Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

Collectivité européenne d’Alsace : la fédération Régions et Peuples Solidaires à l’œuvre avec Unser Land pour représenter les intérêts du peuple alsacien.

Lors des débats menés à l’Assemblée Nationale au sujet de la Collectivité européenne d’Alsace,  Paul Molac et Jean-Félix Acquaviva, députés breton et corse de la fédération Régions et Peuples Solidaires ont défendu le point de vue de l’immense majorité de la population alsacienne en réclamant une sortie du Grand Est et la création d’une Collectivité à statut particulier. Sur le plan symbolique mais fondamental, les deux députés ont défendu la reconnaissance du peuple alsacien devant l’Assemblée nationale, mettant les députés «alsaciens » devant leurs responsabilités et, parfois, devant leur absence de convictions, voire leur décalage avec la population alsacienne.

Un certain nombre d’autres revendications réclamées par les Alsaciens ont également été défendues par amendement durant les débats par les deux députés, comme l’organisation de référendums d’initiative populaire sur le futur de l’Alsace ou le renforcement des compétences en matière de promotion de la langue régionale.

 

Au final, les quatre députés de Régions et Peuples Solidaires ont décidé de s’abstenir, considérant que le texte ne répond pas aux attentes du peuple alsacien mais qu’il constitue déjà une première avancée pour tous ceux qui se sont engagés aux côtés d’Unser Land pour une renaissance institutionnelle de l’Alsace.

 

La Collectivité européenne d’Alsace n’est qu’un premier pas. L’exemple corse montre qu’à force de ténacité, des évolutions ultérieures sont possibles. Ces évolutions sont même inévitables au vu de la construction juridique bancale de cette collectivité et de la faiblesse des compétences qui lui ont été confiées.

 

Ces débats ont en tout cas démontré l’importance de la solidarité entre les peuples de l’hexagone pour la reconnaissance de leurs droits. Cette coopération est appelée à se poursuivre et à se renforcer. La Fédération Régions et Peuples Solidaires réunie en Congrès à Ajaccio réaffirme son soutien au peuple alsacien et à Unser Land, le mouvement qu’il représente. Toutes les fenêtres qu’offre le droit législatif seront exploitées lors de cette mandature pour faire avancer le dossier alsacien.

CEA – L’Alsace reste sous tutelle.

Le Parlement vient de valider ce jeudi 25 juillet 2019 la création au 1er janvier 2021 de la « Communauté Européenne d’Alsace » (CEA).

 

La loi aurait pu permettre la création d’une Collectivité à Statut Particulier (art. 72 de la Constitution) comme ont obtenu Paris, Lyon ou encore la Corse. Nos braves élus LR ou LREM se satisfont d’avoir « arraché » un nom ronflant, qui de fait recouvre une duperie : une strate institutionnelle sans pouvoir propre. L’Alsace se réduit à un département, qui malgré l’illusion de compétences partagées et d’un titre de chef de filât reste sous la tutelle de la méga-région Grand Est.

 

Unser Land a été de tous les combats pour s’opposer à la régression institutionnelle infligée à notre région historique. Le parti œuvrera pour que ce « département plus » devienne une vraie région, autonome et apte à mettre en œuvre des politiques spécifiques en réponse à des enjeux qui lui sont propres. Nous continuerons de revendiquer l’obtention de compétences supplémentaires, dans le but de faire évoluer l’Alsace et la France vers le fédéralisme, qui est le schéma institutionnel de référence dans la majorité des pays européens.

 

La réponse du gouvernement au « désir d’Alsace » est un affront au peuple alsacien. Les congratulations d’élus qui se gargarisent, en nous vendant des vessies pour des lanternes, sont une insulte à la fonction de représentant politique. Les Alsaciens ne se contenteront pas d’une coquille vide gérée sans ambition par des élus à la botte de partis nationaux.

Beaucoup de bruit pour rien !

La loi portant création de la Collectivité Européenne d’Alsace a été définitivement validée par la commission mixte paritaire.

