Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

Sortie du Grand Est : Macron gifle l’Alsace

Dans une interview donnée ce mercredi 19 avril au groupe EBRA à l’occasion de sa visite en Alsace, M. Macron semble avoir fermé la porte à une sortie de l’Alsace du Grand Est, à peine un an après sa visite à Châtenois où, en pleine campagne électorale, il avait créé l’espoir à ce sujet.

 

« M. Macron n’écoute plus personne. A l’occasion de la réforme des retraites, il a voulu faire taire les députés. Maintenant, il envoie une fin de non-recevoir aux Alsaciens dont l’immense majorité, soutenue par presque l’ensemble des députés et la quasi-totalité des conseillers de la CeA, demande la sortie du Grand Est. Au nom de son amitié avec M. Leroy, M. Macron vient d’envoyer une gifle cinglante à toute l’Alsace, laquelle l’avait pourtant plutôt soutenu jusqu’à présent. » analyse Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

Cette nouvelle situation marque un tournant et ne restera pas sans conséquences.

 

« Nous avons jusqu’à présent fait preuve de retenue vis-à-vis de M. Macron, mais lorsqu’un président de la République s’estime ainsi seul détenteur de la vérité et gouverne contre le peuple, nous disons qu’il est du devoir de tout démocrate de l’arrêter. Il faut enfin regarder la vérité en face : nous vivons dans une monarchie présidentielle, bien loin des standards européens. Tout le monde le sait, tout le monde le vit. Ce n’est plus acceptable, il est maintenant temps d’y mettre fin et les Alsaciens doivent apporter leur contribution à restaurer une réelle démocratie dans ce pays » tonne le président du mouvement alsacien.

« La déclaration de Macron est un camouflet pour l’Alsace. Nous devons tous en tirer les leçons, y compris nos élus : face à Paris, nous devons faire abstraction de notre tradition du compromis et du respect des institutions. En France, elle est malheureusement perçue comme une faiblesse. Ce pouvoir ne comprend que le rapport de force et nous devons tous prendre la pleine mesure de ce constat ».

 

« Maintenant que le président s’est exprimé, les députés alsaciens macronistes ne peuvent plus se retrancher derrière le calendrier. En tant que représentants du peuple, Il leur appartient maintenant d’inscrire à l’ordre du jour de l’assemblée nationale le projet de loi de sortie du Grand Est qu’ils ont déposé à l’automne » conclut Jean-Georges Trouillet.

 

 Jean-Georges Trouillet / Président 

Consultation citoyenne sur le projet Alsace: Unser Land constructif et vigilant

Réunie en session plénière, la Collectivité européenne d’Alsace a adopté ce matin une résolution demandant à ce que l’Alsace devienne une Collectivité à Statut Particulier, exerçant également les compétences régionales. La CeA a également décidé de lancer une consultation citoyenne afin de rédiger un projet politique pour l’Alsace s’inscrivant dans la perspective d’une prochaine réforme des institutions.

« Par cette résolution, les élus de la CeA se prononcent enfin clairement sur la question de la sortie du Grand Est. C’est un premier pas important que nous saluons. Mais il faudra beaucoup de courage, de cohérence et de détermination pour arriver à cet objectif. Nous veillerons à ce que les élus ne se perdent malencontreusement en chemin » affirme Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

 

Concernant l’idée d’une consultation citoyenne, le président d’Unser Land se veut à la fois constructif et exigeant : « Nous sommes bien évidemment favorables à ce que l’ensemble du peuple alsacien soit convié à ce débat sous forme d’une consultation citoyenne. Nous y apporterons une contribution concrète, étayée et sans tabous. Nous serons aussi très attentifs à ce que cette consultation citoyenne ne soit pas un exercice de communication mais une réelle démarche de construction ».

 

Jean-Georges Trouillet / Président 

Affirmer le peuple alsacien, parce qu’il existe. 2013 – 2023 : le référendum, dix ans après

Il y a dix ans, le 7 avril 2013, les Alsaciens étaient, pour la première fois de leur histoire, consultés par voie référendaire sur l’avenir de leurs institutions. L’affaire semblait entendue, car, depuis à la fin des années 1980, tous les sondages confirmaient un large soutien de la population au projet de collectivité unique alsacienne. Au final, le « oui » l’emporte avec 58% des suffrages mais la consultation échoue finalement sur les conditions fixées à la fois sur le taux de participation et sur les résultats partiels dans chaque département.

