Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

LE VIRUS TUE, LA POLITIQUE CENTRALE LE RENFORCE.

Le parti alsacien Unser Land s’émeut de la situation sanitaire qui touche l’Alsace-Moselle depuis quelques jours.

 

 

La solidarité doit prévaloir sur les conflits qui minent souvent notre société. Aussi, nous saluons la solidarité nationale qui s’organise et permet de soulager nos hôpitaux saturés. Et nous n'oublions la formidable solidarité de nos frères alémaniques qui, par l’intermédiaire de Winfried Kretschmann, Ministerpräsident du Baden-Wüttemberg et de Martin Horn, Oberbügermeister de la ville de Freiburg, ont mis à disposition des lits en réanimation, offrant ainsi une lueur d’espoir vers les actes fondateurs de la nécessaire construction européenne "d’après". Qu’il est réconfortant de voir des dirigeants locaux en capacité décisionnelle !

 

Mais il est aussi de la responsabilité d’Unser Land d’attirer l’attention du peuple alsacien sur l’inconséquence des pouvoirs publics par rapport à une situation qui, les chiffres en attestent, était hautement prévisible et que les responsables politiques nationaux et grandestiens ont ignoré.

 

Unser Land publie sur son site une pré-étude factuelle sur le sujet que nous vous invitons à consulter :

https://www.unserland.org/covid-19-pourquoi-lalsace-a-t-elle-ete-sacrifiee-unser-land-demande-une-commission-denquete-parlementaire/

 

Il apparaît clairement que la santé des Alsaciens a été sacrifiée, soit par ignorance, soit par intérêts politiques.

C'est pourquoi Unser Land veillera à ce que, quand la situation d'état d'urgence sanitaire sera levée, toute la lumière soit faite par la création d’une commission d’enquête parlementaire.

 

Jean-Georges Trouillet

Président

+33 6 67 28 85 69

 

COVID-19 : POURQUOI L’ALSACE A-T-ELLE ÉTÉ SACRIFIÉE. UNSER LAND DEMANDE UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE

« Nous sommes en guerre » a répété 6 fois le président Macron lors de son intervention télévisée du 16 mars.

 

Les conditions hors normes exigeant le recours à la solidarité nationale avec le transfert de malades alsaciens et en particulier haut-rhinois dans d’autres régions, ainsi que la mise en place d’un hôpital militaire de campagne à Mulhouse en soutien aux moyens locaux, afin de faire « face à l’afflux de patients et à la saturation des hôpitaux » et sachant « ce qu’ils [les alsaciens] vivent depuis des jours et des jours, nous sommes avec eux ».

Pourtant, lors de sa précédente intervention 4 jours plus tôt, le jeudi 12 mars, le président Macron certifiait que toutes les conditions étaient réunies pour que le 1er tour des élections municipales puisse se dérouler dans de bonnes conditions.

 

Ce revirement radical de posture de la présidence de la République, en quatre jours seulement, interpelle Unser Land.

 

Jean Rottner, président de région, est allé encore plus vite et plus fort dans le retournement. Il constatait sur son compte Twitter le 13 mars avec satisfaction que « la vie continue [à Mulhouse]. Que les terrasses se remplissent ». Avant de témoigner moins de 48h plus tard dans le Figaro : « C’est terrible », mettant en avant la saturation des moyens en Alsace. Egalement président du conseil de surveillance des hôpitaux de Mulhouse, il n’avait donc pas une vision au-delà de 48h avant l’afflux irrémédiable de nouveaux malades.

 

Volonté de cacher la vérité ? Incapacité à assumer le poste ? La posture de M. Rottner interpelle.

 

Pourtant tout démontre que la mécanique du drame était enclenchée depuis plusieurs jours. La progression des cas, en Alsace comme ailleurs, suivant tant que des mesures drastiques ne sont pas prises, des lois statistiques imparables. Voir graphique 1, le comparatif de l’évolution du nombre de cas par million d’habitant entre Haut-Rhin, Bas-Rhin et Lombardie.

 

Or la Lombardie a annoncé la saturation de ses moyens et la nécessaire mise en place de critères de tri des patients dès le 8 mars.

 

Avec un nombre italien de lits de soins intensifs par millier d’habitants à peine inférieur au chiffre français, il était donc logique de prévoir la congestion des hôpitaux pour un nombre de cas par million d’habitants environ équivalent.

