Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

Le coûteux "Big dada" de M. Rottner

Unser Land dénonce la marche forcée vers le numérique dans les lycées du « Grand Est », au mépris de la bonne gestion des deniers publics et de la réflexion pédagogique.

 

 

En 2019, Noël aura lieu en septembre, tel l’a décidé le gouverneur de notre oblast. Tous les élèves de Seconde recevront un ordinateur portable, qu’ils garderont après la fin de leur scolarité. On serait tenté de remercier Petit Papa Rottner... s’il ne finançait pas ses largesses avec les deniers du contribuable, notamment alsacien. En ces temps de rigueur budgétaire et de crise sociale et environnementale, le citoyen ne peut que rester perplexe devant la facilité avec laquelle on trouve et dépense des dizaines de millions d’euros pour un projet qui relève de l’effet de mode et dont le bilan carbone s’annonce monstrueux.

Quelle est la ligne budgétaire affectée par cet investissement colossal ? Il ne peut s’agir que du budget exponentiel dédié à la communication, ou plus exactement à la propagande, qui vise à graver le logo artificiel du Grand Est dans la mémoire vive des jeunes générations. Et qu’on ne prétende pas qu’il s’agit de « lutter contre la fracture numérique ». On lutte contre la fracture numérique en faisant accéder les fonds de vallée à l’internet à haut débit, pas en distribuant des ordinateurs à des lycéens qui en disposent très majoritairement chez eux et qui en usent, voire en abusent. Un parti politique porteur de valeurs humanistes devrait interroger la place du numérique dans notre société, et pas foncer tête baissée vers une nouveauté pas nécessairement synonyme de progrès.

 

Unser Land s’interroge, comme beaucoup d’Alsaciens, sur l’emprise que prend le numérique sur nos enfants. Au printemps dernier, le conseil d’administration du Lycée Koeberlé, à Sélestat, a refusé sa transformation en « lycée 4.0 » (DNA, 15 avril 2018, édition de Sélestat). Le lycée du haut lieu de l’humanisme y passera donc de force, comme les autres ! Le « Grand Est » a soif d’homogénéité. À défaut d’unité historique ou géographique, il crée une unité numérique... au détriment de la jeunesse ?

 

La chose mérite un minimum de réflexion. Nous voyons tous, autour de nous, des bébés qu’on « occupe » avec des smartphones. Les bébés et jeunes enfants nourris au numérique peuplent désormais les salles de classe. Leurs faibles capacités de concentration et de mémorisation, mais aussi une orthographe plus que défaillante, même chez les meilleurs élèves, laissent perplexes les équipes pédagogiques. Ajoutons à cela les problèmes oculaires et le déficit de sommeil et la conclusion s’impose : les magnifiques possibilités offertes par le numérique doivent être utilisées, comme toute chose, avec modération.

 

D’ailleurs, dans d’autres régions, la raison l’emporte sur l’emballement. Ainsi, en Auvergne-Rhône-Alpes, on a fait tout le contraire de Rottner : le conseil régional a financé l’achat de manuels scolaires. Pourquoi n’avons-nous pas suivi cette voie ? Pourquoi ne pas financer des manuels sur l’histoire de l’Alsace, comme cet excellent ouvrage dirigé par le Prof. Vogler, « L’Alsace, une histoire », qui avait ravi des générations de collégiens et lycéens bénéficiant de l’option Langue et Culture régionale ? Une région serait dans son rôle en faisant cela ; une région reposant sur des bases réelles, entendons-nous bien. Et, plus utile encore, pourquoi ne pas donner plus de moyens pour le bilinguisme, ou pour soutenir l’immersion en alsacien autrement que par des déclarations d’intention ? De l’interaction, de la culture, de l’humain, voilà les principes qui devraient guider une politique éducative qu’Unser Land s’honorerait de soutenir. Un projet en contradiction avec tout ce que représente le « Grand Est ».

 

Andrée Munchenbach

Présidente d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78‬

Strasbourg capitale européenne : derrière les slogans, l’indigence

Les déclarations de Annegret Kramp-Karrenbauer, la présidente de la CDU, qui propose de mettre fin à « l’anachronisme » du siège strasbourgeois auront au moins eu ce mérite : mettre la vérité à nu.

 

Car au-delà des slogans, des vœux pieux et des incantations, il y a une réalité : Strasbourg est avant tout une ville de province, phare avancé du parisianisme et de l’administration française sur le Rhin. En Europe, l’image de Strasbourg renvoie d’abord à un passé de guerre et d’antagonisme franco-allemand. C’est ce passé qui est avancé pour justifier la position de Strasbourg comme capitale européenne. C’est cet argument que la présidente de la CDU estime être un « anachronisme ».

