L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

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Actualité de l'UDB

L’UDB SOUTIENT LA MARCHE DU 26 MAI POUR L’ÉGALITÉ ET LES SOLIDARITÉS

Depuis son élection, Emmanuel Macron et son gouvernement ont clairement confirmé leur orientation politique : mener une politique élitiste, visant à favoriser les plus riches, et renforcer la domination de l’appareil d’État sur la société.

Transports, hôpitaux, universités, manquent de financement et le service rendu à la population se dégrade. Les diminutions successives des dotations aux collectivités locales et la réduction de l’autonomie fiscale intervenues ces dernières années ont eu pour conséquence d’ajouter à la dégradation des services publics et de faire plonger l’investissement public local à un niveau historiquement bas. Dans le même temps le gouvernement pourrait être tenté de faire porter aux régions la responsabilité de ses choix financiers, par exemple en leur déléguant la gestion de lignes ferroviaires sans leur transférer les moyens nécessaires. On voit ainsi les collectivités locales jouer les pompiers pour des services publics abandonnés par l’État et par ses administrations. Cette solution n’est pas tenable, une mobilisation pour une répartition plus juste des budgets publics est nécessaire, tout comme une mobilisation pour une fiscalité plus progressive.

 

L’Union démocratique bretonne défilera le 26 mai aux côtés des organisations signataires de l’appel initié par Attac et la fondation Copernic, pour s’opposer aux politiques de favoritisme social et territorial, pour défendre des services publics correctement financés, gérés de manière démocratique au plus près de la population, pour une transition écologique menée sur les territoires avec des collectivités locales dotés des budgets publics et des marges d’autonomie nécessaires.

Manifestons pour Diwan le 26 mai

L'Union démocratique bretonne appelle à participer à la manifestation de soutien à Diwan, le 26 mai, à Rennes.

 

Depuis sa création, le réseau d'écoles immersives en langue bretonne Diwan a accompli un travail sans égal pour la transmission du breton. Nombre de jeunes brittophones y ont appris la langue, et c'est dans son sillage que se sont développées les offres d'enseignement bilingue dans les écoles publiques et privées. Diwan a toujours mené à bien sa mission dans le respect de la laïcité, avec la volonté d'obtenir un statut de service public pour un enseignement en breton accessible à tous, loin des caricatures qui en ont été faites. Malgré l'hostilité initiale des pouvoirs publics, Diwan s'est développé car le réseau répond à un besoin profond dans la société bretonne, celui de faire vivre et de se réapproprier une langue longtemps étouffée.

Si la mission de service public de Diwan est aujourd'hui largement reconnue, les moyens du service public lui font en revanche défaut. Les communes peuvent en effet refuser de verser le forfait scolaire pour les élèves scolarisés à Diwan et les procédures de contractualisation freinent le développement du réseau qui repose encore sur le travail acharné de bénévoles. Avec la fin des contrats aidés, le gouvernement fragilise Diwan et la situation risque d'être dramatique à la rentrée scolaire 2018 si aucune solution n'est trouvée.

 

L'Union démocratique bretonne appelle à compenser immédiatement et à l'euro près les pertes que subira Diwan suite à la non-reconduction de ses contrats aidés, afin de répondre à l'urgence. Il importe également de cesser la politique de bricolage qui maintient le réseau et ses salariés dans une précarité permanente. L'Union démocratique bretonne demande que soit reconnu à Diwan un statut public, permettant le maintien de son autonomie et de ses méthodes, avec un financement public équivalent en euro par élève au financement de l'Education nationale. C'est à la fois une question d'égalité et une question de respect : garantir un financement équitable à Diwan permettra de rétablir l'égalité entre ses personnels, ses élèves, et ceux de l'ensemble de l'enseignement public ; reconnaître un statut public au réseau sera un pas en avant clair des pouvoirs publics en faveur de la transmission de la langue bretonne.

 

L'Union démocratique bretonne soutient toutes les revendications de Diwan et participera à la manifestation 26 mai à Rennes pour garantir son avenir.

