Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

Européennes: François Alfonsi (R&PS) élu !

Unser Land se réjouit de l'élection de François Alfonsi, candidat en 9ème position sur la liste de Yannick Jadot (EELV).

 

François Alfonsi était le candidat de la fédération Régions et Peuples solidaires, fédération dont Unser Land est membre fondateur.

 

Avec François Alfonsi, le peuple alsacien disposera à Strasbourg et à Bruxelles d'un défenseur dévoué et compétent. Notre mouvement se réjouit de pouvoir compter sur notre ami corse pour faire avancer la cause alsacienne à l'échelle européenne.

 

Jean-Georges Trouillet,

Président

 

+33 6 67 28 85 69‬

Appel à voter R&PS au sein de la liste EELV ce dimanche 26 Mai

Les idées de fédéralisme, d’autonomie des régions, de subsidiarité et de respect des minorités linguistiques, en somme de défense de la diversité culturelle de nos régions, seront représentées, lors de l’élection européenne du 26 mai prochain, par les candidats de Régions et Peuples Solidaires (R&PS), fédération dont Unser Land est l’un des membres les plus importants. Parmi ces candidats, François Alfonsi, membre du parti Femu a Corsica, est éligible. 

 

François Alfonsi figure en 9e position sur la liste EELV conduite par Yannick Jadot. Unser Land appelle donc à voter pour cette liste, pour la défense de notre Heimet et des autres minorités nationales de France au parlement européen.

 

Jean-Georges Trouillet,

Président d'Unser Land

Lettre au Ministre de la Culture suite à la démission du directeur de France Bleu Alsace

Schiltigheim, le 13 mai 2019

Monsieur le Ministre,

 

 

Au nom du parti Unser Land, dont l'un des principaux objectifs est la préservation et la promotion de la langue et de la culture alsaciennes, je vous fais part de l'incompréhension et de l'inquiétude suscitées par le départ annoncé de M. Hervé de Haro de la direction de France Bleu Alsace.

 

Les Alsaciens n'ont eu qu'à se féliciter de l'action de M. de Haro à la tête de la station alsacienne de France Bleu. Son bilan est exceptionnel.

 

En partenariat avec l'Office de la Langue et de la Culture Alsaciennes (l'OLCA), il a donné au concours the Voice, une application régionale, D'Stimme, qui suscite l'engouement des jeunes Alsaciens et redonne à la langue de notre région une tribune et une audience inédites.

 

M. de Haro a également l'immense mérite de donner une dimension européenne à France Bleu en jetant un véritable pont culturel par-dessus le Rhin à travers France Bleu Elsass qui devient la première webradio transfrontalière, ouverte à tout le sillon rhénan dans un partenariat unique avec les radios de service public du Bade-Wurtemberg et de la Sarre, la SWR et la SR.

 

France Bleu Elsass par ses émissions bilingues, en Elsasserditsch et allemand standard, s'ouvre ainsi potentiellement à 4 millions de nouveaux auditeurs et traduit au quotidien l'amitié franco-allemande. Ce projet transfrontalier innovant a été validé par les plus hautes instances au sein même du Parlement européen le 12 novembre dernier, en présence de Mme Sybile Veil.

 

M. de Haro avait été nommé à la direction de France Bleu Alsace au lendemain de la suppression de l'antenne hertzienne de France Bleu Elsass, qui coupait brutalement les auditeurs alsaciens, notamment les plus anciens, des émissions dans leur langue maternelle dès lors qu'ils n'avaient pas accès au réseau numérique. 

 

Il a su renouer le lien avec ces auditeurs orphelins en introduisant peu à peu la langue alsacienne dans la programmation de France Bleu Alsace, même si la part accordée au répertoire alsacien reste très largement insuffisante, comparée notamment à celle du répertoire anglo-saxon et à la place accordée à la langue régionale sur France Bleu Armorique, Pays Basque et surtout France Bleu RCFM. Pourtant l'Elsasserditsch est un facteur d'épanouissement et d'intégration notamment économique dans le bassin rhénan, au voisinage immédiat de la Suisse et du Bade-Wurtemberg, parmi les régions les plus prospères au monde.

 

Suivant la promesse de son prédécesseur, M. Delattre, M. de Haro s'est efforcé d'obtenir un accès sur la RNT pour les émissions de France Bleu Elsass et ainsi inscrire durablement notre radio régionale de service public dans la modernité et conforter la dynamique impulsée. Pour l'heure ses efforts dans ce dossier n'ont pas abouti.