 

Une commémoration, ce n’est pas un projet d’avenir. Une ville européenne, ça ne se décrète pas à grand renfort de com’ institutionnelle, ça se vit. La comparaison avec la ville de Bâle, par exemple, est peu flatteuse pour notre capitale alsacienne, que ce soit sur le plan économique, culturel, industriel ou des infrastructures de transport. Et on ne parle pas de Bruxelles, ville officiellement bilingue ou de Luxembourg, ville trilingue.

 

Les racines du mal sont connues : Strasbourg n’assume pas son alsacianité et Paris ne veut pas d’une ville européenne, elle veut un siège européen en France. Nuance.

 

Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, le plus européen des Strasbourgeois, c’est le M. Muller qui va faire ses courses au Baumarkt, regarde le Sportschau sur l’ARD, randonne le dimanche en Forêt-Noire et part au ski en Autriche. Ce fameux M. Muller qui donne de l’urticaire à Pernelle et consorts, prêts à le faire brûler en place publique pour « repli identitaire caractérisé ». Tant que Strasbourg n’aura pas à sa tête des édiles qui comprendront que Strasbourg est européenne uniquement parce qu’elle est alsacienne et rhénane, notre capitale sera condamnée végéter comme un glacis. La perte du siège européen ne sera alors plus qu’une fatalité contre laquelle les traités n’auront qu’un effet dilatoire.

 

Strasbourg ne restera européenne que si elle est capable d’inventer l’alsacianité du XXIème siècle, celle qui fait la synthèse entre l’héritage et le projet d’avenir. On saluera les efforts de la municipalité de se rapprocher — à nouveau — de Kehl par des projets d’infrastructures. Mais on cherche en vain un quelconque objectif linguistique (crèche immersive, école immersive, signalétique publique)… Tant que l’Alsace et Strasbourg n’auront pas de statut particulier permettant de s’affranchir du carcan jacobin, leur avenir sera condamné.

 

Il est illusoire de compter sur la prochaine « collectivité européenne » d’Alsace. C’est une autre illustration de ce jeu de dupe : un nom ronflant correspondant à un vrai besoin et, dans les faits, une coquille vide. Si les plus naïfs n’y voient que du feu, il ne faut toutefois pas compter sur nos amis européens pour se faire enfumer par l’opération de com’ macronienne.

 

Jean-Georges Trouillet,

Secrétaire-général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69‬

Unser Land à Bruxelles

Unser Land, représenté par sa présidente Andrée Munchenbach, a participé au congrès annuel de l’ALE, Alliance Libre Européenne (Européen Free Alliance) qui regroupe les partis régionalistes, autonomistes ou indépendantistes européens. Le congrès s’est tenu cette année à Bruxelles, du 7 au 9 mars. Le congrès a adopté un manifeste commun qui inspirera la campagne pour les élections européennes de ses membres. 

 

Le Spitzenkandidat, la tête de liste, qui représentera le groupe politique ALE au Parlement Européen a été choisi à l’unanimité par les 45 délégations. Il s’agit de Oriol Junqueras, le député catalan emprisonné et jugé par Madrid pour sa responsabilité dans l’organisation du référendum sur l’indépendance de la Catalogne. 

Par ce choix, toutes les composantes de l’ALE dénoncent la régression démocratique qui menace l’Europe et affirment le droit des peuples à l’autodétermination. Le combat d’Unser Land pour une Alsace reconnue dans ses droits et spécificités et libérée de la tutelle de la technostructure Grand Est s’inscrit dans cet esprit.

 

Andrée Munchenbach

Présidente d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78‬

Un statut particulier et la sortie du Grand Est. Sonst nichts !

L’avis négatif donné par le Conseil d’État face au projet de Collectivité européenne d’Alsace issu des accords de Matignon valide les réticences et la défiance constantes d’Unser Land sur le sujet.

 

Le Conseil d’État dénonce clairement le leurre que constitue une appellation emphatique ne recouvrant que du vent et « susceptible d’engendrer une double méprise sur la nature juridique de la nouvelle collectivité ». Pour ceux et celles qui voulaient voir dans cet OVNI institutionnel une avancée « énorme » vers une région Alsace dotée de pouvoirs renforcés, le retour à la raison est sans doute douloureux.

