Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

BRIGITTE KLINKERT MINISTRE : SURPRISE OU RÉCOMPENSE ?

Unser Land s’interroge sur le contexte de la nomination de Brigitte Klinkert au poste de ministre à l’Insertion.

 

Unser Land prend acte de la nomination de Brigitte Klinkert comme ministre déléguée à l’Insertion, devenant ainsi la première ministre alsacienne depuis Philippe Richert en 2012. Si l’on peut se réjouir de voir une personnalité alsacienne occuper un poste d’envergure hexagonale, l’histoire montre que le bilan de l’action des divers ministres alsaciens incite à la prudence.

 

Du point de vue du mouvement alsacien, il eut été préférable de voir Mme Klinkert nommée à la tête du ministère de la Cohésion des territoires, à la place de Mme Gouraud, ce qui aurait peut-être permis de débloquer la question institutionnelle alsacienne.

Cette nomination règle également la question de la future présidence de la CEA, à laquelle les présidents des deux conseils départementaux actuels – Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry – pouvaient légitimement aspirer.

 

Toutes ces questions sont légitimes si on se rappelle en outre les concessions importantes accordées par les présidents des conseils départementaux lors de négociations instituant la Collectivité européenne d’Alsace (maintien dans le cadre du Grand Est et abandon de la revendication d’une collectivité à statut particulier).

 

Les réponses sont vraisemblablement à Paris.

 

Jean-Georges Trouillet

Président

ELECTIONS MUNICIPALES : UNSER LAND POURSUIT SON ANCRAGE LOCAL EN ALSACE.

Unser Land pourra compter sur un réseau d’élus municipaux. Le régionalisme fait son entrée à Colmar et à Mulhouse.

 

Ces élections municipales, qui se sont déroulées dans un contexte très particulier, s’achèvent avec l’entrée de nombreux membres et sympathisants d'Unser Land dans les conseils municipaux et communautaires d’Alsace. 

 

A l’issue du second tour, le mouvement alsacien comptera désormais des représentants dans une grande ville d’Alsace. Ainsi, à Colmar, Richard Schalck, responsable de la section Unser Land locale, et Nadia Hoog sont élus sur la liste d’Eric Straumann. 

 

Le parti alsacien se félicite également de la victoire de la liste EELV menée par Jeanne Barseghian à Strasbourg, liste à laquelle Unser Land avait apporté son soutien. Nous saluons au passage l’élection sur cette liste de Jonathan Herry, militant régionaliste.

De façon générale, les sujets de prédilection d’Unser Land – identité alsacienne, autonomie, environnement, démocratie participative - étaient bien présents dans cette campagne. Nombre de listes – avec ou sans étiquette – se sont appropriées les propositions d’Unser Land, démontrant ainsi que le mouvement alsacien se trouve en phase avec les électeurs.

 

En ce qui concerne la participation très faible, la crise sanitaire actuelle ne peut pas tout expliquer. La crise institutionnelle est flagrante. Unser Land appelle à une refonte complète des institutions et des modes de scrutins : les abstentionnistes voteront le jour où ils seront convaincus que leur vote est utile. Une meilleure lisibilité des institutions et des responsabilités ainsi qu’une plus grande diversité politique dans les assemblées sont plus que jamais indispensables.

 

Jean-Georges Trouillet

Président

ELECTIONS MUNICIPALES À STRASBOURG, COLMAR ET MULHOUSE : LA POSITION D’UNSER LAND POUR LE SECOND TOUR

Unser Land soutient ses candidats sur la liste Straumann à Colmar, appelle à faire battre Rottner à Mulhouse et questionne les candidats à Strasbourg.

 

Colmar : Unser Land était présent sur la liste de Tristan Denéchaud en la personne de Richard Schalck, responsable de la section de Colmar. Après la fusion des listes, Richard Schalck figure en position éligible sur la liste d’Eric Straumann, tout comme Nadia Hoog, militante reconnue du bilinguisme. Pour ces raisons, Unser Land apporte son soutien à la liste Straumann.