 

A peine un an plus tard, le gouvernement Valls initie la réforme territoriale qui aboutit à la dissolution de la région Alsace au sein d’une nouvelle région Grand Est, ensemble aujourd’hui encore largement rejeté par les Alsaciens. Cet enchaînement de circonstances est aussi tragique que salutaire, dans la mesure où il a le mérite de nous placer devant des questions de fond jusqu’alors éludées.

 

Lors du référendum de 2013, le débat s’est focalisé sur les économies d’échelle, argument que les défenseurs du Grand Est reprennent désormais à leur compte. Aujourd’hui le débat entre collectivités tourne autour de l’amélioration du quotidien de nos concitoyens. L’intention est louable, mais n’a-t-on pas oublié l’essentiel ?

 

Réduire une collectivité territoriale à un rôle de prestataire de service, n’est-ce pas une vision consumériste et technocratique de la politique ? Subordonner le périmètre d’une collectivité à l’efficacité - prétendue ou effective - de son action, n’est-ce pas oublier que la raison d’être d’une institution démocratique est d’incarner une communauté humaine ayant conscience de son unité et manifestant sa volonté de vivre en commun ?

 

Au fond, l’échec du référendum de 2013 et le rejet de la région Grand Est relèvent de la même cause : une vision utilitariste des collectivités territoriales. Dans les deux cas, on a voulu oublier cette communauté humaine que nous appelons le peuple alsacien. On a parlé du corps et non de l’âme.

 

En 2013, il s’agissait de réfuter toute connotation identitaire au projet. Les opposants se sont alors habilement positionnés sur ce terrain laissé vacant en montant en épingle une prétendue rivalité Haut- et Bas-Rhinois. En 2014, le gouvernement a créé des grandes régions au nom de l’efficacité des politiques publiques. La notion d’identité a été sciemment écartée voire clairement combattue à l’instar du premier ministre Manuel Valls déclarant devant l’assemblée nationale qu’«il n’y a pas de peuple alsacien ». « Eppure, esiste ! », serait-on tenté de répondre en détournant les mots de Galilée face à ses inquisiteurs.

 

Effacer les repères s’inscrit dans ce que le philosophe Zygmunt Bauman a appelé la « liquidité ». La société liquide considère tout repère « solide », comme la morale ou la culture, comme un obstacle. Sa règle fondamentale est celle de l’adaptation au changement permanent en vue de la recherche du gain. Cette « liquidité » est d’ailleurs un trait de caractère commun aux trois présidents qu’a connu la région Grand Est.

 

Les enjeux économiques et sociaux n’effaceront jamais la quête de sens et de repères propres à l’être humain. Le débat actuel sur les questions institutionnelles nous pose précisément cette question :  quel sens donner à une collectivité alsacienne à statut particulier ? Un simple service public ou la représentation d’un peuple ? A l’heure où la Collectivité Européenne d’Alsace se réunira en séance plénière pour porter un nouveau projet institutionnel, il faudra que ses élus aient le courage de prendre position sur cette question, comme l’ont fait jadis les élus corses en 1988.

 

La collectivité alsacienne que nous appelons de nos vœux doit être l’incarnation politique du peuple alsacien. Elle doit veiller à sa prospérité mais également et surtout à la pérennisation de sa culture et de ses valeurs. Seule la reconnaissance du peuple alsacien peut légitimer une nouvelle étape institutionnelle. Le temps de cette clarification est maintenant venu.

