Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

Hommage à tous les morts de la guerre de 1914-18. An alle Geopferten.

Depuis 4 ans le parti Unser Land organise une cérémonie alternative à la cérémonie officielle du 11 novembre, pour corriger le discours du secrétaire d’État aux anciens combattants lu par les maires devant les monuments aux morts. En effet ce discours rend hommage exclusivement aux Poilus morts pour la France et méconnaît la réalité alsacienne et mosellane : nos aïeux étaient depuis le traité de Francfort de 1871 sujets de l’empire allemand. Ils se sont battus et sont morts dans leur immense majorité dans l’uniforme Feldgrau.

 

Unsri Gschicht, dont nous suivons les travaux avec beaucoup d’intérêt, a entrepris de rappeler cette réalité historique à tous les maires d’Alsace et de Moselle pour les inviter à adapter leur discours.

Unser Land a interrogé le maire de Strasbourg sur son intention d’inclure un hommage explicite aux Feldgrauen dans son discours et de faire apparaître, à côté du drapeau national, un drapeau aux  couleurs de l’Alsace, celui adopté à l’unanimité par le Landtag Elsass-Lothringen/le parlement d’Alsace-Moselle en 1912. Fera-t-il entendre, en plus de la Marseillaise, un hymne alsacien ?

 

Sans réponse de sa part sur son intention de réorienter la cérémonie dans le sens de la vérité alsacienne, Unser Land continuera d’organiser un hommage spécifique. Nous déposerons notre gerbe sous les couleurs de l’Alsace à 9 h 30 au monument de la place de la République à Strasbourg.

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire fédérale d'Unser Land

+33 6 35 10 28 78

 

Unser Land écrit à Gilbert Meyer, Maire de Colmar et à ses conseillers municipaux

Monsieur le Maire,

 

Mesdames et messieurs les conseillers municipaux,

 

La décision du dernier Conseil Municipal de donner à la bibliothèque de Colmar le nom de l’ancien président Jacques Chirac récemment décédé nous consterne.

 

La bibliothèque des Dominicains recèle des joyaux de l’histoire littéraire alsacienne et rhénane. Elle a une importance patrimoniale de même niveau que la bibliothèque humaniste de Sélestat/Schlettstadt dédiée à Beatus Rhenanus, enfant de la ville.

 

 

L’engagement de l’ancien président de la République française en faveur des arts premiers pourrait éventuellement constituer un lien vers ce haut lieu de culture. Sauf que précisément des peuples premiers ont eu à souffrir de son action à la tête de l’État. En effet, Jacques Chirac porte la responsabilité première du massacre des militants kanaks de la grotte d’Ouvéa. C’est par ailleurs lui qui a commandé les derniers essais nucléaires dans le Pacifique, dont les populations locales subissent durablement les conséquences sanitaires. 

 

Des affaires de corruption durant son mandat de maire de Paris entachent également son bilan, globalement peu compatible avec les valeurs de l’humanisme rhénan auquel se rattache la bibliothèque.

 

Si l’on rajoute l’opposition de Jacques Chirac, s’appuyant sur le Conseil constitutionnel, à la ratification de la Charte européenne des langues régionales, on saisit l’incongruité qu’il y aurait à graver son nom au fronton du temple colmarien des alsatiques, d’une littérature rédigée dans la langue historique, mais non constitutionnelle des Alsaciens.

 

Permettez — une suggestion : si vous souhaitez honorer l’un de vos grands amis politiques et parisiens, réservez le nom de M. Balkany pour la nouvelle prison de Colmar.

 

In elsässischer Verbundenheit.

 

Andrée MUNCHENBACH

Secrétaire fédérale d'Unser Land

La Justice objet d'un chantage électoral !

