Actualité de Oui au Pays Catalan

APPEL A MANIFESTER LE 12 FÉVRIER A 18H30 DEVANT LE CONSULAT D'ESPAGNE

Ce mardi 12 février commence à Madrid le procès des leaders catalans élus démocratiquement aux élections au Parlement de Catalogne de décembre 2017, élections convoquées en pleine application de l'Article 155 de la Constitution espagnole, c'est-à-dire, de facto, durant l'état de siège instauré en Catalogne pour mater toute autre velléité d'expression de la souveraineté catalane.

L'internement préventif de 9 représentants du peuple catalan dure depuis plus d'un an, en violation patente des droits démocratiques: ils sont en prison pour avoir honoré leur programme électoral victorieux aux élections et pour avoir permis aux Catalans du Sud de s'exprimer sur leur avenir lors d'un référendum.

 

Nous nous plaignons en France que les politiques une fois élus n'appliquent pas leur programme, alors que les ministres, députés, et leaders civils catalans, traités comme de dangereux criminels, sont en prison à notre porte ou vivent en exil pour avoir précisément mis en oeuvre leurs engagements électoraux.

 

La demande d'organiser des référendums est de pleine actualité chez nous car envisagée comme une avancée démocratique.L'Espagne qui possède dans sa Constitution la possibilité d'en convoquer non seulement les interdit sinon poursuit en justice et criminalise une majorité parlementaire pour avoir consulté les Catalans le 1er Octobre 2017.

Ce mardi donc commencera leur jugement à Madrid, devant le Tribunal Supremo, après la procédure instruite à charge par l'Audencia Nacional, l'héritière du Tribunal de Orden Publico qui pendant la dictature franquiste condamna des millers de démocrates à des peines de mort et à des centaines d'années de prison !

 

Pour dénoncer ce procès injuste, digne d'un Etat totalitaire, contraire à l'esprit démocratique comme l'ont clairement montré les refus des justices belge, allemande, écossaise et suisse d'extrader les leaders réfugiés en Europe, Oui au Pays Catalan appelle à se ressembler au soir de ce premier jour de procès.

 

Soyons nombreux à manifester notre indignation, notre solidarité envers nos frères catalans, notre indéfectible attachement aux valeurs démocratiques. Ne restons pas silencieux devant la violation des droits démocratiques les plus fondamentaux chèrement conquis à travers les siècles.

 

Mardi 12 février à 18h30, soyons donc nombreux devant le Consulat Général d'Espagne à Perpignan, 12 Rue Franklin (secteur Place de Catalogne/ Avenue de la Gare)

OUI AU PAYS CATALAN S'ADRESSE AU PRÉSIDENT 

Le Président Macron s’est adressé aux Français pour leur faire part des sujets qui vont être soumis à débat. Dans ce cadre, « Oui au Pays Catalan » appelle les habitants de chez nous à y participer et à mettre en avant un certain nombre de points.

Extrait de la lettre que le Président a envoyée aux Français :

 

 

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’État et des collectivités publiques. Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ?

Oui au Pays Catalan prend acte de la déclaration du Président par laquelle il reconnaît le mépris du pouvoir central pour les territoires périphériques, et du fait que la plupart des décisions les concernant soient imposées depuis Paris.

Oui au Pays Catalan rappelle au pouvoir parisien la décision qui a été prise contre la volonté de la majorité des Catalans, à savoir notre annexion sans aucun débat préalable à la région Occitanie.

 

La crise actuelle prouve l’échec du centralisme qui nie les territoires et les individus. L’État doit prendre en compte les réalités territoriales et la cohérence institutionnelle nécessaires pour régler les problèmes touchant : l’économie, l’écologie, les transports, la culture, le social, la géographie et l’identité. « Oui au Pays Catalan » demande, dans le cadre du débat proposé par le chef de l’État, la possibilité d’étudier la pertinence de la création d’une « Collectivité Pays Catalan » comme unique institution territoriale. Cette nouvelle institution pourrait être source d’économies, de clarification de compétences et pourrait pallier les carences de l’État dans les domaines mentionnés plus haut.