Mulhouse : Unser Land participait à la liste « J’aime Mulhouse », avec Romain Spinali et son équipe. Le mouvement alsacien appelle à faire battre la liste Lutz-Rottner. En effet, les Mulhousiens méritent une équipe dirigeante présentant des qualités morales réelles, telle que la probité et la fidélité, valeurs qui, à l’évidence, sont étrangères à l’actuel président de la région Grand Est. Nous laissons les électeurs choisir le meilleur opposant à l’équipe sortante.

 

Strasbourg : Unser Land présentait trois candidats sur la liste citoyenne de Chantal Cutajar, dont Jean Faivre en 4ème position. Dans l’état actuel, le programme des candidats présent au second tour ne répond pas à nos attentes. En vue d’une clarification, nous avons envoyé un questionnaire aux trois candidats en lice pour leur de demander de se positionner sur les sujets suivants :

 

1) développement de la Chambre de participation citoyenne et du rôle du déontologue.

2) Lutte contre la bétonisation et notamment du Neudorf

3) maintien du Wackehisel dans le domaine public

4) rôle de Strasbourg dans la CEA

5) Grand Est: retour des centres de décision à Strasbourg et lobbying en faveur d’une révision de la loi NOTRe

6) Visibilité de la langue allemande dans l’espace public

7) création de crèches immersives en langue régionale

 

Unser Land publiera les résultats sur son site et appellera ses électeurs à se prononcer en leur âme et conscience en fonction des réponses apportées par les candidats. En attendant, le parti alsacien souligne que la présence de défenseurs notoires de la région Grand Est sur les listes Trautmann (Pernelle Richardot) et Fontanel-Vetter (Elsa Schalck, Pascal Mangin) ne plaide pas en faveur de ces listes.

 

Jean-Georges Trouillet

Président

06 67 28 85 69

PLAQUES MINÉRALOGIQUES : ET SI LES ALSACIENS DÉCIDAIENT ?

UNSER LAND prend connaissance de la publication au journal officiel de la création d’un 14e identifiant territorial de plaque minéralogique en France métropolitaine, celui de la Collectivité Européenne d’Alsace (CEA).

 

Ne boudons pas notre plaisir, les Alsaciens seront fiers de pouvoir à nouveau arborer un identifiant qui leur est propre. C’est un petit pas à portée symbolique que nous saluons. La touche finale d’une CeA que nous souhaitons ambitieuse.

Toutefois, il appartient maintenant aux départements de choisir le logo à apposer. Pourquoi laisser cet arbitrage à une poignée de décideurs au lieu d’interroger l’ensemble des administrés ?

 

Nous proposons à Brigitte Klinkert et à Frédéric Bierry de soumettre au vote du Peuple Alsacien plusieurs propositions qui pourraient être : le drapeau armorial ou blason utilisé jusqu’à présent ; le drapeau historique aux couleurs de l’Alsace Rot un Wiss ; et enfin une à deux propositions « modernes ».

 

Rappelons qu’il fût une époque, pour noyer le déni démocratique de la création de la méga-région, les Alsaciens, Lorrains, Champenois et Ardennais eurent la possibilité de choisir le nom de leur région. Le résultat du sondage fut inexploitable et conduisit au lamentable « Grand Est » face aux propositions pseudo historico-géographiques telles Nouvelle Austrasie, Rhin-Champagne et aussi Acalie.

 

Si nous ne sommes pas dupes quant au but recherché par cette insultante politique des hochets, il serait incompréhensible que la Collectivité Européenne d’Alsace, dont le nom a été imposé par l’Etat, ne permette au moins d’en sélectionner l’identifiant.

 

Laurent Roth

Secrétaire fédéral adjoint

06 68 55 73 80

EUROPA, ZUM GEBURTSTAG VIEL GLÜCK !

« C’est parce que L’Europe n’a pas été faite que nous avons eu la guerre » …. « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait » (Robert Schuman 9 mai 1950).

