L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

https://www.udb.bzh/


Actualité de l'UDB

L’autonomie de la Corse dans la campagne… et pour la Bretagne ?

L’UDB apprécie de voir la question de l’autonomie en bonne place des débats dans la campagne présidentielle. Malheureusement, pour la Corse comme il y a quelques mois pour la Guadeloupe, le gouvernement a attendu que la tension éclate et que la situation dégénère avant de prononcer le mot d’autonomie. Que de temps perdu ! Il n’est néanmoins pas trop tard pour bien faire.

 

Puisque l’autonomie est au cœur du débat politique, l’UDB rappelle que cette revendication existe aussi en Bretagne. Elle a été portée par la liste Bretagne d’Avenir aux dernières élections régionales, liste qui avec 20 % des voix au deuxième tour a envoyé douze élus écologistes et fédéralistes au Conseil régional.

Par ailleurs, le président de Région lui-même s’est déclaré publiquement favorable à l’autonomie, ainsi que plusieurs autres présidents de groupes d’élus lors de la dernière session du Conseil régional.

 

L’UDB appelle à débattre de l’autonomie de la Bretagne dans une France fédérale et annonce d’ores et déjà qu’elle défendra ce projet lors des élections législatives, sur le périmètre de la Région Bretagne comme en Loire-Atlantique.

 

Lydie Massard et Pierre-Emmanuel Marais, porte-paroles de l’Union démocratique bretonne

Nominations au Conseil constitutionnel : ce que ça dit de la démocratie française

La polémique enfle et à juste titre. Emmanuel Macron nomme l’une de ses ministres au Conseil constitutionnel (le second après Jacques Mézard), Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires peu connue pour sa maîtrise des questions constitutionnelles comme l’ont illustré notamment ses prises de positions sur l’autonomie de la Corse. Avec Alain Juppé, Laurent Fabius et François Pillet, on compte donc 5 personnes issues de la politique sur 9 membres. On cherche les grands juristes qui ne jugeront pas en opportunité politique, comme nous l’avons encore récemment vu avec la censure incompréhensible de la Loi Molac sur les langues régionales. Les 3 noms proposés pour entrer au Conseil constitutionnel, ministre ou magistrat·e·s ayant dirigé des cabinets ministériels, posent de graves questions quant à l’indépendance d’une institution centrale de la Ve République.

Comment justifier que les membres du Conseil constitutionnel, chargés de juger la conformité des lois à la norme fondamentale et aux libertés publiques, soient nommés par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat ? En démocratie, chaque membre devrait être proposé et élu par le Parlement, et non être le fait des princes. Nous assistons à une nouvelle entorse à la promesse du président en 2017 de renouveler la vie publique et les pratiques démocratiques. À ce titre, que penser de la proposition de nomination par le Président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, de Véronique Malbec, celle-là même qui était en tant que procureure générale à Rennes la supérieure hiérarchique du procureur de Brest lorsque celui-ci a décidé le 13 octobre 2017 le classement sans suite de l’enquête préliminaire concernant l’affaire des Mutuelles de Bretagne ?

 

L’UDB constate que le système centralisé se verrouille encore un peu plus sans que la société n’ait son mot à dire. Pour assurer une véritable séparation des pouvoirs et ainsi démocratiser les institutions françaises, elle appelle à un changement de Constitution et prône une République fédérale et parlementaire ! Car hélas, le Conseil constitutionnel s’est jusqu’à présent trop souvent érigé en gardien du temple jacobin en décalage avec une société demandeuse de davantage de liberté d’action pour les collectivités territoriales et de protection pour les langues régionales.

 

 

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

Pour le retour de la ligne ferroviaire entre Morlaix et Roscoff

Appel de l’UDB à se rassembler pour souhaiter une « bonne année » à la ligne de train Morlaix Roscoff, le samedi 22 janvier, de 11h à 12h30 à la gare de Roscoff.

 

En cette période de souhaits et de vœux, la section du Pays de Morlaix et des Monts d’Arrée de l’Union démocratique bretonne a choisi d’organiser un grand rassemblement populaire, en gare de Roscoff, le samedi 22 janvier de 11 h à 12 h 30 et invite la population qui se sent concernée.

 

Depuis le 3 juin 2018 où les trains se sont arrêtés, les choses ont bien changé et les mauvaises conditions qui avaient entraîné la fermeture provisoire de la ligne de Morlaix à Roscoff ne sont plus de mises :

  • Le port de Brest-Roscoff va intégrer le réseau trans-européen dont vont bénéficier les entreprises et les habitants du Finistère et de Bretagne ;
  • Le Brexit est devenu effectif et fait de Roscoff le port le plus proche de l’Irlande ;
  • La SICA déclare vouloir aller vers plus de produits « bio », ce qui logiquement doit entraîner une volonté de réduire l’impact écologique au niveau du transport ;
  • Le concept du tout routier avec construction de ronds-points pour tenter d’enrayer les encombrements montre ses limites. À l’heure ou l’on rétablit les trains de nuits et le train de fret de fruits Perpignan-Rungis, la Bretagne doit se désenclaver elle aussi du tout camion ;
  • La crise du COVID 19 a amené de nombreux touristes à s’intéresser aux joyaux de la rivière et de la baie de Morlaix, jusqu’à l’Île-de-Batz ;
  • L’État se trouve confronté à la nécessaire transition écologique mondiale.

