L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

http://www.udb-bzh.net/


Actualité de l'UDB

Régionales : décentraliser les scrutins régionaux

Le bruit court depuis quelques jours que les élections régionales prévues en mars 2021 pourraient être reportées à une date ultérieure. Le président de la République aurait lui-même évoqué l’idée de les organiser après l’élection présidentielle de 2022 ! Une telle décision, si elle était prise, symboliserait à outrance cette République monarchique que l’UDB dénonce régulièrement. Le fait du Prince, encore et toujours...

 

L’Union démocratique bretonne souhaite faire une proposition qui, à l’inverse d’une telle décision, contribuerait grandement à démocratiser la République. Pourquoi ne pas imaginer des élections régionales qui n’auraient pas lieu le même jour dans toutes les régions ? L’UDB propose donc l’étalement de ces élections dans le temps, comme le font déjà tous les États européens d’une taille comparable à la France (Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni). Cela permettrait enfin de centrer le scrutin régional sur les enjeux territoriaux et d’offrir aux électeurs de véritables campagnes électorales régionales qui ne seraient pas “noyées” par des débats nationaux qui, trop souvent, sont d’abord des débats parisiano-centrés. De même, les enjeux régionaux seraient ainsi mis en avant dans les médias nationaux afin de valoriser les différents territoires. Nous assisterions de fait à un véritable débat démocratique en lien avec les territoires et non plus à des campagnes électorales nationales déclinées dans les territoires. C’est le principe même d’une démocratie ascendante, qui est la condition sine qua non d’une démocratie plus participative.

En outre, en cas de nouveaux pics d’épidémie, il serait possible de reporter le scrutin dans les régions les plus touchées et non partout !

 

La France a besoin de repartir de ses territoires. En décentralisant l’organisation des élections régionales, c’est déjà une première étape.

 

Lydie Massard, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

Quel 1er mai cette année ?

Doit-on laisser le coronavirus terrasser la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses ?

 

L’Union démocratique bretonne invite chacun et chacune à imaginer sa manière de célébrer cette journée : un message sur sa page Facebook ou son compte Twitter, une pancarte ou banderole à sa fenêtre avec la revendication de son choix, en français ou en breton… pour plus de justice sociale ou en soutien aux salarié·e·s, ces derniers de cordée qui sont aujourd’hui en première ligne, le personnel soignant, les caissiers et caissières, les aides à domicile, les éboueurs, les livreurs… bref, tous ceux et celles grâce à qui la vie peut continuer…

 

Ce 1er mai devra aussi être l’occasion de rappeler que le “monde d’après” ne pourra pas ressembler à celui d’avant. La remise en cause du néo-libéralisme est plus que d’actualité, celle du centralisme français également.

 

Ce premier vendredi du mois est aussi celui du rassemblement des Coquelicots, qui ne pourra pas davantage avoir lieu… L’environnement ne doit pas être la victime collatérale de cette crise par la remise en cause des normes écologiques. Il nous faudra être prêt à agir dès la fin de la crise. Fin du monde, fin du mois, même combat.

 

Lydie Massard, porte-parole de l'Union démocratique bretonne

QUEL DÉCONFINEMENT ?

La crise sanitaire que nous vivons est sans précédent. Ces épisodes pandémiques ne sont certes pas inédits, les grippes dites « asiatique » et de « Hong Kong » ayant fait plus d’un million de morts dans le monde en 1958 et 1969. Mais durant ces deux épidémies, si graves furent-elles, aucun confinement n’avait été mis en place. La vie suivait son cours et, faute de mesures de prévention adaptées, les morts semblaient une fatalité.

 

En 2020, face au Covid-19, le confinement s’est imposé dans de nombreux pays du monde comme une mesure sanitaire incontournable dès lors que le virus, très agressif, avait déjà contaminé un grand nombre de territoires. En France, sans aucun esprit de polémique, il est nécessaire de questionner la gestion de ce confinement par l’État central et du déconfinement qui s’en suivra, a priori à partir du 11 mai. À ce titre, il est regrettable de constater que l’idéologie prime sur la logique et que le jacobinisme prime sur le pragmatisme.