 

Nous regrettons bien évidemment le départ de M. de Haro et déplorons les raisons qui l'ont amené à ce choix. Nous perdons avec lui un homme brillant, visionnaire et généreux.

 

Néanmoins nous voulons espérer que son action sera poursuivie avec le même objectif d'excellence et la même ambition au service du public alsacien.

 

A cet égard nous vous demandons de nous garantir en réponse à ce courrier que, d'une part, le concours d'Stimme en partenariat avec l'OLCA et, d'autre part, la dimension transfrontalière seront maintenus et développés et que la station alsacienne sera enfin éligible à la RNT.

 

Nous vous demandons de veiller à ce que le successeur de M. de Haro agisse dans la continuité et soit choisi en raison de son ouverture et de sa bienveillance à l'égard de la culture régionale, de son respect du peuple alsacien et de ses convictions humanistes et européennes. 

 

Nous attendons que tous les projets portés par M. de Haro en faveur de la promotion de la langue et de la culture alsaciennes soient poursuivis.

 

Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations distinguées,

 

Andrée MUNCHENBACH

Secrétaire générale d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78‬

Lettre au président de la République

Schiltigheim, le 2 mai 2019

Monsieur le Président,

 

 

Le sondage BVA du 30 avril, concernant l'adhésion des Français à la nouvelle carte des Régions, confirme le rejet, par plus de 80% des Alsaciens interrogés, de la Région administrative Grand Est à laquelle ils ont été intégrés d'autorité par un coup de gomme et un trait de crayon aléatoires de votre prédécesseur.

 

 

 

Mais l'élément nouveau de ce premier sondage à l'échelle hexagonale réside dans le constat que la grande majorité des Français concernés par le redécoupage régional en sont insatisfaits. Cela ne peut vous laisser indifférent.

Le mouvement des Gilets Jaunes exprime depuis des mois une légitime aspiration à davantage de justice sociale et à une organisation et un fonctionnement plus démocratiques du pays. La réforme territoriale mise en œuvre par le gouvernement Hollande et Vals, auquel vous avez participé, rajoute au malaise ambiant. En Alsace, elle est ressentie comme une spoliation et un déni de démocratie.

 

Faut-il le rappeler ? Le big bang de la réforme territoriale conduit à une augmentation de la dépense publique au titre des coûts de fonctionnement (déplacements, hébergements, indemnités, etc.) et de communication, à la charge des contribuables sans réelle contre-partie. Le gigantisme de ces technostructures éloigne les centres de décision, dans des domaines primordiaux comme la Santé, la Justice, l'Education, de la réalité du terrain et de la spécificité des enjeux. La proximité est un gage de bonne administration, elle est également un impératif démocratique.

 

La rue continue de semaine en semaine à exprimer ses doléances. Les Alsaciens expriment de sondage en sondage leur demande de sortie de l'aberration administrative, économique et politique que constitue le Grand Est. Leur mécontentement n'est pas isolé, comme le prouve le sondage BVA.

 

Il est temps de mettre un terme à une expérience malheureuse qui, après 3 années, est rejetée par une majorité des Français et 82% des Alsaciens. Une approche différenciée et démocratique impose de tout remettre à plat et de reconsidérer le périmètre des régions au cas par cas, en validant les nouvelles régions qui fonctionnent et satisfont leur population et en rendant leur contour historique aux autres.

 

Le sort de l'Alsace est à l'ordre du jour de la prochaine session de l'Assemblée Nationale. Le projet de « Collectivité Européenne d'Alsace » que vous parrainez répond à un double prérequis, posé arbitrairement et d'autorité par vous-même : vous refusez la sortie du Grand Est et le statut particulier que prévoit l'actuelle Constitution dans son article 72 et dont jouissent notamment la Corse, Lyon et Paris.

 

Vous ne pouvez gouverner contre le peuple !

 

La nouvelle collectivité que vous nous consentez se réduirait à un département, grand par la taille mais condamné à subir la tutelle d'une méga-région qui ne lui correspond pas. Les députés alsaciens vont tenter d'amender le projet. Mais en tout état de cause, ce qui ressortira du vote final ne prendra en compte ni l'intérêt ni la demande maintes fois exprimée du principal intéressé : le peuple alsacien.

 

Aussi nous vous exhortons, Monsieur le Président, à retirer la proposition de loi concernant la CEA et à engager le gouvernement à réexaminer la loi NOTRe au vu du bilan des trois années écoulées.

