Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

L'histoire, une et indivisible ? Lettre ouverte

La secrétaire d'Etat aux anciens combattants a refusé de donner suite à la demande légitime du député-maire Furst d'adapter les commémorations du 11 novembre à la réalité historique alsacienne-mosellane, dans le sens des commémorations "rectificatrices" organisées ces dernières années par Unser Land dans plusieurs communes alsaciennes.

 

Pour inciter les maires alsaciens à résister au rouleau-compresseur mémoriel de l'Etat français, nous leur avons adressé le courrier joint. Nous vous remercions d'en prendre connaissance.


 

Madame, Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les Adjoints et conseillers municipaux des communes d’Alsace.

Sans doute avez-vous eu connaissance de la réponse de la secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants à la demande du député-maire de Molsheim, Laurent Furst, d'un message spécifique pour l'Alsace-Moselle lors des cérémonies du 11 novembre 2018. Voir, ci-joint, l'article des DNA du 19 septembre.

 

L'intransigeance de la secrétaire d'Etat illustre parfaitement le caractère à la fois grotesque et inique de la République française centralisée. « Le message doit rester unique », affirme madame Darrieussecq, se contentant de rappeler le mantra jacobin. Une autre option ne serait « pas souhaitable », sans doute à cause de la menace de sécession qu'entraînerait immédiatement la lecture d'un message respectueux de l'histoire particulière de notre région... !

 

S'il ne relève pas du rôle d'un parti politique d'écrire l'histoire, il lui appartient cependant de s'élever contre les manipulations historiques et les injustices mémorielles, et cela notamment quand ces dernières sont le fait du gouvernement. C'est pourquoi le parti autonomiste alsacien Unser Land, défenseur de la mémoire alsacienne, considère comme nécessaire de rappeler certaines vérités historiques incontestables :

Oui, les Alsaciens-Lorrains qui ont combattu pendant la Première Guerre mondiale étaient pour leur immense majorité des soldats allemands. 

 

Oui, la plupart de ces soldats, de nationalité allemande depuis leur naissance, instruits par l'école allemande et qui ont fait leur service militaire allemand, ont fait leur devoir dans le camp qui était alors le leur. 

 

Ils méritent d'être honorés pour leur sacrifice, aussi absurde que celui de ceux qui, face à eux, sont « morts pour la France ». Tous les historiens de l'Alsace un tant soit peu honnêtes s'accordent désormais sur ces faits.

 

Dans cet esprit, Unser Land a instauré une cérémonie alternative et rend depuis quelques années un hommage particulier aux morts alsaciens-lorrains de la grande boucherie de 14-18. Dans l'attente d'un relais officiel. Cette initiative a sans doute contribué à la prise de conscience du député Furst. Nous l'invitons à ne pas se laisser impressionner par le recadrage ministériel et à oser organiser les commémorations du centenaire de la fin de la guerre, en cohérence avec l’histoire.

 

Unser Land invite tous les maires alsaciens à résister au rouleau compresseur mémoriel de l'Etat français. Il ne leur est pas demandé de refuser de lire le message ministériel, ce qui les placerait dans l'illégalité. Il leur est proposé de lire, à la suite du discours officiel, un discours, si possible bilingue, conforme à la vérité historique de notre région et au destin spécifique de nos aïeux, morts dans leur grande majorité vêtus de l'uniforme feldgrau.

Le devoir de mémoire est d'abord un devoir de vérité.

In elsässischer Verbundenheit,

Andrée Munchenbach,

Présidente d'Unser Land

+33 6 35 10 28 78‬

Les élus lorrains, ennemis de l’Alsace ?

Sous la bannière d’André Rossinot (UDI), président de la métropole du Grand Nancy, certains grands élus lorrains — dont Laurent Hénart (UDI), maire de Nancy ; Dominique Gros (PS), maire de Metz ; Jean-Luc Bohl (UDI), maire de Metz Métropole ; Pierre Cuny (DVD), maire de Thionville et Michel Heinrich (LR), maire d’Épinal — multiplient les pressions pour empêcher la renaissance institutionnelle de l’Alsace.

Pourquoi tant d’énergie, toutes appartenances politiques confondues, à vouloir défendre une entité irrationnelle et illégitime, née du coup de crayon aléatoire de François Hollande ?

