Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

Le roi Jean Rottner est nu !

Ainsi qu’il ressort de l’article des DNA du 13 mai, le président de la techno-région grandestienne a sorti le grand jeu devant les maires haut-rhinois réunis à Mulhouse, ville dont il a été le maire, élu sur la promesse de se consacrer exclusivement à ce mandat.

Apprenti illusionniste, il a tenté de rassurer voire d’éblouir son public avec des chiffres — invérifiables (1 milliard d’économies sur le mandat pour la Région, 50 millions d’investissements supplémentaires pour l’Alsace, subventions discrétionnaires aux maires…) — et une formule magique, censée clore le « débat alsaco-alsacien » : Convention territoriale d’exercice concerté de compétences ! Formule techno-bureaucratique dans laquelle le préfixe triplement récurrent semble traduire le peu de considération de l’administration dirigeante à l’égard des territoires et des peuples.

 

Mais comment l’Alsace pourrait-elle encore faire confiance à un opportuniste et un traître ?

Celui qui haranguait la foule en octobre 2014 place de Bordeaux à Strasbourg, au cri de « Elsass stand uff ! », qui déposait une pétition de plusieurs dizaines de milliers de signatures en faveur d’une Alsace responsable et respectée dans son intégrité territoriale, se réjouit à présent du refus du président de la République de toucher au Grand Est, son grand fief, et s’active à confiner l’Alsace dans le carcan institutionnel d’un département unique. Non seulement il trahit ses engagements publics de manière éhontée au bénéfice de son plan de carrière, mais il méprise ouvertement le peuple alsacien — dont il est pourtant issu et dont il se revendique — en ignorant sa légitime aspiration, confirmée par des sondages récents, à sortir du Grand Est et à bénéficier d’une évolution institutionnelle vers davantage d’autonomie.

 

Une convention valable au maximum 6 ans et révisable au bout de 3 ans avec un partenaire aussi peu fiable que le président Rottner n’apporte aucune garantie sérieuse à l’Alsace.

Unser Land invite les élus alsaciens à ne pas se laisser endormir par les incantations de M. Rottner, qui visent à déconsidérer et étouffer le débat démocratique sur l’avenir de l’Alsace et prennent la vérité à contresens. Au contraire de ce qu’il prétend, la catastrophe serait précisément d’occulter la question institutionnelle et administrative et de renoncer à s’engager pour un statut particulier pour l’Alsace.

 

Au demeurant, peu importe l’avis de M. Rottner, qui tente de s’imposer dans une négociation qui concerne d’abord l’Alsace et l’État. Unser Land attend du gouvernement qu’il soit à l’écoute des Alsaciens et respecte leur demande de sortie du Grand Est.

 

Nous appuyons la revendication légitime d’un statut particulier pour l’Alsace. Nous demandons des transferts de compétences de la Région, mais aussi de l’État dans des domaines cruciaux comme l’enseignement linguistique, la gestion du Droit local, l’aménagement du territoire, l’économie, le tourisme, etc.

 

L’avenir de l’Alsace se joue sur des garanties réelles et des perspectives nouvelles, et non sur des vessies présentées comme des lanternes.

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d’Unser Land

Quand la France réécrit l’histoire… Unser Land veille: lettre d'Unser Land à la rectrice de Strasbourg

Au nom du parti Unser Land, je me permets d’attirer votre attention sur des pratiques pédagogiques locales qui s’apparentent à de la désinformation, au moins par omission. Elles s’expliquent par la méconnaissance assez généralisée, y compris au niveau des enseignants, de l’histoire spécifique de l’Alsace, dont l’Education Nationale semble malheureusement s’accommoder.

Dans certaines écoles alsaciennes, les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale sont en effet l’occasion de déformations ou d’occultations de l’histoire réelle.

Les soldats alsaciens ont combattu dans leur immense majorité sous l’uniforme allemand. Pourtant, c’est la figure du Poilu qui est rendue familière aux écoliers alsaciens, voire devient leur référence exclusive.