Rendez-vous Mail François Mitterrand, 10h30.

Vers la fusion de trois départements du Val de Loire: un exemple pour la Loire-Atlantique

Après la réforme territoriale bâclée du gouvernement Hollande, sans concertation avec la population, les redécoupages territoriaux sont plus que jamais à l'ordre du jour en France, que cela soit en Bretagne, en Alsace ou encore à l'est de la région administrative des Pays-de-Loire.

Alors qu'une manifestation pour la réunification de la Bretagne sera organisée en septembre 2018 à Nantes/Naoned, les Présidents des départements du Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe multiplient les signes de rapprochement et collaborations depuis quelques mois, évoquant même à terme l'hypothèse de création d'un « super » département.

 

Ce regroupement pourrait favoriser le basculement naturel de ce nouveau territoire vers le Val de Loire. La fédération de Loire-Atlantique de l'Union démocratique bretonne souhaite que la disparition de la région artificielle des Pays-de-Loire soit enfin à l'agenda politique. Elle encourage le Président du Conseil Départemental Philippe Grosvalet à se rapprocher des Présidents des départements du Maine-Anjou afin qu'un travail commun soit lancé pour d'une part, que soit crée le département de Maine-Anjou qui aura vocation à intégrer la région Val-de-Loire, et d'autre part que soit exercé le droit d'option de la Loire-Atlantique afin de réunifier la Bretagne.

 

L'UDB demande à ce que cette situation inédite fasse l'objet d'un débat au sein de l'Assemblée départementale de Loire Atlantique et amène son président à faire valoir le droit d'option pour notre département, à rejoindre la région administrative Bretagne.

 

Michel BEAUPRÉ, responsable fédéral de l'UDB Loire-Atlantique

L'UDB défilera le 1er mai pour les services publics et la justice sociale

Comme chaque année, l'Union démocratique bretonne prendra part aux défilés du 1er mai en Bretagne. Elle y défendra des services publics efficaces, c'est-à-dire auxquels il est fourni les moyens de fonctionner, et associant mieux les usagers. Pour l'UDB, le service public est le gage d'une société solidaire. Les remettre en cause, c'est construire une société fracturée, une société inégalitaire.

Aujourd'hui, le gouvernement d'Edouard Philippe laisse les services publics se dégrader dans de nombreux secteurs: transports, santé, poste, universités… En choisissant de supprimer l'impôt sur la fortune, il a montré très clairement quelle catégorie de la population il entendait défendre. Pour protéger le patrimoine des plus riches, on rogne les services publics, seul patrimoine des pauvres.

 

Dans le même temps, le niveau d'investissement des collectivités locales est tombé à un point historiquement bas, alors que leurs dépenses de fonctionnement ont déjà été compressées. Cette situation est due aux baisses de dotations successives décidées ces dernières années par différents gouvernements, et aux engagements non tenus par l'Etat. La recentralisation budgétaire entraîne une dégradation des politiques publiques et des services rendus à la population dans de nombreux domaines. Au niveau régional, elle s'accompagne souvent d'une politique de métropolisation conduite par les services déconcentrés de l'Etat. C'est une double peine pour les habitant-e-s des territoires non-métropolitains.

 

Dans son livre projet paru cette année, l'UDB avance de nombreuses propositions pour répondre à l'urgence sociale et pour défendre les services publics: autonomie fiscale des collectivités, délégation de compétences élargies à la Région en matière de santé, d'éducation et de transport notamment, avec l'objectif de mieux associer les usagers au fonctionnement des services publics et de relancer les investissements dans les infrastructures et les services utiles au quotidien de la population. Nos services publics sont décidément trop précieux pour les laisser aux mains d'un Etat central qui ne pense qu'à les privatiser.

