L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

http://www.udb-bzh.net/


Actualité de l'UDB

Proposition de loi Molac. La réponse du député Hugues Renson

Début février nous avons décidé de contacter tous les députés bretons afin de connaître leur position quant à la proposition de loi défendue par Paul Molac relative aux langues régionales. Si bon nombre n’ont pas répondu, d’autres se sont opposés à cette proposition de loi.

 

 

La fédération extérieure de l’UDB a pris de son côté l’initiative d’interroger Hugues Renson, député de la 13e circonscription de Paris située dans le 15e arrondissement de la capitale. Ce n’est pas un hasard que d’avoir pris contact avec le député Renson. En effet, le 15e arrondissement de Paris est celui où la diaspora bretonne est la plus présente. À quelques encablures de Montparnasse se trouve en effet le premier centre d’apprentissage du breton en Ile-de-France, et de nombreuses associations culturelles bretonnes sont installées dans cet arrondissement.

 

Cette donnée n’a sans doute pas échappé au député qui assure à l’UDB soutenir la proposition de loi de Paul Molac, les langues régionales et plus largement le patrimoine de nos régions. Il ne reste plus qu’à mettre des actes en face des paroles. En effet, le député Renson était absent lors du 1er vote à l’Assemblée !

 

La Fédération extérieure de l'UDB

Coronavirus en Bretagne : demander des comptes au gouvernement, pas aux parisiens

En prévision des annonces de confinement, de nombreux déplacements ont été constatés, notamment entre la région parisienne et le reste du territoire français. Cette situation a légitimement soulevé des réactions quant aux risques de diffusion de la maladie, l’Ile-de-France étant l’une des zones les plus touchées. Cependant, des propos anti-parisiens ont également été relevés et des dégradations de voitures immatriculées hors de Bretagne constatées dans les Côtes d’Armor. L’Union démocratique bretonne condamne ces propos et ces actions qui s’attaquent aux individus et aux biens.

Posons les bonnes questions aux bons interlocuteurs : c’est au gouvernement de rendre des comptes quant à sa gestion de la crise, pas à nos concitoyens. Pourquoi, l’exécutif n’a-t-il pas interdit les déplacements vers les résidences secondaires, à l’instar de la Norvège et de la Belgique ? Pourquoi les déplacements en train, constatés même après le début du confinement, n’ont-ils pas été plus encadrés ? Le gouvernement va-t-il prendre ses responsabilités et répondre aux revendications du monde médical, en attente de moyens ?

 

Voilà les questions que les Bretons doivent poser et que l’UDB pose, non pas à toutes les personnes qui se déplacent mais à celles et ceux qui ont les mains sur les leviers.

 

 

Lydie Massard Porte-parole de l'UDB

Brexit : pour que soit relancée la création d'une Eurorégion entre la Bretagne et le Pays-de-Galles, associant notamment la ville de Nantes

Les liens entre le Pays-de-Galles et la Bretagne sont nombreux et s'inscrivent dans le temps. Près de 50 comités de jumelage existent sur les cinq départements bretons, dont 13 rien qu'en Loire-Atlantique, ce qui fait du Pays de Galles le troisième partenaire des collectivités bretonnes après l'Allemagne et l'Irlande. Le Brexit représente pour ces comités de jumelage un vrai défi.

 

Dans ce contexte, l'Union démocratique bretonne se félicite de la déclaration conjointe des Villes de Nantes et Cardiff, du 3 février 2020, qui ont souhaité réaffirmer l'amitié et l'engagement des deux villes à l'égard de leur statut de villes jumelles.

 

Ces deux villes sont jumelées depuis 1964 mais leurs échanges, qu'ils soient culturels ou économiques, existent depuis plus longtemps. Pourtant depuis quelques années, pour Nantes comme pour d'autres villes de Bretagne, les jumelages et les accords de coopération avec le Pays-de-Galles semblent se limiter à quelques échanges culturels et aux déclarations d'intention. Pourtant, en termes d'aménagement (régions maritimes et villes portuaires...), de culture et de langues (langues et culture celtiques...) ou encore de transition écologique et énergétique (énergies marines), de vraies convergences et échanges d'expériences pourraient être relancées.

