L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

http://www.udb-bzh.net/


Actualité de l'UDB

Une assurance maladie bretonne ?

Le Régime Local d'Alsace-Moselle constitue un modèle de protection sociale connu et envié dans le monde entier. Adossée au régime général de sécurité sociale, la complémentaire santé obligatoire des salariés alsaciens et mosellans, la "Krànkekàss", garantit l'accès aux soins sur le principe de la solidarité. Autogérée, elle présente un bilan financier équilibré. Elle est cependant menacée par la concurrence des assurances privées, à but lucratif, alors qu'elle devrait inspirer les politiques publiques de santé.

Andrée Munchenbach (présidente d'Unser Land) et Nil Caouissin (porte-parole de l'Union Démocratique Bretonne)
Andrée Munchenbach (présidente d'Unser Land) et Nil Caouissin (porte-parole de l'Union Démocratique Bretonne)

Un tel système de protection sociale, efficace et solidaire, mériterait d'être étendu et généralisé. Il pourrait inspirer les politiques de santé publique notamment en Bretagne où, comme ailleurs en France, de nombreux étudiants, retraités ou demandeurs d'emploi renoncent trop souvent à se soigner pour des raisons financières.

 

Dans cette perspective, l'Union Démocratique Bretonne organise conjointement avec le parti alsacien Unser Land une tournée d'information du 10 au 15 septembre à travers toute la Bretagne.

 

Responsables politiques bretons, représentants syndicaux ou associatifs, citoyens sont invités à échanger avec la présidente du parti Unser Land, Andrée Munchenbach, qui présentera les avantages du Régime Local d'Alsace Moselle. Dans le cadre du droit à la différenciation des territoires, la Bretagne pourrait en effet expérimenter ce système exemplaire et tendre vers un service public d'assurance maladie unique et généralisé. 

 

Programme:

 

La tournée commencera par une conférence de presse à Rennes, le lundi 10 septembre à 11 heures, au Club de la presse. Par la suite Andrée Munchenbach rencontrera restera à Rennes pour deux journées de rencontres avec des élus locaux, régionaux, des parlementaires et des représentants politiques, avant de partir pour Lannion, Quimper, Carhaix et Lorient. Une rencontre à Nantes est également prévue.

POUR FAIRE VIVRE LE LITTORAL BRETON TOUTE L’ANNÉE, CRÉER UN STATUT DE RÉSIDENT ? ESSAYONS MAINTENANT !

Grâce à une action ciblée, le collectif Dispac’h a permis de relancer un débat ancien: celui de l’omniprésence des résidences secondaires sur le littoral breton. Le phénomène, qui, si on n’y prend garde, ne pourra que s’accentuer en Bretagne avec l’extension des périodes de canicule dans le sud de la France, est déjà tellement massif dans plusieurs dizaines de communes que certaines d’entre elles aujourd’hui pratiquent une politique dite de « résidentialisation » qui consiste à privilégier le visiteur estival au détriment des occupants à l’année. L’UDB raisonne de la façon inverse: elle estime que pour qu’un lieu soit vivant, il faut qu’il soit habité tout au long de l’année. C’est la raison pour laquelle elle a proposé plusieurs pistes de réflexion dans son livre-programme, à commencer par l’instauration en Bretagne d’un statut de résident, à l’instar de celui réclamé par l’exécutif corse, statut aujourd’hui bloqué au Conseil constitutionnel.

L’UDB propose d’expérimenter le statut de résident sur les îles bretonnes.

 

Refermons la boîte à fantasmes! Il s’agirait non pas de privilégier les Bretons comme on l’entend dans certains milieux, mais de répondre au besoin de se loger des gens qui ont choisi de vivre à l’année sur un territoire, et ce quelles que soient leurs origines. Concrètement, ne pourraient acheter que ceux qui choisissent de vivre sur le territoire à l’année. Bien sûr, les actuels propriétaires de résidences secondaires ne seraient pas expropriés et des dispositifs pourraient compléter le statut de résident pour que les logements soient occupés en dehors de la période estivale.