 

Jean-Georges Trouillet / Président 

 

REFORME DES RETRAITES : DU MEPRIS AU COUP DE FORCE, LE TOUT POUR UNE MAUVAISE REFORME

Hier après-midi, le gouvernement d'Emmanuel Macron a pris la grave décision d'utiliser le "49.3" de la Constitution pour imposer sa réforme des retraites, sans validation ni adoption par le Parlement. Cette méthode brutale, méprisant les partenaires sociaux et les citoyens, a été soulignée dans nos précédentes communications et exprimée lors de nos présences dans les cortèges à Mulhouse, Sélestat et Strasbourg. Nous constatons qu'une telle réforme au pas de charge conduit  à des conflits et porte une large responsabilité dans le mécontentement général.

Pour sortir de cette situation, nous avons besoin de temps et de réflexion collective pour répondre aux enjeux et problématiques structurels pour les retraites, tels que l'égalité salariale homme-femme, l'employabilité des seniors et les réalités spécifiques territoriales. Par ailleurs pour Unser Land, il est essentiel de mener une réforme urgente des institutions pour éviter de nouvelles crises de confiance.

 

Face à la violence du onzième 49-3 en moins d'un an, Unser Land soutient la motion de censure transpartisane déposée par le groupe parlementaire "Liberté, Indépendance, Outre-mer et Territoires (LIOT)", dont font partie nos députés amis et alliés "Régions et Peuples Solidaires (R&PS)" (dont Unser Land est membre). Nous invitons les parlementaires alsaciens-mosellans à en faire autant, afin de repartir sur des bases nouvelles et respectueuses des citoyens et des partenaires sociaux.

 

Eric Dietrich / Responsable communication

Réforme institutionnelle : une écoute des territoires !

Le président de la République, Emmanuel Macron, a pris l'initiative de consulter les représentants des collectivités dans le cadre d'une future réforme institutionnelle. Après avoir échangé avec ses prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy, qui défendaient des projets diamétralement opposés en matière de décentralisation, Emmanuel Macron a espérons, compris qu'il était crucial d'écouter les territoires eux-mêmes pour réussir une réforme juste et efficace.

Cette démarche est à saluer, car elle témoigne d'une réelle volonté réformatrice. Toutefois, il ne faudra pas se contenter de demi-mesures : la loi NOTRe, en vigueur depuis 2015, est unanimement décriée par les acteurs locaux. La Cour des comptes a récemment épinglé cette réforme pour ses mauvais résultats, en comparaison avec les situations antérieures aux fusions de collectivités. Seuls quelques élus se complaisent dans ce système pour défendre le bilan des grandes régions, dont M. Leroy, président d'une région grande comme deux fois la Belgique, mais qui ne représente qu'une minorité de citoyens.

 

La réforme institutionnelle doit être ambitieuse et répondre aux difficultés financières des collectivités, mais elle doit aussi renouer le lien avec les citoyens désabusés par la politique. Le taux de participation aux élections régionales et départementales de 2021 en France métropolitaine a prouvé le désintérêt et l'incompréhension vis-à-vis d'institutions trop éloignées des intérêts des électeurs. À l'inverse, le taux de participation de 56 % aux élections territoriales corses la même année a démontré qu'une collectivité à statut particulier dans un périmètre cohérent rapproche le citoyen de ses élus.

 

C'est pourquoi nous soutenons la création d'une collectivité alsacienne à statut particulier, regroupant les compétences départementales et régionales, indépendante de l'actuelle région Grand Est, tout en négociant de nouvelles compétences avec Paris. Cette voie permettra de rétablir un lien de confiance entre les élus et les citoyens, en rapprochant les décisions des réalités de chaque territoire. Il est temps de donner la parole aux territoires et d'entendre leurs attentes pour une réforme institutionnelle ambitieuse et adaptée à leurs besoins.

 

Laurent Roth / Porte-parole

Unser Land doit-il avoir un avis sur tout ?

Unser Land doit-il avoir un avis sur tout ? Une question que l’on peut légitimement se poser car nous nous mouvons aux limites du carcan de la pensée convenue.

 

En effet, nous avons l’outrecuidance de défendre l’honneur et le droit à l’autonomie pour notre Peuple, dont l’existence est niée jusque dans les plus hautes sphères de l’état central, et ceci dans l’indifférence de ceux censés nous représenter.

 

Alors quand on lutte pour son existence, ou du moins pour une certaine idée que l’on se fait de soi-même, c’est harassant même si on n’en est pas moins sensible aux affaires du monde. Parfois on doute même.