 

De notre côté nous invitons les députés, d'Alsace mais aussi des autres régions de France, à ne pas cautionner une organisation territoriale qui ne respecte pas la volonté des peuples. Nous invitons spécialement les députés alsaciens à refuser de débattre d'un statut au rabais pour l'Alsace. Au besoin, qu'ils démissionnent ! Unser Land leur assurerait alors son soutien pour une réélection sur la base d'un projet pour l'Alsace conforme à l'attente des Alsaciens.

Recevez, Monsieur le Président, nos salutations alsaciennes,

 

Andrée MUNCHENBACH-KELLER

Secrétaire générale d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78‬

Cathédrale de Strasbourg : quelles mesures de sécurité ?

Suite au triste et terrible incendie qui a ravagé Notre Dame de Paris, on peut légitimement se poser une question toute simple : si l’État français n’arrive pas à assurer la sécurité d’un monument parisien aussi emblématique, qu’en est-il de la cathédrale de Strasbourg ? Chacun sait la différence de traitement et de moyens entre Paris et les régions. Cette question doit être posée.

 

La cathédrale de Strasbourg est en effet propriété de l’État, qui en a confié la maîtrise d’ouvrage déléguée à l’Oeuvre Notre Dame (Frauenwerk) depuis 1999.

Aussi, nous annonçons notre intention de rédiger dans les jours à venir un courrier, à l’attention du Préfet, afin de connaitre les mesures actuellement en place à la cathédrale de Strasbourg pour prévenir et lutter contre un éventuel incendie — involontaire ou criminel — similaire à celui s’étant produit à Paris.

 

Jean-Georges Trouillet,

Secrétaire-général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69‬

LETTRE OUVERTE aux parlementaires alsaciens

Schiltigheim, le 11 avril 2019

 

L’Alsace entre chant du cygne et renaissance du phénix.

 

 

La résistance de l’Alsace à sa disparition dans la région Grand Est relève du réflexe de survie et de l’attachement d’un peuple à son identité et sa dignité. Le refus des Alsaciens de se reconnaître dans la méga-région imposée par le précédent gouvernement et l’attention accordée par le gouvernement actuel au « désir d’Alsace » démontrent la réalité tenace et indéniable de la spécificité alsacienne.

 

 

La bataille autour du nom « Collectivité Européenne d’Alsace », retoqué par le Conseil d’Etat et par le Sénat, paraît bien vaine. Elle dit cependant l’importance des mots et la nécessité de la rigueur.

 

Si l’Alsace par son histoire est sans doute la plus européenne des régions de France, elle ne peut dorénavant  revendiquer l’exclusivité du qualificatif « européenne ». Le renoncement à perpétuer et développer un bilinguisme franco-allemand, pourtant naturel dans la vallée rhénane et évidemment bénéfique à maints égards, contribue à faire pâlir son image européenne et à affaiblir les arguments des défenseurs du Parlement à Strasbourg. Sur la pente du monolinguisme, l’Alsace se distingue de moins en moins des autres régions frontalières françaises.

 

La spécificité alsacienne tient essentiellement à deux aspects, liés à sa géographie et à son histoire : d’une part la langue, l’Elsasserditsch, pratiquée depuis deux millénaires, et d’autre part un système juridique, hérité de la période du rattachement à l’Allemagne entre 1871 et 1918, et conservé avec bonheur, malgré quelques grignotages.

 

On peut regretter qu’après la grande boucherie de 14-18, les Alsaciens – et les Mosellans – n’aient pas été consultés sur le bien-fondé ou au moins sur les modalités de leur rattachement à la France. La déclaration du maréchal Joffre à Thann le 24 novembre 1914* pouvait laisser espérer un traitement adapté, du vrai « cousu main » pour une intégration réussie et respectueuse.

Le retour à la France n’a de loin pas été un long fleuve tranquille. La mobilisation des Alsaciens, attachés à préserver leurs acquis, a fait reconnaître juridiquement un Droit local, qui est cependant soumis à la discrétion de l’Assemblée Nationale. Il s’applique depuis près d’un siècle sans avoir perturbé la cohérence nationale. Ainsi le régime concordataire maintenu en Alsace rend l’enseignement religieux obligatoire – tout en permettant les dérogations. Il est inscrit dans les emplois du temps et prévoit la formation et le recrutement d’enseignants pour la discipline : une exception en France. Le régime local d’assurance maladie, autogéré, assure une complémentaire santé aux salariés et à leurs ayant-droit : un modèle de solidarité et d’efficacité, qui mériterait d’être étendu à toutes les régions. Des lois particulières régissent le droit de la chasse, des associations, etc. Deux jours fériés supplémentaires sont inscrits au calendrier en Alsace et en Moselle, sans avoir jamais nui à la prospérité ou au dynamisme économiques.

