L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

http://www.udb-bzh.net/


Actualité de l'UDB

LE REFUS DU « Ñ » CONFIRME L’URGENCE D’UN STATUT DE CO-OFFICIALITÉ DE LA LANGUE BRETONNE

La réponse est tombée lors d’une session parlementaire de questions au gouvernement: non, la circulaire interdisant l’usage du ñ ne sera pas réécrite. Loin d’une bourde ou d’un oubli, le texte officiel interdisant certains prénoms bretons est donc confirmé par le pouvoir exécutif.

 

Le droit même de choisir le prénom de leur enfant est refusé aux parents du petit Fañch, et le sera à d’autres. Comment ne pas se révolter contre cet abus de pouvoir?

 

Dans le même temps, les autorités académiques indiquent que les lycéens et collégiens qui ont décidé de passer certaines épreuves en breton ne verront pas leur copie corrigée par des professeurs brittophones! L’administration a décidément bien du mal à accepter que plusieurs langues co-existent sur le territoire de la République.

 

Alors que La République en Marche, la créature d’Emmanuel Macron, se présente volontiers comme un parti libéral-progressiste, on voit en réalité que ce libéralisme se limite au monde économique. Pour certaines questions de société, le macronisme relève d’un modèle autoritaire et ethnocentré, hélas représentatif de l’histoire des relations entre l’Etat et les citoyens en France. Sur la question des langues dites régionales, le macronisme se pose en héritier du « très vieux monde » des rois capétiens et du régime de la Terreur.

En outre, la mise du ñ au ban de la société française contredit de façon évidente la posture soi-disant pro-européenne d’Emmanuel Macron et de La République en Marche, car aucun autre Etat en Europe n’a la prétention d’imposer à une de ses communautés linguistiques historiques une orthographe qui n’est pas la sienne!

 

Pour protéger les droits fondamentaux des brittophones et le patrimoine linguistique de toutes les Bretonnes et Bretons, l’Union démocratique bretonne estime qu’un statut de co-officialité est indispensable. Seule cette garantie juridique protégerait les locuteurs du breton contre l’arbitraire et les excès de zèle de fonctionnaires qui se comportent parfois comme des administrateurs coloniaux.

Guingamp doit garder sa maternité !

L’Union démocratique bretonne défilera à Guingamp le 30 juin pour défendre la maternité, menacée de fermeture.

 

 Une première victoire a été obtenue avec la suspension de la décision de l’agence régionale de santé, qui prévoyait de fermer la maternité en raison du manque d’anesthésistes. Il faut maintenir la pression pour obtenir une garantie du maintien à long terme de ce service à Guingamp, associée à une politique active de recherche de professionnels et d’incitation à rejoindre le service guingampais.

Ce n’est pas la première fois que l’ARS tente de détricoter l’offre de soin en Bretagne occidentale. On se souvent bien sûr de la lutte victorieuse pour la maternité de Carhaix, mais aussi de problèmes plus récents, comme les menaces sur les urgences à Paimpol, ou encore la mobilisation des Lannionnais pour obtenir un appareil IRM.

 

La santé, c’est la vie, et priver un territoire de services aussi essentiels est une manière de le condamner à mort. Le centre Bretagne et le Trégor ressentent durement les effets des politiques de métropolisation et du centralisme français. Les équipements, les investissements, les services publics ou privés sont de plus en plus concentrés, donc de moins en moins accessibles.

 

Il n’y a là aucune fatalité. D’autres pays, au moins aussi développés et riches que la France, ont fait des choix opposés et profitent d’un aménagement équilibré du territoire bénéfique à la société et à l’économie. Il faut que l’État et ses services cessent de transposer leur vision centraliste aux politiques publiques en Bretagne. Il faut qu’elles soient menées par les élus régionaux, en association avec les usagers, au service de leurs besoins et non de visions idéologiques jacobines.

 

Au-delà de la revendication nécessaire du sauvetage de la maternité de Guingamp, l’Union démocratique bretonne demande donc la transformation de l’ARS en un service de la santé du conseil régional de Bretagne, et une répartition équilibrée des dépenses de santé à l’échelle de la France comme à l’échelle de la Bretagne.

Réunification de la ligne Nantes-Rennes via Châteaubriant : l'UDB soutient

Suite à l’action symbolique menée par l’Association citoyenne Châteaubriant-Rennes en train (ACCRET) en gare de Châteaubriant, revendiquant la mise en place d’une deuxième ligne Nantes-Rennes, l’Union démocratique bretonne renouvelle son soutien à ce projet de bon sens.

