Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

Le 22 Janvier 1963, La France et l’Allemagne signaient le traité de l’Elysée.

Ce traité de « réconciliation » est complété en 2019 par celui d’Aix la Chapelle, dit de la « convergence ».

Nous nous réjouissons de la volonté de coopération entre états frontaliers pour garantir la paix sur le continent, mais nous ne pouvons que déplorer l’absence de mention spécifique pour l’Alsace dont la capitale voit sa légitimité à abriter des institutions européennes de plus en plus critiquée.

 

Unser Land avait interpellé dès 2018 le Président Macron pour qu’il mette en œuvre les mécanismes institutionnels permettant à une Alsace cohérente d’exister pour insuffler dynamisme à cette amitié. En effet, nous sommes dépositaires avec d’autres régions ou pays européens de la langue allemande et d’un noyau culturel commun avec l’Allemagne. Nous n’avons pas vocation à jouer le rôle de l’ultime citadelle de la francophonie à l’Est, mais d'être en capacité de nous réaliser pleinement dans un espace naturel germanique plus fédéral.

Malheureusement, la France nous empêche jouer ce rôle de trait d’union, et le Rhin, malgré la construction européenne, est culturellement plus profond que jamais.

La question des relations franco-allemandes relevant exclusivement de l’Elysée. A titre d’exemple, la préfète du Grand Est, symbole de l’état central omnipotent, prenant même la tête de la conférence de l’Oberrhein.

 

Il y a 60ans, De Gaulle imaginait le cavalier France prendre les rênes d’une Allemagne réduite au rang de micro Etat occupé d’après-guerre.  Mais l’affrontement direct entres blocs de l’Est et de l’Ouest, la guerre froide qui se termina par l'effondrement de l'URSS ne permettra jamais à la fameuse 3ème voie voulue par le général, c’est-à-dire une Europe sous leadership française, de s’imposer comme une véritable alternative crédible.

Désormais, la puissance économique d’une Allemagne vieillissante est mise à mal par le retour de la guerre en Europe et l’influence de la France décline.

 

Cette petite analyse géopolitique pour signifier que nous sommes entre deux nations qui ont intérêt à s’entendre. Ensemble, ils représentent plus de 150 millions d’habitants et sont de fait les piliers incontestables dans la communauté européenne.

Mais comment croire en une coopération franche et sincère si en pratique, la destruction linguistique et donc culturelle est inscrite dans la constitution française ? Et pour aller plus loin ; que restera-t-il de la fameuse lune de miel franco-allemande en cas de déclin de la capacité financière et économique de l’Allemagne ?

 

De Gaulle disait « Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. »

Unser Land pense que l’Alsace a un rôle particulier pour dépasser les seuls intérêts immédiats qui ne peuvent conduire qu’au déclassement pour tous dans le monde actuel. Nous ne rêvons pas de grandeur passéiste et réclamons pour nos enfants le droit de disposer des leviers pour dépasser les seuls égoïsmes nationalistes.

Grand Est : dernier couronnement ?

Le vendredi 13 janvier prochain aura lieu l’élection du nouveau président de la « région » Grand Est, suite à la démission de Jean Rottner. Ce dernier a désigné M. Franck Leroy, maire d’Epernay, comme son « dauphin », selon l’expression consacrée et si révélatrice du fonctionnement de la démocratie française.

 

Dans une interview parue dans la presse régionale, M. Leroy a déclaré au sujet du rejet de la région Grand Est par les Alsaciens : « Les textes de lois ont été mis en place avec des accords qui ont été signés. Maintenant, il faut mettre en œuvre. On peut rediscuter mais j’attends qu’on démontre le préjudice subi par l’Alsace. (…) Vouloir sortir de la région aujourd’hui, c’est une forme de régression ! »

« Jean Rottner a désigné M. Leroy comme son dauphin, et ce dernier se comporte effectivement comme l’héritier d’une couronne grandestienne. Or, faut-il le rappeler, en démocratie, un élu ne représente pas une institution mais la volonté du peuple. L’avis de M. Leroy sur le Grand Est importe peu. Nous attendons de sa part que, dans le respect des compétences définies par la loi, il prépare la dissolution du Grand Est, comme le souhaite une forte majorité des Alsaciens, Lorrains et Champardenais » affirme Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

 

Le vote de vendredi permettra, s’il le fallait, de clarifier la position des élus régionaux dont certains ont fait preuve pendant les élections d’une certaine duplicité.