 

Le Brexit se présente comme un nouveau défi pour la Bretagne et le Pays-de-Galles, pour les villes de Nantes et Cardiff,. Ainsi, l'UDB souhaite qu'une vraie réflexion soit lancée pour la création d'une Eurorégion, espace commun de coopération entre la Bretagne et le Pays-de-Galles, dont la Ville de Nantes pourrait être partie-prenante. L'UDB rappelle que l'Eurorégion est un cadre de coopération officiel qui existe en Europe depuis les années cinquante et qui peut associer des territoires relevant d'États membres de l'Union européenne aussi bien que d’États qui n'en font pas partie (par exemple la Suisse). L'Europe compte aujourd'hui 90 Eurorégions (1).

 

(1) http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/etpays/Europe/EurDoc11.htm

 

Pierre-Emmanuel Marais

Porte-parole UDB

Réunification: qu'est devenue la convention avec l'Insee?

L'UDB a pris connaissance du rapport de M. Le Boulanger et Mme. Le Bal sur la question de la réunification administrative de la Bretagne remis au Président du Conseil régional de Bretagne. La première proposition reprend une vieille revendication de l'UDB à savoir "s'afficher à 5 départements". Une excellente idée... si tant est que les statistiques représentent aussi la Bretagne et plus seulement la région administrative!

 

Lors du mandat 2010-2015, le groupe UDB avait fait voter la possibilité que l'Insee fournisse les chiffres des enquêtes nationales sur 5 départements! Une convention avait été signée... mais n'a jamais été utilisée. Pourquoi?

La symbolique est extrêmement importante dans ce domaine, mais elle ne suffit pas. Si le Conseil régional ne prend pas réellement en compte la Loire-Atlantique dans ses schémas politiques, alors la réunification restera un vœu pieu, un serpent de mer qui, comme d'autres sujets, ne verra jamais le jour. Il faut être plus offensif: on ne tergiverse pas avec la démocratie.

 

Pour l'UDB,

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole

L’UDB MANIFESTERA LE 5 DÉCEMBRE

Après la violente attaque contre l’assurance-chômage qui va précariser davantage ceux qui auraient justement besoin de solidarité, le gouvernement néo-libéral de M. Macron entend modifier en profondeur la logique de redistribution qui prévaut dans le système des retraites. Le 5 décembre aura lieu une manifestation contre la réforme des retraites. L’UDB participera à cette journée de mobilisation.

 

Au-delà du fait que les arguments sur lesquels repose cette réforme sont plus que contestables, la proposition du gouvernement va centraliser un système de retraites jusqu’à présent (bien) géré par les « partenaires sociaux ». Par ailleurs, la retraite à points est une cassure profonde de la logique de redistribution au profit d’une logique de capitalisation, beaucoup plus injuste. Ces deux données permettent d’affirmer que si une telle loi aboutit, les retraites (plus basses) dépendront du bon vouloir des gouvernements et varieront en fonction des aléas économiques.

Enfin, si l’idée d’une retraite universelle est bonne, elle ne peut se faire à marche forcée en cassant tous les acquis sociaux obtenus dans divers branches d’activité et que le gouvernement fait passer pour des « privilèges ». Plutôt que de tirer vers le haut, la logique du gouvernement est de niveler vers le bas. Drôle de conception de l’égalité !

 

Pour l’UDB,

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole

Langues minorisées en danger d'extinction: toutes et tous à Paris !

Le collectif « Pour que vivent nos langues » appelle à une mobilisation générale le samedi 30 novembre pour les langues dites « régionales », devant le ministère de l’Éducation nationale. Une fois n’est pas coutume, l’Union démocratique bretonne appelle les Bretonnes et les Bretons à manifester… à Paris !

 

Les craintes des défenseurs du breton, du gallo, du corse, du basque, du créole, etc face à la réforme du lycée de Jean-Michel Blanquer étaient fondées. Nous assistons à un effondrement du nombre d’inscrit·e·s, l’option en langue « régionale » est complètement dévalorisée par rapport aux langues « anciennes » et la spécialité Langues Littératures et Cultures étrangères et régionales (LLCER) n’a pu être ouverte pour le breton qu’à Quimper et Carhaix seulement (sur 161 lycées bretons) à cause de la concurrence entre les matières.

