L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

http://www.udb-bzh.net/


Actualité de l'UDB

Oui à la fermeture de 17 réacteurs nucléaires, non à l'EPR de Flamanville !

L'Union démocratique bretonne accueille avec intérêt l'annonce de Nicolas Hulot de fermer un certain nombre de réacteurs nucléaires, "jusqu'à 17" selon ses propres mots.

Pour l'UDB, l'industrie nucléaire fait peser un risque permanent sur la population. Elle produit des déchets dangereux à très longue durée de vie et fonctionne grâce à des matériaux épuisables. Il est clair que le nucléaire ne peut constituer une solution durable pour remplacer les énergies fossiles. Une volonté assumée de tourner progressivement la page du nucléaire pourra en revanche stimuler puissamment l'innovation et la recherche dans le secteur des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.

 

 

S'il faut saluer la volonté affichée de réduire réellement la dépendance de la France au nucléaire, on ne peut en revanche que s'alarmer de la mise en activité prévue de l'EPR de Flamanville. Comment comprendre qu'une nouvelle centrale soit mise en activité, alors même qu'on sait à quel point le démantèlement des centrales existantes sera long et difficile? L'EPR de Flamanville souffre par ailleurs de malfaçons qui le rendront plus dangereux encore qu'une centrale "classique".

 

L'UDB appelle Nicolas Hulot à s'engager pour un moratoire sur la mise en service de nouvelles centrales nucléaires, comme il a su le faire pour les forages d'hydrocarbures.

Réaction de l'UDB au décès de Simone Veil

Femme de conviction et de courage, Simone Veil a porté toute sa vie la mémoire de la Shoah, qu'elle a vécu dans sa propre chair. Surmontant les cauchemars qui la hantaient, elle a tendu la main au peuple allemand pour construire l'indispensable Europe politique, seul chemin possible pour éviter à notre continent de revivre éternellement les mêmes horreurs. 

 

En 1975 elle a porté avec conviction, face à l'hostilité de la plupart des hommes politiques de son propre camp et parfois face à leurs insultes, la loi sur l'Interruption Volontaire de Grossesse, qui a ainsi permis d'ouvrir aux femmes la possibilité d'avorter. Simone Veil est un symbole du mouvement féministe, dont les combats ne sont malheureusement pas terminés encore aujourd'hui. 

 

Nous saluons la mémoire d'une femme qui a eu la force de porter ses convictions à l'Assemblée Nationale pour la cause de toutes les femmes, qui inspire et continuera d'inspirer les revendications pour une égalité entre les hommes et les femmes et une société plus égalitaire.

 

 

Nil Caouissin 

 

Porte-parole de l'UDB

Second tour des élections législatives : position de l'Union démocratique bretonne (UDB).

L'Union démocratique bretonne, membre de la plate-forme Oui la Bretagne, remercie les électeurs qui ont donné leur suffrage à ses candidats au premier tour des élections législatives.

 

En Bretagne comme dans l'ensemble de la France le bilan est alarmant pour la démocratie, avec une abstention qui progresse encore et une personnalisation écrasante de l'élection. La logique du parti unique, sous quelque régime politique que ce soit, n'a jamais servi la démocratie. Depuis l'instauration d'un nouveau calendrier électoral en 2002, les élections législatives ont perdu leur sens premier, celui d'élire des hommes et des femmes en charge de voter les lois et de contrôler l'action du pouvoir exécutif.

 

Si une victoire large de la majorité présidentielle semble se dessiner, tout n'est pas encore joué avant le second tour. Solidaire de Oui la Bretagne, l'Union démocratique ne donne pas de consigne de vote globale en Bretagne. En revanche, dans la troisième circonscription du Finistère (Brest-rural) elle apporte son soutien à Jean-Luc Bleunven, député sortant dont la compétence, le travail, l'ouverture d'esprit, le désintéressement et le souci de transparence dans l'utilisation de la réserve parlementaire ont valeur d'exemplarité. L'UDB félicite ses partenaires de la fédération Régions et Peuples Solidaires en Corse et en Alsace dont quatre candidats accèdent au second tour avec, pour plusieurs, de réelles chances de l'emporter le 18 juin.