 

Pour tester cette idée, l’UDB propose d’expérimenter le statut de résident sur les îles bretonnes car elles sont doublement victimes du phénomène des résidences secondaires: d’abord parce qu’elles dépendent (trop) du continent, ensuite parce que de nombreux jeunes doivent quitter l’île du fait d’une pénurie d’emploi à l’année et, paradoxalement, d’un foncier extrêmement élevé. En cas de succès, le dispositif pourrait être étendu aux secteurs côtiers du continent où le taux de résidences secondaires est particulièrement élevé comme le golfe du Morbihan.

 

Par ailleurs, l’UDB s’oppose au droit de vote des résidents secondaires aux élections locales. Elle est, en revanche, favorable à l’expérimentation de nouveaux dispositifs fiscaux, comme une taxe sur les résidences secondaires dont le taux varierait selon le taux local de résidences secondaires (afin de concentrer l’effet incitatif sur les zones où le phénomène pose réellement problème) et qui tiendrait compte des revenus des propriétaires (afin d’éviter de pénaliser les propriétaires aux revenus les plus modestes). De nombreux pays européens ont déployé un large panel de solutions pour éviter l’étouffement de leurs espaces les plus attractifs. Le statut de résident fait partie de ce panel, comme par exemple dans les îles Aaland en Finlande, un pays dont nul ne contestera la tradition démocratique. Osons nous en inspirer et chercher la solution la plus adaptée à nos territoires !

LE REFUS DU « Ñ » CONFIRME L’URGENCE D’UN STATUT DE CO-OFFICIALITÉ DE LA LANGUE BRETONNE

La réponse est tombée lors d’une session parlementaire de questions au gouvernement: non, la circulaire interdisant l’usage du ñ ne sera pas réécrite. Loin d’une bourde ou d’un oubli, le texte officiel interdisant certains prénoms bretons est donc confirmé par le pouvoir exécutif.

 

Le droit même de choisir le prénom de leur enfant est refusé aux parents du petit Fañch, et le sera à d’autres. Comment ne pas se révolter contre cet abus de pouvoir?

 

Dans le même temps, les autorités académiques indiquent que les lycéens et collégiens qui ont décidé de passer certaines épreuves en breton ne verront pas leur copie corrigée par des professeurs brittophones! L’administration a décidément bien du mal à accepter que plusieurs langues co-existent sur le territoire de la République.

 

Alors que La République en Marche, la créature d’Emmanuel Macron, se présente volontiers comme un parti libéral-progressiste, on voit en réalité que ce libéralisme se limite au monde économique. Pour certaines questions de société, le macronisme relève d’un modèle autoritaire et ethnocentré, hélas représentatif de l’histoire des relations entre l’Etat et les citoyens en France. Sur la question des langues dites régionales, le macronisme se pose en héritier du « très vieux monde » des rois capétiens et du régime de la Terreur.

En outre, la mise du ñ au ban de la société française contredit de façon évidente la posture soi-disant pro-européenne d’Emmanuel Macron et de La République en Marche, car aucun autre Etat en Europe n’a la prétention d’imposer à une de ses communautés linguistiques historiques une orthographe qui n’est pas la sienne!

 

Pour protéger les droits fondamentaux des brittophones et le patrimoine linguistique de toutes les Bretonnes et Bretons, l’Union démocratique bretonne estime qu’un statut de co-officialité est indispensable. Seule cette garantie juridique protégerait les locuteurs du breton contre l’arbitraire et les excès de zèle de fonctionnaires qui se comportent parfois comme des administrateurs coloniaux.

Guingamp doit garder sa maternité !

L’Union démocratique bretonne défilera à Guingamp le 30 juin pour défendre la maternité, menacée de fermeture.

 

 Une première victoire a été obtenue avec la suspension de la décision de l’agence régionale de santé, qui prévoyait de fermer la maternité en raison du manque d’anesthésistes. Il faut maintenir la pression pour obtenir une garantie du maintien à long terme de ce service à Guingamp, associée à une politique active de recherche de professionnels et d’incitation à rejoindre le service guingampais.