Ainsi les écoles primaires d’Epfig et de Nothalten ont communiqué dernièrement sur leur projet de film, « Frères de frontières », consacré à « l’armistice et la libération de l’Alsace du joug du Reichland » (sic) (DNA du 25.4.2018, édition d’Obernai-Barr-Rosheim). Une photo représente les écoliers sur le site du Hartmannswillerkopf. Entourés par le Souvenir français, les jeunes acteurs portent l’uniforme bleu horizon de l’armée française, au milieu de drapeaux tricolores. Ils chantent la Marseillaise, sans que leur soit proposé un hymne plus adapté : à défaut de l’hymne allemand de l’époque, et malgré l’anachronisme, l’hymne européen.

Si le projet pédagogique est tout à fait honorable, il repose cependant sur des fondements historiques fragiles.

D’une part, on ne peut parler d’un joug qui aurait été imposé par le Reichsland à l’Alsace- Lorraine : le Reichsland, c’était l’Alsace-Lorraine, un Etat autonome au sein de l’Empire allemand, dans lequel la population jouissait d’avantages sociaux et d’une prospérité économique enviables.

D’autre part, l’uniforme porté durant la guerre de 14-18 par les jeunes Alsaciens-Lorrains n’était pour la très grande majorité d’entre eux pas l’uniforme français, mais bien l’uniforme feldgrau de l’Allemagne. Pour cause : ils étaient sujets de l’empire allemand depuis le traité de Francfort de 1871.

A l’automne déjà, un article paru le 29.11.2017 dans les DNA, édition de Molsheim- Schirmeck, nous avait émus. Il relatait l’exercice d’écriture proposé aux enfants de l’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique (ITEP) de Scharrachbergheim. Ces enfants ont rédigé collectivement une lettre attribuée à un Poilu lyonnais imaginaire. Cette lettre a connu un réel succès, au point de trouver sa place dans un ouvrage de la société d’histoire locale. Elle a été lue lors de la cérémonie locale du 11 novembre, commémorant la fin de la Grande Guerre. Nous nous en réjouissons pour les enfants et leurs éducateurs.

Cependant, nous regrettons le choix d’un soldat non alsacien pour la réalisation de cet exercice. L’enseignement de l’histoire devrait permettre de connaître le passé du territoire où l’on vit, pour donner aux enfants les clés de compréhension de leur histoire familiale et de leur environnement local et régional. Pendant la Première Guerre mondiale, les Alsaciens, qui étaient Allemands depuis plus de quarante ans, ont intégré l’armée allemande de manière tout à fait normale. (Il faut bien évidemment distinguer cette situation de l’incorporation de force des jeunes Alsaciens dans l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, qui fut un crime de guerre contre une population toujours française d’après le droit international.)

Les éducateurs de l’ITEP de Scharrachbergheim ont expliqué leur choix d’un soldat non alsacien par le fait que leurs élèves ne leur semblaient pas « outillés » pour comprendre la situation spécifique de notre région par rapport aux autres régions françaises.

En cette année de commémoration des 100 ans de la fin de la Première Guerre mondiale, un effort pourrait être fourni pour que les enfants des écoles d’Alsace aient accès à une information objective et non tronquée sur l’histoire de leur région et de leurs aïeux.

S’agissant de l’exercice réalisé à l’ITEP de Scharrachbergheim, il pourrait être proposé à toutes les écoles primaires de l’académie de Strasbourg, mais adapté à un soldat alsacien, imaginaire ou réel, originaire de la ville ou du village des élèves. La lettre du soldat alsacien de l’armée allemande pourrait être rédigée soit en français, soit en allemand selon les compétences linguistiques des élèves et le projet pédagogique des enseignants.

Un tel projet – qui pourra être valorisé par des lectures lors des cérémonies du 11 novembre 2018, avec une éventuelle mise en parallèle de destins français et alsaciens (allemands) – nécessite naturellement d’« outiller » les enfants.

De même, le film « Frères de frontières » gagnerait à coller à la réalité de l’époque, dont personne n’a à rougir : les écoliers découvriraient l’uniforme feldgrau porté par les conscrits alsaciens mobilisés dans l’armée allemande. Autrement il risque fort d’alimenter les conclusions des historiens du futur sur une politique de désinformation voire de propagande entretenue par le milieu scolaire jusqu’au début du XXIè siècle…

Une sensibilisation des élèves à notre histoire particulière et complexe peut susciter des expériences pédagogiques inédites. Dans le respect de la liberté pédagogique, il pourrait être proposé aux enseignants un travail sur les ancêtres de leurs élèves, en tirant parti éventuellement de lettres réelles conservées par les familles.