 

Des députés de Régions et Peuples Polidaires pourront faire entendre une voix différente et contribuer à faire vivre le pluralisme, dans une Assemblée qui risque d'être dominée par un seul parti. Ils pourront également faire entendre la voix des territoires, notamment des plus fragiles, dans un contexte rendu inquiétant par le nouveau plan de coupe dans les budgets des collectivités préparé par La République en Marche.

 

A plus long terme, il semble bien que la gauche soit à reconstruire en Bretagne comme ailleurs. Pour l'UDB, ce travail devra se faire sur de nouvelles bases. La pensée de l'égalité, qui confond parfois égalité théorique et égalité réelle, ne pourra plus faire l'impasse sur la diversité des territoires et des cultures. L'autonomie régionale et locale, dans le cadre d'une république fédérale et non plus jacobine, pourra être un remède à la crise de la démocratie représentative. L'UDB entend contribuer au nécessaire débat sur la fondation d'une nouvelle gauche à partir du livre-programme qu'elle présentera au public à l'automne prochain.

Les fédéralistes doivent pouvoir participer au débat politique !

L'UDB organise trois rassemblements mercredi soir, devant les sièges de France 3 à Rennes, Brest et Nantes, pour dénoncer l'exclusion de Oui la Bretagne des débats télévisuels des élections législatives.

 

France 3 Bretagne organise ce mercredi 7 juin un débat, retransmis en direct, entre les « principaux » candidats aux élections législatives, à savoir les représentants de La République en Marche, du Front national, des Républicains, du Parti socialiste et de La France Insoumise. Comme d'autres formations politiques, nous sommes d'emblée exclus du débat par le service public, alors que Oui la Bretagne était la quatrième force politique aux élections régionales en Bretagne administrative.

 

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel précise pourtant sur son site internet que le principe d'équité repose notamment sur "la représentativité des candidats qui prend en compte, en particulier, les résultats du candidat ou de la formation politique aux plus récentes élections". Le pluriel indique bien que les élections régionales de 2015 devraient être prises en compte dans l'appréciation du "principe d'équité". Sur quelle base objective s'est donc fondée la direction de France 3 Bretagne pour exclure Oui la Bretagne du débat?

 

N'oublions pas que les premières institutions démocratiques connues, celles d'Athènes, avait pour principe fondateur l'isègoria : l'égalité du temps de parole. En biaisant l'information, le service public ne joue pas son rôle. Le problème ne se pose d'ailleurs pas seulement en Bretagne: le réseau Régions et peuples solidaires, auquel appartient l'UDB, a engagé une procédure de référé-liberté devant  le Conseil d'Etat suite à la décision du CSA de redistribuer la durée des émissions de la campagne audiovisuelle publique. Rappelons ici qu'En Marche (et d'autres partis) bien que n'ayant pas participé aux Législatives en 2012 ni à aucune élection intermédiaire, européennes, départementales, régionales a vu son temps d'antenne multiplié par 5.

 

N'acceptant pas ce traitement discriminatoire de la part du service public, qui devrait réserver un traitement égal à tous les candidats, l'Union démocratique bretonne appelle à se rassembler devant les studios de France 3 à Rennes, à Nantes et à Brest, à 19h ce mercredi 7 juin, à la fin du débat en direct organisé par France 3 Bretagne.

 

Nil Caouissin

 

Porte-parole de l'Union démocratique bretonne

Candidats Oui la Bretagne

Oui la Bretagne est une plate-forme crée en 2015 qui réunit des forces progressistes favorables à l’émancipation sociale, économique, politique, écologique et culturelle de la Bretagne dans une France fédérale. Réunissant l’Union démocratique bretonne (UDB), le Mouvement Bretagne progrès (MPB), Oui la Bretagne réunit également des personnes issues de la société civile.