 

Nous sommes les héritiers des bâtisseurs de l’Europe. Soyons dignes de cet héritage. Néanmoins ne nous voilons pas la face, aujourd’hui, et l’épidémie du Covid-19 n’est qu’un révélateur parmi d’autres, l’Europe est en butte à une crise existentielle amplifiée par des fractures et incompréhensions profondes.

 

Unser Land profite donc de cette journée « fête de l’Europe » pour appeler l’Union Européenne à un nécessaire « aggiornamento » sur son organisation pour plus de démocratie et de transparence.

 

Si nous avons besoin de plus de proximité pour prendre de bonnes décisions, nous avons aussi besoin de plus de coordination à l’échelle européenne !

 

L’Europe est un projet politique fédérateur qui réclame audace, imagination et pragmatisme. Nous voulons qu’elle avance forte de ses valeurs fondamentales de paix et de solidarité entre les peuples.

 

Martin MEYER

Secrétaire général

+33 6 03 51 19 86

POUR UN TRAIN D’AVANCE APRÈS LE 11 MAI !

Le samedi 2 mai 2020, la SNCF nous a parlé du « jour d’après » le déconfinement et a annoncé une refondation du transport ferroviaire : révision des plans de transports, des programmes d’investissements et de gestion des effectifs de la société.

 

Unser Land s’inquiète de ces annonces très générales de la direction de la SNCF à Paris, sans concertation ni cadrage par les collectivités locales : elles ne simplifieront pas le retour au travail des confinés éloignés et les contraindront à reprendre la voiture, ce qui relancera de fait le trafic routier et la pollution atmosphérique .

Unser Land considère que la future Collectivité Européenne d’Alsace doit être impliquée pour orienter les politiques de la SNCF vers un retour en force du train, avec toutes les garanties de sécurité sanitaire après le 11 mai. L’Alsace a besoin de retrouver un maillage sur l’ensemble de son territoire. Le développement du transport ferroviaire doit devenir une priorité et passe par des politiques volontaristes et ambitieuses.

 

L’Alsace dispose d’une infrastructure ferroviaire à revitaliser, à commencer par ses nombreuses gares, dont certaines ont encore été fermées il y a peu : Tagolsheim, Hasenrain… Celles-ci doivent être réaffectées et insérées dans une politique des transports favorisant la multimodalité ( transferts modaux à partir de parkings-relais, pistes cyclables…). Nous attendons de la SNCF qu’elle s’ouvre aux territoires et appuie son développement sur la participation de tous, collectivités locales mais aussi usagers. Une offre ferroviaire optimisée et sécurisée est une base indispensable pour la transition écologique et la cohésion territoriale.

 

L’avenir sera au train!

Jean-Georges Trouillet

Président

+33 6 67 28 85 69

COVID 19 – VERS UN NÉCESSAIRE GRENELLE DE LA SANTÉ.

Le traitement chaotique de l'épidémie par les pouvoirs publics n'a pas fini d'interroger. Il inquiète pour l'avenir.

 

Selon un article de la Badische Zeitung du 22 avril le gouvernement français aurait interdit à la présidente du Conseil Départemental 68 de continuer le dépistage du Covid qu'elle avait entrepris dans les maisons de retraite de son département, particulièrement touché par l'épidémie. Ce dépistage répondait à une attente des directeurs de ces établissements inquiets par les effets délétères et  létaux de l'isolement imposé depuis le 17 mars aux personnes âgées par un confinement strict et indifférencié.

 

Le frein du gouvernement face à l'initiative de la collectivité alsacienne est tout aussi inexplicable que l'interdiction faite aux pharmaciens non seulement de vendre des masques de protection à leurs clients mais également d'en commander.

 

Le retard mis à autoriser les laboratoires privés et les laboratoires vétérinaires départementaux à pratiquer les tests de dépistage laisse également perplexe.