Les médias ont beaucoup comparé la France avec l’Allemagne. Une fois n’est pas coutume, le centralisme a même été remis en question par de nombreux éditorialistes et chroniqueurs politiques. La raison est simple : la société perçoit aisément l’illogisme de l’absence d’un traitement différencié de la crise sanitaire selon la situation réelle constatée dans les territoires. Alors qu’il aurait été possible de confiner progressivement en circonscrivant les zones infectées en premier lieu, l’État a choisi d’imposer la même règle pour tout le monde. Mais admettons : on peut considérer cela comme un « principe de précaution ». En revanche, le déconfinement semble prendre le même chemin. Or, la situation sanitaire est complètement différente en Île-de-France ou en Alsace qu’en Bretagne dont les taux de contamination et de mortalité sont similaires à ceux de l’Allemagne… qui commence à déconfiner !

 

Moyennant la définition de règles strictes comme le port du masque, l’application massive des tests, des mesures de précaution dans les commerces et des restrictions de déplacements véhiculés, le déconfinement peut être envisagé dans certaines zones. Le Président a annoncé que le déconfinement ne serait pas régionalisé mais territorialisé. Face à cette annonce floue nous lui demandons d’annoncer clairement que désormais les collectivités locales seront associées aux décisions sur le déconfinement. Un des avantages d’une approche décentralisée serait de permettre à certains hôpitaux (qui ne sont pas tous débordés) d’accueillir à nouveau la patientèle dont les examens (souvent importants aussi) ont du être décalés.

 

Depuis des décennies, l’UDB prône l’adaptation des décisions aux réalités locales. Aujourd’hui, pour l’UDB comme pour beaucoup de Bretonnes et de Bretons, non seulement les décisions politiques du gouvernement et du chef de l’État sont opaques et incomprises, mais il est de plus en plus clair que le centralisme n’est pas du tout adapté au monde réel.

 

Lydie Massard, porte-parole de l’Union Démocratique Bretonne

Production industrielle de masques de protection : l’UDB demande à Emmanuel Macron de ne pas freiner la réouverture de l’unité de production de Plaintel

Avec plus de 20 000 victimes recensées à ce jour, la France fait partie des pays les plus affectés au monde par la pandémie du Covid-19. Toutes les analyses épidémiologiques convergent pour indiquer que la contamination de la population a été favorisée par un manque criant de moyens de prévention aux premiers jours de la pandémie, tels que des tests et des masques de protection. Si le retard initial ne pourra jamais être rattrapé pour les premières victimes, en revanche il n’est pas trop tard pour prévenir de nouvelles vagues de contamination quand les premières mesures de déconfinement entreront en vigueur.

Parce qu’il s’est traduit par de mauvais choix imposés sur l’ensemble du territoire (en particulier la fermeture de lits dans les hôpitaux dont des lits de réanimation), le centralisme jacobin qui est hélas la marque de fabrique de l’État en France a joué un rôle majeur dans la mortalité due à la pandémie en cours. La comparaison est cruelle avec l’organisation fédérale qui a permis à l’Allemagne, pourtant plus peuplée, de contenir le nombre de décès à un niveau 4 fois inférieur.

 

Il serait donc d’autant plus intolérable de constater que le Gouvernement persisterait dans l’erreur de la centralisation, au détriment de la santé et de la sécurité de nos concitoyens. La question de la création ou de la réouverture d’équipements industriels pour la fabrication de masques de protection doit être abordée de façon régionalisée et non plus centralisée.

 

Cette semaine, la Présidente de la Région Île-de-France annonçait la construction imminente de deux grandes unités de production de masques sur son territoire : l’une au Blanc-Mesnil pour une production de 500 000 masques par jour (investisseur chinois Eurasia) et l’autre en Seine-et-Marne (investisseur japonais). Avant-hier, le Gouvernement, par la voix de la secrétaire d’État à l’économie Agnès Pannier-Runacher, exprimait de fortes réserves quant au projet de réouverture de l’équipement industriel spécialisé de Plaintel (Côtes d’Armor), pourtant soutenu par la communauté d’agglomération de Saint-Brieuc, le département et la Région Bretagne. Aujourd’hui, nous apprenons que la même ministre pourrait réviser son jugement.

 

Tout en saluant les récentes initiatives spontanées d’entreprises bretonnes dont ce n’est pas le cœur de métier, l’UDB demande à Emmanuel Macron de confirmer de la façon la plus claire que l’État ne s’opposera pas à ce que la Bretagne puisse disposer d’une unité de fabrication spécialisée et pérenne de masques de protection.