Oui la Bretagne a présenté une liste aux élections régionales de 2015 en Région Bretagne menée par Christian Troadec, maire de Carhaix, Conseiller départemental du Finistère. Elle a réuni 6,71% des suffrages, positionnant la plate-forme de rassemblement comme 4e force politique lors de ces élections. Favorable à une Bretagne intégrant la Loire-Atlantique, Oui la Bretagne soutenait la liste « Choisir nos régions » en Pays-de-la-Loire

 

 

Désormais, la plate-forme se donne pour ambition de présenter des candidats aux élections législatives dans toutes les circonscriptions de Bretagne, Loire-Atlantique incluse. Ces élections doivent être l’occasion de donner une voix à la Bretagne au parlement, aussi toutes les personnes se reconnaissant dans nos valeurs sont les bienvenues !

Côte-d'Armor

Lire la suite

Le 11 Juin, votons pour décider, vivre et travailler au pays !

Avant le second tour de l'élection présidentielle, l'UDB avait appelé à écarter la menace la plus urgente, celle qu'incarnait Marine Le Pen. Le pire a été évité, et l'extrême-droite est nettement battue. Elle a néanmoins réuni un tiers des suffrages exprimés ; si on prend également en compte les très nombreux bulletins blancs ou nuls, et les millions de citoyens ayant voté Emmanuel Macron uniquement pour faire barrage à l'extrême-droite, il apparaît que le prochain président de la République est loin de faire l'unanimité.

Les élections législatives à venir seront déterminantes pour l'orientation de la politique d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. Une majorité absolue leur permettrait de légiférer au pas de charge et par ordonnance, durant l'été: on peut s'attendre à une réédition du conflit autour de la loi travail, adoptée contre l'opinion et vigoureusement contestée pendant des mois. Ce n'est pas pourtant pas d'une nouvelle épreuve de force dont la société a besoin, mais bien d'un apaisement et d'une reprise du débat démocratique.

 

Dans ce contexte, l'Union démocratique bretonne entend contribuer à mettre la question territoriale au cœur de la campagne des élections législatives. Nos candidats sont membres de la plate-forme Oui la Bretagne, qui sera présente dans toute la Bretagne, Loire-Atlantique incluse. Ils défendront l'autonomie locale au service de la démocratie et de la transition écologique, l'égalité des territoires dans la répartition des services publics et des investissements, le respect et la reconnaissance de toutes les cultures, la construction d'une économie plus solidaire.

Nous sommes convaincus que nos propositions contribueront à assécher le vote d'extrême-droite en résolvant réduisant les fractures sur lesquelles il prospère: fracture démocratique, fracture sociale, fracture territoriale.

 

Le 11 mai juin prochain, plutôt que de donner une majorité absolue à un président qui maintient le flou sur ses intentions réelles, plutôt que de reconduire les partis installés qui ont été désavoués durant l'élection présidentielle, votons pour un sursaut démocratique venu de la base, faisons entendre la voix de la Bretagne pour une société plus juste et plus démocratique. Votons pour décider, vivre et travailler au pays !

SECOND TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE : DEUX MENACES, UNE URGENCE

L’Union démocratique bretonne n’avait pas donné de consigne de vote pour le premier tour de l’élection  présidentielle car elle ne retrouvait pas ses propositions pour une rupture avec le centralisme parisien et le jacobinisme dans les différents programmes des candidats. Aujourd’hui, la menace qui pèse sur la démocratie même commande de faire barrage à Marine Le Pen qui est aussi la candidate de l’anti-fédéralisme, donc la candidate de l’anti-Bretagne. D’ores et déjà l’UDB donne rendez-vous aux Bretons aux élections législatives. Dans chacune des 37 circonscriptions de Bretagne, ils pourront voter pour des candidats de la plateforme Oui la Bretagne dont l’UDB fait partie.

L’Union démocratique bretonne n’avait pas donné de consigne de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle car elle ne retrouvait pas ses propositions pour une rupture avec le centralisme parisien et le jacobinisme dans les différents programmes des candidats.