Unser Land s’insurge contre les dérives ubuesques d’un système qui bafoue le principe de la séparation des pouvoirs et prétend instrumentaliser la Justice à des fins purement politiciennes et électoralistes. Ainsi, selon un article dévoilé par le canard enchaîné le 23 octobre et repris depuis par une grande partie de la presse, l’avenir du tribunal de Saverne dépendrait du résultat des prochaines élections et du degré d’allégeance des Savernois au parti présidentiel. Si le score de LREM est jugé insatisfaisant, les justiciables seront privés d’une juridiction héritée du XVe siècle et du Saint Empire. On rêve ?

 

Le sort de l’institution judiciaire serait concocté par une officine parisienne de LREM ? Sans justification technique, sans consultation des professionnels de la Justice, des justiciables ou encore des représentants élus du peuple ?

Nous dénonçons une nouvelle atteinte au service public de proximité, dans l’inacceptable continuité du démantèlement programmé du tissu social : hôpitaux, bureaux de poste, trésoreries…

 

De fait, les tripatouillages et méthodes des dirigeants LREM appellent une vraie bonne raclée électorale !

 

Anastasie Leipp

Responsable de la section Unser Land de Saverne

+33 6 87 07 10 50

Lettre à Madame Barbara CASSIN de l'Académie Française

Madame,

 

 

Votre élection à l' Académie française et votre discours inaugural remplissent de joie et d'espoir tous les défenseurs des cultures et des langues, plus particulièrement des langues régionales. Le panache et l'audace de votre intervention marqueront l'Histoire. D'emblée votre épée d'académicienne, non conventionnelle et pacifique, porte un message inouī parmi les gardiens du Temple de la langue française, la sacro-sainte et exclusive langue de la République : "Plus de langue" !

 

Alsaciens et Mosellans, nous luttons pour la préservation d'une langue plus que millénaire, pont culturel vers de nombreux peuples germanophones européens. Victimes de la politique d'éradication des parlers régionaux, appliquée avec  une rare efficacité par l'Education Nationale – entre autres institutions -, l'Elsasserditsch et le Platt (l'alémanique et le francique) que nos parents ou grands-parents parlaient naturellement deviennent malheureusement langue étrangère pour les plus jeunes générations. Moins de 3% des enfants en Alsace et Moselle les comprennent ou pratiquent encore. La situation est critique mais ne semble pas émouvoir les instances concernées.

 

 

Nous pressentons que vous saurez faire entendre la voix des régions et leur légitime et raisonnable aspiration à une reconnaissance et un statut officiel pour leurs langues. 

Nos comptons sur vous pour faire évoluer la vénérable assemblée que vous venez de rejoindre vers l'incitation - enfin! - à la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales et minoritaires. Il n'est pas acceptable que notre pays reste l'exception monolingue de l'Europe du XXIe siècle. 

 

Comme vous, nous refusons la fatalité du globish, du nivellement et du recul de la biodiversité culturelle et linguistique. Le professeur Claude Hagège l'écrit : le combat, nécessaire et urgent, pour la langue française gagnera en efficacité et légitimité s'il s'appuie sur la préservation et la promotion de toutes les langues de France. Nous attendons beaucoup de votre engagement dans ce sens, car - nous en sommes convaincus - la Force est avec vous !

 

Dans cette perspective, nous restons à votre écoute et à votre disposition, surtout si vous envisagiez un Tour de France des langues régionales. Veuillez agréer, Madame, l'expression de nos respectueuses salutations alsaciennes,

 

In elsässischer Hochachtung,

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire fédérale d'Unser Land

+33 6 35 10 28 78

Communiqué concernant les condamnations des prisonniers politiques catalans

Unser Land proteste contre les condamnations extrêmement sévères des prisonniers politiques catalans par la justice du régime espagnol et exige leur libération immédiate.

 

Nous avons appris avec consternation les condamnations extrêmement sévères des prisonniers politiques catalans, peines allant jusqu’à treize ans de prison ferme. 

 

Alors que ces dirigeants réélus en prison ou en exil avaient exercé le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes en organisant un référendum démocratique, voilà que l’état espagnol, loin de trouver des solutions d’apaisement et de concorde, prend des mesures provocatrices contre le Peuple catalan, mesures qui ne peuvent qu’entraîner la résistance, la violence, voire la guerre civile au pire.