 

Des heures et des jours de débats et de gesticulations entre le Sénat et l’Assemblée nationale pour surtout ne s’autoriser aucune marge de manœuvre hors du cadre imposé dès le départ par le chef de l’État : l’Alsace n’aura pas le statut particulier accordé à d’autres collectivités, Corse, Lyon, Paris, et ne sortira pas du Grand Est. Et tant pis pour les plus de 80 % d’Alsaciens qui dénoncent une fusion territoriale insensée.

 

L’Alsace rétrograde au rang de grand département et reste sous la tutelle d’une grande région honnie. Un marché de dupes ! Que gagne-t-elle à délester l’État de l’entretien des routes nationales ? Quel avantage concret au nom pompeux dont on l’affuble ?

Décidément, il n’y a rien à attendre d’un pouvoir central qui méprise le droit des peuples et bafoue les principes de la démocratie. Il n’y a rien à espérer de la part d’élus qui se soumettent à un tel système !

 

Le peuple alsacien peut compter sur Unser Land pour défendre ses intérêts et ses droits.

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire fédérale

+33 6 35 10 28 78

 

Autonomiste = extrémiste ?

Dans une interview de Madame Klinkert dans "La Tribune", la Présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a évoqué les "extrémistes" qui s'étaient engagés sur la question de l' Alsace lors des élections de 2015. 

 

L'ambiguïté du propos de Madame Klinkert a suscité un courrier de la secrétaire fédérale d'Unser Land, Andrée Munchenbach. Dans sa réponse, la Présidente du Conseil départemental lève toute ambiguïté et déclare explicitement combattre les idées portées par Unser Land. 

 

Unser Land prend note de cette déclaration d'hostilité de Mme Klinkert. Constatant, un flagrant manque de culture politique de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Unser Land a décidé de porter à la connaissance de Madame Klinkert quelques éléments d'information factuels et pédagogiques. C'est l'objet de ce dernier courrier.

 

Madame la présidente du Conseil départemental,

 

Nous avons bien reçu votre courrier exprimant vos préventions à l’égard de l’autonomisme. Elles nous inquiètent car elles traduisent un conservatisme un peu étriqué et un manque de courage et d’ambition pour l’Alsace.

 

Rappelons que l’autonomie est considérée par les plus hautes autorités internationales – qu’il s’agisse des institutions européennes ou de l’ONU – comme un objectif de bonne gouvernance vers lequel toutes les sociétés doivent tendre. 

La France a ratifié la Charte européenne de l’autonomie locale, de sorte qu’elle souscrit au principe suivant : «Par autonomie locale, on entend le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de régler et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité et au profit de leurs populations, une part importante des affaires publiques ». Malheureusement la Vè République ne sait pas l’appliquer.

 

Unser Land ne demande pas moins, ni plus que la mise en oeuvre des normes de gouvernance arrêtées au niveau intergouvernemental : l’autonomie est une évidence.

 

Stigmatiser l’autonomisme, c’est stigmatiser l’aspiration à une démocratie parfaite. C’est réfuter un des fondamentaux de l’Union européenne et sa devise : l’Union dans la diversité. La diversité ne peut s’affirmer sans autonomie.

 

Il ressort de votre courrier et de votre préjugé à l’égard de l’autonomisme, que vous méconnaissez l’histoire de l’Alsace, précisément celle de ce mouvement courageux, parfaitement respectable, issu de tous les partis alsaciens pour défendre à travers le Heimatbund les droits du peuple alsacien face à l’intransigeance du gouvernement français. Les amalgames que vous suggérez avec un courant extrémiste sont mensongers. Ils ne correspondent pas à la réalité historique et ne vous honorent pas.

Nous ne nous faisons aucune illusion sur la Collectivité européenne d’Alsace dès lors que ses promoteurs, dont vous, restent enfermés dans des clichés et une conception de la démocratie héritée de la France d’avant la décolonisation. Sans autonomie, il ne peut y avoir d’épanouissement des spécificités alsaciennes au sein de la République. Sans autonomie cette spécificité se résumera à du folklore. Notre combat pour une Alsace autonome, libérée du carcan du centralisme et incarnant les principes européens de démocratie et de subsidiarité, nous le menons avec fierté et forts de nos convictions.