 

Soit vu le décalage entre Lombardie et Haut-Rhin, 5 à 6 jours plus tard. Cela rendait la saturation des hôpitaux haut-rhinois aux alentours des 15 et 16 mars prévisible une semaine à l’avance.

 

Enfin, depuis le mardi 17 mars, et des chiffres déjà biaisés par la non affectation départementale de 210 cas avérés dans le Grand-Est, il n’y a plus de chiffres « alsaciens » de l’évolution de la maladie. Ce qui est pour le moins perturbant alors que le 15 mars, l’Alsace représentait 70% des cas confirmés du secteur.

 

Volonté délibérée de masquer les chiffres ? Incapacité pour l’ARS de gérer une trop grande région ? Unser Land pose la question.

Unser Land s’interroge sur les motivations profondes qui ont conduit les exécutifs national et local, en les personnes de MM. Macron et Rottner, à sciemment laisser la situation poursuivre sa dégradation, sans prendre dès la semaine du 12 mars les décisions pourtant évidentes qui s’imposaient immédiatement à l’Alsace : confinement immédiat des populations et ajournement des élections municipales.

 

Unser Land demande donc aux députés et sénateurs alsaciens de déposer une proposition de résolution visant à la création d’une commission d’enquête parlementaire qui visera, en connaissance des faits exposés ci-dessus, à examiner la gestion de la crise sanitaire en Alsace, tant par les services de l’Etat que par ceux de la Région Grand-Est, afin de comprendre pourquoi la décision a été prise de risquer la santé des Alsaciens.

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UNSER LAND S’ENGAGE DANS LES MUNICIPALES

Fidèle à la promesse faite aux alsaciens d’être présent à toutes les élections, Unser Land sera présent aux élections municipales des 15 et 22 mars prochains, à commencer par les trois principales villes d’Alsace, ce qui constitue une première:

  • à Strasbourg : sur la liste « citoyens engagés » de Chantal Cutajar avec Jean Faivre en 4ème position.
  • à Colmar : sur la liste « Colmar pour tous » de Tristan Denéchaud, avec Richard Schalck en 3ème position.
  • à Mulhouse : sur la liste « j’aime Mulhouse » de romain Spinalli avec Régis Baschung en 3ème position.

 

En accord avec nos valeurs, à chaque fois, nous avons privilégié un partenariat avec de vraies listes citoyennes, en phase avec notre conception de l’Alsace et désireuses d’apporter un renouveau dans les pratiques politiques.

Outre les grandes agglomérations, les militants et sympathisants d’Unser Land seront présents dans de nombreuses petites et moyennes communes d’Alsace.

Nous estimons en effet que la commune est un échelon de proximité fondamental dans le schéma « communes – cantons – collectivité à statut particulier » que nous défendons. A cet échelon, nous pouvons porter des projets structurant en faveur de la langue et de la culture alsacienne, de la démocratie participative et du développement durable.

 

Jean-Georges TROUILLET – Président

Nucléaire: Un premier pas

Unser Land salue, avec tous les militants écologistes et nos amis allemands et suisses, la mise à l’arrêt du réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim, en attendant celle du 2è, fin juin. Début de soulagement.

Après 40 années de bombardement neutronique dans des réacteurs construits pour durer 20 ans, le bon sens et le principe de précaution exigeaient qu’on prenne en compte l’inévitable dégradation des matériaux.

 

Cette fermeture est logique et était programmée. Enfin les populations des deux côtés du Rhin voient s’éloigner la menace d’une catastrophe majeure!

Mais le problème des déchets et les risques d’irradiation de la nappe phréatique restent entiers. Sans compter le déficit abyssal d’EDF, laissé à la charge des générations de contribuables actuelles et futures.

Les fonds engloutis depuis des décennies dans l’entretien et les réparations d’une usine à vapeur dangereuse auraient pu être mis au service de l’innovation et du développement des énergies du futur. Plombée par la politique du tout nucléaire, la France et ses régions sont bien en retard. En effet malgré la fermeture de la centrale alsacienne (2 réacteurs sur 54), la France reste dépendante du nucléaire pour plus de 70% de son électricité.

 

Unser Land déplore l’embarras dans lequel semblent se trouver les élus locaux. La fermeture de la centrale était inévitable. Malgré les sursis qui lui ont été accordés, il est étonnant que les pouvoirs publics n’aient pas anticipé et soient en panne de projet sérieux pour l’avenir. La centrale a dégagé des bénéfices considérables pour les collectivités locales : les responsables politiques auraient-ils omis de les investir pour préparer un avenir sans l’insécurité atomique, à leurs administrés et aux générations futures ?