C’est que la Lorraine, située au cœur de la Région Grand Est, est devenue naturellement l’épicentre d’un territoire grand comme deux fois la Belgique ! Il suffit de jeter un œil sur une carte pour s’apercevoir que, par sa position centrale, Nancy a vocation à devenir la véritable capitale du Grand Est.

 

La création d’un département Alsace et, pire encore, pour les élus lorrains, la création d’une collectivité Alsace à statut particulier avec sortie de la Région Grand Est ferait perdre, de fait, la position centrale de la Lorraine au cœur du Grand Est.

 

Le parti autonomiste alsacien Unser Land regrette la posture de ces grands élus lorrains qui, sous prétexte d’un hypothétique intérêt commun, défendent de fait les intérêts exclusifs des grandes villes lorraines au mépris des revendications légitimes du peuple alsacien.

L’Alsace ne se laissera pas piéger plus longtemps : elle n’a pas vocation à servir les ambitions personnelles de petits barons. Unser Land invite ceux-ci à l’anticipation et à imaginer leur destin au sein d’une future Région… Petit Est !

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d'Unser Land

+ 336 35 10 28 78‬

ET LE PEUPLE ALSACIEN, QUAND SERA-T-IL CONSULTÉ ?

Suite à la visite en Alsace de Mme Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Unser Land prend note des déclarations de la ministre indiquant « que le gouvernement fera tout pour le retour d’une collectivité d’Alsace ».

Unser Land regrette que les partis et la société civile n’aient pas été consultés, que les concertations et les groupes de travail annoncés soient l’apanage d’un cercle d’élus dont on sait qu’ils n’ont qu’une représentativité très relative, en particulier sur ce sujet. Chacun sait que les élus qui ont été consultés n’ont pas fait campagne sur l’avenir institutionnel de l’Alsace, ils n’ont donc pas légitimité à se prononcer sur ce sujet. Seul le peuple alsacien est souverain et doit être consulté par référendum.

 

Unser Land met en garde contre le piège qui consisterait à bricoler un département unique en lui attribuant provisoirement des compétences « au titre de l’expérimentation », le temps que la réforme constitutionnelle aboutisse. Nous savons tous que cette réforme a peu de chances d’aboutir et que les compétences « expérimentales » seront bien vite évaporées, faute d’un statut solide.

 

Unser Land réaffirme son attachement à la constitution d’une collectivité alsacienne à statut particulier, assumant les compétences de la région et du département ainsi que des compétences supplémentaires dans les domaines de l’enseignement, de l’aménagement du territoire, des transports, du transfrontalier et de l’économie. En outre, nous demandons que le Droit local soit confié aux élus d’Alsace-Moselle.

 

Nous rappelons que l’Alsace répond pleinement aux critères pour constituer une collectivité à statut particulier. Il serait particulièrement choquant que l’on octroie ce statut à des métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille, mais qu’on le refuse à l’Alsace à cause de son… particularisme ! Ainsi le rapport Marx estime qu’« une collectivité alsacienne à statut particulier pourrait conduire à une prolifération des demandes émanant d’autres territoires (Bretagne, Pays Basque,...), qui pourrait mettre à mal les principes fondamentaux de la République ». Il est temps que le gouvernement tire un trait sur ces vieux réflexes jacobins d’un autre âge et comprenne que nous ne sommes plus en 1792, mais dans l’Europe du XXIe siècle.

 

Enfin, nous attendons de la ministre qu’elle mette enfin sur la table la question de la sortie du Grand Est. Il serait inconcevable en démocratie que l’on puisse évacuer du débat ce qui constitue la revendication de 83 % de la population alsacienne (sondage CSA avril 2017).

La question alsacienne est une question posée à la France : la France est-elle capable oui ou non d’accepter le principe d’unité dans la diversité ou préfère-t-elle continuer à imposer une uniformité destructrice ? La balle est dans le camp du gouvernement.