 

« Lorsque l’on a été élu conseiller régional en se présentant aux électeurs comme un défenseur de l’Alsace, la moindre des choses est d’obtenir de la part de M. Leroy une feuille de route pour préparer la dissolution du Grand Est, ou, à défaut de se présenter contre lui. Tout autre attitude serait un affront pour les électeurs » conclut Jean-Georges Trouillet.

 

Jean-Georges Trouillet / Président 

Démission de Jean Rottner: Noël avant l’heure ?

Nous prenons acte de la démission de Jean Rottner de tous ses mandats.

 

« Si l’on devait résumer en un mot l’action politique de Jean Rottner depuis 2014, un seul mot revient, celui de trahison » assène Martin Meyer, secrétaire général du mouvement.

 

 

En effet, en juillet 2014, Jean Rottner lance une pétition contre la fusion de l'Alsace avec la Lorraine et la Champagne Ardenne et l’intitule « Nous Alsaciens, devons prendre notre destin en main ». Le 11 octobre 2014, il s’époumone à la tribune de la manifestation organisée contre cette fusion.

 

Mais un an plus tard, Rottner retourne sa veste : il rejoint la liste de Philippe Richert pour prendre la tête de la région Grand Est et en devient à la fois le plus grand défenseur et le principal artisan.

 

« Jean Rottner ne s’est pas contenté de poursuivre la démarche de Philippe Richert. Il a mis tout son zèle, son cynisme et sa froideur chirurgicale pour insuffler la vie à ce monstre institutionnel qu’est le Grand Est » déclare Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

 

« Jean Rottner s’est servi de ses origines mulhousiennes pour tenter d’amadouer les Alsaciens. Et, conscient de l’impopularité du Grand Est, il a abusé de la crédulité des électeurs en focalisant sa dernière campagne sur l’Alsace. Cette absence totale de scrupules et cette ambition personnelle sans borne sont symptomatiques d’une frange de la classe politique qui perd tout sens moral » poursuit Jean-Georges Trouillet.

 

« Jusqu’à aujourd’hui, cette stratégie a permis de maintenir à flot le Grand Est contre vents et marées. Sans Richert, ni Rottner, le Grand Est serait mort-né. Aussi, cette démission est presque un cadeau de Noël pour tous ceux qui sont sincèrement attachés à l’Alsace et à la morale publique » affirme Martin Meyer, secrétaire général du mouvement.

 

Martin MEYER / Secrétaire Général

Jean-Georges Trouillet / Président

Le concordat comme modèle d’intégration du fait du religieux !

Les ayatollahs du laïcisme ont décidé de ne rien comprendre à l’Alsace et à la Moselle.

 

La manœuvre des sénateurs communistes pour mettre fin au concordat d’Alsace-Moselle relève de la pure agitation sans autre perspective que de déboucher sur une nième polémique de postures sur le sujet.

 

 

Il serait opportun pour nos parlementaires de rappeler le lien viscéral qu’entretien l’Alsace et son Peuple avec ses spiritualités. La loi de 1905 sur la laïcité ne s’y applique pas en contrepartie d’un droit de regard et de contrôle par l’Etat sur les cultes reconnus.

 

Abroger aujourd’hui le concordat, reviendrait à revenir sur des traités qui permirent un équilibre au prix de concessions comme celle du remplacement de la langue des cultes en s’alignant sur le monolinguisme désiré par l’Etat. Le remettre en question aujourd’hui reviendrait à ouvrir la boite de pandore sur l’indice de confiance que l’on peut avoir en l’Etat français.

 

Mais au-delà des accords et de respect traités, nous nous devons de considérer lucidement la situation réelle de nos sociétés.

 

Les communautarismes sont de plus en plus puissants, la deuxième religion en Alsace (et Moselle) est l’Islam, et pour Unser Land, la loi de 1905 est un artefact qui ne répond pas aux défis de notre temps.

 

Il est là l’enjeu de nos temps et le Droit Local, si nous pouvions le faire évoluer et non simplement l’accompagner dans son délitement, pourrait apporter des solutions innovantes.

 

Les sénateurs communistes, qui usent justement du communautarisme à des fins électorales, seraient avisés de sortir de la démagogie et de prendre la mesure des véritables  enjeux.

 

Martin MEYER / Secrétaire Général

Macron croit à la « liberté des peuples de disposer d’eux-mêmes ». Pour l’Alsace aussi ?