 

 

« Ce qui se conçoit bien s’énonce simplement » (Boileau). Si les présidents des deux départements alsaciens, auxquels nous reconnaissons le mérite d’être montés au créneau pour défendre à leur manière l’Alsace, s’en étaient tenus à des revendications précises, formulées clairement, nous n’en serions probablement pas là. Ils auraient pu s’inspirer de la proposition de loi travaillée par Unser Land sur la base du statut particulier accordé à la collectivité corse et validée par des juristes et des parlementaires.

Le peuple alsacien s’est à maintes reprises exprimé en faveur d’un retour à une région Alsace de plein droit hors du Grand Est. Il demande des compétences spécifiques, voire un statut particulier, prévu à l’article 72 de la Constitution. Il pouvait attendre que cette double revendication, claire, nette et précise, soit défendue avec détermination par ses représentants et portée avec constance jusqu’au sommet de l’État, tout simplement au nom de la démocratie.

 

La remédiation à une réforme territoriale bâclée et à un découpage des régions sur un coin de table qui pénalisent et contrarient le peuple alsacien, nié et méprisé par les chefs de l’État et du gouvernement d’alors, ne peuvent être négociables. L’hostilité a priori du président de la République à une sortie de l’Alsace du Grand Est et à un statut particulier ne constitue pas un argument définitif face à l’expression démocratique. Pourtant les élus alsaciens se sont d’emblée pliés et ont capitulé sans livrer combat. Loin de satisfaire les attentes de leur peuple, ils se sont petit à petit satisfaits d’une création bâtarde, illisible et complexe, qui in fine sera retoquée par d’autres instances juridictionnelles. En semblant persister à porter ce projet de « collectivité européenne d’Alsace » voué aux contentieux et sans doute à l’échec, le gouvernement ne cherche-t-il pas à duper les Alsaciens et à jouer la montre jusqu’aux prochaines élections régionales ?

 

Le signal donné par le Conseil d’État sera salutaire s’il provoque un sursaut chez nos élus. M. Bierry et Mme Klinkert ont conditionné la fusion des deux départements à l’obtention de réelles garanties pour l’Alsace. Le compte n’y est pas. Et le risque est grand de voir l’Alsace réduite à un département, certes grand en surface, mais soumis à la tutelle et aux décisions de la technostructure grandestienne dont les Alsaciens veulent sortir.

 

Les résultats du sondage révélé jeudi confirment le désir, ou plus exactement l’exigence d’Alsace. 85 % des personnes consultées se prononcent en faveur d’un référendum sur l’Alsace. Qu’attendent les deux assemblées départementales pour l’organiser officiellement et s’en prévaloir ensuite pour faire avancer réellement l’Alsace ? Qu’attendent les députés alsaciens pour présenter une proposition de loi pour une vraie collectivité Alsace de plein droit et de statut particulier dans le cadre de la Constitution ? Ni plus ni moins.

 

Andrée Munchenbach

Présidente d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78‬

GCO : une catastrophe pour l'Alsace

Unser Land partage la déception et la colère des résistants au GCO et s’inquiète des conséquences durablement néfastes pour l’Alsace de la soumission des décideurs politiques à la multinationale Vinci.

 

Les Alsaciens comprendront tous, mais un peu tard, que le petit tronçon à péage contournant Strasbourg représente à terme une aubaine pour les poids lourds du transit européen nord-sud et, surtout pour les plus polluants d’entre eux, une alternative rentable à la LKW-Maut allemande. Dès que sera réalisé le maillon manquant au réseau autoroutier européen, au nord de l’Alsace, à travers le Bienwald actuellement encore protégé, rien ne retiendra de notre côté du Rhin la LKW-Lawine. L’avalanche de camions se déversera sur toute la longueur de la plaine d’Alsace.

L’improbable bénéfice des Strasbourgeois en termes de fluidification du trafic et de réduction des pollutions locales ne contre-balancera ni n’excusera l’accroissement exponentiel des nuisances et dangers prévisibles pour tous les Alsaciens et au-delà.

Force est de constater que la responsabilité face à cette catastrophe annoncée et ce crime contre les générations futures est bien partagée entre les ministères parisiens et les décideurs locaux. Ils ont des noms. L’histoire les retiendra.

 

Andrée Munchenbach

Présidente d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78‬

Alsace : notre exigence, notre droit ! Elsass : unser Verlangen, unser Recht! 

Dans le cadre du « grand débat national » et suite à la publication du projet de loi pour la création d’une CEA, Unser Land appelle à la mobilisation ce samedi 2 mars à 14 h 30, place Kleber à Strasbourg.