 

A quoi bon se battre ici pour une société dans laquelle l’âme alsacienne n’existerait plus ou en variante, pourquoi se battre pour l’existence d’un Peuple qui semble résigné ?

Mais chaque semaine, arrivent de nouveaux signes qui poussent à continuer pour que beaucoup d’autres ouvrent les yeux sur ce que signifie en réalité cet effacement programmé.

 

Et pourtant, quel que soit le sujet, notre engagement pour notre Elsass nous rappelle à quel point nous avons raison de dénoncer un état central dont l’emprise psychologique auprès de nos concitoyens est inversement proportionnelle à sa capacité à s’adapter et à résoudre les crises et problèmes qu’il ne cesse d’alimenter.

Prenons l’exemple du sujet de la réforme des retraites.  Nous vivons dans un pays avec moults régimes spéciaux. Pour le régime général, désormais plus de 42 années de cotisations nécessaires. On arrive donc à l’âge légal de 64 ans, celui qui pour certaines professions relève à une quasi condamnation de dernières années en mauvaise santé (si on les atteint).

Cette réforme, indépendamment des discussions autour de sa pertinence économique dans un état surendetté, est une mauvaise réforme pour plusieurs raisons.

 

Elle est imposée et non négociée avec les corps sociaux, elle ouvre le champ à une précarisation des futurs retraités, elle n’implique pas les entreprises pour : soit ouvrir très tôt les portes à un apprentissage conventionné ; soit inclure les anciens, y compris ceux qui n’ont pas la chance de disposer de compétences recherchées, et elle est injuste puisqu’elle fait porter la plus grande charge sur les plus faibles.

Et surtout, elle n’introduit en rien les prérequis culturels pour penser différemment notre parcours depuis nos études jusqu’à nos activités en fin de carrière, y compris d’éventuelles coupures avec des disponibilités. D’autres orientations pourraient conduire à des aménagements de préretraites pour ceux qui sont bloqués dans des voies professionnelles sans issues et à des réflexions pour la prise en compte du bénévolat.

Alors évidemment, on nous dit que c’est pour la bonne cause, pour sauver le système par répartition, sauver le monde d’avant, celui de la croissance et des 30 glorieuses.

Sur ce point on peut avoir quelques doutes quant à la pérennité du système en pleine désindustrialisation de l’Europe et surtout de la France. Une pyramide de Ponzi en devenir.

Comment financer un système avec une création de richesse négative ? On ne peut que douter devant les ambitions de réindustrialisation décarbonée. Ceci relève dans le modèle économique actuel à prétendre sauver un mourant en le saignant.  On nous traite parfois de rêveurs, mais nous avons cependant un minimum de sens des réalités et savons reconnaitre de la propagande politique.

Il est donc très simple de comprendre à quel point cette réforme ne résoudra rien sur le fond et ne fait que repousser les véritables questions, celle d’un état défaillant dans sa capacité à protéger.

A ce moment de la démonstration, on retombe forcément sur les fondamentaux d’Unser Land.

Celui de faire grandir une classe politique alsacienne en capacité d’esprit critique pour imaginer une Alsace libre et responsable.

Quoi qu’il arrive, la seule voie pour sortir par le haut du marasme dans lequel nous allons immanquablement plonger, passera par le chemin d’une large autodétermination.

 

Alors la « retraite » taguée dans notre esprit, c’est celle consistant à trouver une sortie de l’impasse dans laquelle nous sommes entraînés.

 

Martin Meyer / Secrétaire général

Le 22 Janvier 1963, La France et l’Allemagne signaient le traité de l’Elysée.

Ce traité de « réconciliation » est complété en 2019 par celui d’Aix la Chapelle, dit de la « convergence ».

Nous nous réjouissons de la volonté de coopération entre états frontaliers pour garantir la paix sur le continent, mais nous ne pouvons que déplorer l’absence de mention spécifique pour l’Alsace dont la capitale voit sa légitimité à abriter des institutions européennes de plus en plus critiquée.