 

Oui au Pays Catalan propose aussi le changement du nom du Département en « Pays Catalan », qui permettrait, d’abord notre reconnaissance au sein de la République, et ensuite l’identification des habitants avec leur territoire plutôt qu’avec une Occitanie administrative insipide et inepte tant historiquement que culturellement.

 

Ces quatre points bénéficient d’un large consensus dans la population, nous encourageons nos concitoyens à les coucher par écrit dans les Cahiers de Doléances de leurs communes et à les défendre sur les lieux où se tiendra le débat organisé par la Présidence.

Oui au Pays Catalan va s’adresser aux élus nationaux et départementaux afin de les rencontrer et de leur transmettre nos propositions.

 

Contact presse : press@ouiaupayscatalan.com

Oui au Pays Catalan - 22 Boulevard Aristide Briand 66000 Perpignan - Tel. 09 67 51 45 88

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M. Macron répond aux riches !

Après les annonces du Président Macron pour répondre à la crise provoquée par l’action des Gilets Jaunes, Oui au Pays Catalan manifeste sa position :

  1. Nous saluons le début de révision de la politique économique mise en place depuis un an et demi, qu’a provoqué l’action des manifestants. Cette politique écrasait les couches populaires et une grande partie des classes moyennes, les mesures annoncées demandent à être approfondies et concrétisées.
  2. Oui au Pays Catalan prend acte de la déclaration du Président dans laquelle il reconnaît le mépris du pouvoir central envers les territoires périphériques et le fait que la plupart des décisions les concernant leur sont imposées depuis Paris.
  3. En ce sens, Oui au Pays Catalan appelle le pouvoir parisien à revoir la décision prise à l’encontre de la volonté de la majorité des Catalans, à savoir l’annexion politique du Pays catalan par la région Occitanie. Conséquemment, dans le cadre de la concertation proposée par le chef de l’État, nous demandons la possibilité d’étudier la pertinence de la création d’une Collectivité « Pays Catalan » comme unique institution territoriale, qui pourrait être source d’économies et de clarification de compétences.
  4. La crise actuelle découle directement de la négation des territoires périphériques par la capitale, elle est la preuve éclatante de l’échec du centralisme jacobin. Pouvoir régler nos problèmes sociaux, économiques, écologiques, culturels, humains, géographiques… l’État doit prendre en compte les spécificités de notre territoire ainsi que sa cohésion et son unicité historique, géographique et culturelle.
  5. Cette négation de nos spécificités étouffe l’identité catalane et nous empêche d’avoir les moyens institutionnels de résoudre les problèmes économiques d’une grande partie de la population qui vit, depuis des décennies, dans une situation comparable à celle de DOM-TOM : chômage massif, bas salaires, précarité.

 

M. le Président, nous ne pouvons pas accepter de nous enfoncer davantage ! Oui au Pays Catalan est prêt à relever le défi : nous sommes sûrs que le peuple catalan possède la volonté et l’énergie nécessaires l’amélioration de notre situation. Donnez-nous les moyens institutionnels de créer une Collectivité territoriale « Pays Catalan » afin de redresser notre territoire dans le respect de la République.

Jordi Vera

Réhabilitons les trains d’aquí

Avec la mobilisation des «gilets jaunes» ces derniers jours contre l’augmentation des taxes et notamment la taxe-carburant, une question reste: comment se «sevrer» de la dépendance obligée à l’automobile et comment rendre sans elle notre territoire mieux “connecté”?

Dans plusieurs pays européens une alternative a été trouvée pour réduire cette dépendance. En Allemagne 600 km de petites lignes ferroviaires et 300 gares ont été rouvertes, et 300 km de lignes sont en cours de remise en service. En Autriche, principalement dans l’ouest du pays, c’est l’alternative des bus qui a été privilégiée: des véhicules circulent de 7h à 20h à la fréquence d’un par heure,et, sur 3 lignes, à la fréquence de 30 minutes, et ce jusqu’à minuit. Toute agglomération est desservie par 8 à 12 allers-retours quotidiens et les correspondances entre les lignes sont assurées systématiquement.