 

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

L’anglais obligatoire pour les diplômes de l’enseignement supérieur : c’est non !

Le jeudi 3 avril dernier le gouvernement a publié un arrêté rendant obligatoire la certification d’un niveau en anglais pour l’obtention de tout diplôme du supérieur. Les universités françaises ne pourront plus délivrer de diplôme de licence ou de DUT à des étudiant·e·s qui n’auraient pas validé une certification externe d’anglais. Certain·e·s étudiant·e·s seront concerné·e·s dès la rentrée 2020, d’autres en 2021. L’UDB Jeunes s’oppose à cette nouvelle obligation, injuste pour les étudiant·e·s et qui correspond à une vision hiérarchisée des langues. Elle est aussi pleine de mépris et de défiance pour les professeurs qui enseignent l’anglais au sein des universités, et qui voient ainsi leur travail délégitimé. Plus grave encore, cette décision s’inscrit dans un contexte de soumission volontaire à l’uniformisation linguistique du monde et à une vision néolibérale des échanges socio-économiques.

 

Stuart Lesvier, responsable de l’UDB Yaouank / Jeunes

Proposition de loi Molac. La réponse du député Hugues Renson

Début février nous avons décidé de contacter tous les députés bretons afin de connaître leur position quant à la proposition de loi défendue par Paul Molac relative aux langues régionales. Si bon nombre n’ont pas répondu, d’autres se sont opposés à cette proposition de loi.

 

 

La fédération extérieure de l’UDB a pris de son côté l’initiative d’interroger Hugues Renson, député de la 13e circonscription de Paris située dans le 15e arrondissement de la capitale. Ce n’est pas un hasard que d’avoir pris contact avec le député Renson. En effet, le 15e arrondissement de Paris est celui où la diaspora bretonne est la plus présente. À quelques encablures de Montparnasse se trouve en effet le premier centre d’apprentissage du breton en Ile-de-France, et de nombreuses associations culturelles bretonnes sont installées dans cet arrondissement.

 

Cette donnée n’a sans doute pas échappé au député qui assure à l’UDB soutenir la proposition de loi de Paul Molac, les langues régionales et plus largement le patrimoine de nos régions. Il ne reste plus qu’à mettre des actes en face des paroles. En effet, le député Renson était absent lors du 1er vote à l’Assemblée !

 

La Fédération extérieure de l'UDB

Coronavirus en Bretagne : demander des comptes au gouvernement, pas aux parisiens

En prévision des annonces de confinement, de nombreux déplacements ont été constatés, notamment entre la région parisienne et le reste du territoire français. Cette situation a légitimement soulevé des réactions quant aux risques de diffusion de la maladie, l’Ile-de-France étant l’une des zones les plus touchées. Cependant, des propos anti-parisiens ont également été relevés et des dégradations de voitures immatriculées hors de Bretagne constatées dans les Côtes d’Armor. L’Union démocratique bretonne condamne ces propos et ces actions qui s’attaquent aux individus et aux biens.

Posons les bonnes questions aux bons interlocuteurs : c’est au gouvernement de rendre des comptes quant à sa gestion de la crise, pas à nos concitoyens. Pourquoi, l’exécutif n’a-t-il pas interdit les déplacements vers les résidences secondaires, à l’instar de la Norvège et de la Belgique ? Pourquoi les déplacements en train, constatés même après le début du confinement, n’ont-ils pas été plus encadrés ? Le gouvernement va-t-il prendre ses responsabilités et répondre aux revendications du monde médical, en attente de moyens ?

 

Voilà les questions que les Bretons doivent poser et que l’UDB pose, non pas à toutes les personnes qui se déplacent mais à celles et ceux qui ont les mains sur les leviers.

 

 

Lydie Massard Porte-parole de l'UDB

Brexit : pour que soit relancée la création d'une Eurorégion entre la Bretagne et le Pays-de-Galles, associant notamment la ville de Nantes

Les liens entre le Pays-de-Galles et la Bretagne sont nombreux et s'inscrivent dans le temps. Près de 50 comités de jumelage existent sur les cinq départements bretons, dont 13 rien qu'en Loire-Atlantique, ce qui fait du Pays de Galles le troisième partenaire des collectivités bretonnes après l'Allemagne et l'Irlande. Le Brexit représente pour ces comités de jumelage un vrai défi.