Des travaux similaires, centrés sur les soldats alsaciens de l’armée allemande, pourraient naturellement être menés et approfondis dans l’enseignement secondaire. L’option de

Culture Régionale paraît particulièrement adaptée pour cela. Nous regrettons la suppression malheureuse de l’heure obligatoire de Langue et Culture Régionale qui existait jusqu’en 2016 dans la filière bilingue en collège. Cette heure était particulièrement propice à l’« outillage » des élèves puisqu’elle permettait la rencontre des connaissances historiques et des compétences linguistiques. Son rétablissement serait opportun.

Il nous semble que l’Education Nationale manquerait à sa mission pédagogique si elle ne s’efforçait pas de rétablir le lien entre les enfants qui lui sont confiés et l’histoire particulière de leur région, leur « Heimet ».

L’Académie de Strasbourg s’honorerait en initiant et en parrainant des démarches qui contribuent à la réconciliation des peuples et à l’approfondissement de l’amitié franco- allemande.

Vous remerciant pour l’attention que vous porterez à ma démarche, je vous prie d’agréer, Madame la Rectrice, l’expression de mes meilleures salutations,

 Andrée Munchenbach

Unser Land reçu par le Président de la Collectivité de Corse

Une délégation d’Unser Land composée d’Andrée Munchenbach et de Jean-Georges Trouillet a été accueillie à l’assemblée de Corse réunie en session ordinaire.

 

La délégation a été reçue ce vendredi matin par Gilles Simeoni, président de l’exécutif de la Collectivité de Corse ainsi que par Jean-Christophe Angelini, conseiller exécutif et secrétaire général du PNC (Parti de la Nation Corse). Lors de la réunion a été évoquée la situation de l’Alsace ainsi que le projet institutionnel en cours de rédaction par Unser Land. MM. Simeoni et Angelini se sont montrés très sensibles à la question alsacienne et aux parallèles avec la situation corse. 

 

 

Plusieurs entretiens avec des élus et conseillers exécutifs ont permis de mieux comprendre les compétences exercées par la collectivité de Corse et d’étudier leur éventuelle transposition à l’Alsace.

  • Saveriu Luciani, conseiller exécutif, a notamment évoqué les différents conventions passées avec les médias écrits et audiovisuels. M. Luciani a insisté sur la langue corse comme langue d’Europe et sur l’ouverture qu’elle permet sur les pays de langue romane du bassin méditerranéen. Il a été proposé un échange d’informations permettant de proposer aux élus d’Alsace des conventionnement similaires à ceux conclus en Corse
  • Hyacinthe Vanni, conseiller exécutif et président des Chemins de fer de Corse a évoqué le transfert de chemins de fer corse dans le giron de la collectivité. Ce transfert ainsi que la création d’une société d’économie mixte remplaçant la SNCF a non seulement permis de générer des économies substantielles sur les subventions d’exploitation, accroître considérablement l’offre du trafic mais également de mettre sur pied des projets d’extension du réseau. Un exemple à suivre pour les lignes délaissées par la SNCF et le Grand Est, comme les lignes Colmar – Freiburg, Bollwiller – Guebwiller ainsi que d’autres lignes où la qualité de service pourrait être améliorée.
  • Jean Biacucci , conseiller exécutif, a exposé le fonctionnement du Plan de Développement Durable de la Corse (PADDUC), un outil permettant d’organiser l’aménagement du territoire corse de façon raisonnée et coordonnée afin de la préserver d’une bétonisation . Si le contexte est différent en Alsace, il est évident qu’un outil de ce type pourrait mettre un terme à l’artificialisation galopante des terres en Alsace, ce que le SRADDET du Grand Est ne permettrait pas, notamment car il n’a aucun pouvoir contraignant.

S’il apparaît que le statut de la Corse est loin d’être panacée universelle et qu’il n’est qu’une autonomie très imparfaite, il permet néanmoins des avancées considérables par rapport au droit commun.

 

En conclusion, M. Jean-Christophe Angelini, conseiller exécutif, a tenu à exprimer sa solidarité et son soutien le plus chaleureux au peuple alsacien. Il a indiqué son souhait d’intensifier les relations entre la Corse et l’Alsace, aussi bien au niveau des partis que des élus. Ce soutien et ce souhait ont également été formulés par Jean-Guy Talamoni, président de l’assemblée de Corse.