 

« La défense et le renforcement de l’autonomie locale dans les différents pays d’Europe représentent une contribution importante à la construction d’une Europe fondée sur les principes de la démocratie et de la décentralisation du pouvoir, et le principe de l’autonomie locale doit être reconnu dans la législation interne et, autant que possible, dans la Constitution. » (article 2 de la Charte).

Nous ne pouvons que vous inviter à vous débarrasser de vos œillères et à vous affranchir des vieux schémas pour orienter votre action pour l’Alsace vers des objectifs résolument européens et progressistes.

 

Dans cette perspective, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes salutations alsaciennes et autonomistes,

 

Andrée Munchenbach,

Secrétaire fédérale 

+33 6 35 10 28 78

Collectivité européenne d’Alsace : un projet creux, mais une victoire politique pour le peuple alsacien

Le mercredi 26 juin 2019, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi pour la création d’une Collectivité européenne d’Alsace.

 

Lors des débats, Paul Molac et Jean-Félix Acquaviva, députés breton et corse de la fédération Régions et Peuples Solidaires ont défendu le point de vue de l’immense majorité de la population alsacienne en réclamant une sortie du Grand Est et la création d’une Collectivité à statut particulier. Sur le plan symbolique, mais fondamental, les deux députés ont défendu la reconnaissance du peuple alsacien devant l’Assemblée nationale, mettant les députés « alsaciens » devant leurs responsabilités et, parfois, devant leur absence de convictions, voire leur décalage avec la population alsacienne.

 

Un certain nombre d’autres revendications réclamées par les Alsaciens ont également été défendues par amendement durant les débats par les deux députés, telles l’organisation de référendums d’initiative populaire sur le futur de l’Alsace ou le renforcement des compétences en matière de promotion de la langue régionale.

Au final, les quatre députés de Régions et Peuples Solidaires (en comptant les députés corses Michel Castellani et Paul-André Colombani) ont décidé de s’abstenir, considérant que le texte ne répond pas aux attentes du peuple alsacien, mais qu’il constitue déjà une première avancée pour tous ceux qui se sont engagés aux côtés d’Unser Land pour une renaissance institutionnelle de l’Alsace.

La Collectivité européenne d’Alsace n’est qu’un premier pas. L’exemple corse montre qu’à force de ténacité, des évolutions ultérieures sont possibles. Ces évolutions sont même inévitables au vu de la construction juridique bancale de cette collectivité et de la faiblesse des compétences qui lui ont été confiées.

 

Ces deux jours de débats ont démontré l’importance de la solidarité entre les peuples de l’hexagone pour la reconnaissance de leurs droits. Cette coopération est appelée à se poursuivre et à se renforcer.

 

Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land

Paul Molac, député de Bretagne

Jean-Félix Acquaviva, député de Corse

Gustave Alirol, Président de Régions et Peuples solidaires

Solidarité catalano-alsacienne

Unser Land appelle le peuple alsacien à soutenir le peuple catalan dans son combat pour la justice et la démocratie.

 

Une manifestation organisée par les mouvements catalans se tiendra ce mardi 2 juillet à partir de 9 heures, à Strasbourg, devant le parlement européen pour dénoncer l’injustice dont sont victimes les députés européens catalans élus en mai dernier. En effet, ni Oriol Junqueras, retenu en prison par l’État espagnol, ni Carles Puigdemont, contraint à l’exil en Belgique, ne pourront être investis ce 2 juillet. Il s’agit clairement d’un déni de démocratie, d’un affront fait au peuple catalan. Plus généralement, la manifestation soutiendra les prisonniers politiques catalans.

 

Les autonomistes alsaciens n’ont que trop connu, dans leur histoire, la répression politique, dont l’emprisonnement, pour ne pas manifester d’instinct leur solidarité vis-à-vis du peuple catalan, qui affronte en Espagne un régime qui se durcit. Aussi, Unser Land appelle tous les Alsaciens qui le pourront à se réunir ce mardi, à l’heure et au lieu dits, pour soutenir le peuple catalan, dont la combativité montre au peuple alsacien et à toutes les autres minorités nationales d’Europe la voie à suivre.

 

C’est en s’unissant que nous ferons entendre nos revendications. C’est pour cela que le plus possible de rot un wiss devront flotter, le mardi 2 juillet, aux côtés du drapeau étoilé catalan !