Interviewé ce midi sur TF1, Macron a comparé le cas de la Crimée avec celui de l’Alsace-Lorraine. Il a rappelé son attachement aux principes « d’intégrité territoriale et de souveraineté nationale » ajoutant en suite qu’il croit « croit à liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes », bref le fameux « en-même temps », marque de fabrique présidentielle, consistant à dire à chacun ce qu’il veut entendre, souvent tout et son contraire, et, au final, à n’en faire qu’à sa tête.

 

« Si le Président de la République croit effectivement à la liberté des peuples de disposer d’eux-mêmes, peut-être devrait-il enfin commencer à reconnaitre ses propres minorités linguistiques et leur donner les outils de protection que l’ONU et le Conseil de l’Europe ont mis en place. Car, en la matière, la doctrine de la France n’a rien à envier à celle des régimes autoritaires qu’elle aime décrier. » affirme Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

« La comparaison de la Crimée avec l’Alsace-Lorraine est intéressante. Il y a quand même une différence : contrairement à la Crimée, en 1919, l’Alsace-Lorraine n’a même pas eu droit à un simulacre de référendum pour s’exprimer sur son avenir » rappelle Martin Meyer, secrétaire général.

 

« Le principe de liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes énoncé il y a un siècle par Wilson est resté lettre morte, car certains Etats-nation nient jusqu’à l’existence des peuples ou de minorités linguistiques sur leur sol. Le modèle jacobin français est malheureusement une source d’inspiration pour certains pays qui poussent cette doctrine jusqu’à son paroxysme » conclut Jean-Georges Trouillet.

 

Martin MEYER / Secrétaire Général

 

Jean-Georges Trouillet / Président 

 

La liberté ne se quémande pas !

Les députés de la majorité s’apprêtent à déposer un projet de loi en vue de transformer la CEA en une collectivité à statut particulier, cumulant les compétences du département et de la région. 

 

Le texte serait prêt au débat parlementaire en 2024 et répond à une promesse « électorale » des députés macronistes.

 

 

On ne peut que regretter le temps perdu, depuis l’élaboration en 2017 par UNSER LAND d’un projet de CSP selon article 72 de la constitution, reprenant les compétences minimales revendiqués par les députés, mais aussi étendu à nos spécificités telles que la place de notre langue dans l’espace public, le tourisme, le transport, ainsi que de l’ouverture d’un indispensable dialogue avec la Moselle pour la gestion des particularismes partagées (https://www.unserland.org/page/1007931-statut-csp).

 

Les députés réfutent cependant une loi spécifique à l’Alsace, et préfèrent s’inscrire dans une loi globale pour l’ensemble des collectivités territoriales qui devrait arriver en 2023-2024. Cet ectoplasme tentera de corriger la lamentable réforme territoriale de François Hollande à l’échelle nationale.

 

Cette succession d’hypothèses, le refus d’inscrire la question alsacienne dans une loi vraiment spécifique, ne laisse pas miroiter des résultats extraordinaires.

 

Il serait étonnant que ceci permettra de sauver et d’offrir un cadre viable et d’épanouissement pour l’Alsace.

 

Nos députés, du moins pour ceux sincères car nombre sont dans la stratégie et dans la satisfaction à peu de frais de l’électeur, risquent rapidement d’expérimenter les limites de la décentralisation par la seule différenciation dans un Etat qui propose le nivellement comme seul horizon local.

 

Martin MEYER / Secrétaire Général

 

Législatives : un score peut en cacher un autre

« Ce second tour démontre que l’on n’assiste pas à un renforcement du centrisme alsacien mais plutôt à un transfert des voix entre LR et LREM qui cache un recul global du centrisme au profit des extrêmes de droite et de gauche » déclare Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

 

En effet, une comparaison « par bloc politique » entre les élections législatives de 2017 et celles de 2022, montre que le centrisme incarné notamment par LR et LREM a perdu entre 10 et 20% des voix en Haute-Alsace, par exemple.

La nouvelle assemblée sera plus pluraliste qu’auparavant. A première vue, on peut s’en réjouir. Mais la France est d’abord un régime présidentiel et non parlementaire. Les modes de scrutins uninominaux et majoritaires donnent d’ordinaire les pleins pouvoir au gagnant et le dispense de travailler avec les autres partis. Cela créée une culture politique de confrontation plutôt que de construction. Les mois et années qui viennent risquent d’être particulièrement agités. 

