Aux origines du mouvement UNSER LAND se trouve la réunion d’Alsaciens et d’Alsaciennes convaincus que seul un parti vraiment alsacien est en mesure de défendre les intérêts de l’Alsace.

 

Une partie importante des membres d’UNSER LAND provient deux anciens mouvements :

L’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, parti politique autonomiste fondé en 1988, membre fondateur de la fédération Régions et Peuples Solidaires ainsi que de l’Alliance Libre Européenne.

Fer’s Elsass, mouvement de jeunes fondé en 2001.

 

Comme l’Union du Peuple Alsacien et Fer’s Elsass, UNSER LAND est un parti dont la seule préoccupation est l’Alsace et son avenir.

 

Comme ses prédécesseurs, UNSER LAND combat les tentatives de récupération du mouvement alsacien par l’extrême-droite en général et par Alsace d’Abord en particulier. Leur attachement de ces partis à la cause alsacienne n’est qu’une façade creuse. Dans les faits, ces partis ne servent qu’à diffuser une idéologie xénophobe, sans rapport avec la question alsacienne. Leur présence décrédibilise le mouvement alsacien en général.

 

http://www.unserland.org/


Actualité d'Unser Land

Grand Est, arrêtons les frais !

Suite aux révélations du Club Perspectives Alsaciennes sur l’explosion des frais de déplacement de la « région » Grand Est, Unser Land demande que le gouvernement mette fin à cette gabegie d’autant plus inacceptable qu’elle intervient en des temps de restrictions budgétaires dans les services publics. Il est urgent de mettre un terme à cette expérience insensée et de revenir à des régions à taille humaine. 

Ces chiffres cachent, en outre, une réalité bien plus inquiétante, car ils ne sont que la partie émergée de l’iceberg. En effet, les dépenses évoquées ne concernent que l’administration régionale stricto sensu. Il faut ajouter à ce gouffre financier les dépenses des administrations des services déconcentrés de l’État (Services préfectoraux, Rectorat, Agence régionale de Santé, finances publiques…), mais également celles des associations, fédérations sportives ou professionnelles dont la fusion a été imposée par l’État.

 

Nous dénonçons également les sommes considérables dépensées pour affubler les trains, les bus et les lycées avec le logo Grand Est. Dernier exemple en date : le 4 juillet dernier, le Grand Est a attribué 800 000 EUR « pour l’achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation MONDIAL AIR BALLONS 2019 à Chambley (Lorraine) » (voir attribution de marché public ci-joint). Cette somme a en outre été attribuée en procédure négociée, c’est-à-dire sans mise en concurrence !

 

Il est inadmissible qu’une administration dépense de telles sommes d’argent public pour des opérations de pure propagande, sans aucun bénéfice pour nos concitoyens. Par comparaison, cette somme de 800 000 EUR pour des publicités sur des montgolfières correspond à l’ordre de grandeur du budget annuel de l’Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle (OLCA) ou à la subvention annuelle versée au titre de la convention avec l’État pour le développement du bilinguisme. Décidément, pour M. Rottner, la promotion du Grand Est passe avant l’intérêt général et celui des Alsaciens en particulier.

 

Jean-Georges Trouillet

Secrétaire général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69

Rottner, de plus en plus à l'ouest 

M. Rottner donne à comprendre pourquoi la France va mal. Le comportement arriviste de certains élus entraîne des dépenses aussi somptuaires qu'inutiles. Ainsi rien, hormis la folie des grandeurs ("der Grössenwahn"), du président de la méga-région Grand Est ne justifie l'acquisition d'un hôtel particulier dans le quartier le plus huppé et le plus cher de Paris. Le pied-à-terre de M. Rottner - à qui il manquera bientôt la particule - le rapproche certes des ministères qu'il semble convoiter mais coûtera au contribuable 3 millions d'euros cash et quelques centaines de milliers d'euros tous les ans en fonctionnement. Suivra l'embauche d'un directeur, d'un personnel permanent, de chauffeurs... Question de standing ! Pour quels services rendus à la population ?

Le budget de communication et de propagande, les frais de réception, le coût des déplacements font exploser le budget de la Gross Région, sans effet sur le quotidien des gens. Au contraire. Augmentation des cartes grises, des tarifs TER, des licences sportives, etc. Le bon peuple est à la peine, tandis que ses élus mènent grand train et se donnent des airs de marquis.