 

Unser Land apporte son soutien indéfectible au Peuple catalan, exige la libération immédiate des prisonniers politiques et s’étonne de la passivité de l’Europe alors que la plupart des condamnés viennent d’être élus par le Peuple catalan au Parlement européen. Ils devaient siéger pour la plupart, dans le groupe parlementaire Alliance Libre Européenne/Les Verts dont est membre Unser Land. 

 

Nous condamnons également le soutien du président Macron au régime espagnol dans la crise catalane. 

 

Unser Land appelle à la construction d’une Europe des Peuples et non d’une Europe d’États-nations oppresseurs de peuples sans état.

 

Régis Baschung

+ 33 6 52 66 89 66

concernant l’attaque des Kurdes par la Turquie

L’Europe actuelle est condamnée à subir la situation chaotique au Moyen-Orient. Fort de son expertise alsacienne, Unser Land prend acte des limites actuelles de la construction européenne sous l’égide des Nations et appel à basculer urgemment vers le modèle fédéral qui respect les Peuples, sous peine de risque d’éclatement.

 

Unser Land soutient tout peuple de ce monde luttant pour sa survie culturelle, linguistique et parfois même territoriale. Et ceci d’autant plus quand les forces décidées à mettre ce peuple à genoux usent d’une puissance démesurée pour imposer leur hégémonie. 

 

Le peuple kurde, qui aura protégé — temporairement — l’Occident des terroristes de Daesh, est sacrifié sur l’autel d’une conjonction défavorable entre les intérêts des puissances régionales et les intérêts géostratégiques des puissances globales.

Face à ce scandale, la communauté européenne est aphone, pétrifiée par la menace de Recep Tayyip Erdogan, président du pays agresseur (notre allié au sein de l’OTAN), de provoquer avec effet immédiat un déferlement de plus de 3 millions de migrants sur l’Europe. Nous avons choisi de dépendre sur le plan militaire de l’allié américain. Mais il nargue avec cynisme la France et l’Allemagne qui n’auraient qu’à se débrouiller avec les réfugiés issus de sa propre politique continue de déstabilisation de cette région du monde. L’Union européenne est réduite à subir dans un contexte qui pourrait conduire à son explosion.

 

Si Unser Land se bat pour les droits du peuple alsacien, c’est parce que cette lutte fondamentale s’inscrit aussi dans un contexte de « principe ». Nous nous battons pour une Alsace affirmée, bilingue et assumant son histoire, car nous croyons qu’elle a un rôle original à jouer. La France, l’Allemagne et plus globalement le modèle de société européen ne survivront dans le monde tel qu’il évolue que par l’union. Mais pas une union construite sur des mensonges, qui dissout, nivelle et annihile les différences.

 

L’Alsace devrait jouer un rôle éminent dans la construction d’une union forte de ses racines, puisque nous sommes, avec la Moselle, le point de rencontre entre peuple allemand et nation française. On ose à peine imaginer le potentiel positif dans le cadre de la construction d’une véritable Europe des Peuples si notre identité historique et linguistique était reconnue et valorisée. 

 

Le temps presse désormais : l’Alsace, folklorisée, linguicidée, se transforme en boutique de bretzels dans une Union européenne menacée de délitement à brève échéance. Si nous n’arrivons pas à nous donner plus de consistance, il est fort à parier que nous disparaîtrons en tant que peuple.

 

Il serait indécent de comparer sur le plan matériel la situation actuelle de l’Alsace avec celle du Kurdistan ; il n’en demeure pas moins que nous sommes sur le même bateau et que nous risquons, Alsaciens et Kurdes, dans des conditions certes différentes, de disparaître des écrans radars. Et quand les fous de la globalisation et autres chantre de la théorie des grands ensembles monolithes subiront leurs nefs devenues ingouvernables, il sera trop tard, car le recours à un autre mode de pensée par la diversité ne sera plus.