 

Marine Le Pen est connue pour ses positions xénophobes, anti-européennes et anti-bretonnes. Sa proposition de supprimer les régions indique clairement qu’elle est la candidate du centralisme et du nationalisme. Le vote FN est la conséquence d’un manque de solidarité et de démocratie dans les politiques françaises et européennes. Toutefois, ses propositions ne feraient qu’aggraver le mal en poussant à plus de compétition, de repli, de chacun pour soi. Marine Le Pen est également totalement indifférente à la crise écologique, enjeu pourtant fondamental pour l’avenir même de l’humanité.

 

Le vote Emmanuel Macron est désormais le seul qui peut empêcher Marine Le Pen d’appliquer son projet funeste. Pour autant, nous n’oublions pas qu’Emmanuel Macron veut imposer aux collectivités locales une nouvelle baisse de dotations d’État de 10 milliards €, après de nombreuses baisses successives, et aussi contraindre les demandeurs d’emploi à quitter leur région si la situation économique y est dégradée. Qui ne voit que ce discours-là, conforme aux thèses d’essayistes prônant la concentration de l’investissement productif dans les grandes métropoles et qui blesse les territoires en souffrance et ceux qui y ont construit leur vie, ne peut que renforcer le vote FN là où il est déjà puissant ?

 

Pour autant, la gravité de la situation impose de hiérarchiser les menaces. La plus grave pour la démocratie et pour la paix en Europe est bien l’extrême-droite représentée par Marine Le Pen. L’UDB appelle à lui faire barrage lors de ce second tour.

 

Cependant, l’UDB estime qu’il serait dangereux à long terme de laisser les mains libres à Emmanuel Macron, candidat soutenu par les milieux de la finance spéculative. C’est pourquoi l’UDB donne rendez-vous aux Bretons aux élections législatives. Dans chacune des 37 circonscriptions de Bretagne ils pourront voter pour des candidats de la plateforme Oui la Bretagne dont l’UDB fait partie.

 

Pour l’UDB, il faut détruire le mal à la racine, aller au-delà d’un simple barrage électoral et de proposer un projet. Avec nos partenaires des autres régions, regroupés au sein de la fédération Régions et Peuples Solidaires, nous proposons l’élection de députés fédéralistes, écologistes et progressistes, capables de s’opposer à la fois au centralisme parisien et à la poursuite de la dérégulation financière et sociale. Nous proposons une nouvelle espérance pour les territoires.

Position de l'UDB pour le premier tour de l'élection présidentielle

L'Union démocratique bretonne constate que le problème du centralisme a été totalement occulté dans la campagne de l'élection présidentielle française. La question de la décentralisation, grand raté du quinquennat de François Hollande, est restée sous le tapis. Pour l'Union démocratique bretonne, il s'agit pourtant d'une question essentielle. En pleine crise démocratique, avec des élus «nationaux» donnant souvent un exemple déplorable, rapprocher le pouvoir du peuple et encourager l'autonomie devraient être des priorités. Dans ces circonstances, l'Union démocratique bretonne ne donnera pas de consigne de vote au premier tour pour un-e des candidat-es à l'élection présidentielle.

Les institutions de la Cinquième République sont à bout. L'élection présidentielle transforme la démocratie en une partie de tiercé où le jeu des sondages prend la place du débat d'idée et de la confrontation des projets. Il est grand temps de transformer les institutions, de mettre fin au centralisme et au monarchisme inscrits au coeur de la Constitution, pour reconstruire la démocratie à partir des territoires.

 

Ce projet fédéraliste est le meilleur antidote à la menace de l'extrême-droite. A-t-on bien conscience du risque de voir un jour un parti d'extrême-droite prendre le contrôle d'institutions aussi hiérarchisées et centralisées que celles de la Cinquième république ? Il n'y a pas, en France, de contre-pouvoirs comparables à ceux qui permettent aux États-Unis de limiter le pouvoir de Donald Trump.

 

Nous ne nous faisons aucune illusion sur la volonté des favoris des sondages de transformer la République pour y introduire le respect de la diversité, l'autonomie locale et régionale ou l'égalité réelle entre les territoires. Aussi, quel que soit le président élu, il importera de se mobiliser aux élections législatives et de faire élire des candidats fédéralistes, capables de défendre à l'Assemblée nationale une réforme profonde des institutions.

L'autonomie, rempart possible contre l'extrême-droite en Bretagne

Alors que l'extrême-droite arriverait en tête dans la quasi-totalité des régions françaises au premier tour de l'élection présidentielle (selon le sondage Ipsos/Cevipof du 16 février dernier), la Bretagne, Loire-Atlantique incluse (1), fait de la résistance: Marine Le Pen ne s'y qualifierait même pas pour le second tour. François Fillon n'en serait pas assuré non plus, car Benoît Hamon réaliserait justement son meilleur résultat en Bretagne.

Certes, les sondages doivent être pris avec prudence. Mais il faut souligner que la Bretagne s'inscrit à contre-courant de deux tendances fortes dans l'hexagone: l'installation d'un parti d'extrême-droite en tête des intentions de vote et le glissement général de l'électorat vers la droite.

 

Pour l'Union démocratique bretonne, il serait inacceptable que la Bretagne subisse un gouvernement d'extrême-droite ou de droite dure alors qu'elle voterait en grande majorité pour des candidats de gauche et du centre. Avec l'autonomie politique, c'est-à-dire avec un Parlement doté d'un pouvoir législatif et d'un budget propre, les Bretons seraient protégés des conséquences d'une prise de pouvoir par l'extrême-droite comme des ravages d'un thatchérisme à la française, tout en plaidant pour une nécessaire relance du projet européen autour d'objectifs de solidarité et de progrès écologique.

 

L'UDB appelle tous les progressistes de Bretagne à reconsidérer la question d'une autonomie de la Bretagne, sur le modèle des dévolutions galloise et écossaise. Installer des contre-pouvoirs au centralisme est d'une importance cruciale en cette période à hauts risques pour les principes démocratiques. Partout et de tout temps le centralisme a été l'instrument des dictatures.

 

Nil Caouissin

 

Mouezh-aotreet Unvaniezh Demokratel Breizh

Porte-parole de l'Union démocratique bretonne

 

1 Le sondage cité donne les chiffres pour la Bretagne administrative, à 4 départements, mais le résultat global des Pays-de-la-Loire comme la connaissance des scrutins passés incitent à penser que la Loire-Atlantique s'inscrit dans la même tendance que l'ensemble de la Bretagne.

Pour protéger notre économie, déclarons la Bretagne zone "hors CETA"

La parlement européen a ratifié ce mercredi 15 février le CETA, un accord de libre échange entre l'UE et le Canada. L'Union démocratique bretonne rappelle son opposition à l'application de ce TAFTA bis qui accentuerait encore plus la libéralisation économique de nos sociétés, et risquerait d'entraîner de graves reculs sociaux, environnementaux et démocratiques.

 

Cet accord menace directement l'agriculture européenne de part la suppression des droits de douanes sur l'arrivée de milliers de tonne de viande canadienne. Si des avancées sont à noter grâce à la pression citoyenne, ayant fait reculer le risque d'une importation de produits carnés traités aux produits chimiques, il n'en reste pas moins que le volet environnemental de l'accord n'est pas contraignant. De fait il ne s'agit que de simples déclarations. Plus grave, les États, lorsqu'ils votent une loi réduisant les profits d'une entreprise de façon discriminante, pourront être attaqués devant un tribunal arbitral dont la composition pose toujours question.

 

Véritable outil de libéralisation à marche forcée, le CETA s'est construit dans l'opacité alors que populations européennes qui sont les premières concernées. Après sa ratification, il doit désormais être validé par les parlements nationaux et régionaux. Les régions françaises ne sont pas consultées, de par le centralisme qui régit la République française.

 

L'Union démocratique bretonne appelle le conseil régional de Bretagne administrative et le département de Loire-Atlantique à se déclarer "zone hors-ceta" et à amplifier la mobilisation pour enrayer cet accord néfaste.