L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

http://www.udb-bzh.net/


Actualité de l'UDB

Oui au tilde, mais à quand l’égalité ?

L’Union démocratique bretonne salue la décision de la cour d’appel de Rennes d’autoriser les parents du petit Fañch à faire figurer ce nom à l’état civil de leur enfant, dans le respect de l’orthographe du breton.

 

Cette décision clôt une polémique ridicule autour de la « menace » qu’aurait fait peser un tilde sur l’égalité entre les Français... Il est vrai que cette position était devenue intenable après l’entrée d’un dénommé Nuñez au gouvernement !

L’Union Démocratique Bretonne espère que la décision de la cour d'appel de Rennes incitera les officiers d’état civil à ne plus faire d’excès de zèle dans l’application des circulaires, et à respecter les choix culturels ou esthétiques des parents lorsqu’ils ne menacent pas les intérêts de l’enfant.

 

Le fait que des parents aient dû batailler pendant des mois pour donner un prénom breton à leur enfant illustre bien l’insécurité juridique dans laquelle se trouvent les locuteurs du breton, ou tout simplement les personnes qui souhaitent utiliser des mots bretons dans divers contextes. Pour rétablir l’égalité entre locuteurs du français et du breton, et faciliter la marche vers une société bilingue en Bretagne, la construction d’un statut de co-officialité est une étape indispensable.

Congrès 2018 de l'UDB

Les militantes et militants de l’Union démocratique bretonne se retrouveront les 10 et 11 novembre pour aborder la stratégie du parti dans les deux années à venir et désigner les responsables qui la conduiront.

 

Le congrès de l’UDB à Rennes en 2016 avait confirmé la poursuite de la plateforme Oui la Bretagne pour les élections législatives, confirmé le soutien à la candidature de Christian Troadec à l’élection présidentielle, et validé les grandes lignes du futur livre-projet du parti, publié en février 2018.

Le paysage politique a depuis été bouleversé. La vague de La République en marche a emporté la majorité des circonscriptions en Bretagne et la nouvelle majorité mène une politique néolibérale sur le plan économique, qui ne peut qu’aggraver les déséquilibres territoriaux et sociaux de notre pays.

 

Loin des intentions girondines affichées, sa manière de gouverner et ses choix budgétaires renforcent encore le centralisme et affaiblissent les collectivités locales. Quant à l’ouverture écologiste, elle se réduit à un greenwashing qui ne masque même pas le poids des lobbys et à la relance du programme électronucléaire.

 

Dans ce contexte, la fracture territoriale s’accroît en Bretagne. Le mécontentement devant la hausse du prix du carburant est un symptôme de ce problème profond. L’Union démocratique bretonne se prépare à une mobilisation sur ce front pour la fin de l’année 2018 et le début de l’année 2019.

 

Aux élections municipales, départementales et régionales, le parti du pouvoir souhaite l’emporter à nouveau et faire des collectivités locales de simples relais du pou-voir parisien, alors qu’elles pourraient être des contre-pouvoirs utiles pour l’équilibre des territoires. La résistance est donc à l’ordre du jour face aux menaces qui s’accumulent. Elle l’est aussi en Europe, menacée par la montée des extrêmes droites et plus encore par le manque criant de démocratie qui caractérise le fonctionnement des institutions communautaires.

 

Lors de ce congrès, les militants discuteront donc de la stratégie à suivre pour résister aux menaces, pour faire partager le projet d’espoir publié par le parti, et pour construire une alternative politique en Bretagne. La question des élections européennes et des élections municipales sera à l’ordre du jour.

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Nouvelle-Calédonie / Kanaky:  un premier référendum d'autodétermination dont le résultat traduit une aspiration forte à l'émancipation

Trente ans après les événements tragiques d'Ouvéa, un référendum d'autodétermination a eu lieu en Nouvelle-Calédonie conformément aux Accords de Matignon. Avec 80% de participation, les électeurs ont prouvé que la question de l'avenir institutionnel de l'archipel les concernait directement. A 56,40%, les habitants de l'île ont décidé de rester sous la tutelle de la France et ce choix doit être respecté.