 

Martin Meyer

Secrétaire général d'Unser Land

+33 6 03 51 19 86

Honte à vous, élus alsaciens!

Les plaques minéralogiques corses affichent le drapeau corse à la tête de Maure, universellement reconnu. De même les voitures bretonnes arborent très officiellement le Gwenn-ha-du. Et la Collectivité dite « Européenne » d’Alsace se donne comme marque de reconnaissance… un bretzel ! Pourquoi pas un kouglof ou une knackwurst ? Quelle farce pitoyable et quelle désillusion pour ceux qui misaient sur un retour et une affirmation de l’Alsace ! 

 

La jubilation des promoteurs de la CEA posant en photo derrière un logo commercial, un gadget publicitaire, censé symboliser l’Alsace en dit long sur leur inaptitude à incarner la légitime exigence — plutôt que le « désir » — d’Alsace exprimé de multiples façons par 83 % des Alsaciens depuis 5 ans.

 

Après avoir capitulé face au diktat parisien qui rayait l’Alsace de la carte des régions, et récemment renoncé à la sortie du Grand Est et à l’octroi d’un statut particulier, « nos » élus deviennent les complices de l’effacement symbolique de l’Alsace comme entité historique et comme peuple. En refusant de reconnaître le Rot un Wiss, choisi à l’unanimité pour drapeau par le Parlement alsacien-lorrain de 1911, redécouvert et adopté par les Alsaciens depuis les premières manifestations contre la mégarégion, nos élus sont à côté de la plaque — d’immatriculation — et loin des attentes des Alsaciens. Pourtant les automobilistes ont pris les devants en masquant le logo honni du Grand Est avec des autocollants aux couleurs et au nom de l’Alsace.

 

On se souvient que l’ex-président Richert, qui avait refusé d’organiser le référendum demandé par 117 000 pétitionnaires et électeurs sur précisément l’avenir institutionnel de l’Alsace, avait lancé un sondage sur le nom à donner à la mégarégion. Pour finalement passer outre les propositions de ceux qui s’étaient prêtés à l’exercice et imposer unilatéralement le nom « Grand Est ». Les promoteurs de la CEA ne cherchent même pas à donner l’impression de se soucier de l’avis des Alsaciens. 

 

Face à Paris, les élus alsaciens sont honteux de leur identité, et ils nous font honte. Velléitaires, ils sont de fait ridicules, inutiles et contre-productifs dans le combat pour la renaissance et l’affirmation de notre Heimet. Car ce combat suppose un minimum d’ambition, de courage et de conviction. Il passe par la fierté retrouvée d’être ce que nous sommes, par la connaissance de notre histoire et par la revendication de nos droits.

 

C’est le combat d’Unser Land. Nous continuerons de le mener derrière le drapeau de l’Alsace, légitime, populaire, identifiable et fédérateur.

Grand Est: l'aveu de la magouille électorale

Nous apprenons aujourd’hui dans la Gazette des Communes que, selon Christian Eckert, secrétaire d’État au budget de François Hollande, la réforme territoriale était destinée à contrer le FN, aujourd’hui RN.

 

M. Eckert confirme que l’objectif de faire des économies n’était qu’un leurre, ce que vient de confirmer la Cour des comptes.

 

En ce qui concerne le RN, nous affirmons que l’extrême droite se combat avec de vrais projets de société portés par des hommes et des femmes intègres. Les bidouillages du code électoral dont sont coutumiers Les Républicains et le Parti Socialiste sont non seulement antidémocratiques, mais également contre-productifs de ce point de vue.

 

Unser Land réaffirme son engagement pour une dissolution du Grand Est et l’octroi d’un statut de collectivité à statut particulier pour l’Alsace.

 

Jean-Georges Trouillet,

Président

 

+33 6 67 28 85 69‬

La réforme des régions : un flop ruineux !