À tous les niveaux, les élus français feraient bien de s'inspirer du comportement responsable de leurs homologues européens, notamment scandinaves, moins pléthoriques et plus scrupuleux. Ceux-ci savent se contenter de bureaux fonctionnels, n'abusent pas des frais de représentation, se déplacent tout naturellement en transports en commun au contact de leurs administrés. 

À l'évidence, la France a besoin d'être réformée. Malheureusement, l'esprit qui souffle entre les lambris dorés de la République n'est pas celui du renoncement aux privilèges, ni de l'ouverture à la modernité et à une véritable démocratie.

 

Il est urgent de libérer l'Alsace du boulet que représente le Grand Est. Au contraire des partis nationaux, Unser Land, comme les autres partis régionaux auxquels il est fédéré, ne se préoccupe pas de flatter l'ego des élus et d'organiser leur plan de carrière, mais vise, à travers l'octroi d'un statut adapté, la bonne gestion des territoires, au bénéfice des peuples et dans le respect des générations futures. 

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d'Unser Land

+ 336 35 10 28 78‬

Unser Land dénonce la tentative de fragilisation des protecteurs de l’environnement

Le parti autonomiste alsacien Unser Land s’étonne et s’inquiète de l’abstention, vendredi 6 juillet 2018, de 22 élu(e)s de l’Eurométropole de Strasbourg, concernant une subvention à Alsace Nature, directement liée à la position de cette importante fédération à l’égard du projet de grand contournement ouest (GCO).

 

Unser Land rappelle qu’Alsace Nature fédère 140 associations alsaciennes de protection de l’environnement et s’appuie sur un réseau de 2 500 membres.

Contrairement aux promoteurs du GCO qui poursuivent des intérêts financiers, l’action d’Alsace Nature est portée par des bénévoles qui prennent sur leur temps libre pour préserver notre patrimoine naturel, bien commun.

 

En s’opposant au CGO — sur lequel la commission d’enquête vient de rendre un avis défavorable — Alsace Nature lutte contre l’artificialisation des terres : en Alsace, 1 000 hectares disparaissent chaque année sous le béton ; au niveau national, c’est l’équivalent de la surface d’un département tous les 6,5 ans (chiffre Insee).

 

La tentative de fragilisation d’Alsace Nature, menée par les abstentionnistes de l’Eurométropole, procède de pratiques indignes de la République.

 

La protection du patrimoine naturel pour un développement durable étant au cœur de son projet politique pour l’Alsace, Unser Land confirme son opposition au projet de GCO et assure Alsace Nature de son soutien.

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d'Unser Land

+ 336 35 10 28 78‬

Propagande à fond de train !

Dans les DNA de ce dimanche 8 juillet, Jean Rottner nous refait — sans complexes — le coup de la pétition. Au prix d’une pleine page de publicité — comptée dans l’explosion du budget de communication grandestien ? – il joue au défenseur des gares TGV secondaires en dénonçant la suppression par la SNCF de liaisons TGV entre la Lorraine et le sud de la France (vers les réjouissances de Cannes ou d’Avignon...?).

Collectivités locales, rebellez-vous !

Unser Land salue l’audace et le bon sens de la présidente du conseil départemental de la Creuse qui refuse toute participation, financière, technique ou humaine, du département à la fabrication et la pose des panneaux de limitation à 80 km/h, limitation décidée unilatéralement et imposée de manière indifférenciée par le gouvernement. Unser Land est en effet très réservé face à une mesure dont l’efficacité dans la lutte contre la mortalité routière est discutable et qui pénalise les zones rurales : les routes dites « secondaires » sont les principaux axes utilisés par la population. En choisissant l’exécution zélée des ordres de Paris, les présidents des conseils départementaux alsaciens ont manqué une occasion de défendre leur territoire. 

Ils illustrent le rôle imparti aux collectivités locales dans la France jacobine : exécuter et payer. Certes un fonds de remboursement est prévu par l’État pour janvier 2019, mais « ce fonds sera pris sur le produit des amendes de police versées au département, des sommes que l’on versait aux communes pour financer des travaux de mise aux normes en termes de sécurité routière », a rappelé la présidente du conseil départemental de la Creuse (La Nouvelle République, 19.6.2018). Car c’est bien évidemment Paris qui engrange le produit des amendes et le gère à sa guise ! 1,97 milliard d’euros ont ainsi été récoltés en 2017, dont 438,8 millions affectés au paiement de la dette de l’État. Avec la limitation à 80 km/h, 400 millions de recettes supplémentaires devraient prendre le chemin des caisses parisiennes.

