Actualité de Oui au Pays Catalan

Solidarité catalane

Au vu de la situation, plus que critique, chez nos voisins de l'Aude, nous nous devons de montrer notre solidarité. Nous,OPCat, demandons à tout le Pays Catalan de se mobiliser pour leur apporter le soutien dont ils ont besoin.

Avec l'hiver qui approche, nous lançons un appel auprès des municipalités pour qui mettent des locaux à disposition  et aux habitants du Pays Catalan à faire des dons pour aider les familles qui ont tout perdu, pour qu'elles retrouvent un minimum de confort.Si vous avez des vêtements, de l'électroménager ou quoi que ce soit qui pourrait leur permettre de retrouver un peu de bien-être, adressez vous à votre mairie, au Secours Populaire, ou au Secours Catholique.

 

Nous ouvrons aussi une permanence à notre siège, 22 boulevard Aristide Briand 66000 Perpignan, jeudi et vendredi prochains de 14 h a 18 h afin que vous puissiez y déposer vos dons que nous amènerons sur place, par camion, samedi 20 octobre.  Nous tenons aussi à adresser toutes nos sincères condoléances aux familles des victimes.

 

Catalanes, catalans montrons notre solidarité à nos voisins Audois et donnons ce que nous pouvons donner pour leur venir en aide. Aujourd'hui plus que jamais la solidarité est primordiale !

CONSTRUISONS UN AVENIR POLITIQUE POUR LE PAYS CATALAN !

Samedi 6 octobre, plus de 150 personnes entre adhérents, élus et acteurs économiques de notre mouvement politique participaient au colloque " Pays Catalan Utopie ? ou Réalité !"

 

L’élimination future des départements, comme chacun sait, n’est en effet plus aujourd'hui qu’une question de temps, comme le fut la

disparition de la Région Languedoc-Roussillon. Suppressions préconisées par la Commission Atali et la Loi Notre.

Pour continuer à faire vivre le Pays Catalan, une réflexion sur une future institution spécifique s’impose. Oui au Pays Catalan a donc

invité le Pays Basque et la Corse, territoires qui ont mis en place depuis quelques mois de nouvelles structures politiques.

 

Mixel Etxevest, Maire de la commune de Mauléon et Vice-Président de la Collectivité Pays Basque nous a expliqué la genèse de cette Collectivité.

 

 

Revendiquée officiellement depuis 1995, il a fallu un gigantesque travail de type associatif de près de 25 ans pour qu'elle devienne

effective le 1er janvier 2017. Cette Collectivité à forte identité culturelle est le fruit d’une « fusion » de 158 communes et de l’ensemble des Communautés de Communes du Pays Basque. Un projet fort, longuement mûri, auquel les maires des communes et tous les acteurs sociaux ont pu donner vie avec abnégation, pragmatisme et dans la transversalité. Cette institution inédite dynamise depuis bientôt deux ans les intérêts économiques, sociaux et culturels des Basques, encourage les nouvelles perspectives et met en place et projette des actions véritablement novatrices.

 

La seconde intervenante, Fabiana Giovannini, élue à l'Assemblée de Corse, rédactrice du journal Arritti, a évoqué le long combat des Corses pour faire devenir effectives leurs revendications en accédant enfin aux commandes. Plébiscités depuis 2014 aux élections municipales, territoriales et législatives, les nationalistes appliquent avec succès leur programme.

 

Une manière différente de faire de la politique se pratique donc dans la nouvelle Assemblée de Corse, qui a vu le jour en 2017 après la fusion des deux départements. Cette institution permet une application directe des choix politiques en restant au plus proche des attentes des citoyens de l’île, et ce malgré les obstacles qui sont semés par l'Etat.

 

Cette mise en pratique d'un projet pour un territoire pensée depuis la région corse est une révolution en France : premier cas de territoire qui s'affranchit du guidage exclusif centraliste parisien au bénéfice des habitants du territoire.

 

L’exécutif corse se trouve cependant toujours confronté à un jacobinisme d’un autre temps, pratiqué avec conviction par le gouvernement Macron, qui freine depuis Paris les projets de loi nécessaires aux habitants de la Corse. L’autonomie politique de l’île reste un objectif à moyen terme.

 

La Corse et le Pays Basque nous offrent des exemples précis et effectifs d'institutions de pays particulières qui peuvent inspirer les

dirigeants politiques catalans pour préserver et valoriser l'identité et le potentiel économique de notre Pays Catalan. Notre mouvement politique fera en ce sens des propositions précises à l’ensemble des décideurs politiques de notre territoire.

 

Nous remercions très chaleureusement nos amis basques et corses de s’être déplacés spécialement pour apporter leurs analyses et leurs témoignages qui inspireront notre avenir politique.