La seule liaison ferroviaire proposée aujourd’hui aux voyageurs entre Rennes et Nantes passe par Redon. Elle est menacée de saturation par la croissance des agglomérations nantaise, rennaise et par l’attractivité de la côte sud de la Bretagne, sans parler du difficile partage des voies entre TGV et TER (au détriment des usagers de ce dernier). La fréquence des trajets entre Rennes et Nantes en train, leur fiabilité et, dans une moindre mesure, leur vitesse, sont notoirement insuffisantes pour offrir une alternative satisfaisante à la route. Les exigences écologiques, le risque de raréfaction des hydrocarbures, la sécurité ou encore le souci du confort des voyageurs devraient pourtant pousser les pouvoirs publics à promouvoir les alternatives au transport routier lorsque cela est possible.

 

Une deuxième ligne passant par Châteaubriant, sans supprimer les liaisons par Redon, offrirait aux voyageurs entre les deux métropoles de plus amples choix d’horaires, question cruciale pour les trajets domicile-travail notamment. Elle permettrait également un report du trafic en cas d’arrêt momentané autour de Redon (lorsque cela se produit, il faut aujourd’hui passer par Angers ou par Paris!), et raccourcirait les temps de trajet.

 

L’ouverture de cette liaison TER imposerait une remise en état mais aussi une modernisation de la ligne Châteaubriant-Rennes dans son intégralité, ainsi qu’un réaménagement de la ligne Nantes-Châteaubriant. On ferait ainsi d’une pierre deux coups en améliorant significativement le service rendu aux usagers sur les parcours existant entre métropoles et communes des deux aires urbaines, tout en désenclavant le pays de Châteaubriant.

 

Pour l’Union démocratique bretonne, les moyens à mobiliser sont amplement justifiés par l’objectif d’assurer un développement soutenable des deux métropoles de l’est breton, sur le plan social, écologique et territorial.

Bretagne j'écris ton nom

À la lecture du guide de l'été de Nantes métropole (page 7), l'article concernant "la traversée moderne d'un vieux pays" nous laisse songeurs. Ce vieux pays est sans doute une allusion subliminale au Bro gozh ma zadoù, le vieux pays de mes pères en breton, qui est aussi l'hymne national breton.

À aucun moment le mot Bretagne, même historique, n'apparait, alors que citant les villes concernées par ce parcours touristique (Nantes, Saint-Nazaire, Rennes et Saint-Malo), on parle de dépasser les frontières administratives en les associant à un point cardinal, l'Ouest. L'ouest de quoi ? De Paris, sans doute.

 

Ce parcours touristique est une belle initiative du Voyage à Nantes. Nous souhaitons une belle réussite à ce projet mais l'omission du mot Bretagne dans cette communication de la Métropole apparait comme hors-sol et ne peut qu'aller à l'encontre de la réussite de cette initiative.

 

Michel Beaupré, responsable fédéral de l'UDB Loire-Atlantique

Manifestons contre l'abandon du centre-Bretagne

Avec la fermeture de l'agence technique départementale de Guéméné-sur-Scorff, s'occupant de l'entretien des routes départementales, c'est un nouveau service public qui est voué à disparaître. Le Trésor Public est d'ores et déjà fermé et l'hôpital de Guéméné est en danger.

La disparition des services publics dans les territoires ruraux est une rupture de l'égalité d'accès que doit garantir l'État. Il n'est par ailleurs pas acceptable que celui-ci n'entende pas utiliser son pouvoir pour maintenir des structures en milieu rural permettant de préserver des emplois dans ces territoires.  Pour l'Union démocratique bretonne, les dépenses publiques doivent être réparties de manière équilibrée sur le territoire, et non se concentrer sur les métropoles et la région parisienne comme c'est le cas aujourd'hui. 

 

Pour sauver le centre-Bretagne, une nouvelle organisation territoriale et administrative de la Bretagne est indispensable, une organisation qui ne place plus tous les centres de décision sur le littoral ou sur la route de Paris comme c'est le cas avec le découpage départemental depuis plus de 200 ans! Il faut une Assemblée de Bretagne, où fusionneront la Région et les départements, et parallèlement faire des "pays" d'aujourd'hui, c'est-à-dire les bassins de vie, des collectivités territoriales à part entière. Dans cette nouvelle organisation territoriale et administrative, le centre-Bretagne aura des moyens propres pour maintenir et développer les services aux personnes et aux entreprises. 

 

L'Union démocratique bretonne appelle à faire nombre lors de la mobilisation organisée le 23 à Guémené-sur-Scorff pour dire non à la fermeture des services publics.

L’Europe oui, mais quelle Europe ? Conférences de Roccu GAROBY

L'Union démocratique bretonne (UDB) organise trois conférences intitulées "L'Europe oui, mais quelle Europe ?", à Rennes, Paimpol et Lorient, avec pour invité Roccu Garoby, conseiller politique auprès du groupe Verts/Alliance Libre Européenne au Parlement Européen. À un an des élections européennes, l'UDB entend apporter une réflexion de fond sur le projet européen, un idéal dont la défense impose la critique de son fonctionnement actuel:

Il y a 70 ans, le projet européen est né d’une triple promesse : assurer la Paix, partager une prospérité retrouvée et reconnaître la diversité linguistique et culturelle qui fait la force du vieux continent. Force est de constater que cette promesse n’a pas été tenue par les États membres, qu’ils aient été dirigés par des partis politiques de droite comme de gauche.

 

Certes, la Paix est assurée entre les peuples de l’Union Européenne. Certes le vieux continent est le plus riche du monde. Certes 24 langues sont officielles dans l’Union. Mais les États membres ont été et sont toujours incapables d’agir pour que la Paix soit assurée à nos portes, dans les Balkans ou au Proche Orient. Les États membres sont incapables de lutter contre l’accroissement des inégalités sociales ou le fait que les richesses soient de plus en plus concentrées entre les mains de quelques-uns. Enfin, les États membres ont toujours soutenu la discrimination linguistique contre les langues régionales et minoritaires. Bref, l’Europe des États a failli.

 

Pour autant, l’Europe demeure notre horizon et nous nous plaçons résolument dans le camp de ceux qui défendent le rêve européen. Mais cette Europe nécessitera assurément un nouveau Traité qui devra être débattu démocratiquement et ratifié par les peuples d’Europe. Nous voulons préparer l’avènement de cette Europe des peuples…

Lire la suite

L’UDB SOUTIENT LA MARCHE DU 26 MAI POUR L’ÉGALITÉ ET LES SOLIDARITÉS

Depuis son élection, Emmanuel Macron et son gouvernement ont clairement confirmé leur orientation politique : mener une politique élitiste, visant à favoriser les plus riches, et renforcer la domination de l’appareil d’État sur la société.

Transports, hôpitaux, universités, manquent de financement et le service rendu à la population se dégrade. Les diminutions successives des dotations aux collectivités locales et la réduction de l’autonomie fiscale intervenues ces dernières années ont eu pour conséquence d’ajouter à la dégradation des services publics et de faire plonger l’investissement public local à un niveau historiquement bas. Dans le même temps le gouvernement pourrait être tenté de faire porter aux régions la responsabilité de ses choix financiers, par exemple en leur déléguant la gestion de lignes ferroviaires sans leur transférer les moyens nécessaires. On voit ainsi les collectivités locales jouer les pompiers pour des services publics abandonnés par l’État et par ses administrations. Cette solution n’est pas tenable, une mobilisation pour une répartition plus juste des budgets publics est nécessaire, tout comme une mobilisation pour une fiscalité plus progressive.

 

L’Union démocratique bretonne défilera le 26 mai aux côtés des organisations signataires de l’appel initié par Attac et la fondation Copernic, pour s’opposer aux politiques de favoritisme social et territorial, pour défendre des services publics correctement financés, gérés de manière démocratique au plus près de la population, pour une transition écologique menée sur les territoires avec des collectivités locales dotés des budgets publics et des marges d’autonomie nécessaires.

Manifestons pour Diwan le 26 mai

L'Union démocratique bretonne appelle à participer à la manifestation de soutien à Diwan, le 26 mai, à Rennes.

 

Depuis sa création, le réseau d'écoles immersives en langue bretonne Diwan a accompli un travail sans égal pour la transmission du breton. Nombre de jeunes brittophones y ont appris la langue, et c'est dans son sillage que se sont développées les offres d'enseignement bilingue dans les écoles publiques et privées. Diwan a toujours mené à bien sa mission dans le respect de la laïcité, avec la volonté d'obtenir un statut de service public pour un enseignement en breton accessible à tous, loin des caricatures qui en ont été faites. Malgré l'hostilité initiale des pouvoirs publics, Diwan s'est développé car le réseau répond à un besoin profond dans la société bretonne, celui de faire vivre et de se réapproprier une langue longtemps étouffée.

Si la mission de service public de Diwan est aujourd'hui largement reconnue, les moyens du service public lui font en revanche défaut. Les communes peuvent en effet refuser de verser le forfait scolaire pour les élèves scolarisés à Diwan et les procédures de contractualisation freinent le développement du réseau qui repose encore sur le travail acharné de bénévoles. Avec la fin des contrats aidés, le gouvernement fragilise Diwan et la situation risque d'être dramatique à la rentrée scolaire 2018 si aucune solution n'est trouvée.

 

L'Union démocratique bretonne appelle à compenser immédiatement et à l'euro près les pertes que subira Diwan suite à la non-reconduction de ses contrats aidés, afin de répondre à l'urgence. Il importe également de cesser la politique de bricolage qui maintient le réseau et ses salariés dans une précarité permanente. L'Union démocratique bretonne demande que soit reconnu à Diwan un statut public, permettant le maintien de son autonomie et de ses méthodes, avec un financement public équivalent en euro par élève au financement de l'Education nationale. C'est à la fois une question d'égalité et une question de respect : garantir un financement équitable à Diwan permettra de rétablir l'égalité entre ses personnels, ses élèves, et ceux de l'ensemble de l'enseignement public ; reconnaître un statut public au réseau sera un pas en avant clair des pouvoirs publics en faveur de la transmission de la langue bretonne.

 

L'Union démocratique bretonne soutient toutes les revendications de Diwan et participera à la manifestation 26 mai à Rennes pour garantir son avenir.

Rendez-vous Mail François Mitterrand, 10h30.

Vers la fusion de trois départements du Val de Loire: un exemple pour la Loire-Atlantique

Après la réforme territoriale bâclée du gouvernement Hollande, sans concertation avec la population, les redécoupages territoriaux sont plus que jamais à l'ordre du jour en France, que cela soit en Bretagne, en Alsace ou encore à l'est de la région administrative des Pays-de-Loire.

Alors qu'une manifestation pour la réunification de la Bretagne sera organisée en septembre 2018 à Nantes/Naoned, les Présidents des départements du Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe multiplient les signes de rapprochement et collaborations depuis quelques mois, évoquant même à terme l'hypothèse de création d'un « super » département.

 

Ce regroupement pourrait favoriser le basculement naturel de ce nouveau territoire vers le Val de Loire. La fédération de Loire-Atlantique de l'Union démocratique bretonne souhaite que la disparition de la région artificielle des Pays-de-Loire soit enfin à l'agenda politique. Elle encourage le Président du Conseil Départemental Philippe Grosvalet à se rapprocher des Présidents des départements du Maine-Anjou afin qu'un travail commun soit lancé pour d'une part, que soit crée le département de Maine-Anjou qui aura vocation à intégrer la région Val-de-Loire, et d'autre part que soit exercé le droit d'option de la Loire-Atlantique afin de réunifier la Bretagne.

 

L'UDB demande à ce que cette situation inédite fasse l'objet d'un débat au sein de l'Assemblée départementale de Loire Atlantique et amène son président à faire valoir le droit d'option pour notre département, à rejoindre la région administrative Bretagne.

 

Michel BEAUPRÉ, responsable fédéral de l'UDB Loire-Atlantique

L'UDB défilera le 1er mai pour les services publics et la justice sociale

Comme chaque année, l'Union démocratique bretonne prendra part aux défilés du 1er mai en Bretagne. Elle y défendra des services publics efficaces, c'est-à-dire auxquels il est fourni les moyens de fonctionner, et associant mieux les usagers. Pour l'UDB, le service public est le gage d'une société solidaire. Les remettre en cause, c'est construire une société fracturée, une société inégalitaire.

Aujourd'hui, le gouvernement d'Edouard Philippe laisse les services publics se dégrader dans de nombreux secteurs: transports, santé, poste, universités… En choisissant de supprimer l'impôt sur la fortune, il a montré très clairement quelle catégorie de la population il entendait défendre. Pour protéger le patrimoine des plus riches, on rogne les services publics, seul patrimoine des pauvres.

 

Dans le même temps, le niveau d'investissement des collectivités locales est tombé à un point historiquement bas, alors que leurs dépenses de fonctionnement ont déjà été compressées. Cette situation est due aux baisses de dotations successives décidées ces dernières années par différents gouvernements, et aux engagements non tenus par l'Etat. La recentralisation budgétaire entraîne une dégradation des politiques publiques et des services rendus à la population dans de nombreux domaines. Au niveau régional, elle s'accompagne souvent d'une politique de métropolisation conduite par les services déconcentrés de l'Etat. C'est une double peine pour les habitant-e-s des territoires non-métropolitains.

 

Dans son livre projet paru cette année, l'UDB avance de nombreuses propositions pour répondre à l'urgence sociale et pour défendre les services publics: autonomie fiscale des collectivités, délégation de compétences élargies à la Région en matière de santé, d'éducation et de transport notamment, avec l'objectif de mieux associer les usagers au fonctionnement des services publics et de relancer les investissements dans les infrastructures et les services utiles au quotidien de la population. Nos services publics sont décidément trop précieux pour les laisser aux mains d'un Etat central qui ne pense qu'à les privatiser.