 

Unser Land avait interpellé dès 2018 le Président Macron pour qu’il mette en œuvre les mécanismes institutionnels permettant à une Alsace cohérente d’exister pour insuffler dynamisme à cette amitié. En effet, nous sommes dépositaires avec d’autres régions ou pays européens de la langue allemande et d’un noyau culturel commun avec l’Allemagne. Nous n’avons pas vocation à jouer le rôle de l’ultime citadelle de la francophonie à l’Est, mais d'être en capacité de nous réaliser pleinement dans un espace naturel germanique plus fédéral.

Malheureusement, la France nous empêche jouer ce rôle de trait d’union, et le Rhin, malgré la construction européenne, est culturellement plus profond que jamais.

La question des relations franco-allemandes relevant exclusivement de l’Elysée. A titre d’exemple, la préfète du Grand Est, symbole de l’état central omnipotent, prenant même la tête de la conférence de l’Oberrhein.

 

Il y a 60ans, De Gaulle imaginait le cavalier France prendre les rênes d’une Allemagne réduite au rang de micro Etat occupé d’après-guerre.  Mais l’affrontement direct entres blocs de l’Est et de l’Ouest, la guerre froide qui se termina par l'effondrement de l'URSS ne permettra jamais à la fameuse 3ème voie voulue par le général, c’est-à-dire une Europe sous leadership française, de s’imposer comme une véritable alternative crédible.

Désormais, la puissance économique d’une Allemagne vieillissante est mise à mal par le retour de la guerre en Europe et l’influence de la France décline.

 

Cette petite analyse géopolitique pour signifier que nous sommes entre deux nations qui ont intérêt à s’entendre. Ensemble, ils représentent plus de 150 millions d’habitants et sont de fait les piliers incontestables dans la communauté européenne.

Mais comment croire en une coopération franche et sincère si en pratique, la destruction linguistique et donc culturelle est inscrite dans la constitution française ? Et pour aller plus loin ; que restera-t-il de la fameuse lune de miel franco-allemande en cas de déclin de la capacité financière et économique de l’Allemagne ?

 

De Gaulle disait « Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. »

Unser Land pense que l’Alsace a un rôle particulier pour dépasser les seuls intérêts immédiats qui ne peuvent conduire qu’au déclassement pour tous dans le monde actuel. Nous ne rêvons pas de grandeur passéiste et réclamons pour nos enfants le droit de disposer des leviers pour dépasser les seuls égoïsmes nationalistes.

Grand Est : dernier couronnement ?

Le vendredi 13 janvier prochain aura lieu l’élection du nouveau président de la « région » Grand Est, suite à la démission de Jean Rottner. Ce dernier a désigné M. Franck Leroy, maire d’Epernay, comme son « dauphin », selon l’expression consacrée et si révélatrice du fonctionnement de la démocratie française.

 

Dans une interview parue dans la presse régionale, M. Leroy a déclaré au sujet du rejet de la région Grand Est par les Alsaciens : « Les textes de lois ont été mis en place avec des accords qui ont été signés. Maintenant, il faut mettre en œuvre. On peut rediscuter mais j’attends qu’on démontre le préjudice subi par l’Alsace. (…) Vouloir sortir de la région aujourd’hui, c’est une forme de régression ! »

« Jean Rottner a désigné M. Leroy comme son dauphin, et ce dernier se comporte effectivement comme l’héritier d’une couronne grandestienne. Or, faut-il le rappeler, en démocratie, un élu ne représente pas une institution mais la volonté du peuple. L’avis de M. Leroy sur le Grand Est importe peu. Nous attendons de sa part que, dans le respect des compétences définies par la loi, il prépare la dissolution du Grand Est, comme le souhaite une forte majorité des Alsaciens, Lorrains et Champardenais » affirme Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

 

Le vote de vendredi permettra, s’il le fallait, de clarifier la position des élus régionaux dont certains ont fait preuve pendant les élections d’une certaine duplicité.

 

« Lorsque l’on a été élu conseiller régional en se présentant aux électeurs comme un défenseur de l’Alsace, la moindre des choses est d’obtenir de la part de M. Leroy une feuille de route pour préparer la dissolution du Grand Est, ou, à défaut de se présenter contre lui. Tout autre attitude serait un affront pour les électeurs » conclut Jean-Georges Trouillet.