L'Union démocratique bretonne avec les apiculteurs

L'Union démocratique bretonne affirme sa solidarité avec les apiculteurs, alors qu'une mortalité exceptionnelle frappe les ruches, en Bretagne et ailleurs. Si les causes sont sans doute multiples, la diffusion massive de pesticide de synthèse dans notre environnement est certainement la plus grave des menaces aujourd'hui pour les abeilles et pour la biodiversité en général, biodiversité dont elles sont les témoins et les garantes.

Nul ne peut ignorer aujourd'hui les dommages que causent certaines pratiques agricoles à la faune, à la flore et aux êtres humains eux-mêmes ; il est plus que temps d'accélérer la transition vers une agriculture sobre en intrants chimiques et de généraliser les alternatives aux pesticides de synthèse.

 

A très court terme, il importe également d'indemniser les apiculteurs pour les graves pertes qu'ils subissent.

 

L'Union démocratique bretonne appelle à soutenir le "Convoi mortuaire" organisé par les apiculteurs de Bretagne, des halles du Faouët à la Chambre d'agriculture de Rennes, du 30 avril au 4 mai.

Vers la fusion de 3 départements du territoire Val de Loire: un exemple pour la Bretagne

Les présidents des conseils départementaux du Maine-et-Loire, de Mayenne et de Sarthe ont annoncé travailler à un rapprochement en vue d'une fusion éventuelle. Il s'agit assurément d'une bonne nouvelle pour la cohésion du territoire Val de Loire, actuellement divisé entre la Région Centre - Val de Loire et la Région des Pays de la Loire. Mais c'en est une pour la Bretagne aussi, et ce à plus d'un titre.

 

D'abord, cette annonce démontre que la majorité des territoires de l'actuelle région "Pays de la Loire" sont prêts à s'organiser : en cas de réunification de la Bretagne, ils pourront choisir ensemble de rejoindre une autre région ou d'exister en tant qu'entité autonome.

Ensuite, cette annonce est exemplaire en ce que les trois présidents de conseils-départementaux eux-mêmes se disent prêts à sortir de leur pré carré et à faire évoluer les institutions dans le sens de l'intérêt général. Les présidents des cinq conseils départementaux de Bretagne se grandiraient assurément en suivant la même voie et en engageant des discussions sérieuses à propos de la création d'une Assemblée de Bretagne, fusionnant le Conseil régional de Bretagne et les cinq conseils départementaux bretons.

 

Une Assemblée de Bretagne, réunifiant enfin les territoires de Brest à Clisson, serait un outil précieux pour mener des politiques d'équilibre territorial à l'heure où les métropoles s'affirment et où le besoin de coordination régionale se fait de plus en plus fortement sentir.

Non à l'évacuation forcée des occupants de la ZAD Notre-Dame des Landes

L'UDB dénonce l'intervention massive, violente et systématique des forces de l'ordre sur la ZAD de NDDL. Elle s'alarme de l'usage disproportionnée et sans discernement des armes et des méthodes de répression contre les occupant.e.s et leurs soutiens, ainsi que les conséquences dramatiques qui peuvent en découler, alors que le gouvernement maintient sur ce dossier (comme sur les autres conflits sociaux) une fermeté absolue.

Dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes, l'UDB souhaite une régularisation des occupants. Elle constate d'ailleurs qu'un certain nombre d'entre eux ont joué le jeu en déposant un projet agricole et qu'ils sont délogés comme les autres. L'UDB note également qu'une demande de régularisation collective a été déposée à la Préfecture et que celle-ci n'a pas été prise en considération. Pourquoi ? Une régularisation collective reste une régularisation et la logique des communs n'est pas en contradiction avec l'idée d'État de droit.

 

Ce refus prouve deux choses : d'abord que l'État souhaitait intervenir et rappeler qui décide. Cela prouve aussi que l'État ne respecte pas ses annonces généreuses envers ceux qui avaient un projet et souhaite tuer dans l'œuf toute activité économique qu'il ne considère pas comme « conventionnelle ». Or, depuis plusieurs années déjà, un microsystème économique est né à Notre-Dame-des-Landes sur la base du partage.