 

Les collectivités locales sont également utilisées comme « laboratoires ». Mais il ne s’agit pas d’expérimenter une gouvernance locale répondant aux vœux de la population ou aux réalités du terrain. Ainsi, les collectivités alsaciennes auraient pu repérer un certain nombre de tronçons accidentogènes et déterminer la meilleure manière d’y améliorer la sécurité des usagers. Que nenni ! La notion de « laboratoire » à la française est de toute autre nature : Paris applique à une portion d’hexagone une mesure discutable, voire franchement impopulaire, pour la généraliser ensuite, à petit feu, suscitant ainsi une opposition moindre. En l’occurrence, au prétexte de la sécurité routière, on introduit des voitures-radars privées, d’abord dans l’Eure, puis dans toute la Normandie et, enfin, en 2020, dans toute la France métropolitaine.

 

Unser Land s’insurge contre une régression à marche forcée vers l’Ancien Régime, avec le retour des fermiers généraux ou encore des brigands de grand chemin rançonnant les voyageurs.

 

La Collectivité d’Alsace réclamée par le parti alsacien (voir notre projet de collectivité à statut particulier : www.unserland.org) aura les moyens de s’affranchir de la tutelle abusive de Paris. Elle gérera elle-même tous les axes routiers et mettra en place une politique routière adaptée aux territoires, privilégiant la sécurité des usagers, et non la rentabilité des radars embarqués.

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d'Unser Land

+ 336 35 10 28 78‬

Projet d'amendement à la constitution

Dans le débat récent sur l’avenir institutionnel de l’Alsace, force est de constater que les élus en place — et notamment les présidents des départements — n’ont formulé aucune réelle proposition concrète pour l’avenir du Droit local. Unser Land a une vision claire sur le sujet et propose que le Droit local soit confié aux Alsaciens et Mosellans. L’attribution d’un pouvoir réglementaire et législatif à l’Alsace, et éventuellement à la Moselle, est une nécessité pour le développement de notre territoire.

Aussi, dans le cadre du projet de loi constitutionnelle, Jean-Georges Trouillet, secrétaire général d’Unser Land, a rédigé le projet d’amendement suivant :

« Art. 72‑6. – Afin de tenir compte des intérêts propres des populations des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, les conseils départementaux concernés ont la compétence de développer, en commun ou chacun en ce qui le concerne, le droit particulier applicable dans ces départements, par modification des lois et règlements concernés. Ces modifications prennent effet dans un délai de trois mois après leur adoption si le Parlement, pour les dispositions de valeur législative, ou le Gouvernement, pour les dispositions réglementaires, ne les ont pas annulées ou modifiées. »

 

Ce projet d’amendement sera déposé par Paul Molac, député du Morbihan, et examiné ce mardi en commission des lois.

 

Andrée Munchenbach

Présidente

+33 6 35 10 28 78‬

Grand Est : quand la propagande ne suffit plus, la censure ?

Suite à la campagne de communication lancée par Unser Land en faveur d’une collectivité à statut particulier, M. Rottner, par l’intermédiaire de M. Bouchard, directeur général des services, a saisi un huissier afin d’exiger le retrait du logo « Grand Est » des documents édités à cette occasion par notre mouvement. Nous prenons acte de cette tentative d’intimidation.

Dans le cas où effectivement une loi permettrait la censure souhaitée par M. Rottner, Unser Land se conformera au droit, à condition, bien évidemment, que l’État se conforme également au droit, et en particulier à la Charte européenne de l’autonomie locale, en organisant un référendum sur la sortie du Grand Est.

 

Dans le cas contraire, il est bien évidemment hors de question pour notre mouvement d’accepter toute forme de censure, qui plus est de la part d’un triste sire sans parole. Aussi, nous maintiendrons notre campagne.

 

En attendant, Unser Land invite tous les Alsaciens à diffuser les tracts et le projet Unser Land. Contrairement à la propagande du Grand Est, ces documents ne sont pas financés avec de l’argent du contribuable.

 

Jean-Georges Trouillet

Secrétaire général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69

Il faut sauver Strasbourg !