Unser Land invite les élus alsaciens se rendre à leur tour en Corse s’inspirer non seulement des travaux de la Collectivité de Corse mais également du courage, de la volonté et de qualité de la vision politique des élus de la majorité.

 

Jean-Georges Trouillet

Secrétaire général et Porte-parole

La création de la région Grand Est aura également des conséquences néfastes sur l’accès aux soins de la population alsacienne

 

En effet, l’offre de soins en Alsace est dorénavant pilotée à l’échelle de la région Grand Est, par l’Agence Régionale de Santé du Grand Est (ARS Grand Est).

Rappelons les événements qui ont présidé à sa création.

 

Aux anciennes directions départementale et régionale de la santé (DDASS et DRASS) ont succédé en 1997 les agences régionales de l’hospitalisation (ARH) puis en 2010 les agences régionales de santé (ARS) de par la Loi Hôpital-Patients-Santé-Territoires. Ces ARS assurent la tutelle et accompagnent les restructurations tant de l’offre de soins hospitalière que médico-sociale (EHPAD…) et ambulatoire (médecine libérale).

Même si le directeur de l’ARS est toujours nommé en conseil des ministres, les projets régionaux de santé ou PRS élaborés par les ARS sont dorénavant soumis à la concertation avec, notamment, les collectivités territoriales. C’était incontestablement un progrès allant dans le sens d’une décentralisation de certaines décisions.

 

Jusqu’à la réforme territoriale, l’ARS d’Alsace était basée à Strasbourg. Avec la création du Grand Est, les agences régionales des trois anciennes régions ont fusionné, créant l’ARS du Grand Est dont le siège est situé à Nancy.

 

En termes de décentralisation et de proximité, il y a là déjà une évidente régression en raison de la dimension importante de cette néo-région, « deux fois grande comme la Belgique » comme l’annoncent avec fierté certains de ses défenseurs.

 

À l’heure actuelle, le projet régional de santé ou PRS 2018-2028 élaboré par cette ARS Grand Est est à la phase de concertation et les collectivités territoriales sont appelées à se prononcer sur son contenu. Cet important document comprend notamment un chapitre intitulé « objectifs quantifiés » recensant les créations et les suppressions de services et équipements hospitaliers qui sont envisagées dans les 10 prochaines années.

 

Que constatons-nous à la lecture de ce chapitre ?

 

Une fois de plus, l’Alsace, réputée riche et bien gérée, risque de payer le prix fort. 

Les sujets d’inquiétude sont nombreux. Nous en citerons deux.

 

  1. Dans le Grand Est, trois structures d’urgence doivent être fermées. Les trois se trouvent en Alsace, plus précisément dans le Haut-Rhin. Il existe certes une pénurie de médecins et de spécialistes. Pour autant, les fermetures d’établissements de soins ne sont pas la réponse que l’on est en droit d’attendre de la part des pouvoirs publics. Elles sont encore moins admissibles dans des régions à forte densité de population comme l’Alsace.
  2. Le deuxième sujet concerne les IRM (appareils d’imagerie par résonance magnétique). Ces équipements d’IRM sont indispensables dans le diagnostic de cancer, dans la prévention des séquelles des accidents vasculaires cérébraux, etc.Alors que l’Alsace représente plus du tiers de la population du Grand Est, elle est manifestement condamnée à devenir le parent pauvre. À l’horizon 2023, 18 nouvelles implantations d’IRM sont prévues pour le Grand Est : seulement 3 iront dans une zone intitulée « Basse Alsace-Moselle » et 1 seule pour le reste de l’Alsace.

Or, nous savons tous que les urgences en Alsace sont régulièrement sous tension et que l’accès à l’IRM y est également difficile. Mais la priorité a été donnée au rattrapage d’un éventuel retard des régions Lorraine et Champagne-Ardenne au détriment de l’Alsace.

 

Sous couvert de péréquation, c’est un véritable siphonnage que subit l’Alsace. Les conséquences seront désastreuses aussi pour les autres régions.

 

Les Alsaciens refusent d’être pénalisés, voire rançonnés, pour leurs efforts passés pour faire progresser leurs infrastructures de santé.

 

Le retour à la région Alsace avec la plénitude de ses compétences et une relocalisation des administrations, notamment dans le domaine de la santé, devient une criante urgence !