 

Par ailleurs la réticence à valider des thérapies ayant pourtant prouvé empiriquement leur efficacité, notamment l'association hydroxychloroquine + azithromycine appliquée par l'un des plus éminents virologues mondiaux, le Professeur Didier Raoult à Marseille, interroge sur la volonté réelle du gouvernement de sauver des vies. L'Ordre des médecins semble également en plein paradoxe, lorsqu'il menace de mesures disciplinaires des médecins libéraux coupables d'avoir guéri leurs patients en appliquant des protocoles de soins efficaces, éprouvés empiriquement, mais non validés spécifiquement pour le traitement du Covid 19. (Républicain Lorrain, 25 avril 2020)

 

Le « triage » des patients pour l'accès en soins intensifs en fonction de l'âge –  et non de l'état de santé réel – imposé en Alsace à des services hospitaliers débordés, confirmé par la présidente du CD68, est un autre scandale inouï.(Courrier International, 26 mars 2020)

 

Ces informations disparates sont toutefois submergées par les images catastrophiques et anxiogènes d'hôpitaux saturés, de soignants débordés et par les chiffres, assénés quotidiennement, des contaminations et des morts.

 

La peur et la panique ont fait accepter à l'ensemble de la population le principe du confinement. Il s'agissait d'éviter une propagation exponentielle du virus à laquelle l'hôpital public, sous-équipé et exsangue après des décennies de gestion bureaucratique et strictement comptable, n'aurait pas été apte à faire face. Cette mise en quarantaine massive, en dépit de son caractère moyenâgeux, a été globalement admise par la population en solidarité et en soutien aux personnels soignants, premières victimes des carences des pouvoirs publics.

 

La population a cependant été mal payée en retour, puisqu'elle s'est vue soumise à une surveillance policière sévère et exposée à une forme d'infantilisation et à des chicaneries et  verbalisations sans rapport avec la situation sanitaire.

La sortie du confinement est bien évidemment attendue avec d'autant plus d'impatience que l'inquiétude grandit quant aux conséquences économiques de la mise à l'arrêt des activités « non essentielles ». 

 

Cependant la confiance envers le gouvernement est définitivement entamée. La population se laissera-t-elle imposer les mesures qui accompagneront ou conditionneront le déconfinement par ceux-là mêmes qui ont montré leur incapacité à gérer cette crise, ceux-là mêmes qui par leurs choix politiques, leurs contradictions, leurs atermoiements ou leurs mensonges sont responsables du bilan catastrophique de cette épidémie ? La France compte en effet parmi les pays à la plus forte mortalité liée au Covid ou à la gestion de la crise.

 

 « Ce n'est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu'il faut espérer les résoudre » (A. Einstein).

 

Parmi les mesures conditionnant la sortie du confinement, certaines inquiètent ou font polémique, notamment en raison du caractère obligatoire qu'elles pourraient prendre, alors même qu'elles arrivent quasiment « après la bataille »: port du masque, dépistage et traçage électronique.  L'annonce d'une vaccination – obligatoire?-  partage l'opinion publique et les professionnels de la santé.

 

Un Grenelle de la santé avait été demandé par plus de 1100 médecins hospitaliers dans une lettre adressée à la ministre de la Santé et publiée dans Libération le 13 janvier 2020. Ils alertaient sur la situation dramatique de l'hôpital public, comme l'ont fait pendant toute l'année écoulée toutes les catégories de soignants à travers des manifestations, des grèves et des démissions. Un débat transparent et ouvert à l'ensemble du paysage de la santé : usagers, professionnels du soin, élus, chercheurs, assureurs, laboratoires,  permettra de rendre des avis indépendants pour éclairer, notamment les parlementaires et le ministère. La question des vaccinations en particulier y aura sa place.

 

L'Alsace et la Moselle ont été particulièrement touchées par l'épidémie. La tiers-mondisation des services de soins, en particulier à Mulhouse, téléguidée par l'Agence Régionale de Santé  basée à Nancy, et dont le directeur a été limogé, a compliqué à l'extrême et rendu héroïque le travail des soignants. 