 

« Plus que jamais l’Alsace a besoin de construire une alternative entre des extrêmes jacobins, adversaires de l’Alsace, et les partis de gouvernements, tenants du conservatisme institutionnel. C’est la raison d’être de notre mouvement. En ce qui concerne l’avenir institutionnel de l’Alsace, nous avons pris bonne note des promesses des candidats de la majorité. La sortie du Grand Est doit être impérativement lancée dans les mois prochains. Nous serons particulièrement attentifs à la position du groupe LR sur ce sujet » avertit Martin Meyer, secrétaire général.

 

« Nous nous réjouissons de la réélection des quatre députés de notre fédération Régions et Peuples solidaires : Paul Molac pour la Bretagne (avec 73% des voix) ainsi que Michel Castellani, Jean-Félix Acquaviva et Paul-André Colombani pour la Corse. Dans le système politique actuel, il est plus difficile pour un candidat autonomiste de passer le premier tour, que de gagner le second ou de se faire réélire. Comme lors de la mandature précédente, nous travaillerons avec eux pour représenter les intérêts du peuple alsacien à l’assemblée nationale, comme cela a été le cas lors de la Loi Alsace en 2019 » conclut Jean-Georges Trouillet.

 

Martin MEYER / Secrétaire Général

 

Jean-Georges Trouillet / Président 

Unser Land appelle au boycott des candidats du premier tour de l’élection présidentielle française.

Alors qu’il ne reste plus que quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle française, le système institutionnel français semble plus que jamais malade et sourd aux aspirations régionales et démocratiques. Dans ces conditions, Unser Land entend adresser un message fort aux candidats.

 

« Par principe, nous sommes opposés au régime présidentiel. Dans une vraie démocratie, le pouvoir est exercé par le Parlement et donc par les députés, qui devraient être élus au scrutin proportionnel afin de représenter l’ensemble des courants d’opinion. En France, nous vivons dans une monarchie élective dans laquelle le pouvoir exécutif prime sur le législatif. C’est la raison pour laquelle nous avons toujours été réticents vis-à-vis du principe même de cette élection » rappelle Martin Meyer, secrétaire général du mouvement.

« La situation actuelle n’a fait qu’accroitre cette défiance. La campagne est inexistante. Les médias parisiens ne font rien pour élever le débat. Ce pays tourne en rond car il semble incapable de se remettre en cause » poursuit Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

 

Unser Land constate aujourd’hui que le fédéralisme et l’autonomie ne figurent pas dans les thèmes de campagne. Tout au plus l’autonomie régionale est-elle évoquée dans le contexte corse.

 

« La consultation organisée en début d’année en Alsace était une démarche de démocratie directe, dont l’objet était non seulement de montrer les attentes du peuple alsacien mais également de créer un débat à l’élection présidentielle. Cette démarche constructive et éminemment citoyenne donne la légitimité aux revendications de sortie du Grand Est et de création d’une vraie collectivité à statut particulier. Elle donne aussi la légitimité pour taper du poing sur la table lorsque l’on n’écoute pas les Alsaciens. Alors faisons-le », estime Martin Meyer. 

 

Dans ces conditions, il n’est pas question pour le mouvement alsacien de soutenir qui que ce soit à cette élection.

 

« Le monde politico-médiatique parisien n’écoute pas les Alsaciens, il faut hausser le ton. C’est pourquoi nous appelons les Alsaciens à boycotter ce premier tour. Ceux qui souhaitent se déplacer pour exercer par principe leur droit de vote sont invités à voter blanc. On verra ensuite pour le second tour. Une chose est sûre : les Alsaciens pourront faire entendre leur voix lors des prochaines élections législatives : Unser Land sera présent dans toutes les circonscriptions » conclut Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

 

Martin MEYER / Secrétaire Général

 

Jean-Georges Trouillet / Président 

Un droit local en kelsch

UNSER LAND déplore qu’encore une fois, le gouvernement jacobin montre tout le mépris qu’il peut avoir pour l’Alsace-Moselle et ses habitants en lançant une nouvelle attaque particulièrement pernicieuse contre notre droit local, héritage issu de notre histoire si particulière, auquel tous les habitants montrent régulièrement leur attachement. 

 

La vicieuse manœuvre consiste, à travers une loi dont l’Alsace-Moselle n’est absolument pas l’objet, à vider de sa substance l’aspect le plus visible au quotidien de notre droit local, à savoir notre Vendredi Saint et notre Saint-Etienne fériés. 