 

L’Italie est l’exemple qui nous concerne le plus, et plus particulièrement dans le Tyrol, avec la réouverture, en 2005, d’une ligne ferroviaire «rurale» fermée en 1991. Rouverte grâce aux collectivités locales, elle proposait cette offre attractive: un train par heure de 5h à 23h. Le bilan a été sans équivoque: 2.7 millions d’utilisateurs en 2010 soit 7000 par jour! Et malgré les oppositions habituelles à ce genre de projets: les gens ne prendront pas le train, ils ont déjà une voiture, etc. Un succès tel que l’achat de nouvelles rames électriques de plus grande capacité a été décidé.

 

En Pays Catalan nous avons un réseau existant que nous pouvons recycler pour créer clés en main un “métro” à ciel ouvert: oui, les lignes existantes peuvent devenir un énorme réseau de communications dans tout le Pays Catalan, de Cerbère à Salses, avec de nouveaux arrêts tels que Polygone Sud, Université, Aéroport... De Perpignan à Céret et au-delà, de Perpignan à Villefranche, puis de Perpignan à Saint-Paul. Ce maillage rendrait au Pays Catalan une attactivité nouvelle, il serait source d’économies et répondrait à l’urgence écologique!

 

Pour cela, il nous faut une volonté politique. Une Collectivité Territoriale Catalane serait l’outil adéquat. Mais d’ores et déjà, les institutions existantes pourraient collaborer pour initier la mise en place et proposer un tarif intéressant, des horaires attractifs qui pousseraient le plus grand nombre à utiliser le train. Nous avons tout un réseau de petites gares en zone péri-rurale. Les lignes de bus viendraient en complément pour faciliter le déplacement des usagers sur l’ensemble du territoire. Encore une fois, si nous avions le pouvoir de décider chez nous, nous pourrions prendre des mesures ayant un réel impact sur la vie des habitants, sur l’économie du pays et sur l’environnement.

 

Oui au Pays Catalan demande qu’une réelle alternative à la dépendance automobile soit étudiée de toute urgence pour notre territoire catalan. Il est temps d’avancer vers l’avenir en nous inspirant de ce qu’avaient fait les «anciens» avec les réseaux routier et ferroviaire. Il est temps de réactiver et amplifier ce maillage pour redynamiser notre économie.

Jordi Vera

Morts pour le Pays Catalan

Cette année 2018, on commémore le 100 ème anniversaire de la fin de «La Grande Guerre». Il faut savoir qu’en Pays Catalan, au terme de 4 longues années de combats mortifères, c’est à 8845 morts que s’est chiffrée notre perte en forces vives.

 

Morts pour la France, selon le terme consacré. Mais sont-ils morts pour un slogan patriotique ou sont-ils morts pour protéger les leurs? Ni l’un ni l’autre, ils étaient des conscrits engagés au front à ce titre. Défendaient-ils les leurs? Non, car à des centaines de kilomètres de la ligne de combat ils étaient loin de notre Pays Catalan. Ils ont donc participé à l’effort de guerre pour assurer l’avenir de leur pays, car c’est ainsi que le pouvoir de Paris le leur persuadait et mobilisait les jeunes et moins jeunes aux 4 coins de l’hexagone.

 

Il faut préciser que ces soldats s’exprimaient alors dans toutes les langues de France, et les nôtres en catalan, leur langue maternelle, affirmation confirmée par le Maréchal Joffre qui, en visite dans les tranchées, s’adressait à ses compatriotes dans leur langue commune, le catalan.

 

Aujourd’hui nous, les descendants de tous ces soldats qui ont sacrifié leur vie pour la République, nous posons la question: la République nous a-t-elle rendu quelque chose de leur sacrifice? qu’a-t-elle fait en retour pour le Pays Catalan, pour sa culture, pour sa langue, les a-t-elledignifiées, protégées, a-t-elle seulement reconnu notre particularité?

 

Oui au Pays Catalan rend hommage à nos anciens de 14-18 qui ont fait leur devoir avec courage parce qu’ils étaient fiers de représenter leur patrie catalane. Nous réclamons en leur nom à la France le respect et la reconnaissance institutionnelle de notre territoire dans le cadre de cette République pour qui ils ont versé leur sang.