Avec 43,60%, les pro-indépendance ont toutefois déjoué les pronostics. Le vote en faveur de l'indépendance réalise une avancée majeure contrairement à ce que laissaient entrevoir les derniers sondages. On ne peut passer sous silence que les Kanaks, population autochtone de l'archipel qui a subi un processus historique de colonisation très dur, ont très largement voté en faveur de l'indépendance, à l'inverse des électeurs issus des colonies de peuplement européennes du XXème siècle. D'ores et déjà et sans attendre un nouveau référendum tel que prévu par les Accords de Matignon,ce score important appelle des avancées institutionnelles vers plus d'émancipation et une meilleure inscription dans l'espace océanien.

 

L'UDB constate que l'Etat est capable d'organiser un référendum d'autodétermination sur un territoire qui relève de sa souveraineté et de reconnaître l'existence de minorités. Il est temps que cette pratique démocratique se généralise et que les autres peuples de France puissent se prononcer sur leur avenir institutionnel eux aussi. En Bretagne, la population attend toujours de pouvoir se prononcer sur la réunification administrative (retour de la Loire-Atlantique en Bretagne) et sur une collectivité unique autonome en lieu et place de la Région et des départements.

 

Nil Caouissin

Porte-parole de l'Union Démocratique Bretonne

L’UDB SOUTIENT LES APICULTEURS BRETONS

Alors que le gouvernement tergiverse sur l’interdiction des pesticides, les colonies d’abeilles et la faune tout entière continuent de subir les conséquences de la chimie dans les sols. De façon schizophrénique, le gouvernement reconnaît la responsabilité des néonicotinoïdes (dont il s’attribue l’interdiction alors que celle-ci a été votée lors du mandat précédent), mais propose un dédommagement ridicule : 3 millions d’euros pour les apiculteurs de toute la France ! En Bretagne, cela correspondrait à seulement 100 000 €, alors que des centaines d’apiculteurs sont concernés. C’est bien insuffisant pour reconstituer les cheptels. L’UDB réclame donc une augmentation conséquente de l’enveloppe.

À l’heure où le record d’importation de soja transgénique vient d’être battu sur le port de Lorient, à l’heure où l’usage des pesticides de synthèse continue à progresser malgré les procès retentissants intentés à Monsanto par les victimes de ses produits, comment accepter le statu quo ?

 

L’Union démocratique bretonne soutient la manifestation du 30 septembre à Carhaix et appelle à y participer, par solidarité avec les apiculteurs, et pour réaffirmer l’urgente nécessité d’une transformation profonde des pratiques agricoles comme de l’organisation économique de l’agriculture.

LA RÉUNIFICATION, C’EST TOUJOURS D’ACTUALITÉ!

L’Union démocratique bretonne est signataire de l’appel à manifester le 29 septembre à Nantes pour la réunification de la Bretagne et soutient les collectes de signatures initiées par l’association Bretagne réunie en faveur d’une consultation dans la Loire-Atlantique. Elle appelle à se mobiliser pour rappeler l’importance d’un découpage démocratique des régions.

 

Lors de son passage à Quimper, le président de la République avait présenté la réunification comme un sujet « dépassé », faisant fi des nombreux vœux de la Région Bretagne, comme de l’avis de 70 % des habitants de la Loire-Atlantique. Pour Nil Caouissin, porte-parole de l’Union démocratique bretonne, « aucun homme ou femme politique ne peut s’arroger le droit de décider de quels sujets il est légitime de débattre en démocratie ».

Les régions sont bien un échelon politique, malgré leur faiblesse budgétaire, et elles devraient correspondre aux sentiments d’appartenance de leur population. Persister dans le maintien de découpages artificiels ne peut qu’entraver l’essor des régions comme parties prenantes des politiques publiques, alors qu’elles sont le niveau idéal pour relier les exigences citoyennes de proximité et la nécessité d’une action publique coordonnée entre territoires. La question de l’équilibre entre territoires, notamment, mériterait des régions plus fortes et plus identifiées.