 

Un grand merci à l’ensemble des adhérents pour leur participation active au colloque, sans oublier l’Hôtel de la Fauceille de Perpignan pour son accueil professionnel et très chaleureux.

 

Contact presse : press@ouiaupayscatalan.com

Bilinguisme : le catalan fait-il peur à la France ?

Malgré une demande croissante de la part des parents d’élèves, l’offre de l’éducation nationale en matière d’enseignement du catalan est quasiment inexistante. Alors que plus de 76 % des parents sont favorables à l’enseignement du catalan, il n’y a que 7 % d’élèves bilingues et moins de 15 % en initiation en Catalogne Nord ! Pourquoi, lorsque l’on sait que le Pays Basque Nord compte environ 50 % d’élèves bilingues dans le secteur public, et la Bretagne 13 %, l’offre est-elle si faible chez nous ? Le catalan ferait-il peur à la république ?

Nous avons le droit de parler le catalan et de l’apprendre à l’école publique, simplement parce que le catalan est notre langue, le premier marqueur de notre identité. Nul n’a le droit de détruire la culture d’un autre (bien que la France, patrie autoproclamée des Droits de l’Homme, soit passée maîtresse en la matière), pourtant, l’Académie de Montpellier continue de refuser un droit fondamental aux enfants : celui d’apprendre leur langue maternelle pour certains, celle de la région où ils vivent pour d’autres. Aujourd’hui, seules 47 écoles sur 312 proposent un modèle bilingue et immersif dans le système d’enseignement public ou privé, selon l’APLEC (Association pour l’enseignement du catalan).

 

Pour palier cette carence (délibérée ?) de l’État jacobin, huit écoles Bressola et quelques autres, associatives immersive et/ou plurilingues, ne suffisent pas. Pourtant, ces établissements accomplissent un travail pédagogique extraordinaire. L’Escola Jordi Père Cerda, à Saillagouse, par exemple, dont nous avons rencontré la directrice : grâce à un échange de plusieurs heures, nous y avons découvert des enseignants passionnés, ouverts d’esprit et novateurs, et des enfants dotés d’une incroyable capacité d’assimilation et d’une curiosité sans borne. À cinq ans ils parlent déjà 3 langues : catalan, espagnol et français ! Une performance assez rare dans les écoles publiques… Un proverbe africain dit : « Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens. » Pour l’avenir des enfants, leur culture et leur épanouissement, il serait logique d’adopter un modèle d’éducation similaire dans tout le Pays Catalan… Pourtant, l’Escola Jordi Père Cerda a failli fermer faute de financement : sans l’aide de la Generalitat, entravée et bâillonnée par l’article 155 de la constitution espagnole, et sans AUCUNE aide de l’Académie de Montpellier, c’est seulement grâce à la générosité des familles que l’école a pu être sauvée ! Oui au pays catalan ainsi que la Joventut de Catalunya Nord tiennent à apporter leur soutien à cette école ainsi qu’à toutes les autres écoles catalanes pour assurer un avenir à notre jeunesse.

Il est à noter tout de même, et c’est une très bonne nouvelle, que la campagne de crowdfunding lancée pour sauver l’Escola Jordi Père Cerda, a dépassé son objectif initial de 35 000 euros, preuve s’il en est du fort attachement de la population pour cette école et, au-delà, pour l’enseignement du catalan.

 

(Pour participer, aller à cette adresse https://salvemlajordi.cat)

 

Aujourd’hui, l’offre scolaire en langue catalane est ridicule vis-à-vis de la demande, il n’y a aucune politique de développement du catalan, et aucun conseil académique des langues régionales n’a été créé dans notre académie, alors que cette création est prévue dans les textes officiels. Nous avons pourtant un droit fondamental, comme tous les peuples du monde : celui de développer paisiblement notre culture et de la donner en partage à nos enfants. La République française nie ce droit et nos députés soi-disant « catalans » sont aux abonnés absents quand il s’agit de culture catalane… Soit. Nous, nous n’abandonnons pas, nous continuons à nous battre.

 

En conclusion : La Joventut de Catalunya Nord tient à remercier la Directrice, les enseignants et les enfants de l’escola Jordi Père Cerda pour nous avoir reçus et pour avoir partagé avec nous leur enthousiasme et leur passion. Nous nous sommes rencontrés en inconnus et quitté en amis.

 

JNC Kevin Estela.

Jeunes de Oui au Pays Catalan

Réaction de Oui au Pays Catalan suite au attaques de la majorité régionale

Les élus de la majorité régionale ont réagi à la dernière communication de Oui au Pays Catalan d’une seule voix, celle d’une vieille gauche à géométrie variable (M. Cresta n’était-il pas le soutien d’En Marche et le parrain de M. Grau ?), et sûrement à la demande de Mme. Delga.