Les récentes déclarations de la Chancelière allemande, Angela Merkel, et les rumeurs insistantes de remise en cause, par Emmanuel Macron, de Strasbourg comme siège du Parlement européen sont une claque infligée à ceux qui croient que l’on renforcera la position de Strasbourg en détruisant l’Alsace.

Unser Land rappelle :

  • Son attachement à une Europe des peuples, organisée de façon multipolaire.
  • Que Strasbourg bénéficie du siège du Parlement européen avant tout parce qu’elle est la capitale de l’Alsace et, qu’à ce titre, elle incarne la réconciliation franco-allemande. Vouloir la transformer en capitale technocratique d’une région désincarnée et sans histoire, c’est la fragiliser de ce point de vue.
  • Que défendre Strasbourg comme siège du parlement européen passe aussi par un renforcement significatif de l’attractivité et de l’autonomie de l’Alsace, mais également de son ouverture vers l’espace rhénan.
  • Que Strasbourg renforcerait sa position capitale européenne si elle était dotée d’un statut supranational (Eurodistrict) et que l’allemand y était aussi langue co-officielle.

 

Jean-Georges Trouillet

Secrétaire général et porte-parole

+33 6 67 28 85 69

Bon sens alsacien contre postures d'élus

La réponse citoyenne à la question de l'avenir institutionnel de l'Alsace est indéfectiblement la même depuis l'annonce et la mise en place de la réforme territoriale et la fusion forcée avec la Lorraine et Champagne-Ardenne. Les Alsaciens veulent la sortie du Grand Est.

 

Dans une écrasante majorité les Alsaciens rejettent un redécoupage régional dont rien ne parvient à démontrer un quelconque avantage. Au contraire, les seules difficultés - considérables - liées à la durée, au coût et à la complexité des déplacements pour des réunions d'élus ou des rencontres sportives à l'intérieur de cette région grande-comme-deux-fois-la-Belgique suffiraient par elles-mêmes à démontrer l'absurdité de cette technostructure.

 

Parallèlement, le budget de communication inflationniste du Conseil régional démontre l'acharnement du président Rottner à effacer toute référence à l'Alsace et à fabriquer une identité grandestienne notamment en imposant dans l'espace public et mental son logo détestable.Les 29 réunions publiques organisées par l'ICA confirment ce qu'expriment depuis bientôt 5 ans pétitions, manifestations et sondages. La dernière, ce vendredi 8 juin juin à Sélestat, a en outre bien fait ressortir le clivage entre les intervenants non élus, qui très majoritairement plaident pour la sortie du Grand Est, et les élus sur une ligne de quasi consensus autour d'une collectivité à statut particulier, dans le Grand Est.

 

La frilosité des élus, pourtant censés représenter les intérêts et les attentes du peuple, peut s'expliquer par leur soumission à l'autorité du président de la République, lequel se déclare opposé à la remise en cause du périmètre de la méga-région. Il peut redouter que la sortie de l'Alsace ne crée un précédent et n'incite d'autres régions historiques à lui emboîter le pas. Mais à l'évidence l'Alsace est la seule région à se rebiffer, pour des raisons qui lui sont propres. Ces raisons, historiques, géographiques et culturelles, les autres régions les reconnaissent.

Elles auraient dû être défendues dès le début de manière déterminée par l'ensemble des élus alsaciens, y compris à travers une démission collective. Les élus bretons et corses ont obtenu qu'on ne touche ni à la Bretagne, ni à la Corse, qui comme l'Alsace ont une histoire différente du reste de la France.

 

En même temps que la question de la démocratie et du respect dû au peuple, se pose celle de l'efficience de la gestion et de l'administration des territoires. Dans les deux cas, le maintien de l'Alsace dans ce grand ensemble étendu jusqu'aux portes de Paris, est un contre-sens et devrait faire hurler. Alors se pose l'ultime question : à qui profite cette aberration ? A qui profite le crime ?

 

Parmi les réponses, apparaît bien sûr la figure du président de la techno-structure dont le pouvoir et la notoriété sont en proportion et dont le plan de carrière personnel pâtirait d'un retour à une Région Alsace. Aux yeux des Alsaciens, il apparaît comme celui qui aura cherché à parachever la trahison de son prédécesseur, Philippe Richert.

 

L'Etat trouve sans doute son compte dans une péréquation horizontale des richesses, où la contribution alsacienne est conséquente. L'Etat compense ainsi sa démission progressive dans son rôle de répartiteur des richesses et dans l'organisation de la solidarité entre les territoires – tout en continuant à percevoir l'essentiel des impôts et taxes, auxquels l'Alsace contribue déjà de manière importante. 