 

Andrée Munchenbach,

 

Présidente d’Unser Land

Unser Land à l’assemblée nationale pour faire avancer l’Alsace

Ce mercredi 11 avril 2018, une délégation d’Unser Land composée de Jean-Georges Trouillet, secrétaire général, Andrée Munchenbach, présidente, Willmé responsable de la fédération Haute-Alsace, s’est rendue à l’Assemblée nationale. Pèire Costa, directeur de la Fédération Régions et Peuples, accompagnait cette délégation.

Les discussions entreprises avec les députés, MM. Reiss, Schellenberger, Furst et Fuchs ont démontré que la nécessité et l’opportunité de doter l’Alsace d’une collectivité à statut particulier font aujourd’hui consensus chez les députés alsaciens qu’ils soient LR ou LREM.

   

À ce sujet, Unser Land leur transmettra ses propositions concrètes pour la création de cette collectivité, son fonctionnement et les compétences qu’elle devra assumer.

La journée s’est poursuivie par une réunion de travail avec le député breton Paul Molac (membre de la Commission des Lois, député de la majorité) et les députés corses Jean-Félix Acquaviva et Michel Castellani, représentant de la majorité territoriale corse. Cette réunion a permis de valider les propositions formulées par Unser Land pour le statut de la CSP Alsace, tant sur le contenu que sur sa validité juridique.

 

MM. Molac, Acquaviva et Castellani ont insisté sur la nécessité d’accentuer notoirement la visibilité de la question alsacienne auprès des parlementaires et de l’exécutif. À ce titre, la volonté indéfectible des Alsaciens à sortir du Grand Est et à créer une collectivité à statut particulier doit être relayée haut et fort à Paris. Que ce soit par leur nombre ou à travers les groupes auxquels ils appartiennent, les députés alsaciens ont aujourd’hui les moyens de peser sur le débat, s’ils le souhaitent.

 

À ce titre, MM. Molac, Acquaviva et Castellani, ont indiqué qu’ils sont prêts à appuyer fortement toute initiative visant à créer une collectivité à statut particulier en Alsace.

D’autre part, la prochaine réforme institutionnelle pourrait offrir des opportunités permettant de renforcer l’autonomie des territoires, notamment :

  • par le principe de différentiation des territoires et le transfert de compétences d’État aux collectivités
  • Par une révision de la constitution, afin que, comme le propose Unser Land, le Droit Local puisse être pérennisé et modernisé directement par les Alsaciens-Mosellans.

Avec Unser Land, MM. Molac, Acquaviva et Castellani enjoignent les autres parlementaires d’Alsace et des autres régions de l’hexagone et d’outre-mer à les soutenir dans la formulation de propositions ambitieuses ainsi qu’à construire à ce sujet une solidarité dépassant les appartenances partisanes, ce dans l’intérêt commun de nos peuples.

Première victoire de l’Initiative citoyenne européenne pour la sauvegarde des langues et cultures minoritaires !

Plus de 1,2 million de signatures ont été récoltées à l’échelle européenne et 11 pays ont dépassé le seuil qui leur a été imposé : l’Initiative citoyenne européenne pourra donc être prise en compte par la Commission européenne et être examinée dans les prochains temps par le Parlement européen !

La palme de la mobilisation revient aux Hongrois et aux Roumains, sans qui cette initiative n’aurait pu aboutir. Du côté de l’hexagone, ce sont plus de 9000 personnes qui ont signé pour la France. Que les militants d’Unser Land qui ont apporté leur pierre à l’édifice soient remerciés ! Nous aurions pu être beaucoup plus nombreux, notamment en Alsace, eu égard aux fortes inquiétudes qui pèsent sur la langue alsacienne, menacée de disparition à moyen terme.

 

Il est vrai que l’initiative a souffert d’une omerta de la presse française. Ainsi Unser Land avait organisé une conférence de presse au moment du lancement de la campagne de récolte des signatures, mais aucun journaliste ne s’était déplacé ! Les élus alsaciens ont également « brillé » par leur absence et leur traditionnelle frilosité. Tandis que, dans d’autres pays, les élus des régions concernées par les langues et cultures minoritaires se sont emparés de l’initiative citoyenne, en Alsace, Unser Land est la seule force politique alsacienne à avoir fait campagne.