GARE DE L'EST: TERMINUS ?

Unser land s’amuse du canular du candidat LREM à la mairie de Paris. En proposant d’effacer la gare de l’Est du paysage du centre parisien, il s’offre une campagne publicitaire urbi et surtout orbi à très bon marché. Il permet par ricochet aux Alsaciens et autres Grandestiens d’apprécier la réactivité de leurs élus : dans une surenchère de communiqués outrés, ils savent faire preuve de réactivité et entrer en résistance face à l’hybris parisienne… lorsqu’elle touche directement leur train-train quotidien.

 

 

On aurait aimé la même férocité contre la mauvaise plaisanterie de la réforme territoriale décrétée sous les ors de la République à quelques stations de métro (ou de taxi) de la gare de l’Est. On attend vainement une mobilisation collective face au démantèlement toujours en cours de l’Alsace : l’annonce récente de la dilution des services de santé d’Alsace-Moselle dans le Grand-Est et les menaces qui pèsent sur le régime local d’assurance maladie d’Alsace et de Moselle n’ont fait sourciller aucun de nos élus.

 

Jean-Georges Trouillet,

Président

 

+33 6 67 28 85 69‬

ENCORE UN COUP PORTÉ À L'ALSACE !

Alors que l’aberration économique, culturelle et fonctionnelle de la méga-région Grand-Est est de plus en plus criante, dénoncée notamment par la Cour des comptes, l’annonce de la fusion du service médical d’Alsace-Moselle avec celui du Nord-Est est un nouveau défi au bon sens et à la raison et une nouvelle source d’inquiétude pour l’avenir de l’Alsace.

 

L’argument de l’efficience ne trompe plus personne. Il sonne faux dès lors qu’au guichet unique par département, bien identifié, sont préférés l’éclatement et le saucissonnage des domaines d’intervention au niveau de la région-grande-comme-deux-fois-la-Belgique :

  • à Colmar la gestion des soins à l’étranger,
  • à Strasbourg, Reims et Metz la reconnaissance des maladies professionnelles,
  • dans la Marne et la Moselle le recours contre les tiers,
  • à Strasbourg, la commission de recours.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué et rajouter des déplacements et des coûts nouveaux ?

 

Cette fusion n’est pas simplement kafkaïenne. Elle est perverse et éminemment dangereuse pour les Alsaciens et les Mosellans. A l’évidence elle est destinée à apporter une nouvelle visibilité à la région Grand-Est qui pourtant n’a ni gagné en légitimité démocratique ni démontré sa pertinence économique. De fait elle prive l’Alsace et la Moselle d’une administration qui leur était attachée en propre. A un an de la création de la Collectivité européenne d’Alsace, cela interroge.

 

Certes les statuts de la CEA ne prévoient pas dans l’immédiat le retour à une politique de santé à l’échelle de l’Alsace, dans la proximité et en lien plus étroit avec les besoins locaux : l’Agence régionale de santé reste par définition à l’échelle du Grand Est. Néanmoins la spécificité du régime local d’assurance maladie d’Alsace-Moselle justifie qu’on ne détricote pas davantage les administrations d’Alsace et de Moselle ayant trait à la santé. Les Alsaciens ne toléreront pas que l’on s’attaque à leur complémentaire santé, efficace, intergénérationnelle et solidaire, qui appartient à leur patrimoine et fait référence dans le monde entier. Cependant la menace se précise.

 

Unser Land invite les promoteurs de la CEA à refuser cette nouvelle spoliation et à exiger le maintien du service médical d’Alsace-Moselle. L’Alsace ne doit pas devenir une coquille vide. Le périmètre du droit local et du régime local d’assurance maladie est intangible et sacré !

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire fédérale d’Unser Land

+33 6 35 10 28 78

UN SONDAGE ET DEUX BONNES NOUVELLES : LES ALSACIENS PERSISTENT ET SIGNENT

Unser Land se réjouit des résultats du dernier sondage IFOP paru le 7 janvier dernier au sujet de la question alsacienne. Ce sondage indique notamment que 68 % des Alsaciens souhaitent que la Collectivité européenne d’Alsace devienne une vraie région, hors du Grand Est ; 55 % sont favorables à la création d’un parti politique alsacien revendiquant la sortie de l’Alsace de la Région Grand Est.