 

Une autre réponse relève de la petite géostratégie. En effet, placée au cœur de la méga-région, la Lorraine et tout particulièrement Nancy tirent brillamment leur épingle du jeu. Les nombreux transferts de sièges d'associations et de sociétés et des centres administratifs réalisés ou envisagés (Agence Régionale de Santé, Chambre régionale de Métiers et de l'Artisanat, Rectorat, Justice...) font de Nancy la vraie capitale du Grand Est. Strasbourg n'est de fait qu'un chef-lieu, de consolation. Sans doute le président du Grand Nancy, André Rossinot, use et usera de sa grande influence à haut niveau pour empêcher une sécession de l'Alsace qui réduirait sa propre aura et déplacerait le centre de gravité vers l'ouest - vers Bar-le-Duc ?

 

Unser Land refuse de voir l'Alsace sacrifiée à des intérêts personnels ou partisans. Comme nous y invitait Jean Rottner en 2014, avant d'en devenir le liquidateur zélé : Alsaciens, prenons notre destin en main !

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d'Unser Land

Le roi Jean Rottner est nu !

Ainsi qu’il ressort de l’article des DNA du 13 mai, le président de la techno-région grandestienne a sorti le grand jeu devant les maires haut-rhinois réunis à Mulhouse, ville dont il a été le maire, élu sur la promesse de se consacrer exclusivement à ce mandat.

Apprenti illusionniste, il a tenté de rassurer voire d’éblouir son public avec des chiffres — invérifiables (1 milliard d’économies sur le mandat pour la Région, 50 millions d’investissements supplémentaires pour l’Alsace, subventions discrétionnaires aux maires…) — et une formule magique, censée clore le « débat alsaco-alsacien » : Convention territoriale d’exercice concerté de compétences ! Formule techno-bureaucratique dans laquelle le préfixe triplement récurrent semble traduire le peu de considération de l’administration dirigeante à l’égard des territoires et des peuples.

 

Mais comment l’Alsace pourrait-elle encore faire confiance à un opportuniste et un traître ?

Celui qui haranguait la foule en octobre 2014 place de Bordeaux à Strasbourg, au cri de « Elsass stand uff ! », qui déposait une pétition de plusieurs dizaines de milliers de signatures en faveur d’une Alsace responsable et respectée dans son intégrité territoriale, se réjouit à présent du refus du président de la République de toucher au Grand Est, son grand fief, et s’active à confiner l’Alsace dans le carcan institutionnel d’un département unique. Non seulement il trahit ses engagements publics de manière éhontée au bénéfice de son plan de carrière, mais il méprise ouvertement le peuple alsacien — dont il est pourtant issu et dont il se revendique — en ignorant sa légitime aspiration, confirmée par des sondages récents, à sortir du Grand Est et à bénéficier d’une évolution institutionnelle vers davantage d’autonomie.

 

Une convention valable au maximum 6 ans et révisable au bout de 3 ans avec un partenaire aussi peu fiable que le président Rottner n’apporte aucune garantie sérieuse à l’Alsace.

Unser Land invite les élus alsaciens à ne pas se laisser endormir par les incantations de M. Rottner, qui visent à déconsidérer et étouffer le débat démocratique sur l’avenir de l’Alsace et prennent la vérité à contresens. Au contraire de ce qu’il prétend, la catastrophe serait précisément d’occulter la question institutionnelle et administrative et de renoncer à s’engager pour un statut particulier pour l’Alsace.

 

Au demeurant, peu importe l’avis de M. Rottner, qui tente de s’imposer dans une négociation qui concerne d’abord l’Alsace et l’État. Unser Land attend du gouvernement qu’il soit à l’écoute des Alsaciens et respecte leur demande de sortie du Grand Est.

 

Nous appuyons la revendication légitime d’un statut particulier pour l’Alsace. Nous demandons des transferts de compétences de la Région, mais aussi de l’État dans des domaines cruciaux comme l’enseignement linguistique, la gestion du Droit local, l’aménagement du territoire, l’économie, le tourisme, etc.

 

L’avenir de l’Alsace se joue sur des garanties réelles et des perspectives nouvelles, et non sur des vessies présentées comme des lanternes.

 

Andrée Munchenbach,

Présidente d’Unser Land