 

Tout cela vient à la suite de propos mensongers du ministre Blanquer sur la pédagogie immersive, remettant en cause son efficacité et sous-entendant même qu'il conduirait à un monolinguisme dangereux (sauf s'il s'agissait d'un monolinguisme français apparemment), ainsi que d’actes contraires à la convention entre l’État et la Région de l’ancienne rectrice. 

 

Avec ce gouvernement, l'État ne se contente plus de freiner des quatre fers le développement de l’enseignement des langues dites régionales, il choisit de l’entraver complètement. C’est pourquoi nous manifesterons à Paris.

 

Nous appelons à une large mobilisation de la population mais également des élu·e·s qui doivent montrer l’exemple. Il est plus que temps que nos langues obtiennent une loi spécifique pour sortir de la précarité et obtenir de vraies avancées.

 

Pierre-Emmanuel Marais

Porte-parole de l'Union Démocratique Bretonne

L’UDB dénonce une réforme de l’assurance-chômage qui va augmenter la précarité

Depuis le 1er novembre, les conditions d’accès à l’assurance-chômage ont été durcies et à compter du 1er avril 2020 elles s’aggraveront encore davantage.

 

Pour l’UDB, le dogme néolibéral des macronistes, inspiré par les années Reagan et Thatcher, avance ses pions petit à petit (après la réforme du chômage viendra la réforme des retraites) et détruit ce qu’il reste de solidarité dans ce pays. Avec cette réforme régressive, le gouvernement veut faire payer aux plus précaires les économies qu’il compte ainsi réaliser et les cadeaux fiscaux qu’il fait aux plus riches (suppression de l’ISF, création d’une flat-taxe à taux unique…).

 

En même temps… il fabrique en toute conscience le monde du travail tel qu’il en rêve : un monde où la protection sociale attachée au statut de salarié aura disparu et où les grosses entreprises externaliseront leurs « charges » à des faux-indépendants dont la place dans la société s’apparentera de plus en plus à celle des tâcherons d’avant la création de la Sécurité sociale.

 

C’est ainsi qu’il faut comprendre l’ouverture des droits au chômage pour les indépendants et les démissionnaires ayant un « projet professionnel ». Ce que les macronistes présentent comme une avancée est un leurre, car parallèlement à la casse du service public, le gouvernement fabrique une société de l’auto-entreprise, un monde d’entrepreneurs privés livrés à eux-mêmes.

 

Il trouvera l’UDB - avec d’autres - sur sa route le 5 décembre prochain et dans les mouvements sociaux à suivre.

 

Lydie Massard,

porte-parole de l’Union démocratique bretonne

Kurdistan syrien : attaque infâme de la Turquie

Cela faisait des mois que le dictateur turc Erdoğan menaçait d’attaquer le Rojava. C’est désormais chose faite depuis le départ des troupes américaines voulues par Donald Trump.

 

Cette attaque est tout simplement honteuse. Pour des raisons de politique intérieure, Erdoğan s’en prend aux Kurdes de Syrie parce que le système politique démocratique qu’ils ont mis en place est une réussite.

 

Nous apportons notre soutien le plus total aux Kurdes qui subissent l’attaque depuis hier. Nous louons l’initiative de la France de saisir le conseil de sécurité de l’ONU. Nous espérons que la démocratie française et européenne dans son ensemble sera à la hauteur de l’enjeu et ne lâchera pas les Kurdes. Nous ne pouvons plus traiter avec la Turquie tant que cette attaque est en cours. Rappelons que ce sont les Kurdes qui ont en grande partie défait l’État islamique sur le terrain. Plus de 11 000 combattant·e·s sont mort·e·s dans la guerre contre Daech. Nous avons une dette envers les Kurdes. Et il s’agit de notre propre sécurité puisqu’ils détiennent des djihadistes (environ 2 000 Européens) qui, relâchés, pourraient bien reprendre leur guerre contre l’Occident.