 

Ce sondage démontre une nouvelle fois — s’il le fallait — que les Alsaciens ne se reconnaissent pas dans le Grand Est, qu’ils aspirent à une réelle autonomie administrative et souhaitent que cette opinion soit représentée au plan électoral. Cette aspiration est particulièrement vive chez les jeunes.

Voilà deux bonnes nouvelles. La première : les Alsaciens ne sont pas résignés. La seconde : le parti qu’ils appellent de leurs vœux existe déjà, c’est Unser Land.

 

La sortie du Grand Est est indispensable, mais elle ne résoudra pas à elle seule les problèmes et défis auxquels est confrontée la société alsacienne. Il faut reconstruire l’Alsace autour d’un vrai projet : obtenir une collectivité à statut particulier, réancrer l’Alsace dans l’espace rhénan, développer la démocratie directe, faire de l’économie alsacienne un modèle de développement durable.

 

En cette nouvelle année électorale, nous nous fixons comme objectif d’accroître encore notre notoriété et de mieux faire connaitre notre projet de société. C’est pourquoi notre mouvement sera massivement présent à toutes les élections des mois à venir.

 

Nous appelons l’ensemble des Alsaciens à rester unis et à transformer leurs convictions en engagement en rejoignant Unser Land, mouvement citoyen ouvert à tous. Unis, nous serons plus fort que jamais.

 

Jean-Georges Trouillet

Président

+33 6 67 28 85 69

Les vœux du Président d'Unser Land

Chers membres et sympathisants,

 

 

Cette première lettre d’information du mois de janvier et l’occasion pour moi de vous souhaiter une excellente année 2020. Pour notre mouvement, ce sera une année clé. En effet, nous entrons dans un nouveau cycle d’élections, à commencer par les élections municipales au printemps, puis les sénatoriales à l’automne. Viendront ensuite, au printemps 2021, les élections départementales et, le même jour, les élections de la région grotesque. Ces élections seront déterminantes pour l’avenir de l’Alsace.

 

En quelques années, nous avons réussi à bouleverser la donne politique en Alsace. Jusqu’à présent, seul les modes de scrutins iniques qui caractérisent ce pays ont pu nous priver d’élus. Dans n’importe quel autre pays européen, nous compterions déjà une vingtaine d’élus départementaux, « régionaux » ainsi qu’un ou deux députés. Mais ce n’est qu’une question de temps, car, comme le confirment de façon récurrente les sondages, nous sommes indéniablement portés par le vent de l’histoire. Autour de nous, les partis politiques qui s’étaient accaparés le pouvoir depuis des décennies s’effondrent irrémédiablement. Quant aux attaques – parfois ignobles – dont nous avons été la cible ces derniers mois, elles témoignent avant tout de la grande fébrilité de nos adversaires.

 

La création de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) ne répond certes pas à nos attentes mais elle démontre que nos efforts ne sont pas vains. La détermination et le courage finissent toujours par payer. Nous avons franchi une première étape, nous devons maintenant démontrer que nous sommes aptes à assumer des responsabilités d’élus. C’est cet immense défi que nous aurons à relever dans les mois qui viennent.

 

Je compte sur vous pour écrire ensemble une nouvelle page d’histoire d’Alsace, une page qui sera peut être l’une des plus belles.

In elsässischer Brüderlichkeit,

 

Jean-Georges Trouillet

Président

L'IDENTITÉ ALSACIENNE, ANTIDOTE À L'ANTISÉMITISME !

Unser Land dénonce les actes de vandalisme par lesquels le cimetière juif de Westhoffen a été profané. Le parti alsacien s'inquiète de la multiplication des dégradations ciblées de lieux de culte en Alsace et dans l'ensemble des régions de France. Les violations récurrentes de lieux sacrés, parmi lesquels ceux où reposent nos morts, témoignent de la fragilité et de la déliquescence des valeurs fondatrices de notre civilisation.

 

Cependant Unser Land s'insurge contre les sentences hâtives rapportées dans l'article des DNA de ce jour sous-titré « l'antisémitisme et l'Alsace ». 