 

Unser Land rappelle que la crise sociale et politique que traverse l’hexagone — mais également l’Alsace — s’explique en grande partie par les institutions actuelles qui ne sont pas dignes d’une démocratie moderne. Concernant la CEA, Unser Land constate, au vu des premiers éléments connus, que le projet de loi est largement en retrait par rapport aux annonces faites à Matignon, qui, elles-mêmes, ne répondaient que très partiellement aux attentes des Alsaciens.

 

 

Aussi, Unser Land a prévu de rappeler ce samedi ses doléances :

  • une Alsace autonome,
  • la sortie du Grand Est
  • et la généralisation du bilinguisme.

Jean-Georges Trouillet,

Secrétaire-général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69‬

Jetzt làngt's !

Unser Land condamne tout propos ou tout acte raciste ou antisémite et s’inquiète de la montée de la violence, de l’intolérance et de la bêtise, y compris en Alsace.

Unser Land dénonce avec la plus grande vigueur la profanation du cimetière juif de Quatzenheim. Après la profanation du cimetière de Sarre-Union, cet acte haineux et imbécile jette à nouveau l’opprobre sur l’Alsace. Ces agissements sont aux antipodes des valeurs alsaciennes et de nos convictions. Judaïsme et identité alsacienne sont intimement liés. L’Alsace forte de ses valeurs humanistes a été historiquement terre d’accueil pour les religions persécutées. Le droit concordataire, qui y a été maintenu grâce notamment à l’engagement des autonomistes après 1918, contribue à un vivre ensemble apaisé des différentes communautés religieuses. Unser Land fait de la préservation de ce régime particulier une de ses priorités. La revendication truffée de fautes trouvée au cimetière profané renvoyant à un quelconque mouvement identitaire est incongrue et imbécile. À moins qu’il ne s’agisse d’une provocation.

 

Unser Land exige qu’une enquête soit faite et qu’elle aboutisse, pour que soient démasqués les coupables de ces actes ignobles ! Une sanction exemplaire s’impose. Nous appelons nos militants et sympathisants à témoigner de leur solidarité avec la communauté juive alsacienne.

 

Andrée Munchenbach

Présidente d'Unser Land

‭+33 6 35 10 28 78‬

 

Jean-Georges Trouillet,

Secrétaire-général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69‬

La France à l’école du nationalisme

Unser Land s’élève contre le projet de rendre obligatoire la présence du drapeau tricolore, du drapeau européen et des paroles de la Marseillaise dans les salles de classe. Pour le parti autonomiste alsacien, l’Éducation nationale ferait bien mieux d’aider à sauvegarder les identités régionales, notamment l’identité alsacienne !

 

Ils flottaient déjà sur les collèges et les lycées. Soit. Les drapeaux français et européens seront bientôt obligatoires dans toutes les salles de classe du premier et du second degré, en vertu d’un amendement du député Éric Ciotti (LR), provisoirement adopté mardi dernier, 12 février. Cette « ciottise » a toutes les chances d’être adoptée définitivement en seconde lecture ce vendredi.

Quel est l’intérêt de cette mesure ? Le drapeau français n’est-il pas déjà omniprésent dans l’espace public ? N’a-t-il pas massivement flotté lors de la dernière coupe du monde de football ? Les Gilets Jaunes ne l’ont-ils pas largement mis à l’honneur ? Non, vraiment, l’identité française n’est pas menacée ! Les enseignants ont-ils vocation à aider nos enfants à devenir des adultes autonomes et responsables qui maîtrisent plusieurs langues et connaissent leur véritable histoire ou doivent-ils fabriquer des êtres lobotomisés qui marchent au pas en récitant le roman national ?

 

S’agit-il, au fond, de répandre le drapeau européen et, par là même, de renforcer le sentiment d’appartenance à l’Union européenne ? Cela expliquerait le soutien des députés europhiles LREM à l’amendement de l’eurosceptique Ciotti. Unser Land aussi est europhile, mais fait prévaloir son attachement à l’école comme lieu d’apprentissage et non d’endoctrinement. Le parti autonomiste alsacien considère la présence des drapeaux européens et français sur les frontons des établissements comme largement suffisante.

 

Il est un drapeau, cependant, qu’on ne fait pas pavoiser : c’est le drapeau de l’Alsace ! Or, s’il y a une identité menacée que l’école pourrait aider à sauvegarder, c’est bien l’identité alsacienne. Des drapeaux « Rot un Wiss » sur les frontons des établissements scolaires alsaciens ne seraient pas moins légitimes que les drapeaux français et européens !