Sentant la fumée de l’incendie risquer d’empuantir la campagne présidentielle et la pré-campagne des législatives en Alsace, tout le ban et l’arrière ban de la Macronie dans notre Région vient soudainement au secours de l’exécutif pour prétendre en chœur que cette mesure n’aurait en réalité aucune portée puisque lesdits jours resteraient fériés, et que la mesure n’aurait pour effet que de faire travailler les agents publics trois minutes de plus par jour. 

 

La manœuvre est grossière et l’explication effectivement fumeuse, puisque faire rattraper aux travailleurs des jours fériés consiste évidemment à supprimer ceux-ci, et nos élus de la majorité à prendre les Alsaciens-Mosellans pour ce qu’ils ne sont pas.

 

Il est inévitable que les salariés suivent au nom de la sacro-sainte égalité ou de tout autre prétexte que Paris trouvera pour détricoter encore, lentement et malicieusement, tout notre patrimoine juridique local. 

 

UNSER LAND proteste et s’indigne de la manœuvre et de la complicité objective des représentants locaux du parti de la majorité, s’inquiète du silence de la Ministre Brigitte Klinkert, et déplore que les élus LR de nos Chambres démontrent par leur réaction aussi sonore que tardive (et inefficaces) leur absence totale d’intérêt pour le sujet de la défense du Peuple d’Alsace-Moselle. 

 

Comme pour la culture alsacienne qu’on voudrait réduire aux cigognes et aux colombages, Paris voudrait que le droit local soit un bel emblème folklorique de notre région mais qui, surtout, ne serve strictement à rien d’autre qu’à faire joli.

 

Laurent Roth

Porte-Parole 

Unser Land sera présent aux élections législatives dans les 15 circonscriptions d’Alsace.

Le mouvement alsacien Unser Land sera présent dans l’ensemble des circonscriptions législatives d’Alsace lors du renouvellement du Parlement en juin 2022.

 

Depuis un an, Unser Land a considérablement renforcé son assise en Alsace, et entend bien envoyer des députés à l’Assemblée, qui rejoindront ses collègues des autres régions qui sont parvenus à faire avancer de nombreux dossiers, à l’instar du député breton Paul Molac.

Maxence Helfrich, 24 ans, président de la section jeunes de Unser Land, sera le directeur de la campagne. Plus jeune candidat suppléant de France lors des législatives de 2017, Maxence Helfrich a acquis une expérience considérable en coordonnant la campagne des élections régionales et départementales de 2021, et assurera au mouvement alsacien une organisation professionnelle à l’échelle de nos ambitions. Unser Land démontre ainsi sa capacité à se renouveler et attirer toutes les générations d’Alsaciens.

 

« Le contexte national – je pense à la récente situation corse – et l’évolution de la situation alsacienne sont plus que jamais favorables à ce que l’Alsace obtienne enfin un cadre institutionnel adapté aux ambitions que nous devons nous fixer pour assurer l’avenir de l'Alsace et la prospérité du peuple alsacien. Pour cela, il faudra des députés alsaciens libres de toute attache parisienne dans la prochaine Assemblée nationale », commente le président Jean-Georges Trouillet.

 

« Nous sommes restés constants sur les principes qui animent Unser Land depuis sa fondation, et les Alsaciens le savent puisqu’ils ont été nombreux à nous maintenir leur confiance, comme le démontre les près de 10% des suffrages rassemblés en Alsace par la liste que j’ai conduite aux dernières régionales. Nous avons aussi démontré notre capacité à jouer en collectif au-delà des intérêts partisans, aussi bien en nouant des accords électoraux lorsque c’était dans l’intérêt de l’Alsace qu’en mettant toutes nos forces dans la consultation initiée par Frédéric Bierry en début d’année », précise Martin Meyer, secrétaire général de Unser Land.

 

« Il ne nous manque plus grand-chose pour décrocher davantage de seconds tours et faire élire des élus Unser Land au scrutin uninominal. Dès que la présidentielle sera terminée, toutes nos forces seront sur le terrain pour faire parvenir notre message aux Alsaciens. La confusion qui règne entre la majorité présidentielle et les LR d’un côté, et la guerre fratricide que se mènent les partis nationalistes français par ailleurs, est de nature à permettre à Unser Land de créer la surprise aux législatives », conclut Laurent Roth, responsable du parti pour la Haute-Alsace.

 

Les candidats titulaires et suppléants d’Unser Land, qui sont pour la plupart d'ores et déjà investis, seront annoncés au fur et à mesure du mois d’avril. Une grande réunion de lancement de campagne sera organisée fin avril, durant laquelle l’ensemble des candidats seront présents.