 

Unser Land salue l’indépendance et la rigueur de la Cour des comptes, outil indispensable à la transparence de la vie publique et au bon fonctionnement des institutions.

 

En l’occurrence son dernier rapport confirme le fiasco annoncé de la réforme territoriale 

 

Le constat est sans appel : les économies promises par François Hollande et son gouvernement socialiste lors de la fusion des régions n’y sont pas. Pire, au lieu des 10 milliards d’euros d’économies promises, ces fusions ont engendré des surcoûts de l’ordre de 50 millions d’euros. Championne de la dérive financière : la mégarégion Grand Est, avec plus de 16 millions d’euros par an de débordement ! 

 

Par sa taille et son incohérence, la pseudo région est un boulet pour ses administrés.

 

Pouvait-il en être autrement lorsque les déplacements des élus ont été démultipliés en raison de la superficie d’un territoire grand comme deux fois la Belgique ? Charge supplémentaire pour le contribuable, les indemnités des élus d’assemblées inutilement pléthoriques — Conseil régional, mais aussi Conseil économique et social — ont explosé, en même temps que le budget dédié à la communication/propagande. La mégalomanie du président Rottner, flamboyant propriétaire, sur les comptes de la Région, d’un hôtel particulier à Paris alourdit la note. Sans compter les surcoûts imposés aux ligues sportives et autres structures régionales.

Face à un tel bilan, nous comprenons que le président Rottner lorgne vers une porte de sortie pour échapper à ses responsabilités. Il est bien inspiré de retourner à des tâches plus utiles à la société. 

 

Unser Land appelle le gouvernement à revoir la copie et prendre en compte les conclusions du rapport de la Cour des comptes, en particulier pour le Grand Est. La revendication alsacienne d’une sortie de cette mégastructure est légitime et urgente !

 

Andrée Munchenbach

Secrétaire fédérale d'Unser Land

+33 6 35 10 28 78

Urgences électorales !

La farce que s’apprête à jouer le président grandestien et docteur Rottner touche à l’obscénité. 

 

Durant les 7 mois de la mobilisation des urgentistes partout en France et particulièrement dans sa bonne ville de Mulhouse, la priorité de M. Rottner a été d’amplifier l’hémorragie de dépense publique en faveur d’une propagande éhontée et obsessionnelle et d’une lobotimisation généralisée pour imposer envers et contre tout l’idée et le logo du Grand Est : péniches, voitures du tour de France, tablettes numériques pour des milliers de lycéens, etc. 

 

Celui pour qui l’urgence a été de déverser des millions d’euros dans l’acquisition d’un hôtel parisien pour supplanter la Maison de l’Alsace, est saisi bien tardivement, mais bien opportunément, à 6 mois des élections municipales, par la conscience du haut degré de délabrement du service public hospitalier. 

 

Ainsi le président du Grand Est, 1er adjoint de Mulhouse, président du SIVOM, de l’ANRU, etc., et… des Hôpitaux de Mulhouse Sud-Alsace, postule pour un mi-temps aux urgences de Mulhouse ! Super Rottner ! Saura-t-il convaincre son confrère et partenaire politique, l’adjoint au maire de Mulhouse, responsable du groupe majoritaire, vice-président de la M2A et Conseiller Départemental 68, le docteur Couchot de trouver également des disponibilités pour soulager ses confrères des hôpitaux publics ? Pléthore de politiciens, pénurie de praticiens… 

 

D’un élu politique, on est en droit d’attendre autre chose que des coups médiatiques grossiers. D’un médecin également on attend qu’il agisse sur les causes plutôt que sur les symptômes. Or, dans l’état, M. Rottner aurait pu trouver à employer son influence et les moyens dont il dispose pour juguler la dégradation des services publics de santé, notamment en Alsace, parent pauvre de l’ARS, recentrée à Nancy… II se contentera de jouer au docteur sous les caméras, en prélude à sa campagne électorale.

 

Régis Baschung

Secrétaire de la section Unser Land de Mulhouse.