. Cependant, malgré la richesse qu’elles représentent, elles ne sont pas toutes égales en droit.

 

Ainsi, dans les 46 États qui composent l’Europe, de l’Atlantique à la Russie, seules 38 sont officielles à l’échelle du pays.

 

Les 189 autres langues en Europe sont pour la plupart des langues de l’immigration. Elles participent de l’enrichissement de nos cultures. Bien que minoritaires en Europe, elles ne sont pas pour autant menacées, contrairement aux 60 langues dites régionales parlées au sein de l’Union Européenne.

 

Pour l’UNESCO, les langues dites régionales sont plus ou moins menacées d’extinction; les plus fragiles étant celles, comme en France, qui ne disposent d’aucun statut.

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LES JOURNÉES DU PATRIMOINE : ALLER AU DELÀ DE DEUX JOURS PAR AN

A l’occasion de la 36e édition des journées européennes du patrimoine qui se déroule ce week-end, le ministère de la culture, pour la France, a décidé de mettre en exergue, et nous nous en réjouissons, les « Arts et les divertissements » parmi lesquels figurent le théâtre, le cinéma, la danse, le cirque ainsi que certaines pratiques physiques et festives.

 

Nos territoires, métropolitains et ultramarins, regorgent de pratiques culturelles populaires et originales. Certaines sont classées à l’inventaire du patrimoine immatériel  de l’UNESCO. C’est le cas, entre autre, du Fest-Noz en Bretagne, de la Paghjella en Corse ou du Gwoka en Guadeloupe.

 

Toutes ces richesses culturelles et patrimoniales sont encore parfaitement vivantes en France malgré la menace de disparition qui pèse sur nombre d’entre elles. Les cultures de nos territoires, parfois renvoyées au rang de folklore, sont souvent exclues des programmations officielles et des scènes dites nationales. Ceci est aggravé par la marchandisation de la culture et le fait que le ministère de la culture, chaque année, dépense 139 euros par Francilien contre 15 pour les habitants des autres régions. 

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BORIS JOHNSON SUSPEND LA DÉMOCRATIE!

Boris Johnson a décidé que le Royaume uni quitterait l'Union européenne coûte que coûte le 31 octobre et il a, semble-t-il, la ferme intention de tenir sa parole quoi qu'il arrive et sans tenir compte des conséquences politiques, économiques et sociales.

 

En prenant la décision de suspendre le Parlement britannique pour plusieurs semaines, juste avant la date fatidique du Brexit, le Premier Ministre britannique ne suspend pas seulement le Parlement, il suspend purement et simplement la démocratie britannique!

 

De plus, il supprime tout pouvoir aux citoyens, via leurs représentants légitimes, ceux qui devaient reprendre le contrôle "(take back control" était le slogan de la campagne des brexiters) allant contre tout principe démocratique.

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