Alors que la France entière est exposée à une recrudescence d'actes ostentatoirement blasphématoires - un phénomène profondément alarmant - le président Rottner et son alliée de circonstance Mme Pernelle Richardot, appuyés par M. Deneken, président de l'université de Strasbourg, réagissent en jetant l'anathème sur les Alsaciens, porteurs d'une haine spécifique: « un refus de l'Autre en Alsace » qui serait fatalement lié aux « débats identitaires alsaciens [qui ] sont en train de réveiller la bête immonde »... Ce faisant, ils tentent d'entraîner le débat public dans des dérives malsaines et mal à propos.

 

Nous invitons ces personnalités à recouvrer la raison et à faire taire en eux leur ressentiment à l'égard d'un peuple et d'une région dont ils n'ont pas su défendre les intérêts et qu'ils ont trahis. Un examen serein de la situation permet d'établir que le problème dépasse largement le périmètre alsacien. Dans un article du 12 février dernier BFM TV rapporte que, à l'échelle de tout le pays, « selon un bilan du ministère de l'Intérieur, en 2017, ont été dénombrées 978 atteintes aux édifices religieux et aux sépultures, dont 878 contre des lieux chrétiens », soit une moyenne de près de 3 par jour, généralement peu médiatisées.

 

Les dégradations de caractère antisémite sont certes plus fréquemment déplorées en Alsace que dans d'autres régions, mais cela s'explique non pas par une particularité ethnique sur un prétendu fond généralisé d'antisémitisme, mais simplement pour des raisons statistiques : l'Alsace a été et reste une terre d'accueil pour les Juifs, comme elle l'a été pour les protestants chassés de France. Il existait en Alsace un judaïsme rural spécifique. Des villages bien marqués par la culture juive ont prospéré. Cimetières juifs et synagogues sont partout présents dans nos paysages et appartiennent à notre patrimoine commun.

L'Alsace n'a aucun problème, bien au contraire, avec la communauté juive dont la langue, le judéo-alsacien, interagit avec l'Elsasserditsch.

 

Elle a simplement un problème avec l'antisémitisme dont se parent la bêtise et la violence de certains individus qui ne sont quasiment jamais identifiés et qui ne sont en rien représentatifs de la population. Elle a surtout un problème avec une pseudo élite repliée sur elle-même et ses seuls intérêts, acharnée à nier et effacer la réalité alsacienne, qualifiée de « fantasmée »..., et insultant son propre peuple par des amalgames honteux.

Sus au racisme anti-alsacien !

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire fédérale d'Unser Land

+33 6 35 10 28 78

Appel à manifester contre la réforme Blanquer

Le parti alsacien Unser Land appelle à participer massivement à la manifestation initiée par le collectif « Pour que vivent nos langues » à Paris (devant le ministère de l’Éducation nationale) ce samedi 30 novembre 2019 à 11 h.

 

En dépit de multiples condamnations par l’ONU, l’État français, continue son œuvre de destruction du patrimoine immatériel millénaire que sont nos langues et nos cultures.

 

Les attaques contre l’enseignement de nos langues sont nombreuses. La réforme récente des enseignements au lycée et de l’organisation du baccalauréat ont des conséquences terribles pour toutes les filières de langues régionales, comme le prouvent les remontées de terrain montrant partout une chute dramatique des effectifs d’élèves inscrits en langues régionales (-70 % dans certaines classes).

 

Nous regrettons la très faible mobilisation des élus alsaciens. À ce jour, seulement 5 de nos parlementaires ont signé l’appel « Pour que vivent nos langues ».

 

Il est pourtant urgent que nos langues obtiennent une reconnaissance officielle et une loi spécifique pour sortir de la précarité et obtenir de vraies avancées. Il n’est pas tolérable que, par archaïsme et intolérance culturelle, l’État français nous condamne à l’uniformité et au monolinguisme et nous exclue du cercle des pays européens appliquant la charte européenne des langues régionales ou minoritaires.

 

Le collectif « Pour que vivent nos langues » a été créé en septembre 2019 à l’initiative de François Alfonsi, député européen corse (« Régions et Peuples Solidaires » [dont Unser Land est membre]) auteur du Rapport sur les langues menacées de disparition et la diversité linguistique au sein de l’Union européenne, et de Paul Molac, député du Morbihan et président du groupe d’études « Langues et cultures régionales » à l’Assemblée nationale. Près d’une cinquantaine d’associations sont membres de ce collectif.

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire fédérale d'Unser Land

+33 6 35 10 28 78