Ce n’est pas la première fois que l’ARS tente de détricoter l’offre de soin en Bretagne occidentale. On se souvent bien sûr de la lutte victorieuse pour la maternité de Carhaix, mais aussi de problèmes plus récents, comme les menaces sur les urgences à Paimpol, ou encore la mobilisation des Lannionnais pour obtenir un appareil IRM.

 

La santé, c’est la vie, et priver un territoire de services aussi essentiels est une manière de le condamner à mort. Le centre Bretagne et le Trégor ressentent durement les effets des politiques de métropolisation et du centralisme français. Les équipements, les investissements, les services publics ou privés sont de plus en plus concentrés, donc de moins en moins accessibles.

 

Il n’y a là aucune fatalité. D’autres pays, au moins aussi développés et riches que la France, ont fait des choix opposés et profitent d’un aménagement équilibré du territoire bénéfique à la société et à l’économie. Il faut que l’État et ses services cessent de transposer leur vision centraliste aux politiques publiques en Bretagne. Il faut qu’elles soient menées par les élus régionaux, en association avec les usagers, au service de leurs besoins et non de visions idéologiques jacobines.

 

Au-delà de la revendication nécessaire du sauvetage de la maternité de Guingamp, l’Union démocratique bretonne demande donc la transformation de l’ARS en un service de la santé du conseil régional de Bretagne, et une répartition équilibrée des dépenses de santé à l’échelle de la France comme à l’échelle de la Bretagne.

Réunification de la ligne Nantes-Rennes via Châteaubriant : l'UDB soutient

Suite à l’action symbolique menée par l’Association citoyenne Châteaubriant-Rennes en train (ACCRET) en gare de Châteaubriant, revendiquant la mise en place d’une deuxième ligne Nantes-Rennes, l’Union démocratique bretonne renouvelle son soutien à ce projet de bon sens.

La seule liaison ferroviaire proposée aujourd’hui aux voyageurs entre Rennes et Nantes passe par Redon. Elle est menacée de saturation par la croissance des agglomérations nantaise, rennaise et par l’attractivité de la côte sud de la Bretagne, sans parler du difficile partage des voies entre TGV et TER (au détriment des usagers de ce dernier). La fréquence des trajets entre Rennes et Nantes en train, leur fiabilité et, dans une moindre mesure, leur vitesse, sont notoirement insuffisantes pour offrir une alternative satisfaisante à la route. Les exigences écologiques, le risque de raréfaction des hydrocarbures, la sécurité ou encore le souci du confort des voyageurs devraient pourtant pousser les pouvoirs publics à promouvoir les alternatives au transport routier lorsque cela est possible.

 

Une deuxième ligne passant par Châteaubriant, sans supprimer les liaisons par Redon, offrirait aux voyageurs entre les deux métropoles de plus amples choix d’horaires, question cruciale pour les trajets domicile-travail notamment. Elle permettrait également un report du trafic en cas d’arrêt momentané autour de Redon (lorsque cela se produit, il faut aujourd’hui passer par Angers ou par Paris!), et raccourcirait les temps de trajet.

 

L’ouverture de cette liaison TER imposerait une remise en état mais aussi une modernisation de la ligne Châteaubriant-Rennes dans son intégralité, ainsi qu’un réaménagement de la ligne Nantes-Châteaubriant. On ferait ainsi d’une pierre deux coups en améliorant significativement le service rendu aux usagers sur les parcours existant entre métropoles et communes des deux aires urbaines, tout en désenclavant le pays de Châteaubriant.

 

Pour l’Union démocratique bretonne, les moyens à mobiliser sont amplement justifiés par l’objectif d’assurer un développement soutenable des deux métropoles de l’est breton, sur le plan social, écologique et territorial.

Bretagne j'écris ton nom

À la lecture du guide de l'été de Nantes métropole (page 7), l'article concernant "la traversée moderne d'un vieux pays" nous laisse songeurs. Ce vieux pays est sans doute une allusion subliminale au Bro gozh ma zadoù, le vieux pays de mes pères en breton, qui est aussi l'hymne national breton.