 

À ce titre, l'UDB dénonce l'opération en cours qui prétend vouloir séparer le bon grain de l'ivraie, mais dont l'objectif réel est de réduire à néant l'émergence d'un monde différent.

Droit à la différenciation pour la Bretagne : l'UDB fait des propositions

L'UDB vient de présenter en conférence de presse ses propositions dans le cadre du débat sur un droit à la différenciation pour la Bretagne.

Vous trouverez le dossier ci-dessous. Il comprend différentes propositions autour de l'énergie, de la santé, des institutions, des langues de Bretagne ou encore du trafic de marchandises qu'un droit à la différenciation et à l'expérimentation élargi permettrait de mettre en oeuvre. 

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Droit à la différenciation pour la Bretagne: les propositions de l'UDB
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Le 6 avril, mobilisons-nous pour le droit de toutes et tous à se soigner

L'Union démocratique bretonne soutient la journée d'action du 6 avril, à Rennes, pour défendre l'accès de toutes et tous à la santé, à l'appel du collectif « Santé - Bretagne ».

 

Alors que les luttes locales se multiplient pour conserver des moyens dans les hôpitaux, pour accueillir dignement nos anciens dans les EHPAD et pour améliorer les conditions de travail des soignants, il y a urgence à changer de braquet et à mener une politique d'égalité territoriale et sociale. Le droit à la santé est trop important pour être réservé aux seuls habitants des grandes agglomérations.

 

À l'occasion de cette journée, l'Union démocratique bretonne rappelle ses positions en matière de politique de santé :

– maillage du territoire permettant à toutes et tous de disposer en permanence de soins de proximité de qualité, à moins de 20 minutes du domicile ;

– réforme du financement des hôpitaux pour parer aux dérives induites par la tarification à l'acte ;

– arrêt des coupes budgétaires dans le secteur de la santé et rattrapage des pertes des dernières années ;

– expérimentation d'une complémentaire santé généralisée en Bretagne, gérée par un régime local adossé à la CPAM, et incluant notamment la suppression du forfait hospitalier ;

– passage de l'Agence régionale de santé sous tutelle du Conseil régional, et association renforcée des représentants des usagers à sa gouvernance.

Rendez-vous le 6 avril à 10 h 30 devant l'ARS-Agence régionale de santé, 6 place des Colombes, à Rennes (près du centre commercial Colombia, entrée sud-ouest)

Le centralisme, éternel boulet de la transition énergétique en France

La participation de l'Etat au financement des parcs éoliens sur le littoral Nord de la France pourrait être purement et simplement annulée.

 

 

Une fois de plus, l'Etat français démontre son incapacité à soutenir les dynamiques économiques portées par les collectivités locales, du moins lorsqu'elles ne sont pas situées en région parisienne. Il faut souligner que l'annulation des projets de parcs éoliens remettrait en cause la rentabilité des investissements considérables réalisés par la Région Bretagne et par Brest Métropole dans l'agrandissement en cours du port de commerce de Brest. L'irresponsabilité de la l'Etat risque donc d'être la source d'un gaspillage massif d'argent public.

 

Le retard considérable pris par la France, alors que près de 4 200 éoliennes offshore sont d'ores et déjà déployées en Europe (pour une puissance équivalant à 18 réacteurs nucléaires), illustre l'inadaptation totale d'un Etat centralisé pour mener à bien le développement des énergies renouvelables dans des délais acceptables. Comment ne pas y voir la main des lobbies nucléaire et pétrolier, historiquement liés à l'appareil d'Etat en France?

 

Pour mener enfin la transition énergétique, indispensable pour des raisons tant écologiques qu'économiques, l'Union démocratique bretonne revendique que la Région, au titre du droit à la différenciation, prenne la main sur la politique énergétique. La Bretagne pourrait ainsi mettre en place une régie publique régionale, dotée de moyens financiers, investir directement dans la production d'énergies renouvelables et les actions de réduction des consommations, et soutenir les projets citoyens et communaux.