 

Jean-Georges Trouillet

Secrétaire général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69

Lettre ouverte d'Unser Land au Premier ministre au sujet du CGO

Monsieur le Premier ministre,

 

Malgré 7 avis négatifs de différentes instances officielles, le refus clairement exprimé par une majorité d’Alsaciennes et d’Alsaciens, le caractère climaticide d’un projet décidé il y a près de 50 ans, vous persistez dans la mise en œuvre du Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO). Ce projet consiste à dépenser 600 millions d’euros (voire plus) pour bâtir 24 km d’autoroute en bétonnant les champs environnant Strasbourg en vue d’y attirer les camions étrangers en transit.

Malgré l’inutilité totale de cette réalisation quant au trafic pendulaire sur Strasbourg qu’il est censé régler, son coût économique aberrant qui pèsera forcément sur les finances locales et les alternatives que vous ne pouvez ignorer, vous avez décidé de passer en force.

À contre-courant des engagements de la France contre le réchauffement climatique, vous cédez aux lobbies qui, en France, couvrent de béton l’équivalent de la surface d’un département tous les 6,5 ans !

 

Après la fusion imposée de l’Alsace au sein de la Région Grand Est, née d’un simple coup de crayon au mépris absolu des populations concernées, la brutalité de l’évacuation de la ZAD du moulin, à Kolbsheim que vous avez ordonnée lundi 10 septembre 2018 révèle au peuple l’archaïsme du mode de gouvernance français : il est choquant, inacceptable et indigne des valeurs de la République.

 

Aussi, soucieux des intérêts des Alsaciennes et des Alsaciens, du respect des principes les plus élémentaires d’une démocratie moderne, et conscient des enjeux environnementaux — outre la création d’une collectivité Alsace à statut particulier — le parti autonomiste alsacien Unser Land vous demande instamment de décréter, sans délai, un moratoire sur le chantier du GCO. Nous attendons par ailleurs que soient proposées de vraies solutions (écotaxe sur le trafic de transit, renforcement des transports en commun, etc.) aux problèmes de circulation que connaît l’Eurométropole de Strasbourg, et non un axe pour le trafic poids lourds nord-sud européen.

 

Dans cette attente, vous prions d’agréer, Monsieur le premier Ministre, l’expression de nos sentiments distingués,

 

Andrée Munchenbach

Présidente d'Unser Land

Université d'été / Sommeruniversität 2018 UNSERLAND 

Programme université d'été

Unser Land

 

samedi 15 septembre 2018

 

salle Notre Dame à Sélestat

 

Exigence d'Alsace ! Des Elsass, unser Recht !

  • 9:00 - Accueil / Empfang

Antoine Beyer, Professeur des universités à l'Université de Cergy-Pontoise, Institut de Géographie / Univ.-Prof. an der Universität Cergy-Pontoise, Géographisches Institut

 

  • 9:30 > 10:00 - Réussites et échecs de 30 ans de politiques linguistiques en Alsace / Erfolge und Scheitern der 30jährigen Sprachpolitik im Elsass

 

- Richard Weiss, Président fondateur de l'association de parents ABCM-Zweisprachigkeit / Gründungsvorsitzender der Elternvereinigung ABCM-Zweisprachigkeit

  • 10:15 > 11:00 - Une volonté politique au service de la langue / Politischer Einsatz für die Sprache.

- Saviero Luciani, membre du Conseil exécutif de la collectivité corse, chargé de la langue et de la culture corses / Zuständiger Regionalrat in Korsika für Sprach- und Kulturpolitik (vidéo-conférence)

- Eva Hammes-Di Bernardo, Ministère de l’Education et de la Culture de Sarre / Ministerium für Bildung und Kultur Saarland

- Thierry Kranzer, Président du Fonds International pour la langue d'Alsace / Vorsitzender des Internationalen Fonds für die elsässische Sprache.

 

Pause

  • 11:15 > 11:45 - Bilinguisme et économie alsacienne / Zweisprachigkeit und elsässische Wirtschaft

- Thomas Fischbach, économiste, directeur de cabinet d'expertise / Ökonom, Direktor einer Wirtschaftsprüfungsgesellschaft

  • 11:45 > 12:15 - La langue régionale, dimension décisive pour l’avenir de l’Alsace... et cependant sujet désespéré ? / Die Regionalsprache, entscheidende Dimension für die Zukunft des Elsass... doch hoffnungsloser Fall?