À aucun moment le mot Bretagne, même historique, n'apparait, alors que citant les villes concernées par ce parcours touristique (Nantes, Saint-Nazaire, Rennes et Saint-Malo), on parle de dépasser les frontières administratives en les associant à un point cardinal, l'Ouest. L'ouest de quoi ? De Paris, sans doute.

 

Ce parcours touristique est une belle initiative du Voyage à Nantes. Nous souhaitons une belle réussite à ce projet mais l'omission du mot Bretagne dans cette communication de la Métropole apparait comme hors-sol et ne peut qu'aller à l'encontre de la réussite de cette initiative.

 

Michel Beaupré, responsable fédéral de l'UDB Loire-Atlantique

Manifestons contre l'abandon du centre-Bretagne

Avec la fermeture de l'agence technique départementale de Guéméné-sur-Scorff, s'occupant de l'entretien des routes départementales, c'est un nouveau service public qui est voué à disparaître. Le Trésor Public est d'ores et déjà fermé et l'hôpital de Guéméné est en danger.

La disparition des services publics dans les territoires ruraux est une rupture de l'égalité d'accès que doit garantir l'État. Il n'est par ailleurs pas acceptable que celui-ci n'entende pas utiliser son pouvoir pour maintenir des structures en milieu rural permettant de préserver des emplois dans ces territoires.  Pour l'Union démocratique bretonne, les dépenses publiques doivent être réparties de manière équilibrée sur le territoire, et non se concentrer sur les métropoles et la région parisienne comme c'est le cas aujourd'hui. 

 

Pour sauver le centre-Bretagne, une nouvelle organisation territoriale et administrative de la Bretagne est indispensable, une organisation qui ne place plus tous les centres de décision sur le littoral ou sur la route de Paris comme c'est le cas avec le découpage départemental depuis plus de 200 ans! Il faut une Assemblée de Bretagne, où fusionneront la Région et les départements, et parallèlement faire des "pays" d'aujourd'hui, c'est-à-dire les bassins de vie, des collectivités territoriales à part entière. Dans cette nouvelle organisation territoriale et administrative, le centre-Bretagne aura des moyens propres pour maintenir et développer les services aux personnes et aux entreprises. 

 

L'Union démocratique bretonne appelle à faire nombre lors de la mobilisation organisée le 23 à Guémené-sur-Scorff pour dire non à la fermeture des services publics.

L’Europe oui, mais quelle Europe ? Conférences de Roccu GAROBY

L'Union démocratique bretonne (UDB) organise trois conférences intitulées "L'Europe oui, mais quelle Europe ?", à Rennes, Paimpol et Lorient, avec pour invité Roccu Garoby, conseiller politique auprès du groupe Verts/Alliance Libre Européenne au Parlement Européen. À un an des élections européennes, l'UDB entend apporter une réflexion de fond sur le projet européen, un idéal dont la défense impose la critique de son fonctionnement actuel:

Il y a 70 ans, le projet européen est né d’une triple promesse : assurer la Paix, partager une prospérité retrouvée et reconnaître la diversité linguistique et culturelle qui fait la force du vieux continent. Force est de constater que cette promesse n’a pas été tenue par les États membres, qu’ils aient été dirigés par des partis politiques de droite comme de gauche.

 

Certes, la Paix est assurée entre les peuples de l’Union Européenne. Certes le vieux continent est le plus riche du monde. Certes 24 langues sont officielles dans l’Union. Mais les États membres ont été et sont toujours incapables d’agir pour que la Paix soit assurée à nos portes, dans les Balkans ou au Proche Orient. Les États membres sont incapables de lutter contre l’accroissement des inégalités sociales ou le fait que les richesses soient de plus en plus concentrées entre les mains de quelques-uns. Enfin, les États membres ont toujours soutenu la discrimination linguistique contre les langues régionales et minoritaires. Bref, l’Europe des États a failli.