 

Nos militants ont passé outre leurs récentes mauvaises expériences avec diverses pétitions. Ils n’ont pas, non plus, écouté les esprits défaitistes. Ils ont également passé outre les réticences que certains peuvent avoir vis-à-vis du terme de « minorité nationale ». Avec ses militants, notre parti a, de nouveau, contribué à faire avancer la cause des langues régionales et minoritaires.

 

Unser Land continuera à œuvrer pour redonner aux Alsaciens la conscience d’eux-mêmes. Les mesures qui seront prises grâce à l’initiative citoyenne européenne pour la sauvegarde des langues européennes nous y aideront !

AVENIR DE L’ALSACE : UNSER LAND REMET SES PROPOSITIONS AU PRÉFET MARX

 

Mercredi 04 avril,  une délégation d’Unser Land composée d’Andrée Munchenbach, présidente, et de Jean-Georges Trouillet, secrétaire général, a été reçue par Jean-Luc Marx, Préfet du Grand Est, dans le cadre de ses consultations sur l’avenir institutionnel de l’Alsace.

Jean-Georges Trouillet a remis un rapport au Préfet de deux cents pages, contenant notamment:

  • Les propositions pour la création d’une Collectivité Alsacienne à statut particulier, par fusion des départements et sortie du Grand Est. Les compétences à transférer en priorité par l’Etat à cette collectivité seraient : l’enseignement et la culture, la gestion du Droit local, l’aménagement du territoire, les transports routiers et ferroviaires ainsi que la coopération transfrontalière.
  • Un rappel de la mobilisation des citoyens et élus alsaciens depuis 2015, ce rappel faisant écho à la lettre de mission du Premier ministre estimant cette mobilisation comme étant « limitée (sic) mais réelle »
  • Un rappel des démarches effectuées ces 35 ans dernières années en vue de la création d’une collectivité alsacienne unique.
  • Le contenu des sondages de l’opinion publique alsacienne effectués en avril 2017 et en février 2018.

L’entretien, qui a duré 1h30, a donné lieu à une discussion franche et ouverte sur la situation alsacienne, dans laquelle les représentants d’Unser Land ont pu rappeler les conséquences néfastes de la politique jacobine de la France en Alsace. M. le Préfet a manifesté un réel intérêt pour le rapport fourni et les propositions formulées par Unser Land. M. le Préfet a indiqué en outre que la prochaine révision constitutionnelle donnera la direction que l’exécutif compte suivre concernant l’évolution institutionnelle des territoires métropolitains.

 

 

La délégation d’Unser Land a indiqué au préfet qu’un statu quo, une fusion sèche des départements ou encore une entente interdépartementales n’apporteraient aucune solution crédible aux enjeux alsaciens et ne serait aucunement acceptés par les Alsaciens. Seule la création d’une collectivité alsacienne à statut particulier suivant le modèle corse et adaptée au contexte alsacien sera en mesure de permettre une sortie de crise et de donner à l’Alsace les atouts pour son développement économique et social, pour en refaire une région modèle et prospère, jouant pleinement sa vocation de région rhénane et européenne.

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Lettre de mission du Premier Ministre au Préfet du Grand-Est
Lettre-de-mission-adressee-par-le-Premie
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Une initiative citoyenne européenne pour les langues régionales

L'initiative citoyenne européenne (ICE) est une procédure de démocratie directe prévue par le traité de l'union Européenne dans son article 11. Elle donne la possibilité aux citoyens européens de proposer des projets de loi à la Commission Européenne, à partir d'une pétition validée par la même Commission Européenne. Cette pétition doit remplir différentes conditions, dont celle d'atteindre, dans l'intervalle d'une année, le million de signatures.

 

 

L’ICE « Minority Safe Pack initiative » (« plan de sauvetage des minorités ») a été validée et enregistrée par la Commission Européenne le 3 avril 2017. Elle a pour objectif la promotion et la défense de la diversité culturelle. Son opportunité et son importance pour les régions de France et la sauvegarde de leurs langues, dont la transmission se trouve gravement menacée, sont manifestes.

 

A ce jour elle a obtenu près de 980 000 signatures. Il faut atteindre le million de signatures avant le 3 avril prochain ! 

 

Unser Land invite les Alsaciens et tous ceux qui sont attachés à préserver la diversité culturelle à contribuer au succès de cette démarche citoyenne en signant faisant signer cette pétition européenne sur le site internet de l’ICE : http://www.minority-safepack.eu/.