 

Loin de cet idéal démocratique, le découpage actuel qui sépare la région Bretagne du département breton le plus peuplé entraîne des conséquences négatives dans de multiples domaines : mauvaise liaison ferroviaire entre Rennes et Nantes, abandon du pays de Châteaubriant, complexité administrative dans le pays de Redon, discrimination institutionnelle pour les parents d’élèves de l’académie de Nantes – qui ne bénéficient pas des mêmes droits pour la scolarisation de leurs enfants en filière bilingue –, manque de coordination entre ports bretons dans un contexte de rude concurrence avec les ports de la Manche et de la mer du Nord…Pour Pierre-Emmanuel Marais, conseiller municipal UDB à la Ville de Nantes, « aucun de ces sujets n’est dépassé, n’en déplaise à Emmanuel Macron. Même en dehors du contexte de réforme territoriale, la question de la réunification est toujours sur la table, en témoigne l’activité régulière et intense des collectifs et associations au quotidien ».

 

L’UDB appelle à participer en nombre à la manifestation de Nantes le 29 septembre, ainsi qu’aux collectes de signatures pour atteindre les 100 000 pétitionnaires, afin de rappeler au gouvernement que les seuls habilités à définir ce qu’est « la Bretagne », ce sont les Bretonnes et les Bretons eux-mêmes.

 

Le bureau de l’UDB

Une assurance maladie bretonne ?

Le Régime Local d'Alsace-Moselle constitue un modèle de protection sociale connu et envié dans le monde entier. Adossée au régime général de sécurité sociale, la complémentaire santé obligatoire des salariés alsaciens et mosellans, la "Krànkekàss", garantit l'accès aux soins sur le principe de la solidarité. Autogérée, elle présente un bilan financier équilibré. Elle est cependant menacée par la concurrence des assurances privées, à but lucratif, alors qu'elle devrait inspirer les politiques publiques de santé.

Andrée Munchenbach (présidente d'Unser Land) et Nil Caouissin (porte-parole de l'Union Démocratique Bretonne)
Andrée Munchenbach (présidente d'Unser Land) et Nil Caouissin (porte-parole de l'Union Démocratique Bretonne)

Un tel système de protection sociale, efficace et solidaire, mériterait d'être étendu et généralisé. Il pourrait inspirer les politiques de santé publique notamment en Bretagne où, comme ailleurs en France, de nombreux étudiants, retraités ou demandeurs d'emploi renoncent trop souvent à se soigner pour des raisons financières.

 

Dans cette perspective, l'Union Démocratique Bretonne organise conjointement avec le parti alsacien Unser Land une tournée d'information du 10 au 15 septembre à travers toute la Bretagne.

 

Responsables politiques bretons, représentants syndicaux ou associatifs, citoyens sont invités à échanger avec la présidente du parti Unser Land, Andrée Munchenbach, qui présentera les avantages du Régime Local d'Alsace Moselle. Dans le cadre du droit à la différenciation des territoires, la Bretagne pourrait en effet expérimenter ce système exemplaire et tendre vers un service public d'assurance maladie unique et généralisé. 

 

Programme:

 

La tournée commencera par une conférence de presse à Rennes, le lundi 10 septembre à 11 heures, au Club de la presse. Par la suite Andrée Munchenbach rencontrera restera à Rennes pour deux journées de rencontres avec des élus locaux, régionaux, des parlementaires et des représentants politiques, avant de partir pour Lannion, Quimper, Carhaix et Lorient. Une rencontre à Nantes est également prévue.

POUR FAIRE VIVRE LE LITTORAL BRETON TOUTE L’ANNÉE, CRÉER UN STATUT DE RÉSIDENT ? ESSAYONS MAINTENANT !

Grâce à une action ciblée, le collectif Dispac’h a permis de relancer un débat ancien: celui de l’omniprésence des résidences secondaires sur le littoral breton. Le phénomène, qui, si on n’y prend garde, ne pourra que s’accentuer en Bretagne avec l’extension des périodes de canicule dans le sud de la France, est déjà tellement massif dans plusieurs dizaines de communes que certaines d’entre elles aujourd’hui pratiquent une politique dite de « résidentialisation » qui consiste à privilégier le visiteur estival au détriment des occupants à l’année. L’UDB raisonne de la façon inverse: elle estime que pour qu’un lieu soit vivant, il faut qu’il soit habité tout au long de l’année. C’est la raison pour laquelle elle a proposé plusieurs pistes de réflexion dans son livre-programme, à commencer par l’instauration en Bretagne d’un statut de résident, à l’instar de celui réclamé par l’exécutif corse, statut aujourd’hui bloqué au Conseil constitutionnel.