 

Adoptant l’adage suivant lequel la meilleure défense serait l’attaque, ces élus accusent Oui au Pays Catalan d’avoir utilisé des termes guerriers comme « annexion » et « grand remplacement », lors de la conférence de presse du 7 juin dernier… Certes, les chars toulousains ne sont pas encore aux pieds du Castillet, et Oui au Pays Catalan est farouchement hostile aux thèses complotistes de Renaud Camus, même dans leur improbable adaptation régionale. Alors pourquoi cet excès lexical de notre part ? Pour une raison simple : ces élus auraient-ils seulement daigné nous répondre, si nous ne leur avions pas donné ce grain à moudre ?

 

Cela dit, les changements toponymiques apparus ces dernières années donnent quand même à réfléchir. Collioure en Occitanie, Villefranche en Occitanie, le Château de Salses en Occitanie… Comment qualifier ces changements toponymiques matérialisés, entre autres, par le remplacement à grands frais de panneaux indicateurs ? Sans vouloir convoquer abusivement Ferdinand Saussure, nous affirmons tout de même qu’on ne peut changer un signifiant sans changer son signifié. Conséquemment, Collioure en Occitanie n’est plus Collioure. Tout comme un Catalan en Occitanie n’est plus un Catalan. Etc. À cette triste lumière, est-il encore outrancier de parler d’annexion et de remplacement, pour qualifier la transformation de notre toponymie ? Nous avons notre avis sur la question.

 

Les élus de la majorité régionale qui ont daigné nous répondre n’ont pas que des reproches lexicaux à nous faire. (Heureusement pour eux.) Ils nous accusent aussi d’avoir basé nos accusations à leur encontre sur des chiffres erronés… Hélas, trois fois hélas, ces chiffres, nous les avons trouvés sur le site Internet de la Région… Ils nous disent que « pour le rayonnement des valeurs et de la culture catalane, l’Occitanie estime ne pas être en reste, avec notamment le soutien à l’USAP pour 300 000 euros. » Pour ces élus, l’USAP fait donc partie de la culture catalane. Et pourquoi pas, après tout… Tant qu’ils ne s’imaginent pas que Mathieu Madénian joue deuxième ligne… 300 000 euros pour l’USAP, c’est noté. Mais nous serions curieux de savoir : combien pour le Stade Toulousain ? Combien pour le MHR ?… Ils nous disent : « Création de l’Office public de la langue catalane ! » Nous répondons : quel responsable ? Quel budget ? Quel programme ? Quelle réalité ? L’Office Public de la Langue Catalan n’existe que sur le site de la Région ! Es foten de nosaltres ! En voilà, du catalan !

 

Loin de nous la volonté « d’opposer des territoires entre eux », nous demandons simplement à la région un exercice de transparence : osez publier les comptes territorialisés de la Région.

 

Nous verrons alors si c’est nous qui mentons ou bien…

 

Contact presse : press@ouiaupayscatalan.com

Nous disons NON au surbétonnage de notre littoral !

Hier, nous avons appris avec inquiétude qu’un amendement « caché » de la loi ÉLAN (Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique), autorise les nouvelles constructions dans les zones appelées « dents creuses », c’est-à-dire les zones vierges entre deux zones déjà urbanisées.

Ces secteurs, qui jusqu’à présent n’étaient pas constructibles, vont donc le devenir. Notre littoral risque de se voir encore défiguré, simplement parce que Paris en a décidé ainsi… Nous ne pouvons pas le tolérer ! À long terme, l’impact de cette nouvelle urbanisation sur l’écosystème serait catastrophique, et nous savons très bien que seules des considérations économiques ont présidé à la rédaction de cet amendement. Encore une fois, le gouvernement mise sur le tourisme de masse,quitte à détruire notre patrimoine naturel.

Fidèles à leurs engagements initiaux, les jeunes de "Oui au pays catalan"  (Joventut de Catalunya Nord) militent pour un tourisme de qualité, pour une fréquentation raisonnée de notre territoire, et pour la protection de notre environnement.

 

Si ces zones creuses existent, ce n’est pas seulementpour « faire joli ». Elles servent aussi à préserver la biodiversité et à protéger la population, en cas d’inondations notamment. Il est donc primordial de garder nos côtes intactes.

 

Pourtant, le député LREM M. CAZENOVE a dit de cet amendement qu’il était un amendement « de bon sens. » Détruire la faune et la flore, précariser l’habitat littoral, c’est du bon sens ?… Mais la question mérite sûrement d’être reformulée : pour qui cet amendement est-il de bon sens ? Pour le Pays catalan, ou pour M.CAZENOVE et ses amis ?

STOP au diktat jacobin ! Nous ne sommes pas et ne serons jamais le bronze-cul de l’Europe ! Nous voulons préserver notre environnement, nos paysages font partie de notre identité !

 

OUI au Pays catalan, NON au béton !

 

Kevin Estela, Joventut de Catalunya Nord