 

Andrée MUNCHENBACH-KELLER

Secrétaire fédérale d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78‬

On n'est jamais mieux trahi que par les siens !

Sans préjuger de la détermination et des convictions des députés et des élus alsaciens, Unser Land a fait appel aux députés breton Paul Molac et corse Jean-Félix Acquaviva, également membres de Régions & Peuples Solidaires, pour porter, au sein de la Commission des lois, ses propositions et amendements en faveur d’un statut particulier pour la future Collectivité Européenne Alsace.

 

A minima, les Alsaciens auraient pu attendre des députés alsaciens qu’ils emboîtent le pas et soutiennent ces propositions. Hélas, c’est tout le contraire qui se produit. Voilà que le député Vincent Thiébaut se dit « choqué » d’entendre parler de « peuple alsacien », concept « extrêmement dangereux ». Soulignant qu’il est né à Toulouse de parents non alsaciens, qu’il se sent heureux d’habiter en Alsace, il réfute, selon un raisonnement ethniciste, le droit des Alsaciens, d’origine ou de cœur, à se considérer comme un peuple. Il admet dans doute les « spécificités » folkloriques — bretzels, kouglofs, etc. —, comme son collègue Becht, lequel de son côté paraît être aveugle ou sourd puisqu’il prétend « n’avoir jamais entendu de revendication de l’authentification du peuple alsacien ».

Les deux élus ont en commun la même vision jacobine et monolithique de la République « une et indivisible ». Au contraire du député Paul Molac, appuyé par Jean-Félix Acquaviva, qui affirme la concomitance de son identité régionale, nationale et européenne, nos deux députés se satisfont d’être Français, peut-être Européens, certainement Citoyens du monde, mais surtout pas Alsaciens ! En complète allégeance aux dogmes du centralisme jacobin, le député Thiébaut clame qu’il votera contre l’amendement déposé sous l’impulsion d’Unser Land en faveur de la reconnaissance — et du respect — du peuple alsacien… À tirer ainsi contre son propre camp, il mérite que les Alsaciens le mettent sur la touche ! Zum Heulen !

 

Unser Land salue la solidarité, la pertinence et l’efficacité des députés breton et corse au service de l’Alsace et s’indigne en proportion de la veulerie des deux députés alsaciens qui, comme l’avait fait avant eux un certain Manuel Valls de triste mémoire, nient l’existence même du peuple alsacien. Honte à eux !

 

Andrée Munchenbach,

Secrétaire fédérale 

+33 6 35 10 28 78

Une délégation d'Unser Land reçue à l'assemblée nationale par le rapporteur de la loi sur la CEA

Jean-Georges Trouillet, président, et Martin Meyer, secrétaire général d’Unser Land ont été reçus ce matin à l’Assemblée nationale par M. Rémy Rebeyrotte, député et rapporteur de la loi sur la Collectivité européenne d’Alsace. Cet échange a duré environ une heure a permis aux dirigeants du mouvement alsacien de rappeler qu’en l’état, le projet de CEA, ne répond pas aux attentes principales du peuple alsacien, à savoir la sortie du Grand Est et la création d’une collectivité à statut particulier.

 

D’autre part, ils ont rappelé que ni l’État ni le Grand Est n’ont fait de réelles concessions et qu’il est du devoir des députés de rééquilibrer le projet en se conformant aux principes signés dans la déclaration de Matignon du lundi 29 avril sur la collectivité européenne d’Alsace.

 

Enfin, Jean-Georges Trouillet et Martin Meyer ont insisté sur la nécessité que la Collectivité européenne d’Alsace apporte des améliorations sur le plan démocratique avec un accès facilité au référendum d’initiative citoyenne. Cet outil pourrait favoriser l’évolution des modalités électorales en vue de tendre vers la constitution d’une assemblée qui soit réellement représentative de l’électorat alsacien.

 

Cette réunion fut suivie d’une rencontre avec les députés corse Jean-Félix Acquaviva et breton Paul Molac, qui portent les amendements initiés par Unser Land.