 

Jean-Georges Trouillet / Président 

Démission de Jean Rottner: Noël avant l’heure ?

Nous prenons acte de la démission de Jean Rottner de tous ses mandats.

 

« Si l’on devait résumer en un mot l’action politique de Jean Rottner depuis 2014, un seul mot revient, celui de trahison » assène Martin Meyer, secrétaire général du mouvement.

 

 

En effet, en juillet 2014, Jean Rottner lance une pétition contre la fusion de l'Alsace avec la Lorraine et la Champagne Ardenne et l’intitule « Nous Alsaciens, devons prendre notre destin en main ». Le 11 octobre 2014, il s’époumone à la tribune de la manifestation organisée contre cette fusion.

 

Mais un an plus tard, Rottner retourne sa veste : il rejoint la liste de Philippe Richert pour prendre la tête de la région Grand Est et en devient à la fois le plus grand défenseur et le principal artisan.

 

« Jean Rottner ne s’est pas contenté de poursuivre la démarche de Philippe Richert. Il a mis tout son zèle, son cynisme et sa froideur chirurgicale pour insuffler la vie à ce monstre institutionnel qu’est le Grand Est » déclare Jean-Georges Trouillet, président d’Unser Land.

 

« Jean Rottner s’est servi de ses origines mulhousiennes pour tenter d’amadouer les Alsaciens. Et, conscient de l’impopularité du Grand Est, il a abusé de la crédulité des électeurs en focalisant sa dernière campagne sur l’Alsace. Cette absence totale de scrupules et cette ambition personnelle sans borne sont symptomatiques d’une frange de la classe politique qui perd tout sens moral » poursuit Jean-Georges Trouillet.

 

« Jusqu’à aujourd’hui, cette stratégie a permis de maintenir à flot le Grand Est contre vents et marées. Sans Richert, ni Rottner, le Grand Est serait mort-né. Aussi, cette démission est presque un cadeau de Noël pour tous ceux qui sont sincèrement attachés à l’Alsace et à la morale publique » affirme Martin Meyer, secrétaire général du mouvement.

 

Martin MEYER / Secrétaire Général

Jean-Georges Trouillet / Président

Le concordat comme modèle d’intégration du fait du religieux !

Les ayatollahs du laïcisme ont décidé de ne rien comprendre à l’Alsace et à la Moselle.

 

La manœuvre des sénateurs communistes pour mettre fin au concordat d’Alsace-Moselle relève de la pure agitation sans autre perspective que de déboucher sur une nième polémique de postures sur le sujet.

 

 

Il serait opportun pour nos parlementaires de rappeler le lien viscéral qu’entretien l’Alsace et son Peuple avec ses spiritualités. La loi de 1905 sur la laïcité ne s’y applique pas en contrepartie d’un droit de regard et de contrôle par l’Etat sur les cultes reconnus.

 

Abroger aujourd’hui le concordat, reviendrait à revenir sur des traités qui permirent un équilibre au prix de concessions comme celle du remplacement de la langue des cultes en s’alignant sur le monolinguisme désiré par l’Etat. Le remettre en question aujourd’hui reviendrait à ouvrir la boite de pandore sur l’indice de confiance que l’on peut avoir en l’Etat français.

 

Mais au-delà des accords et de respect traités, nous nous devons de considérer lucidement la situation réelle de nos sociétés.

 

Les communautarismes sont de plus en plus puissants, la deuxième religion en Alsace (et Moselle) est l’Islam, et pour Unser Land, la loi de 1905 est un artefact qui ne répond pas aux défis de notre temps.

 

Il est là l’enjeu de nos temps et le Droit Local, si nous pouvions le faire évoluer et non simplement l’accompagner dans son délitement, pourrait apporter des solutions innovantes.

 

Les sénateurs communistes, qui usent justement du communautarisme à des fins électorales, seraient avisés de sortir de la démagogie et de prendre la mesure des véritables  enjeux.

 

Martin MEYER / Secrétaire Général