 

Dans ce contexte, l'Union démocratique bretonne se félicite de la déclaration conjointe des Villes de Nantes et Cardiff, du 3 février 2020, qui ont souhaité réaffirmer l'amitié et l'engagement des deux villes à l'égard de leur statut de villes jumelles.

 

Ces deux villes sont jumelées depuis 1964 mais leurs échanges, qu'ils soient culturels ou économiques, existent depuis plus longtemps. Pourtant depuis quelques années, pour Nantes comme pour d'autres villes de Bretagne, les jumelages et les accords de coopération avec le Pays-de-Galles semblent se limiter à quelques échanges culturels et aux déclarations d'intention. Pourtant, en termes d'aménagement (régions maritimes et villes portuaires...), de culture et de langues (langues et culture celtiques...) ou encore de transition écologique et énergétique (énergies marines), de vraies convergences et échanges d'expériences pourraient être relancées.

 

Le Brexit se présente comme un nouveau défi pour la Bretagne et le Pays-de-Galles, pour les villes de Nantes et Cardiff,. Ainsi, l'UDB souhaite qu'une vraie réflexion soit lancée pour la création d'une Eurorégion, espace commun de coopération entre la Bretagne et le Pays-de-Galles, dont la Ville de Nantes pourrait être partie-prenante. L'UDB rappelle que l'Eurorégion est un cadre de coopération officiel qui existe en Europe depuis les années cinquante et qui peut associer des territoires relevant d'États membres de l'Union européenne aussi bien que d’États qui n'en font pas partie (par exemple la Suisse). L'Europe compte aujourd'hui 90 Eurorégions (1).

 

(1) http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/etpays/Europe/EurDoc11.htm

 

Pierre-Emmanuel Marais

Porte-parole UDB

Réunification: qu'est devenue la convention avec l'Insee?

L'UDB a pris connaissance du rapport de M. Le Boulanger et Mme. Le Bal sur la question de la réunification administrative de la Bretagne remis au Président du Conseil régional de Bretagne. La première proposition reprend une vieille revendication de l'UDB à savoir "s'afficher à 5 départements". Une excellente idée... si tant est que les statistiques représentent aussi la Bretagne et plus seulement la région administrative!

 

Lors du mandat 2010-2015, le groupe UDB avait fait voter la possibilité que l'Insee fournisse les chiffres des enquêtes nationales sur 5 départements! Une convention avait été signée... mais n'a jamais été utilisée. Pourquoi?

La symbolique est extrêmement importante dans ce domaine, mais elle ne suffit pas. Si le Conseil régional ne prend pas réellement en compte la Loire-Atlantique dans ses schémas politiques, alors la réunification restera un vœu pieu, un serpent de mer qui, comme d'autres sujets, ne verra jamais le jour. Il faut être plus offensif: on ne tergiverse pas avec la démocratie.

 

Pour l'UDB,

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole

L’UDB MANIFESTERA LE 5 DÉCEMBRE

Après la violente attaque contre l’assurance-chômage qui va précariser davantage ceux qui auraient justement besoin de solidarité, le gouvernement néo-libéral de M. Macron entend modifier en profondeur la logique de redistribution qui prévaut dans le système des retraites. Le 5 décembre aura lieu une manifestation contre la réforme des retraites. L’UDB participera à cette journée de mobilisation.

 

Au-delà du fait que les arguments sur lesquels repose cette réforme sont plus que contestables, la proposition du gouvernement va centraliser un système de retraites jusqu’à présent (bien) géré par les « partenaires sociaux ». Par ailleurs, la retraite à points est une cassure profonde de la logique de redistribution au profit d’une logique de capitalisation, beaucoup plus injuste. Ces deux données permettent d’affirmer que si une telle loi aboutit, les retraites (plus basses) dépendront du bon vouloir des gouvernements et varieront en fonction des aléas économiques.

Enfin, si l’idée d’une retraite universelle est bonne, elle ne peut se faire à marche forcée en cassant tous les acquis sociaux obtenus dans divers branches d’activité et que le gouvernement fait passer pour des « privilèges ». Plutôt que de tirer vers le haut, la logique du gouvernement est de niveler vers le bas. Drôle de conception de l’égalité !

 

Pour l’UDB,

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole