L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

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Actualité de l'UDB

Réforme de la Constitution et principe de différenciation appliqué à la Bretagne: l'UDB appelle le président du Conseil régional à ouvrir le débat à la société

L'Union démocratique bretonne salue la réouverture de la discussion sur la droit à la différenciation. Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, a décidé de profiter du débat sur l'avenir institutionnel de la Corse pour remettre sur la table la demande d'adaptation de la législation française à la situation particulière de la Bretagne dans de multiples domaines. Pour cela, il crée un groupe de travail sous la responsabilité de Jean-Michel le Boulanger, premier vice-président.

 

Pour que cette volonté ne reste pas lettre morte, une mobilisation élargie est indispensable. Rappelons-nous du sort qui avait été réservé à "la contribution du Conseil régional de Bretagne au débat national sur la décentralisation" en 2013 : le document avait été tout simplement ignoré par le pouvoir central, pourtant alors de la même couleur politique que le président du Conseil régional. 

 

L'Union démocratique bretonne appelle Loïg Chesnais-Girard et la majorité régionale à ne pas se contenter d'une déclaration. Nous leur demandons d'ouvrir des discussions avec tous les représentants de la société bretonne, politiques, syndicaux, associatifs, professionnels, pour construire une demande bretonne partagée concernant le droit à la différentiation, demande susceptible d'être poussée par une mobilisation large et résolue.

 

L'Union démocratique bretonne est prête à participer à ces discussions et à mettre sur la table des pistes concrètes pour donner corps aux aspirations à l'expérimentation, à la différenciation, et plus largement à l'aspiration à une autonomie régionale. Par exemple, sur le terrain de la transition énergétique, avec la proposition d'une régie publique régionale de l'énergie, en matière économique et sociale avec l'idée d'une expérimentation en Bretagne d'un Régime local d'assurance-maladie sur le modèle alsacien et mosellan, sans oublier la régionalisation d'institutions comme Pôle emploi et l'ARS (Agence régionale de la santé). L'UDB défend également un statut public régional de l'éducation garantissant l'existence du réseau Diwan, l'idée d'une coordination régionale globale des transports, ou encore, sur le terrain institutionnel, la proposition d'une Assemblée de Bretagne, collectivité unique intégrant la Loire-Atlantique et appelée à remplacer la Région et les départements. La liste n'est pas exhaustive car les idées et les projets foisonnent en Bretagne.

 

Des échanges limités aux seuls élus risqueraient au contraire d'aboutir à une feuille de route étriquée. Le Conseil régional de Bretagne devrait élargir la discussion, y compris aux acteurs de Loire-Atlantique. Il faut ouvrir le débat à la société bretonne dans son ensemble, sous peine de voir à nouveau le train de la réforme institutionnelle passer, soit sans s'arrêter en Bretagne... soit en lui passant dessus!

Respectez le peuple corse, respectez la démocratie

La majorité nationaliste corse, largement soutenue par les urnes et par la rue, défend le mandat populaire qui leur a été confié, avec dignité. Ils poursuivent la volonté de solutions politiques et démocratiques à des problèmes qui le sont tout autant, sur la voie de l’apaisement. Ils ont tout le soutien de l'UDB. Les revendications corses bousculent le centralisme et sont légitimes. 

L'autonomie répond à une nécessité démocratique et économique, la co-officialité à une obligation culturelle, le statut de résident à un devoir social et le rapprochement des prisonniers à un impératif humain.Refuser la main tendue par l'exécutif corse est irresponsable. Le mépris affiché par le gouvernement, replié sur une idéologie centraliste, n'est pas à la hauteur des enjeux.

 

En bombant le torse au lieu de trouver un compromis, l'État ne montre que son incapacité à changer de modèle.Macron prend, en Corse, le même chemin que Rajoy en Catalogne dont le refus de modifier la constitution a transformé un électorat autonomiste en un autre, indépendantiste. En utilisant les mêmes méthodes, le gouvernement risque fort de se retrouver face aux mêmes conséquences. Si les situations ne sont pas toujours comparables, les réactions face aux dénis de démocratie le sont.L'UDB soutient pleinement l'exécutif corse. T

 

ous ceux qui aspirent à une évolution des institutions françaises dans ce sens de plus de démocratie et d'autonomie - en Bretagne comme ailleurs - ont intérêt à unir leurs forces pour soutenir les demandes corses, et pour modifier la Constitution afin de permettre à tout territoire le souhaitant d'accéder à une autonomie pleine et entière.

L'abandon de NDDL ne doit pas se traduire par plus de centralisme !

Le gouvernement a tranché : l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est donc abandonné. Après plusieurs années de débats internes compliqués, l’UDB s’était prononcée contre ce projet. Le parti regrette que la démocratie et l'État de droit sortent affaiblis de ce long feuilleton, alimenté par les trop longues tergiversations de l'État.

Contrairement aux dires d'Edouard Philippe, l'abandon de Notre-Dame-des-Landes ne signifie pourtant aucunement le désintérêt des habitants locaux pour des liaisons directes vers l'international. Les opposants refusaient en majorité l'emplacement du site proposé et l'absurdité d'un nouvel aéroport alors que la Bretagne en compte déjà trop !

 

L'UDB Loire-Atlantique conteste donc fermement l'affirmation du Premier ministre disant qu'en France, les vols longs courriers seraient « réservés à quelques grands aéroports nationaux », à savoir Roissy et Orly. La Bretagne peut tout à fait compter un aéroport intercontinental (Nantes). Considérer que les aéroports bretons ne serviraient qu'à rabattre la population vers les hubs parisiens démontre que le combat contre la centralisation française est loin d'être terminé, lui !

 

Par ailleurs, l'UDB 44 est favorable à l'aménagement et à la modernisation de Nantes-Atlantique en n'oubliant pas d'assurer la desserte vers l'aéroport via le tram et le train. Elle préconise également une meilleure liaison ferroviaire entre Nantes et Rennes en passant par Chateaubriant. 

Les Corses nous ouvrent une nouvelle voie vers plus de démocratie !

 

Aujourd'hui le Peuple corse a adressé à la France et à l'Europe une illustration sereine de la confiance et de l'élan populaires que délivre une véritable démarche démocratique.

 

 

À trois semaines d'un autre scrutin en Catalogne, provoqué par le chef d'un gouvernement central et d'un parti auquel les enquêtes d'opinion promettent un score historiquement bas, c'est aussi un message de modernité démocratique que les Corses ont collectivement adressé à tous les démocrates européens. Oui un autre ordre politique est possible et souhaitable, lorsque les candidats sont représentatifs du peuple qu'ils aspirent à représenter et qu'ils placent l'intérêt général de leur pays au-dessus de toute autre considération.

 

En seulement deux années d'un mandat intensif passées aux manettes de l'exécutif de la Collectivité territoriale de Corse, les élus nationalistes ont su engager des réformes en profondeur, que les Corses attendaient depuis des décennies, en matière de politique linguistique, d'aménagement du territoire ou de transport, tout en apportant la preuve de leur sérieux dans la maîtrise des finances publiques. Aujourd'hui, ils proposent un projet novateur et ambitieux à la population, qui l'a plébiscité. Bien entendu, il conviendra d'attendre que le second tour, s'il doit avoir lieu, vienne confirmer l'élan du premier.

 

Les Corses ont donc montré la voie, ils n'entament que le début du chemin, mais nous devons nous aussi en Bretagne prendre la même direction. Nous aurons un exemple pour nous inspirer.

Il est temps que tous les élus bretons qui en ont assez de devoir plier face aux oukases des partis parisiens larguent enfin les amarres et se mobilisent pour obtenir les moyens de répondre aux besoins des territoires et aux attentes de la population. Les élus bretons ne doivent plus cautionner ici les ponctions budgétaires affectant les collectivités locales. Il ne faut plus plus accepter que la Bretagne et sa population soient les sacrifiés du centralisme de l'État français comme le montrent les données officielles de la commande publique. En 2015, celle-ci s'élevait à 1 858 € par habitant en Île-de-France,

 

pour seulement 1 016 € en Région Bretagne, soit un différentiel sur une seule année de 2.75 Mrd€ au détriment de la Région Bretagne (l'équivalent de deux fois le budget de la région). Il faut dire ASSEZ ! CA SUFFIT !!! Et surtout se mobiliser et agir pour que ça change.

 

Certains ont choisi le parti du Grand Paris et les gaspillages d'argent public qui vont avec. Nous, nous choisissons le parti de l'autonomie de la Bretagne.

 

Pour vivre et travailler en Bretagne, décidons en Bretagne !

 

Nil Caouissin : porte parole de l'UDB

Christian Guyonvarc'h : "ancien vice-président du Conseil régional de Bretagne et rapporteur du budget"

Annaig Le Gars : "ancienne conseillère du Conseil régional de Bretagne"

Catalogne : une délégation UDB d'observateurs internationaux

Dimanche 1er octobre a lieu le référendum portant sur l'indépendance de la Catalogne sous une forme de République. Il s'agit là de l'aboutissement d'un long processus : en 2010, la Generalitat de Catalogne a accepté la proposition du gouvernement espagnol lui-même lui permettant d'obtenir davantage d'autonomie, mais cet accord avait été invalidé par la Cour constitutionnelle espagnole.

C'est à partir de ce blocage, auquel s'ajoute la position inflexible du gouvernement espagnol désormais mené par Mariano Rajoy (Parti populaire), que  le gouvernement catalan a décidé d'enclencher un processus menant vers l'indépendance. Pour mémoire, les élections régionales du 27 septembre 2015 ont eu en réalité valeur de plébiscite pour ou contre le référendum. En ayant obtenu la majorité absolue des sièges, le camp des indépendantistes a eu dès lors toute légitimité pour proposer au peuple catalan de décider de son avenir.

 

L'Union démocratique bretonne n'a pas vocation à soutenir ou non l'indépendance de la Catalogne : il s'agit d'un choix souverain du peuple catalan qui est seul légitime à décider de son avenir. En revanche, nous réaffirmons le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tels qu'il est énoncé dans l'article 1er de la charte des Nations unies. Nous exigeons ainsi du gouvernement espagnol qu'il stoppe sa répression antidémocratique contre le peuple et les élus catalans, et qu'il puisse laisser le  référendum se dérouler.

 

Une délégation de l'Union démocratique bretonne sera présente à Barcelone du samedi 30 septembre au lundi 2 octobre inclus, sous le statut d'observateurs internationaux. Notre rôle sera de veiller à la bonne tenue du scrutin, de constater et de rapporter toute irrégularité ou entrave qui pourra être réalisée par les parties en présence ou les forces de police espagnole.

La démocratie est un bien précieux que nous devons sans cesse protéger. C'est le sens de notre mission.

 

Victor GALLOU

Responsable des Affaires

internationales de l'Union démocratique bretonne

 

Contact sur place :

Victor GALLOU 

| +33 6 30 92 98 62 

| victor.gallou@udb.bzh

(Responsable des affaires internationales de l'UDB)

Nous soutenons les élus Catalans

À tous ceux qui défendent la liberté, les droits de l'homme et la démocratie,

 

 

En tant qu'élu local breton je tiens à déclarer ma solidarité avec les quelques 700 et plus, maires et élus Catalans qui sont actuellement criminalisés par le gouvernement espagnol. En tant que démocrate, je suis consterné de voir que l'Espagne persiste à remonter graduellement le temps à propos de la démocratie.

 

L'Union européenne reste silencieuse alors que l'un de ses membres, l'Espagne :

 

- Criminalise un ancien chef de gouvernement pour l'organisation d'une consultation non contrainte

- Demande instamment à la police de confisquer les bulletins de vote et les urnes ;

- Organise des descentes de police aux sièges sociaux des journaux ;

- Poursuit le Président du Parlement Catalan qui a autorisé un débat sur le référendum ;

- Interpelle des membres du gouvernement Catalan

- Limite la liberté d'expression et la liberté d'association ;

- Déconnecte les sites Web qui contiennent des informations sur le référendum ;

- Convoque les maires devant un tribunal pour avoir aidé à organise le référendum ;

 

Au cours de la dernière décennie le peuple Catalan a pacifiquement, de manière transparente, progressivement et démocratiquement demandé à l'Espagne d'écouter ses demandes légitimes et d'apporter des solutions à ses problèmes. Il a été ignoré. Aujourd'hui, après un manque persistant de réaction constructive de la part du gouvernement espagnol, des millions de citoyens demandent simplement de voter sur l'avenir de leur territoire. N'est ce pas cela la base de la démocratie ?

 

A chaque fois que des manifestations populaires démocratiques dans des pays étrangers, lointains, aboutissent à une demande massivement soutenue d'apporter démocratiquement des changements et que la nomenklatura au pouvoir résiste, l'Europe s'exprime en se proclamant la gardienne inflexible de la démocratie et des libertés de base. Paradoxalement, quand il s'agit de défendre les droits civils et politiques du peuple Catalan, l'Union européenne se drape elle-même, dans un silence honteux et négligent.

 

En qualité d'élu local breton d'un parti membre de l'Alliance libre européenne (ALE), parti politique qui soutient le droit à l'autodétermination, je demande à tous les démocrates de se lever et de s'exprimer franchement en faveur du droit de vote en Catalogne le 1er Octobre.

 

Si nous n'agissons pas et ne défendons pas nos principes, nous renonçons à la démocratie et à ses valeurs.

 

Maryse LAURENT, conseillère municipale deSaint Brieuc Armor Agglomération SB2A Ploufragan (22)

Philippe SIMON, maire adjoint de Trégueux (22)

Gwennoline SALAUN, conseillère municipale de Plourhan (22)

Patrick L'HEREEC, maire de Plounérin (22)

Philippe COULAU, Vice président de Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération GP3A

Plouezec (22)

Martine LE MORVAN, maire adjointe de Plouezec (22)

Pierre MORVAN, conseiller municipal de Paimpol (22)

Fañch REBOURS, conseiller municipal de Lanloup (22)

Hervé LE GALL, conseiller municipal de Glomel (22)

Françoise LE SCOUR, conseillère municipale de Bégard (22)

Raymond GELEOC, conseiller municipal de Rostrenen (22)

Anne Marie KERVERN, maire adjointe de Brest (29)

Pierre-Yves MOAL, maire de Locmélar (29)

Ronan DIVARD, conseiller municipal de Loperhet (29)

Paul GUEGUENIAT, conseiller municipal délégué de Saint Yvy (29)

Jean Luc KERDONCUF, conseiller municipal de Plouguerneau (29)

Ana SOHIER, conseillère municipale de Rennes

Joel LE GALL, conseiller municipal de Le Rheu (35)

Jean-François LUGUE, conseiller municipal de Redon (35)

Michel DURAND, conseiller municipal de Becherel (35)

Guy CASTEL, conseiller municipal de La Meziere (35)

Pierre-Emmanuel MARAIS, conseiller municipal et métropolitain de Nantes (44)

Anthony HAMELIN, conseiller municipal délégué de Saint Herblain (44)

Martine AUFFRET, maire adjointe de Cléguérec (56)

Yann SYZ, maire adjoint de Lorient (56)

Domitille ANDRE, conseiller municipal Saint Aignan (56)

La Bretagne solidaire des maires catalans : l'UDB s'engage

L'Union démocratique bretonne se déclare solidaire des maires de Catalogne menacés de poursuites judiciaires, avec un risque d'emprisonnement, en raison de leur choix de participer à l'organisation d'un référendum sur l'indépendance, le 1er octobre prochain.

Quoi qu'on puisse penser de l'opportunité pour la Catalogne d'accéder à l'Indépendance, il apparaît légitime que le peuple catalan puisse en décider par le débat contradictoire et le vote, conformément au droit des peuples à l'autodétermination.

En choisissant la manière forte pour empêcher le référendum, le gouvernement espagnol se rend coupable d'une grave atteinte à la démocratie et aux droits de l'homme. Il faut souligner que le parti politique au pouvoir, le Parti populaire, a été fondé par des ministres de Franco qui, durant 40 ans, a violemment réprimé les identités catalane, basque ou galicienne.

Quel contraste avec le referendum écossais de 2015 ! Les partisans du maintien dans le Royaume-Uni avaient alors fait campagne pour leurs idées dans un cadre démocratique, sans chercher à entraver le déroulement du scrutin.

Le droit à l'autodétermination est inscrit dans la Charte fondatrice des Nations Unies (article premier). Tous les démocrates d'Europe devraient être solidaires, aujourd'hui, des maires catalans qui se mettent en danger pour permettre l'exercice d'un droit fondamental en démocratie, le droit de vote.

L'Union démocratique bretonne appelle les autorités françaises, et en particulier le ministre des Affaires étrangères, à reconnaître le droit des Catalans de décider démocratiquement de leur avenir.

Suppression de France 3 Iroise: Rennes se rêve-t-elle en Paris breton?

L'Union démocratique bretonne s'indigne de la décision de France 3 de fermer l'antenne France 3 Iroise. La répartition équilibrée des emplois et lieux de travail est un des piliers de la cohésion territoriale bretonne. En faisant le choix de supprimer son antenne basée à Brest, France 3 envoie un signal négatif à tout l'ouest de la Bretagne. Avec la disparition de France 3 Iroise on peut aussi craindre la fin d'An Taol lagad, réduisant la place déjà faible de la langue bretonne sur la télévision publique. L'Union démocratique bretonne assure les travailleurs de France 3 Iroise de sa solidarité, et appelle la direction de France 3 à revenir sur sa décision.

Le fossé entre l'Est et l'Ouest de la Bretagne s'est déjà trop élargi ces dernières années. On paie là le manque de solidarité et le manque d'ambition des élus bretons. Victime de l'histoire de la centralisation française, la Bretagne en singe aujourd'hui les défauts en reproduisant un petit parisianisme. 

 

Le projet de télévision publique bretonne, trop peu soutenu en 2013 pour être mis en place, aurait pourtant évité à coup sûr ce genre de décisions. Ce projet est plus que jamais d'actualité. La Corse a obtenu Via Stella, une chaîne de télévision publique corse de plein exercice, la Bretagne doit obtenir l'équivalent. 

L'UDB se mobilisera sur le terrain social

Constatant le risque d'une double régression sur le terrain social, en raison de la suppression brutale des emplois aidés et de la réforme du Code du travail, l'Union démocratique bretonne a décidé de participer aux manifestations syndicales organisées au mois de septembre pour s'opposer à ces mesures. 

 

La réforme du Code du travail proposée par le gouvernement n'est soutenue par aucun syndicat, preuve de son inadéquation avec les attentes du monde du travail. Les mesures prévues risquent notamment d'accentuer le déséquilibre entre employeurs et salariés dans les petites entreprises, de garantir une forme d'impunité en cas de non respect du Code du travail dans les entreprises disposant de moyens financiers conséquents -via le plafonnement des indemnités prudhommales- et de faire reculer le rôle joué par les syndicats dans le fonctionnement de l'économie française. Or tout indique qu'une économie se porte mieux lorsque les travailleurs participent aux décisions via leurs organisations syndicales. Donner un droit de vote aux représentants syndicaux dans les conseils d'administration, comme cela se pratique en Allemagne, serait une réforme réellement ambitieuse et progressiste.

 

D'autre part, la suppression brutale des emplois aidés condamne dans l'immédiat des milliers de personnes au chômage, et met en difficulté leurs employeurs, notamment dans le secteur associatif et dans les petites collectivités. L'UDB maintient donc son soutien aux acteurs associatifs et réitère sa demande de maintien des emplois aidés dans le secteur associatif non-marchand.

L'Union démocratique bretonne participera notamment à la manifestation du 12 septembre sur la question de la réforme du code du travail.

Après la crise des emplois aidés, un statut public régional pour Diwan ?

L'Union démocratique bretonne salue la décision de renouveler les emplois aidés de Diwan pour l'année scolaire 2017-2018. La mobilisation a porté ses fruits. L'UDB n'oublie cependant pas les autres structures mises en difficulté par le non-renouvellement des emplois aidés et leur réaffirme son soutien.

Si le soulagement domine aujourd'hui pour Diwan, chacun sait que le recours aux emplois aidés n'est pas une solution durable. La question du statut de Diwan doit être reposée, à la lumière des déclarations de Loïc Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, qui a affirmé à juste titre que Diwan remplissait une mission de service public. Johanna Roland, maire de Nantes, a de son côté affirmé que le projet de transmission de la langue bretonne porté par Diwan constitue un atout pour le territoire. Il est impossible de citer ici toutes les réactions d'élus reconnaissant la mission d'intérêt général du réseau Diwan. Et en effet le réseau d'écoles immersives en breton est un pilier de l'effort de sauvetage et de réappropriation de la langue bretonne.

Pour l'UDB, cette mission de service public doit être reconnue à travers un statut qui garantira aux réseaux des moyens financiers à la hauteur de son attractivité et de son dynamisme. Afin de prendre en compte les spécificités de Diwan, de respecter voir d'élargir son autonomie de fonctionnement et son autonomie pédagogique, l'Union démocratique bretonne souhaite que soit débattue la question d'un statut public régional : le Conseil régional de Bretagne se verrait confier la responsabilité du développement de l'enseignement immersif en breton, sur un territoire incluant la Loire-Atlantique, et contractualiserait avec Diwan en lui apportant les moyens nécessaires. La région recevrait pour ce faire une dotation d'Etat fléchée en euro par enfant scolarisé dans la filière immersive, proportionnelle au budget moyen par élève de l'Education nationale.

Cette expérimentation ambitieuse permettrait en fin de compte d'élargir le périmètre du service public. L'UDB appelle les parlementaires bretons et les élus régionaux à prendre part à ce débat.