Le particularisme linguistique de cette région attachée par des racines profondes au monde germanique est un autre marqueur, primordial. Les patronymes et les toponymes le rappellent, dans un contexte où malheureusement la pratique de la langue vernaculaire continue de régresser depuis la fin de la dernière guerre. Pourtant la perpétuation de la Muttersprache est un enjeu économique majeur dans le bassin rhénan : notre langue nous permet un lien direct avec nos voisins immédiats, du Bade-Wurtemberg, de Bâle, qui comptent parmi les plus prospères au monde.

 

D’après le sondage CSA commandé par Unser Land en avril 2017, 67% des Alsaciens se prononcent en faveur du développement de l’enseignement bilingue français-allemand, qui ne bénéficie actuellement qu’à 8% des élèves. 61% demandent qu’à l’allemand standard soit associé l’allemand dialectal, l’Elsasserditsch.

 

Les Alsaciens sont en droit d’attendre un projet politique spécifique et volontariste, fondé sur ces deux piliers, juridique et linguistique. Cela suppose bien évidemment son inscription dans le périmètre institutionnel idoine. Nommer ce périmètre c’est commencer à le faire exister.

 

Au début était le Verbe

 

Le trait pertinent et propre pour qualifier le cadre institutionnel qui correspond aux caractéristiques juridiques et surtout culturelles et linguistiques de l’Alsace renvoie qu’on le veuille ou non à sa germanité.

 

Ainsi on pourrait faire référence à la « Communauté germanophone de Belgique » pour proposer la dénomination « Collectivité germanophone de France ». Cela n’aurait rien d’incongru si l’on considère qu’une forte proportion des Alsaciens des générations les plus anciennes ont parlé Ditsch avant d’apprendre le français, par une immersion efficace à l’école de la République… Pour le Prix Nobel de la Paix alsacien Albert Schweitzer l’allemand est sans ambiguïté langue maternelle en Alsace, pour la simple raison que le dialecte alsacien, dans lequel notre parler puise ses racines, est allemand. « Deutsch ist mir Muttersprache, weil der elsässische Dialekt, in dem ich sprachlich wurzle, deutsch ist. » (Aus meinem Leben und Denken, 1931) Le projet politique en faveur de la réactivation de notre langue deviendrait enfin une priorité affirmée.

 

Dans l’immédiat, cette dénomination devient un peu anachronique au vu de la raréfaction des locuteurs germanophones chez les plus jeunes. Elle serait par ailleurs inévitablement en butte à l’incompréhension et aux mauvais procès dans un pays qui s’interdit de ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Elle pose en outre la question de la Moselle.

 

Pour ne pas susciter de nouveaux et délicats débats, le bon sens commande de revenir aux fondamentaux et de rendre aux Alsaciens tout simplement l’Alsace : à la fois un nom et une région de plein exercice.

 

En tout état de cause, si l’alsacianité, pour ne pas dire la germanité, de notre région était assumée,  elle constituerait un argument fort et inattaquable de singularité pour la revendication du statut particulier que prévoit la Constitution en son article 72 et pour la sortie de la technostructure Grand Est.

 

Nous exhortons les parlementaires alsaciens : qu’ils arrêtent de se payer de mots creux ! Il n’y a pas lieu de batailler pour décrocher la formule pompeuse mais vide de « collectivité européenne Alsace » : elle masque mal la régression d’une région de plein droit à un simple département, auquel ne serait attribuée aucune compétence réellement spécifique.

 

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément. » (Nicolas Boileau) Nous attendons de nos élus qu’ils portent la revendication légitime du peuple alsacien et qu’ils réclament tout simplement le retour à une région Alsace, hors du Grand Est. Qu’ils refusent de débattre de toute autre alternative. S’ils ne sont pas entendus, qu’ils démissionnent !

 

Andrée MUNCHENBACH

 

* « La France vous apporte, avec les libertés qu’elle a toujours représentées, le respect de vos libertés alsaciennes, de vos traditions, de vos convictions, de vos mœurs. Je suis la France, vous êtes l’Alsace. Je vous apporte le baiser de la France. »

Andrée Munchenbach

Secrétaire générale d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78‬

Droits linguistiques : Macron se mord la langue !