Libérez Carles Puigdemont!

Unser Land exprime sa vive inquiétude suite à l’arrestation de Carles Puigdemont. Le président catalan destitué par Madrid, réfugié depuis en Belgique pour échapper au chef d’accusation fallacieux de « rébellion », circulait jusqu’à présent librement dans l’Espace Schengen. Ce dimanche 25 mars, il a été arrêté à la frontière germano-danoise par la police autoroutière du Schleswig-Holstein – un Land allemand pourtant sensible à la question des minorités. Unser Land espère que l’Oberlandesgericht du Schleswig-Holstein libérera au plus vite Carles Puigdemont, qui ne peut être livré à l’Espagne compte tenu des conditions politiques actuelles dans ce pays. Le destin de Carles Puigdemont doit être, naturellement, de retrouver la Catalogne, mais il doit rentrer en tant qu’homme libre et leader de son parti, composante essentielle des forces indépendantistes, qui ont gagné les dernières élections.

Parlons franc !

Dans son « discours fondateur » sur la francophonie prononcé mardi 20 mars 2018 à l’Institut de France, Emmanuel Macron s'inscrit dans une étonnante filiation, liant son ambition pour la langue française à celle qu'il attribue à Charlemagne puis à François 1er en passant par Louis XII.

 

L'évocation de Louis XII relève de l'énigme, au contraire de la référence à l'autorité de François 1er.  Par son ordonnance de Villers-Cotterêt,  François 1er institue le français comme langue officielle pour les textes et procédures administratives, au détriment du latin. Dès lors les actes officiels seront publiés "en langue maternelle française, et pas autrement". Cette ordonnance est cependant à l'origine de  la marginalisation des langues maternelles parlées dans les régions, qui ne trouvent à ce jour aucune reconnaissance institutionnelle et ne jouissent d'aucune protection. 

 

La référence à Charlemagne est autrement surprenante. Après avoir laissé percer quelques lacunes en géographie (en faisant de la Guyane une île), voilà que notre président trahit une connaissance assez approximative de l'histoire. En serait-il resté à la fort sympathique chanson de la regrettée France Gall, selon laquelle "ce sacré Charlemagne" aurait " inventé l'école" et les "leçons de français" ? Il semble en effet ignorer que l'empereur à la barbe fleurie de la chanson  disait "min Pert" et non "mon cheval". Sans doute la francisation de son nom, Karl der Große, et du nom de sa capitale Aachen, rebaptisée par Napoléon en Aix la Chapelle, entretient une ambiguïté voire un mythe fallacieux. 

 

De fait le terme même de francophonie renvoie paradoxalement aux origines germaniques de notre histoire. Ce sont en effet les Francs, die Franken, un peuple germanique sédentarisé à partir du IVe siècle sur la partie septentrionale de l'actuel territoire français continental, qui ont donné leur nom et leurs rois à la France, Frankenreich. N'en déplaise aux croisés de la francophonie les "Français" d'alors parlaient fränkisch, une langue germanique qui se parle toujours dans une partie de la France, en Alsace bossue et en Moselle, ainsi que dans le sud-ouest de l'Allemagne où elle n'a jamais été interdite.

 

Si Karl der Große, qui souffrait de ne pas savoir bien écrire,  a effectivement agi pour développer les écoles, c'était pour que les fils de ses missi dominici apprennent le latin et le répandent pour en faire la langue commune de son empire, qui par maints aspects préfigurait l'Europe d'aujourd'hui. 

 

L'engagement du président en faveur de la francophonie est respectable. Mais la préservation et la promotion des langues qui renvoient aux racines de l'histoire de la France paraissent autrement urgentes. La langue de l'empereur carolingien, qui est aussi celle de son prédécesseur Clovis,  Chlodwig, est encore vivante, mais menacée d'extinction, comme l'est l'alaman, parlé ailleurs en Alsace. Si le président français veut jouer un rôle dans l'histoire linguistique - par une ordonnance ? -, qu'il soulève la chape de plomb du monolinguisme et rejoigne la modernité en ratifiant et appliquant la charte européenne des langues régionales et minoritaires. Qu'enfin en France on parle franc, alémanique, basque, breton, corse, occitan, flamand... !