 

Si les questions symboliques ne doivent pas être négligées, ce sont, cependant, les questions d’enseignement qui importent le plus au parti autonomiste alsacien. Unser Land demande la généralisation de l’enseignement bilingue français allemand et des écoles maternelles et primaires immersives en alsacien. Unser Land demande aussi un enseignement de l’histoire intégrant notre histoire particulière. Cela relativiserait, par exemple, la glorification d’un Jules Ferry qui a rendu l’école obligatoire en 1882 quand l’Allemagne du 2e Reich l’avait instituée chez nous 11 ans plus tôt !

 

En somme, Unser Land réclame pour la jeunesse alsacienne une éducation qui renoue avec le fil de l’histoire de notre région pour réinscrire l’Alsace au cœur du Rhin supérieur, donc de l’Europe. Pour cela, il faut une formation aux valeurs humanistes et une politique linguistique ambitieuse, pas des drapeaux dans les salles de classe et encore moins les paroles d’un chant guerrier appelant à faire couler « un sang impur » dans les sillons.

 

Au rebut, l’amendement Ciotti !

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d'Unser Land

+ 336 35 10 28 78‬

Une collectivité à statut particulier ou seulement un grand département ?

Ce lundi, les deux conseils départementaux ont acté leur rapprochement en vue de la création d’une Collectivité Européenne d’Alsace. Unser Land a toujours défendu l’idée d’une collectivité Alsace née de la fusion des deux départements et dotée des compétences, élargies, de la Région avec un renforcement des bassins de vie (ou pays) comme échelons de proximité et de pertinence géographique. Mais l’effacement des deux départements au profit d’une création administrative sans base juridique et sans réelle compétence nouvelle concédée par Paris nous interpelle. Les principales compétences devant bénéficier aux Alsaciens restent en effet soumises à la tutelle de la région Grand Est. La subordination du futur grand département Alsace aux choix politiques du Grand Est risque de plomber la création d’une région Alsace forte et autonome.

Unser Land rappelle que la population alsacienne souhaite très majoritairement (à plus de 80 % selon deux sondages) la sortie de l’Alsace du Grand Est et la création d’une véritable collectivité alsacienne avec des compétences étendues supérieures à celles d’une région. Nous ne nous satisferons pas d’un Ersatz qui aurait pour principal avantage celui de redonner le nom Alsace à un territoire, sans toutefois lui donner les moyens d’exister et d’être efficace.

Unser Land demande donc l’ouverture de négociations et d’un réel débat sur les compétences nécessaires. La fusion des départements, oui. Mais à condition qu’elle débouche sur un statut particulier, comme prévu dans la Constitution, une autonomie accrue, et la sortie du Grand Est.

 

Andrée Munchenbach

Présidente d'Unser Land

+ 33 6 35 10 28 78

CEA - Attention arnaque !

L'avant-projet de loi relatif à la Collectivité européenne d'Alsace dont les DNA dévoilent les principaux axes dans leur édition du 29 janvier confirme, s'il en était besoin, les premières analyses critiques d'Unser Land.

 

La précision liminaire que la CEA « demeure pleinement au sein de la Région Grand Est » suffit à rendre le projet inacceptable, à différents titres. Nous ne soulignerons que son caractère antidémocratique : il entérine de fait l'agrégation de l'Alsace dans la techno-structure Grand Est contre l'avis des Alsaciens.

 

Les compétences « spécifiques et particulières » qui sont concédées à la CEA ne le sont que sous l'autorité et le contrôle du Grand Est. 

 

Unser Land invite les deux conseils départementaux à la circonspection et les exhorte à ne pas engager la fusion des départements sur des perspectives d'émancipation aussi fragiles. L'Alsace ne peut être réduite à un nouveau département, même grand, même européen. Elle ne peut être définitivement subordonnée au Grand Est honni. Elle a le droit, comme les autres régions historiques de France, d'exercer pleinement ses compétences sans dépendre d'un échelon superfétatoire entre elle et l'État.

 

La Collectivité européenne d'Alsace n'aura de sens et d'intérêt que si elle bénéficie du statut particulier prévu à l'article 72 de la Constitution. C’est le seul chemin pour s'extraire du scandale d’une réforme territoriale bâclée pour l’Alsace.

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d'Unser Land

+ 336 35 10 28 78‬