 

Pour autant, l’Europe demeure notre horizon et nous nous plaçons résolument dans le camp de ceux qui défendent le rêve européen. Mais cette Europe nécessitera assurément un nouveau Traité qui devra être débattu démocratiquement et ratifié par les peuples d’Europe. Nous voulons préparer l’avènement de cette Europe des peuples…

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L’UDB SOUTIENT LA MARCHE DU 26 MAI POUR L’ÉGALITÉ ET LES SOLIDARITÉS

Depuis son élection, Emmanuel Macron et son gouvernement ont clairement confirmé leur orientation politique : mener une politique élitiste, visant à favoriser les plus riches, et renforcer la domination de l’appareil d’État sur la société.

Transports, hôpitaux, universités, manquent de financement et le service rendu à la population se dégrade. Les diminutions successives des dotations aux collectivités locales et la réduction de l’autonomie fiscale intervenues ces dernières années ont eu pour conséquence d’ajouter à la dégradation des services publics et de faire plonger l’investissement public local à un niveau historiquement bas. Dans le même temps le gouvernement pourrait être tenté de faire porter aux régions la responsabilité de ses choix financiers, par exemple en leur déléguant la gestion de lignes ferroviaires sans leur transférer les moyens nécessaires. On voit ainsi les collectivités locales jouer les pompiers pour des services publics abandonnés par l’État et par ses administrations. Cette solution n’est pas tenable, une mobilisation pour une répartition plus juste des budgets publics est nécessaire, tout comme une mobilisation pour une fiscalité plus progressive.

 

L’Union démocratique bretonne défilera le 26 mai aux côtés des organisations signataires de l’appel initié par Attac et la fondation Copernic, pour s’opposer aux politiques de favoritisme social et territorial, pour défendre des services publics correctement financés, gérés de manière démocratique au plus près de la population, pour une transition écologique menée sur les territoires avec des collectivités locales dotés des budgets publics et des marges d’autonomie nécessaires.

Manifestons pour Diwan le 26 mai

L'Union démocratique bretonne appelle à participer à la manifestation de soutien à Diwan, le 26 mai, à Rennes.

 

Depuis sa création, le réseau d'écoles immersives en langue bretonne Diwan a accompli un travail sans égal pour la transmission du breton. Nombre de jeunes brittophones y ont appris la langue, et c'est dans son sillage que se sont développées les offres d'enseignement bilingue dans les écoles publiques et privées. Diwan a toujours mené à bien sa mission dans le respect de la laïcité, avec la volonté d'obtenir un statut de service public pour un enseignement en breton accessible à tous, loin des caricatures qui en ont été faites. Malgré l'hostilité initiale des pouvoirs publics, Diwan s'est développé car le réseau répond à un besoin profond dans la société bretonne, celui de faire vivre et de se réapproprier une langue longtemps étouffée.

Si la mission de service public de Diwan est aujourd'hui largement reconnue, les moyens du service public lui font en revanche défaut. Les communes peuvent en effet refuser de verser le forfait scolaire pour les élèves scolarisés à Diwan et les procédures de contractualisation freinent le développement du réseau qui repose encore sur le travail acharné de bénévoles. Avec la fin des contrats aidés, le gouvernement fragilise Diwan et la situation risque d'être dramatique à la rentrée scolaire 2018 si aucune solution n'est trouvée.

 

L'Union démocratique bretonne appelle à compenser immédiatement et à l'euro près les pertes que subira Diwan suite à la non-reconduction de ses contrats aidés, afin de répondre à l'urgence. Il importe également de cesser la politique de bricolage qui maintient le réseau et ses salariés dans une précarité permanente. L'Union démocratique bretonne demande que soit reconnu à Diwan un statut public, permettant le maintien de son autonomie et de ses méthodes, avec un financement public équivalent en euro par élève au financement de l'Education nationale. C'est à la fois une question d'égalité et une question de respect : garantir un financement équitable à Diwan permettra de rétablir l'égalité entre ses personnels, ses élèves, et ceux de l'ensemble de l'enseignement public ; reconnaître un statut public au réseau sera un pas en avant clair des pouvoirs publics en faveur de la transmission de la langue bretonne.

 

L'Union démocratique bretonne soutient toutes les revendications de Diwan et participera à la manifestation 26 mai à Rennes pour garantir son avenir.

Rendez-vous Mail François Mitterrand, 10h30.