Unser Land rappelle Emmanuel Macron à sa promesse d’un « pacte girondin », qui, dans le cas de l’Alsace, demande prioritairement une politique linguistique novatrice : l’enseignement immersif en alsacien.

 

Il est loin le temps de la dernière campagne présidentielle, lorsqu’Emmanuel Macron invoquait le rêve girondin d’une France décentralisée, respectueuse des identités régionales ! La triste mascarade du débat parlementaire sur les compétences du « département Alsace » achève de confirmer le reniement du « pacte » qui devait être conclu avec les régions. 

À la médiocrité, Jacqueline Gourault a ajouté l’ignominie. En effet, la ministre de la Cohésion des territoires a déclaré, le 4 avril, devant les sénateurs que « l’enseignement immersif est possible bien sûr dans des écoles privées […], mais pas dans les écoles publiques, car on ne peut pas raisonnablement l’imposer aux parents ». Qu’est-ce que la raison vient faire ici ? La République française a-t-elle été « raisonnable » en pratiquant en Alsace l’immersion en français de tout un peuple germanophone ? Était-il « raisonnable » d’extirper l’allemand de l’école et de la presse ? En quoi serait-il aujourd’hui extravagant, pour rattraper tout le mal qui a été fait, de proposer à tous les parents un enseignement immersif en alsacien, en donnant aux familles non intéressées le choix de laisser leurs enfants dans un enseignement non immersif ?

 

Un autre mot couperet a été employé par la ministre, moins blessant, mais plus définitif : « inconstitutionnel ». Voilà ce que serait l’enseignement immersif dans les écoles publiques, d’après le Conseil constitutionnel. Jacqueline Gourault oublie, en répétant la position de ce dernier, que 17 écoles publiques du Pays basque Nord mettent en œuvre cet enseignement à titre expérimental. Pourquoi ne pas permettre la même expérimentation en Alsace ? Il est vrai qu’au Pays basque aussi, l’État interdit toute nouvelle ouverture : les surveillants de la prison des peuples renforcent la garde ! Nathalie Loiseau, alors ministre chargée des Affaires européennes, déclarait, en décembre 2017, sur le plateau de France 3 que la ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires était de la « dispersion ». Elle mène aujourd’hui la liste du parti présidentiel aux élections européennes…

Quand on prétend être européen, on ne laisse pas mourir une langue régionale qui est aussi la langue du pays voisin ! Unser Land ne nie pas la responsabilité des Alsaciens eux-mêmes, trop soumis à l’autorité, dans la non-transmission des dialectes germaniques d’Alsace, mais il est un fait que l’État français, notamment par sa politique scolaire, en est le principal responsable. Les options sont les suivantes : soit l’enseignement immersif peut être développé dans les écoles publiques d’Alsace à titre d’expérimentation ; soit la constitution doit être changée pour permettre cet enseignement.

Unser Land ne se soumettra jamais à l’arbitraire et au carcan d’une France qui interdirait aux Alsaciens de rester des Alsaciens. Mir welle bliewe, wàs mir sin! Nous n’attendrons pas qu’un successeur d’Emmanuel Macron présente, dans 30 ans, des excuses au nom de la République française pour l’ethnocide réalisé en Alsace.

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire générale d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78‬

CEA : miroir et pâté aux alouettes

Unser Land dénonce un projet vide ainsi que la division et la mollesse des élus alsaciens.

 

Ce jeudi 4 avril, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi relatif aux compétences de la Collectivité Européenne d’Alsace. Le contenu du projet de loi est tellement creux qu’un amendement donne le droit aux autres départements français de demander les mêmes compétences que la CEA. Où est la particularité alsacienne ?

 

Ainsi, le projet de loi est, selon l’expression du président de la commission des lois, un « pâté d’alouettes » : beaucoup de viande de cheval et quelques morceaux d’alouette…

 

Lors des débats, les sénateurs alsaciens sont apparus divisés et, en grande majorité, d’une mollesse affligeante. Que dire des déclarations de Claude Kern : « Je suis satisfait que la Collectivité européenne d’Alsace soit un département plus » ou de Guy-Dominique Kennel : « L’Alsace ne souhaite pas se singulariser ». Mais la palme revient à Patricia Schillinger invoquant une « cigogne bienveillante » et proclamant : « Nous ne voulons pas d’une Alsace libre, mais d’une Alsace sereine ».