 

Jean-Georges Trouillet,

Président

+33 6 67 28 85 69‬

Collectivité européenne d’Alsace : Unser Land fera entendre la voix du peuple alsacien à l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l’examen de la Collectivité européenne d’Alsace par l’Assemblée nationale, Unser Land a rédigé une vingtaine d’amendements qui seront présentés et défendus par le député breton Paul Molac et le député corse Jean-Félix Acquaviva lors du passage du texte devant la commission des lois, ce mardi 18 juin 2019.

 

Unser Land s’est fixé pour objectif, d’abord et avant tout, de se faire le porte-parole des Alsaciens, et en particulier de tous ceux qui depuis 2014 se sont mobilisés contre la disparition de l’Alsace. C’est grâce à leur engagement et à leur vote en faveur d’Unser Land, que la question alsacienne est aujourd’hui à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

 

En premier lieu nous tenons à rappeler que cette mobilisation est de nature identitaire, au sens noble du terme. Nous voulons permettre à notre peuple de renouer avec ses racines, lesquelles ne sont pas source d’exclusion, mais d’ouverture. La Collectivité européenne d’Alsace ne peut se borner à être une technostructure sans âme, elle doit être le cadre institutionnel qui permettra la pérennisation et l’épanouissement du peuple alsacien. À cette fin, nous ferons présenter un amendement demandant la reconnaissance du peuple alsacien.

 

Comme l’ont prouvé trois sondages successifs, nous rappellerons qu’une écrasante majorité des Alsaciens veulent sortir du Grand Est et obtenir une Collectivité à statut particulier. Nous présenterons un amendement correspondant, tandis qu’un autre amendement prévoira l’organisation d’un référendum à ce sujet.

 

La nouvelle collectivité alsacienne doit apporter une plus-value démocratique. Pour cela un premier amendement visera à transformer cette assemblée de notables que constituent les conseils départementaux en une assemblée réellement représentative de l’opinion publique alsacienne. Pour cela, nous demandons une élection à la proportionnelle sur le modèle de l’assemblée de Corse. Un autre amendement proposera de baisser significativement le nombre de signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum d’initiative populaire à l’échelle alsacienne.

 

Sur la question linguistique, nous proposons sept amendements, concernant principalement l’organisation de l’enseignement, la présence de la langue régionale dans les médias, l’utilisation de langue régionale comme langue de travail au sein de la CEA ou encore la coopération scolaire transfrontalière.

 

Nous proposerons également des amendements sur la formation professionnelle, la gestion des fonds européens, la réouverture des lignes ferroviaires transfrontalières et la définition des politiques mémorielles,

Enfin, nous n’oublions pas les liens qui nous unissent à la Moselle et proposerons pour cela une coopération renforcée avec le Conseil départemental de la Moselle sur les sujets qui nous sont communs (langue, droit local, transports).

 

Jean-Georges Trouillet,

Président

L'hôpital en Alsace : Retisser les liens de proximité, de qualité et de confiance

Unser Land réaffirme son soutien aux personnels hospitaliers et aux citoyens dans le combat courageux qu’ils ont engagé pour la préservation d’une prise en charge hospitalière juste, égale et universelle.

 

 

Les menaces et la suppression de services ces derniers temps aux hôpitaux de Thann/ Thànn, Altkirch/ Altkirch, Sélestat/ Schlettstàdt, Obernai/ Ewernàhn, Schirmeck… ainsi que la pression mise sur les personnels — particulièrement dans les services des Urgences — mais aussi sur les usagers dans le contexte d’une population en augmentation, vieillissante et/ou fragile — sont d’autant plus inacceptables que le pouvoir central gère notre bien commun de manière complètement déconnectée de nos réalités locales.

 

Aussi, Unser Land réclame d’abord des mesures et des investissements immédiats pour arrêter le massacre social et psychologique dans les services. Le parti demande le rétablissement d’un maillage territorial de proximité garantissant un accès équilibré aux soins et mettant fin à la logique dévastatrice de concentration dans quelques « métropoles choisies ».

 

D’autre part, Unser Land se mobilise pour une décentralisation et une démocratisation de la politique de santé à travers du retour à une Agence Régionale de la Santé inscrite dans le périmètre alsacien et pilotée conjointement par les élus locaux, les professionnels de santé et des représentants des usagers.

 

Andrée Munchenbach,

Secrétaire fédérale 

+33 6 35 10 28 78