 

Nous appelons toutes les Bretonnes et les Bretons à se rendre aux manifestations de soutien qui auront lieu en Bretagne samedi : à Nantes, à Rennes, à Morlaix et partout où des citoyen·ne·s se mobiliseront.

 

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l'Union Démocratique Bretonne

Appel de l'Union Démocratique Bretonne à manifester pour l'organisation d'un référendum pour la réunification de la Bretagne

L'Union démocratique bretonne appelle à manifester le 28 septembre 2019 à Nantes pour que soit organisé un référendum sur la réunification de la Bretagne et ainsi permettre aux citoyens de décider si oui ou non, ils veulent d'une Bretagne à cinq départements.

 

Cette manifestation fait suite à de réelles avancées. La pétition lancée par Bretagne réunie, qui a atteint les 105 000 signatures en Loire-Atlantique soit plus de 10% du corps électoral, montre aux tenants de l'immobilisme institutionnel que les habitants de Loire-Atlantique veulent s'exprimer sur cette question et faire vivre une démocratie moderne. Fin août, cette volonté citoyenne a d'ailleurs été confortée par les résultats du sondage TMO organisé par l'association Dibab et le Breizh Civic Lab.

 

L'UDB constate qu'année après année, la revendication populaire pour une Bretagne à cinq départements se renforce, et ce malgré l'hostilité constante de certaines formations politiques et médias locaux. 

 

Toutefois, l'UDB regrette que la coordination d'une telle manifestation et des actions allant dans le sens d'une victoire politique et citoyenne pour réunifier la Bretagne ne se fasse pas dans le cadre d'une "maison commune" comme a pu l'être le CUAB (Comité pour l'Unité Administrative de la Bretagne) lorsque celui-ci était composé de collèges citoyens, associatifs et politiques.

 

L'UDB se tient disponible pour réfléchir à cette "maison commune" qui rassemblerait à nouveau l'ensemble des organisations, partis et citoyen-ne-s prêts à s'engager pour que cette si ancienne revendication trouve enfin une réponse à la hauteur des enjeux. 

 

PE Marais

Porte-parole de l'Union Démocratique Bretonne

L'UDB soutient l'appel à rassemblement de la Confédération Paysanne

Le 8 août dernier, le GIEC publie un rapport dans lequel il pointe du doigt le rôle de notre modèle agricole productiviste et la confiscation des terres dans le réchauffement climatique. Pour contenir la hausse irrémédiable de température il est nécessaire et urgent de miser sur une agriculture "diversifiée, territoriale et à taille humaine" et il est impérieux de rendre aux terres leur vocation agricole et d'en préserver leur qualité.

 

Pas moins de quatre ministres, Didier Guillaume (agriculture), Elisabeth Borne (écologie), Jean Yves Le Drian (Affaires étrangères) et Frédérique Vidal (Enseignement supérieur, recherche, innovation) saluent la publication d'un rapport "fondé sur une analyse rigoureuse et objective des connaissances scientifiques les plus récentes" et affirment "travailler à la transition vers l'agro-écologie".

 

Mais ils ne sont pas à une contradiction près !

 

Ils continuent de financer un système agricole qui soutient la course à la production et dans le même temps dilapide la richesse que constituent nos terres, pour céder à la pression économique ou immobilière.

 

Pour exemple dans le Morbihan

  • La Région Bretagne a décidé de soutenir l'installation d'une ferme usine de 120 000 poulets à Langoelan
  • Pontivy Communauté a bloqué la somme 1 000 000 d'euros  pour la construction d'un circuit automobile

L'Union Démocratique Bretonne promeut un modèle agricole décentralisé dans lequel les paysans sont plus autonomes. Elle milite pour la végétalisation de la Bretagne et la relance de culture de protéines végétales. En somme elle soutient le modèle agricole de l'avenir, celui qui respecte les sols, la biodiversité, la santé et les paysans.

 

L'Union Démocratique Bretonne appelle donc tous ses adhérents et ses sympathisants à se rassembler le dimanche 15 septembre 2019 à 11 heures à "La plaine", Place Aristide Briand, à Pontivy à l'appel de la Confédération Paysanne.

 

Lydie Massard

Porte-parole de l'Union Démocratique Bretonne