 

Le peuple alsacien ne peut se reconnaître dans ce renoncement béat à la liberté et à la maîtrise de son destin !

 

Comme en 2013, nos élus, Républicains en tête, portent une lourde responsabilité dans l’échec des avancées institutionnelles pour l’Alsace. En 2013, le projet avait échoué notamment à cause des égos de Messieurs Richert et Buttner. Aujourd’hui, la renaissance institutionnelle de l’Alsace se heurte à la trahison de Jean Rottner, à la naïveté des présidents de conseils départementaux et à la mollesse des parlementaires.

 

L’Alsace était en droit d’attendre de ses parlementaires et des présidents de conseils départementaux qu’ils se montrent unis et déterminés, déjà face au gouvernement, pour exiger un statut particulier et la sortie du Grand Est. Und sonst nichts ! There is no alternative ! Il n’en a rien été. La déception le dispute à la colère et à la honte.

 

Plus que jamais, le fossé est béant entre les attentes de la population et le comportement des élus censés la représenter.

Réuni en assemblée générale, Unser Land renforce sa direction et se prépare pour la « bataille d’Alsace »

Réunis ce samedi 23 mars en Assemblée générale à Barr, plus de 150 membres d’Unser Land ont approuvé le rapport d’activité présenté par Andrée Munchenbach et Jean-Georges Trouillet. L’année 2018 a été particulièrement riche tant sur le plan de la réflexion que sur celui des actions et mobilisations. À commencer par la rédaction d’une proposition de loi pour une collectivité Alsace à statut particulier, en lien avec les responsables de l’exécutif corse et d’autres parlementaires. Ce rapport a été présenté au préfet ainsi qu’aux conseillers de Jacqueline Gourault, lors de sa venue en Alsace.

Outre le volet institutionnel, notre parti s’est impliqué fortement sur d’autres dossiers clés pour l’avenir de l’Alsace et de nos enfants : le lien social et défense des petits hôpitaux, Stocamine, GCO, etc.

 

Pour tenir compte de la croissance du nombre de ses membres et afin de renforcer son efficacité, les membres d’Unser Land ont choisi d’évaluer avant adoption d’une organisation plus souple et réactive. Dans cette nouvelle organisation, les membres ont choisi de confier la direction du mouvement à un triumvirat composé de Jean-Georges Trouillet (président), Andrée Munchenbach (secrétaire fédérale) et Martin Meyer (secrétaire général).

 

Martin Meyer était jusqu’à présent responsable adjoint de la fédération Basse-Alsace.

 

Andrée Munchenbach sera secondée par Laurent Roth, précédemment responsable adjoint de la fédération Haute-Alsace.

L’année 2019 sera de toute évidence aussi soutenue et de nombreux projets ont été présentés et validés. Projets que la bonne santé financière du parti permettra de mener à bien.

 

Met freit sin mer ùf 'm Wej weil 'd Freiheit 's Ziel esch.

 

Andrée Munchenbach

Présidente d’Unser Land

‭ +33 6 35 10 28 78‬

 

Jean-Georges Trouillet,

Secrétaire-général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69‬

Collectivité européenne d’Alsace : l’emballage est déchiré, la boîte est vide…

Après l’avis du Conseil d’État, la Commission des lois du Sénat vient de décider de renommer le projet du gouvernement « Département d’Alsace » au lieu de « Collectivité Européenne d’Alsace ». 

 

Ce soir, plus personne ne croit à l’enfumage gouvernemental. Avant, le nom ronflant cachait un projet creux. Maintenant, il ne reste plus que le projet creux. 

 

Avant même que le texte ne soit examiné en séance plénière, chacun est désormais mis devant ses responsabilités. 

Pour notre part, nous exigeons une collectivité à statut particulier selon l’article 72 de la Constitution. Nous refusons formellement un simple département.

 

Il n’est un mystère pour personne que les Alsaciens n’accepteront pas un simple département. Les conseils départementaux alsaciens existent depuis maintenant plus de deux siècles, ils n’ont jamais permis d’apporter l’autonomie nécessaire à l’Alsace. Aussi, nous demandons aux présidents des deux conseils départementaux de prendre officiellement position pour une collectivité à statut particulier. 

 

Nous attendons de M. Macron et de son gouvernement qu’ils entendent enfin la demande du peuple alsacien d’obtenir cette collectivité à statut particulier accompagnée d’une sortie du Grand Est.

 

Jean-Georges Trouillet,

Secrétaire-général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69‬