Bayonne : l’État confirme sa politique archaïque en matière linguistique

Publié le 2 août 2026 à 11:36

Le 23 juillet dernier la ville de Bayonne a voté une délibération qui fait de la langue basque et de la langue occitane (gascon) des « langues du territoire ».

Nous nous réjouissons de cette décision qui prouve qu’une collectivité peut prendre des décisions bien en avance sur la politique archaïque menée par l’État en matière de langues dites régionales.  Aussi, c’est sans surprise que nous apprenons que l’État, par l’intermédiaire de son représentant sur le territoire, a décidé de demander l’anullation de cette délibération.

Bien entendu il va s’appuyer sur le fameux article 2  de la Constitution qui empêche toute évolution de l’État français vers une vision moderne et d’avenir de la diversité linguistique.

Alors que nous luttons depuis des années contre l’inertie face au changement climatique et ses conséquences catastrophiques, la politique de l’État reste encore largement inspirée par le monde d’avant.

C’est la même chose en matière linguistique. L’État continue à nier la nécessité de protéger ce qui fait la diversité linguistique et culturelle. C’est une inertie et une situation d’arriération ideologique qui est difficile à comprendre.

Donc, continuons à travailler parce que nier que le basque et l’occitan sont des langues de notre territoire, c’est nier une évidence.

Enfin il serait bienvenu que la ville de Pau et l’Agglomération votent une délibération de même nature. Il est vrai que cela demande une véritable prise de conscience concernant l’identité linguistique de notre territoire.