 

Unser Land demande une relocalisation de la gouvernance sanitaire dans le périmètre de la future Collectivité Européenne d'Alsace et propose que le Régime local d'assurance maladie d'Alsace-Moselle se charge d'organiser ce Grenelle de la santé qui contribuera à reconstruire le système de soins dans l'esprit du serment d'Hippocrate.

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire fédérale

06 35 10 28 78

2020 : UN 1ER MAI EN BASCULEMENT !

Pour ce 1er mai 2020 de fête du travail, Unser Land le parti Alsacien tient à saluer l’ensemble des travailleurs et plus particulièrement encore à honorer ceux et celles qui sont en première et deuxième lignes de front pour maintenir le pays à flot dans la crise sanitaire que nous traversons.

 

Dans ce contexte difficile, les revendications de protection sociale, de justice (fiscale, territoriale, sociale, salariale…) et d’équité sont encore plus largement justifiées et véritablement légitimes. Comme parti politique responsable nous y apportons une attention constante et nous nous engageons notamment à travers nos implications pour le maintien des services publics, le soutien à la production locale et en circuit courts, la valorisation des diplômes, la volonté de voir des clauses (environnementales, sociales et géographiques) dans les marchés publics, l’extension du dialogue sociale dans les entreprises, et contre les coups de « canifs » dans le droit du travail….

 

Ce que nous voulons réussir demain c’est : vaincre l’épidémie, relancer l’économie, placer les solidarités humaines et territoriales au cœur des engagements, et refonder notre modèle de société.

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire fédérale

06 35 10 28 78

Radio et télévision doivent se déconfiner… de Paris !

Depuis plus de 6 semaines, les Alsaciens, comme tous les Français reclus dans leur périmètre domestique, n’ont souvent accès au monde extérieur qu’à travers leur fenêtre, le hublot de la télévision ou les ondes de la radio. Or la « distanciation sociale » imposée pour limiter la propagation du Covid 19 est rendue plus insupportable encore par la suppression des émissions locales de la télévision et des radios de service public, organisées par les directions nationales.

 

L’accès à l’information de proximité est problématique depuis que France Bleu et FR3 imposent la mutualisation (« syndication ») des contenus entre plusieurs stations, réduisent les décrochages par rapport aux émissions nationales, hégémoniques, et rognent drastiquement sur les plages auparavant dédiées aux événements locaux. Au prétexte de protéger les journalistes de la contagion virale, on accélère le mouvement en fermant « provisoirement » les stations locales. Mesure d’urgence… On envoie aux auditeurs et téléspectateurs des informations grand-régionales qui ne les touchent pas vraiment et peuvent leur paraître bien exotiques. Surtout : les émissions en langue régionale disparaissent.

Dans la même logique, le 30 juin 2020, la radio FIP Strasbourg, qui mêle tous les genres de musique, cessera également d’émettre. Clap de fin le 9 août 2020 à la TV pour France 4, la chaîne de la famille, et France O, la chaîne des territoires d’Outre-Mer.

 

Unser Land dénonce le régime d’austérité auquel est condamné le service public de l’audio-visuel ainsi que l’éloignement et le nivellement imposés aux usagers. Le paysage audiovisuel s’appauvrit et s’uniformise selon le bon plaisir de la bureaucratie parisienne, autocentrée. Les médias familiers sont détournés de leur vocation régionale et locale, alors même que la demande est particulièrement forte en cette période de claustration et d’isolement.

 

Les contribuables paient une redevance pour l’audiovisuel. Ils sont en droit d’exiger des émissions de qualité, répondant à leurs attentes et leurs besoins et affranchies du formatage parisien.

 

Unser Land dénonce les avatars successifs imposés à l’offre radiophonique alsacienne. Le parti alsacien demande un moratoire sur le sort de FIP Strasbourg. Il exige la réouverture sans délai de la station de France Bleu Alsace, mais également l’attribution – enfin ! – d’une tranche de la TNT à France Bleu Elsass. En effet depuis la fermeture de l’antenne hertzienne , les émissions en langue régionale, à forte valeur ajoutée européenne, puisqu’elles se sont enrichies d’une ouverture aux radios publiques du bassin rhénan, ne sont accessibles qu’aux personnes connectées à internet.

 

Unser Land s’engage à tout mettre en oeuvre pour que, dans le cadre de la future Collectivité Européenne d’Alsace, les Alsaciens disposent d’un service public de radio et de télévision qui leur corresponde, qui les respecte dans leurs spécificités, culturelles et linguistiques notamment, et leur droit à une information de proximité. Enfin !

Covid-19: Le centralisme tue!

La crise du covid 19 aura fait éclater aux yeux du monde les dysfonctionnements graves du système de santé français mais également de l’organisation politique du pays.

 

Pour un investissement comparable  (environ 11% du PIB), la France ne dispose, avant la crise, que de 5000 lits en réanimation, pour 67 millions d’habitants, alors que les 83 millions d’Allemands peuvent compter sur 28 000 de ces équipements. Le bilan humain s’en ressentira dramatiquement.

L’impréparation du gouvernement, ses tergiversations au moment de prendre des décisions vitales – dépistage, isolement, traitement, port du masque, confinement, protection des soignants – ont été sidérants et ont coûté des vies. La situation s’est révélée d’autant plus chaotique que l’épidémie intervenait dans un contexte de délitement des services de soins, dénoncé tout au long de l’année écoulée par toutes les catégories de soignants, à travers des manifestations, parfois réprimées violemment, des grèves, des démissions de médecins urgentistes, notamment à Mulhouse. Les logiques de rentabilité imposées par les réformes successives ont dégradé les conditions de travail et l’accès aux soins : suppression de lits, fermeture de services, réduction des effectifs, insuffisance des équipements…

 

Malgré l’austérité et l’indigence imposées aux soignants et aux patients français, la part de PIB consacrée à la santé reste comparable à celle de l’Allemagne : environ 11%. La différence réside dans le poids d’une bureaucratie tentaculaire : les fonctions administratives concernent en France 35,2%  du personnel, contre 24,3% en Allemagne. Le différentiel correspond à 100 000 postes de soignants.

 

Un système technocratique hiérarchisé éloigne de plus en plus les pôles de décision du terrain. Ainsi entre le service de soins et le Ministère où tout se décide, s’intercalent la direction de l’hôpital puis celle du groupement hospitalier, ensuite celle de l’Agence Régionale de Santé, à la tête de laquelle trône un énarque. Cet Ersatz de préfet, exécuteur des décisions ministérielles, n’est pas un médecin et n’est donc pas lié par le serment d’Hippocrate. Ainsi, alors que la crise est encore à un stade paroxystique en Alsace, le directeur de l’ARS du Grand Est, M. Lannelongue, avant d’être ensuite opportunément limogé, confirme son objectif de « rationalisation » impliquant la suppression de 598 emplois et de 198 lits. Dans le même temps des malades alsaciens et mosellans du Covid sont évacués, faute de lits, pour être soignés dans d’autres régions, en Allemagne, en Autriche, en Suisse…

Cette organisation pyramidale, verticale, soumise à l’autorité d’un ministre parisien ou de son préfet est aux antipodes du fonctionnement fédéral allemand et a sa part dans le bilan hexagonal catastrophique.

 

Les Länder ont les moyens, décisionnels et budgétaires, de politiques adaptées aux besoins et attentes des citoyens. Soucieux de leurs électeurs, les Ministerpräsidenten, ministres-présidents des Länder, ont su sauvegarder le tissu médical local.

 

Le système hyper-centralisé au contraire démontre à travers une gestion calamiteuse de l’épidémie virale son inefficience et sa nocivité. Combien de vies n’ont pu être sauvées parce que les décisions ruisselant du sommet de l’Etat se faisaient attendre, étaient contradictoires ou n’étaient pas les bonnes ? La cacophonie monarchique durant cette crise est sidérante et dramatique.

Cette même inefficience existe dans l’organisation politique du pays. Alors que la France est championne des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques (53,8% du PIB, contre 44,3% en Allemagne), le bénéfice en retour pour les contribuables et les citoyens est là systématiquement ponctionné par une pléthore de mammouths institutionnels et d’administrations, prodigues en frais de fonctionnement divers. Ainsi l’Education Nationale est au 3è rang pour l’importance du PIB qui lui est consacré, mais ses enseignants sont les plus mal payés en Europe et les résultats au classement PISA reculent d’année en année. 

 

L’organisation politique du pays souffre des mêmes distorsions. Prenons l’exemple du Grand Est. Cette circonscription grande-comme-deux-fois-la-Belgique englobe les 10 départements qui composaient avant la réforme territoriale de 2015 les Régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. Bizarrement la réforme a maintenu le fractionnement, véritable saucissonnage, des champs d’intervention entre la Région et les départements.  Ainsi les départements restent en charge, entre autres, de l’entretien des collèges et des routes, alors que les lycées et les voies ferrées restent du domaine de la grande région… Ce dédoublement, absurde, fait coexister dans le périmètre régional pour des compétences complémentaires et fusionnables, 10 assemblées départementales (soit grosso modo 10x 40 élus)  et une assemblée d’élus régionaux (168 élus ), elle-même doublée d’un CESER (180 membres cooptés). Soit environ 750 conseillers, dont l’utilité pose question ! Chaque structure dispose bien évidemment de son administration, avec directeur, directeur-adjoint, secrétaire, etc.

 

De l’autre côté du Rhin, le Land du Bade-Wurtemberg est géré par 143 élus au Landtag et délègue 6 députés au Bundesrat à Berlin. Ses compétences sont celles d’un Etat et son budget se monte pour 2020 à 50 MM€. Le budget de la Région Grand-Est est pour 2020 de 3,172 MM€, donc 15 fois moindre. Les dix départements qui interviennent dans le même périmètre disposent de budgets variables : 0,968 MM pour le Bas-Rhin, 0,470 MM€ pour les Vosges. Au demeurant, l’action des collectivités françaises est limitée à la gestion de domaines de compétences bien définis. La suppression de la « clause de compétence générale » limite de fait leur pouvoir politique. Ainsi les régions et les départements ont attendu docilement le feu vert – tardif – du gouvernement, alors même que celui-ci brillait par son incurie, avant de commander des masques ou de faire intervenir les laboratoires vétérinaires.

La gabegie d’argent public dans l’indemnisation d’un personnel politique en surnombre est particulièrement choquante, lorsqu’elle est mise en regard avec la faiblesse de la rémunération des acteurs de la vraie vie – ou de la vie tout simplement -, notamment durant l’épidémie virale : les personnels soignants, mais aussi les enseignants, les éboueurs, les caissières des supermarchés, les livreurs, les postiers, « ceux qui ne sont rien », et qui n’auront pas leur Rolex à 50 ans mais qui s’exposent et portent le pays à bout de bras. Choquante également l’explosion du budget de communication et de propagande au service du président du Grand-Est, par ailleurs président du Groupement hospitalier de Mulhouse. Alors que les urgences de Mulhouse, dont il était maire, sont sous-équipées et ont été débordées par la première vague de malades, M. Rottner dégage 3 millions d’euros afin de créer une « nouvelle identité régionale », offre des ordinateurs estampillés à tous les lycéens, affrète une péniche publicitaire, inonde  tous les supports possibles de logos ridicules, etc.

 

Cette crise nous fait prendre conscience de l’urgence vitale d’une révolution systémique et structurelle, voire éthique. Notre pays se retrouve en faillite sanitaire, économique et politique. Le centralisme parisien tue ! Sortons-en, en récrivant un nouvelle Constitution qui permette de réorganiser le pays à partir d’entités cohérentes et autonomes, dotées de vrais pouvoirs de décision : nos régions historiques, dont une nouvelle Alsace délivrée du Grand Est !