L’UDB propose d’expérimenter le statut de résident sur les îles bretonnes.

 

Refermons la boîte à fantasmes! Il s’agirait non pas de privilégier les Bretons comme on l’entend dans certains milieux, mais de répondre au besoin de se loger des gens qui ont choisi de vivre à l’année sur un territoire, et ce quelles que soient leurs origines. Concrètement, ne pourraient acheter que ceux qui choisissent de vivre sur le territoire à l’année. Bien sûr, les actuels propriétaires de résidences secondaires ne seraient pas expropriés et des dispositifs pourraient compléter le statut de résident pour que les logements soient occupés en dehors de la période estivale.

 

Pour tester cette idée, l’UDB propose d’expérimenter le statut de résident sur les îles bretonnes car elles sont doublement victimes du phénomène des résidences secondaires: d’abord parce qu’elles dépendent (trop) du continent, ensuite parce que de nombreux jeunes doivent quitter l’île du fait d’une pénurie d’emploi à l’année et, paradoxalement, d’un foncier extrêmement élevé. En cas de succès, le dispositif pourrait être étendu aux secteurs côtiers du continent où le taux de résidences secondaires est particulièrement élevé comme le golfe du Morbihan.

 

Par ailleurs, l’UDB s’oppose au droit de vote des résidents secondaires aux élections locales. Elle est, en revanche, favorable à l’expérimentation de nouveaux dispositifs fiscaux, comme une taxe sur les résidences secondaires dont le taux varierait selon le taux local de résidences secondaires (afin de concentrer l’effet incitatif sur les zones où le phénomène pose réellement problème) et qui tiendrait compte des revenus des propriétaires (afin d’éviter de pénaliser les propriétaires aux revenus les plus modestes). De nombreux pays européens ont déployé un large panel de solutions pour éviter l’étouffement de leurs espaces les plus attractifs. Le statut de résident fait partie de ce panel, comme par exemple dans les îles Aaland en Finlande, un pays dont nul ne contestera la tradition démocratique. Osons nous en inspirer et chercher la solution la plus adaptée à nos territoires !

LE REFUS DU « Ñ » CONFIRME L’URGENCE D’UN STATUT DE CO-OFFICIALITÉ DE LA LANGUE BRETONNE

La réponse est tombée lors d’une session parlementaire de questions au gouvernement: non, la circulaire interdisant l’usage du ñ ne sera pas réécrite. Loin d’une bourde ou d’un oubli, le texte officiel interdisant certains prénoms bretons est donc confirmé par le pouvoir exécutif.

 

Le droit même de choisir le prénom de leur enfant est refusé aux parents du petit Fañch, et le sera à d’autres. Comment ne pas se révolter contre cet abus de pouvoir?

 

Dans le même temps, les autorités académiques indiquent que les lycéens et collégiens qui ont décidé de passer certaines épreuves en breton ne verront pas leur copie corrigée par des professeurs brittophones! L’administration a décidément bien du mal à accepter que plusieurs langues co-existent sur le territoire de la République.

 

Alors que La République en Marche, la créature d’Emmanuel Macron, se présente volontiers comme un parti libéral-progressiste, on voit en réalité que ce libéralisme se limite au monde économique. Pour certaines questions de société, le macronisme relève d’un modèle autoritaire et ethnocentré, hélas représentatif de l’histoire des relations entre l’Etat et les citoyens en France. Sur la question des langues dites régionales, le macronisme se pose en héritier du « très vieux monde » des rois capétiens et du régime de la Terreur.

En outre, la mise du ñ au ban de la société française contredit de façon évidente la posture soi-disant pro-européenne d’Emmanuel Macron et de La République en Marche, car aucun autre Etat en Europe n’a la prétention d’imposer à une de ses communautés linguistiques historiques une orthographe qui n’est pas la sienne!

 

Pour protéger les droits fondamentaux des brittophones et le patrimoine linguistique de toutes les Bretonnes et Bretons, l’Union démocratique bretonne estime qu’un statut de co-officialité est indispensable. Seule cette garantie juridique protégerait les locuteurs du breton contre l’arbitraire et les excès de zèle de fonctionnaires qui se comportent parfois comme des administrateurs coloniaux.