- Jean-Marie Woehrling, Président de l’association René Schickele Gesellschaft – Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle / Präsident des Vereins René Schickele Gesellschaft – Culture et bilinguisme d’Alsace et de Moselle.

  • 12:15 > 12:30 - Conclusions / Schlussfolgerungen

- Antoine Beyer.

 

Pause déjeuner / Mahlzeit

Possibilité de manger des tartes flambées à volonté pour 10 euros / Möglichkeit Flammenkuchen nach Belieben für 10 Euro zu essen.

 

  • 13:45 > 14:45 - Table ronde / Podiumsdiskussion : UL + CPA + ICA

- Pierre Klein, Président de l’Initiative Citoyenne Alsacienne / Präsident der Elsässischen Bürgerinitiative

- Martin Meyer, responsable adjoint de la Fédération Basse-Alsace d’UnserLand / stellv. Leiter des Verbandes Unter-Elsass von Unser Land

- Jean-Marie Lorber, responsable du Petit Conseil d’Unser Land / Leiter des Kleinen Rates von Unser Land Thèmes abordés :

Analyse du rapport du préfet / Analyse des Berichts des Präfekts

L'Alsace que nous voulons / Das Elsass, das wir wollen

  • 14:45 > 15:15 - Alsace+Moselle, l'alternative au "Grand Est", dix arguments simples / Elsass + Saar-Mosellothringen, die Alternative zum "Grand Est", zehn einleuchtende Argumente

- Paul Christophe Abel, écrivain, membre de l'association Alsace+Moselle / Autor, Mitglied des Vereins Elsass+Saar-Mosellothringen

  • 15:15 > 16:00 - Discussion sur la stratégie d’Unser Land/ Diskussion über die Strategie von Unser Land

- Andrée Munchenbach, Présidente d’UL, vice-présidente de Régions et Peuples Solidaires / Präsidentin von UL, Vizepräsidentin von Solidarische Regionen und Völker

- Jean-Georges Trouillet, secrétaire général d’UL / Generalsekretär von UL

Verre de l’Amitié / Glas auf die Freundschaft

 

Lacrymogènes à Kolbsheim... On va où ?

Unser Land dénonce l'intervention brutale des pseudo-forces de l'ordre sur-armées lancées par le Préfet contre les défenseurs de la forêt de Kolbsheim et les opposants pacifiques à la réalisation du GCO. L'Etat déclare la guerre aux défenseurs du patrimoine naturel et aux naïfs qui osent croire encore au Droit et à la Raison.

Au lendemain d'une manifestation pacifique, rassemblant plusieurs milliers de personnes opposées à ce que l'Alsace devienne un axe de transit pour les poids-lourds européens au seul bénéfice de la multinationale Vinci et des entreprises du BTP, cet assaut quasi militaire est une provocation inadmissible et inquiétante.

 

Alors même que différentes instances officielles, étayées par 7 avis défavorables dont notamment 3 du Conseil National de Protection de la Nature, démontrent par des arguments rationnels les conséquences néfastes de la réalisation de cet équipement inutile et que des recours en Justice sont à l'instruction, ce coup de force pose une fois de plus la question de la démocratie en France.

 

Preuve par le GCO, la France a fini d'être le pays du Droit et des Lumières. Honte ! Schande !

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d'Unser Land

+ 336 35 10 28 78‬

Pour une expérimentation du régime local d'Alsace-Moselle en Bretagne !

Andrée Munchenbach entamera ce lundi 10 septembre, une tournée de présentation du régime alsacien-mosellan d’assurance maladie à travers la Bretagne.

 

A l’invitation de l’Union Démocratique Bretonne (UDB), composante bretonne de la fédération Régions et Peuples Solidaires (R&PS), la présidente d’Unser Land enchaînera conférences de presse, réunions publiques et rencontres d’élus, de professionnels de la santé et de syndicalistes qui la mèneront à Rennes, Lannion, Quimper, Carhaix et Pontivy. Une intervention à Nantes, dont l’UDB revendique le rattachement à la Bretagne, sa région historique, est également prévue. Andrée Munchenbach expliquera le fonctionnement du régime local alsacien-mosellan.

 

Alors que ce régime est menacé par la concurrence des assurances privées, dénoncée en 2016 par une vaste campagne de réunions publiques organisées par Unser Land, son caractère solidaire, efficace et équilibré le fait apparaître comme un modèle au-delà des Vosges et de la Seille. L’UDB souhaite, grâce aux explications d’Andrée Munchenbach, faire mieux connaître le fonctionnement de la complémentaire santé des salariés alsaciens-mosellans en Bretagne, où l’UDB souhaite sa mise en œuvre à titre expérimental, dans le cadre du droit à la différenciation des territoires. Le front uni des Alsaciens-Mosellans et des Bretons est une étape importante dans la lutte des citoyens contre les lobbies !

Unser Land reste plus que jamais mobilisé pour la défense des droits des Alsaciens, le droit à la santé faisant partie des droits essentiels.

 

Jean-Georges Trouillet

Secrétaire général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69

Zéro pointé en histoire pour le « Grand Est » !

En mal de légitimité, la Région « Grand Est » s’est mise à l’écriture d’une histoire. On trouve, en effet, dans un « projet » de « Diagnostic territorial », daté de mars 2018, une page consacrée aux « héritages d’un passé commun ». Fausses informations, oublis intentionnels et exemples à contre-emploi s’y mêlent pour former un récit proprement ahurissant.

L’historiographe anonyme du « Grand Est » soustrait l’Alsace et la Moselle au monde germanique pour en faire des marches de l’Europe romane. Il évoque les « annexions allemandes » — dont une annexion imaginaire au XVIIIe siècle ! — sans mentionner une seule fois les annexions françaises. Car la puissance expansionniste, c’est bien la France : ce sont Louis XIV et Louis XV qui ont progressivement annexé l’Alsace, la Lorraine et le Barrois ducal, parfois par la force la plus brutale, comme lors du massacre de la population de Turckheim par le sanguinaire maréchal « grandestien » Turenne (natif de Sedan). Cette politique annexionniste a été parachevée par la Convention et le Directoire à la fin du XVIIIe siècle.

 

« Le concordat de 1801 » et « le statut juridique particulier de l’Alsace et de la Moselle » seraient des éléments fondateurs de l’identité du « Grand Est ». Cette dernière aurait aussi été cimentée par les combats de 1914-1918 et de 1939-1945... Pourtant tout historien sérieux connaît la réalité particulière de ces conflits en Alsace et en Moselle, dont la mémoire est refoulée et pervertie sous l’action de l’État français, et aujourd’hui du « Grand Est ». Dans cette logique, sous la plume imaginative et libérée de toute rigueur scientifique de l’historiographe officiel, la Champagne, la Meuse, les Vosges deviennent fers de lance de la construction européenne et du rayonnement européen de la « Région ».

 

Une carte des densités de population accompagne le texte. Elle montre clairement que l’Alsace présente une répartition de la population qui la distingue du reste du « Grand Est » et l’inscrit dans l’Oberrhein. Mais l’analyste « grandestien » ne s’intéresse pas à ce qu’on peut observer de l’autre côté du Rhin. Des écarts de densité entre les différentes parties du « Grand Est », il déduit le fameux « héritage d’un passé commun ». Pourquoi tant de monde vit-il en Alsace ? La population y a été attirée par la frontière, explique-t-il sans rire !

 

Les citations commentées ici sont retranscrites in extenso dans un article consultable sur le site d’Unser Land. Il faut, en effet, le lire pour le croire !

 

Heureusement, les élucubrations historiques produites par la Région « Grand Est » se limitent encore à quelques chapitres ou articles d’obscures brochures. Mais on peut craindre, connaissant l’activisme propagandiste des autorités de notre « oblast », que cette histoire officielle ne se répande plus largement dans un avenir proche. Crainte toute relative, cependant, car il y aura toujours des Alsaciens avertis pour dénoncer les falsifications de L’histoire du Grand Est racontée aux petits enfants par l’Oncle Rottner !

Andrée Munchenbach,

 

Présidente d'Unser Land

+ 336 35 10 28 78‬

Andrée Munchenbach nommée Vice-présidente de Région et Peuple Solidaire R&PS

Unser Land se félicite de l’élection de sa présidente, Andrée Munchenbach, à la vice-présidence de la fédération « Régions et Peuples Solidaires » (R&PS) à l’occasion de son Congrès annuel qui s’est tenu à Bayonne du 23 au 25 août derniers.

Cette fédération des partis représentant les minorités nationales de l’hexagone France a été créée en 1995. Unser Land y appartient depuis sa fondation en 2009, prenant la suite de l’Union du Peuple Alsacien, dont le mouvement est issu. Depuis lors, Unser Land s’est renforcé au fil des échéances électorales et même imposé, depuis la fusion inique et illégale de l’Alsace dans le « Grand Est », comme l’aiguillon de la vie politique régionale. Andrée Munchenbach était déjà membre du bureau de R&PS en tant qu’assesseure.

 

Son accession à la vice-présidence témoigne du poids croissant d’Unser Land parmi les mouvements régionalistes et autonomistes en lutte contre le jacobinisme parisien. Les autres membres du bureau appartiennent au Parti Occitan, à l’Union Démocratique Bretonne, au Parti de la Nation Corse, à Solidarité basque (Eusko Alkartasuna) et au Mouvement Région Savoie.

D’autre part, la Fédération Régions et Peuples Solidaires a voté à l’unanimité une motion dans laquelle elle apporte un soutien inconditionnel au peuple alsacien et demande au gouvernement d’organiser à l’automne la sortie de l’Alsace du « Grand Est » et la création d’une collectivité d’Alsace à statut particulier selon le projet établi par Unser Land. La Fédération Régions et Peuples Solidaires annonce qu’elle œuvrera en ce sens à l’Assemblée nationale avec le concours des députés breton et corses qui lui sont affiliés en déposant à la rentrée :

  • Une proposition de loi pour la création d’une Collectivité alsacienne à statut particulier hors du « Grand Est »
  • Un amendement pour que le Droit Local soit désormais de la compétence des élus d’Alsace et de Moselle.

 

Jean-Georges Trouillet

Secrétaire général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69

Rapport Marx : Unser Land appelle à la mobilisation pour une collectivité à statut particulier

Unser Land a pris connaissance du courrier du Premier ministre aux parlementaires d’Alsace annonçant une décision pour octobre sur l’avenir de l’Alsace, après une nouvelle consultation. Cette nouvelle consultation aurait cependant un caractère restrictif, ne portant que sur les conditions de mise en œuvre d’une fusion des deux départements préconisée par le rapport Marx.

En aucun cas l’hypothèse d’un simple département ne peut être considérée comme une réponse aux attentes des Alsaciens. Cette option est celle prônée par M. Rottner et ses appuis socialistes : pas de renaissance de l’Alsace, juste un aménagement départemental dans le cadre du Grand Est. Une option que ne renieraient pas M. Hollande et ses soutiens socialistes fossoyeurs de la région Alsace.

 

En outre, nous dénonçons les conclusions trompeuses du préfet, lequel présente la collectivité à statut spécifique comme contradictoire avec la vocation rhénane de l’Alsace. C’est précisément la situation transfrontalière, la spécificité rhénane et le caractère germanique — trait d’union avec tous ses voisins, du Luxembourg à la Suisse — qui justifient et nécessitent la création d’un statut particulier pour l’Alsace. Sans avoir le caractère insulaire de la Corse, Lyon et Paris ont bien obtenu un statut particulier, que personne ne conteste. Cela n’est pas moins justifié pour l’Alsace. Dès lors, il n’est pas acceptable que le préfet prenne comme prétexte supplémentaire la pression inadmissible des départements non concernés, de l’actuel président de la méga-région et de celles et de ceux qui sont responsables de la disparition de l’Alsace, à savoir les socialistes, pour mépriser la demande de 83 % des habitants en faveur d’un retour à l’Alsace à travers une collectivité territoriale spécifique.

 

Unser Land rappelle son attachement à une vraie région Alsace dotée de compétences larges, pas un département aménagé à la marge et soumis au bon vouloir de la bureaucratie grand-estienne. Unser Land Lance un appel à la mobilisation générale en vue de la concertation finale, afin que la voix du peuple alsacien soit enfin entendue.

 

Jean-Georges Trouillet

Secrétaire général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69