Guingamp doit garder sa maternité !

L’Union démocratique bretonne défilera à Guingamp le 30 juin pour défendre la maternité, menacée de fermeture.

 

 Une première victoire a été obtenue avec la suspension de la décision de l’agence régionale de santé, qui prévoyait de fermer la maternité en raison du manque d’anesthésistes. Il faut maintenir la pression pour obtenir une garantie du maintien à long terme de ce service à Guingamp, associée à une politique active de recherche de professionnels et d’incitation à rejoindre le service guingampais.

Ce n’est pas la première fois que l’ARS tente de détricoter l’offre de soin en Bretagne occidentale. On se souvent bien sûr de la lutte victorieuse pour la maternité de Carhaix, mais aussi de problèmes plus récents, comme les menaces sur les urgences à Paimpol, ou encore la mobilisation des Lannionnais pour obtenir un appareil IRM.

 

La santé, c’est la vie, et priver un territoire de services aussi essentiels est une manière de le condamner à mort. Le centre Bretagne et le Trégor ressentent durement les effets des politiques de métropolisation et du centralisme français. Les équipements, les investissements, les services publics ou privés sont de plus en plus concentrés, donc de moins en moins accessibles.

 

Il n’y a là aucune fatalité. D’autres pays, au moins aussi développés et riches que la France, ont fait des choix opposés et profitent d’un aménagement équilibré du territoire bénéfique à la société et à l’économie. Il faut que l’État et ses services cessent de transposer leur vision centraliste aux politiques publiques en Bretagne. Il faut qu’elles soient menées par les élus régionaux, en association avec les usagers, au service de leurs besoins et non de visions idéologiques jacobines.

 

Au-delà de la revendication nécessaire du sauvetage de la maternité de Guingamp, l’Union démocratique bretonne demande donc la transformation de l’ARS en un service de la santé du conseil régional de Bretagne, et une répartition équilibrée des dépenses de santé à l’échelle de la France comme à l’échelle de la Bretagne.

Réunification de la ligne Nantes-Rennes via Châteaubriant : l'UDB soutient

Suite à l’action symbolique menée par l’Association citoyenne Châteaubriant-Rennes en train (ACCRET) en gare de Châteaubriant, revendiquant la mise en place d’une deuxième ligne Nantes-Rennes, l’Union démocratique bretonne renouvelle son soutien à ce projet de bon sens.

La seule liaison ferroviaire proposée aujourd’hui aux voyageurs entre Rennes et Nantes passe par Redon. Elle est menacée de saturation par la croissance des agglomérations nantaise, rennaise et par l’attractivité de la côte sud de la Bretagne, sans parler du difficile partage des voies entre TGV et TER (au détriment des usagers de ce dernier). La fréquence des trajets entre Rennes et Nantes en train, leur fiabilité et, dans une moindre mesure, leur vitesse, sont notoirement insuffisantes pour offrir une alternative satisfaisante à la route. Les exigences écologiques, le risque de raréfaction des hydrocarbures, la sécurité ou encore le souci du confort des voyageurs devraient pourtant pousser les pouvoirs publics à promouvoir les alternatives au transport routier lorsque cela est possible.

 

Une deuxième ligne passant par Châteaubriant, sans supprimer les liaisons par Redon, offrirait aux voyageurs entre les deux métropoles de plus amples choix d’horaires, question cruciale pour les trajets domicile-travail notamment. Elle permettrait également un report du trafic en cas d’arrêt momentané autour de Redon (lorsque cela se produit, il faut aujourd’hui passer par Angers ou par Paris!), et raccourcirait les temps de trajet.

 

L’ouverture de cette liaison TER imposerait une remise en état mais aussi une modernisation de la ligne Châteaubriant-Rennes dans son intégralité, ainsi qu’un réaménagement de la ligne Nantes-Châteaubriant. On ferait ainsi d’une pierre deux coups en améliorant significativement le service rendu aux usagers sur les parcours existant entre métropoles et communes des deux aires urbaines, tout en désenclavant le pays de Châteaubriant.

 

Pour l’Union démocratique bretonne, les moyens à mobiliser sont amplement justifiés par l’objectif d’assurer un développement soutenable des deux métropoles de l’est breton, sur le plan social, écologique et territorial.