Des conditions nouvelles apparaissent donc qui doivent être étudiées autrement, qu’en se renvoyant la patate chaude, entre État et Conseil régional.

 

Le devenir de la ligne Morlaix Roscoff doit susciter espoir, enthousiasme et engagement novateur pour dynamiser le Pays de Morlaix et le Haut-Léon. Le moment est venu de se poser les bonnes questions sur le devenir de cette ligne et l’UDB appelle donc à une réflexion commune, voire une table ronde à organiser, par rapport aux véritables enjeux et aux intérêts pour chacun. Une manière aussi de penser ensemble et de faire participer les citoyens au devenir et à la richesse du territoire où ils vivent.

 

Il est temps de remettre de la lumière sur la ligne abandonnée. D’ores et déjà des acteurs associatifs, politiques, syndicaux et économiques ont été contactés et seront présents pour des prises de parole. Ce moment de rassemblement doit être fédérateur, nous comptons sur vous.

Réponse de l'UDB à la demande du Parti breton d’adhérer à Régions et Peuples solidaires

Comme nous l’imaginions, le Parti breton s’est ému du veto de l’UDB devant sa nouvelle demande d’adhésion à Régions et Peuples solidaires. Se présentant souvent en posture de victime, ce parti a du mal à comprendre les raisons de notre refus et prospère sur la réaction que ce refus génère chez les Bretonnes et les Bretons qui les suivent. Nous souhaitons en quelques lignes expliquer les raisons qui motivent notre veto à leur entrée dans notre fédération.

 

La première raison est le positionnement politique du Parti breton. N’en déplaise à celles et ceux qui pensent qu’être « ni de droite, ni de gauche » est un positionnement, nous estimons comme Morvan Lebesque en 1969 (déjà) que ce non-choix est la preuve d’une immaturité politique : « le na ru na gwenn condamne en réalité le mouvement breton au ghetto. 

Car la défense d’un pays ne suffit pas et chaque époque impose à tout homme un choix politique personnel à partir duquel il entre dans ses structures. Refuser ces structures, c’est se vouer à l’abstraction : on plane au-dessus de la mêlée, mais comme une nuée sans direction ni consistance ». Et encore : « Ni rouge ni blanc ne conduit qu’à l’amateurisme. Et aux activismes romantiques qui ne sont, en vérité, que le sursaut désespéré de l’amateur : il fait du bruit pour faire nombre, il crie parce qu’on ne l’écoute pas ». C’est dire si le sujet est ancien et nous pensions qu’il était réglé depuis longtemps. Le Parti breton s’inscrit dans les pas du MOB, mouvement que 17 jeunes ont quitté en 1964 pour fonder l’UDB. Nous demander de revenir à cette ligne politique, c’est nous demander de nier nos presque 60 ans d’existence. Nous avons choisi la gauche, n’en déplaisent aux nationalistes pour qui « la Bretagne » était une idée qui permettrait le bonheur absolu. Nous trouvons d’ailleurs curieux cette petite musique qui voudrait que « ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ». Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir rejoint l’UDB ? La réponse est évidente : le Parti breton est un parti de droite. Il en a tout à fait le droit et nous avons le droit, nous aussi, de ne pas vouloir des alliances dont la seule base commune serait notre nationalité.

 

Nous sommes internationalistes. Cela veut dire que nous pensons que nos idées politiques dépassent le cadre de la Bretagne. C’est d’ailleurs cela qui fait dire au Parti breton que « l’UDB est plus de gauche que breton ». Difficile d’imaginer pour ce parti que l’on puisse être breton et de gauche. Tout cela pour dire que nous n’avons jamais refusé aux autres partis de Régions et Peuples solidaires (dont certains de droite) de discuter avec le Parti breton. D’ailleurs, certains ne s’en privent pas pour le faire. En revanche, nous refusons que le Parti breton utilise un outil que nous avons contribué à créer pour accéder au financement public (car c’est la seule et unique raison qui pousse ce parti à réclamer une adhésion de plein droit). Être démocrate ne suppose pas de faire la courte échelle à un parti dont nous combattons en partie les idées… D’ailleurs, nous avons la désagréable impression que le Parti breton se comporte une fois encore comme un coucou ! Arrivant après la bataille, utilisant ce que d’autres ont construit ou imaginé tout en faisant croire qu’ils en sont les auteurs ou les dépositaires. Un parti qui, en 20 ans d’existence, a produit très peu d’analyses politiques contrairement à d’autres mouvements ou partis bien plus jeunes. Prenons le statut de résident par exemple : l’idée originale n’est pas de nous, mais nous l’avons adapté, l’avons travaillé pour en faire un de nos thèmes de campagne durant les régionales. Quelques jours plus tard, le Parti breton se l’approprie (et pourquoi pas ?) mais en adoptant une ligne tout à fait autre : la préférence bretonne. Ce faisant, il a pollué notre discours qui, justement, cherchait à éviter ce piège. Selon nous, ce manque de maturité fait du Parti breton l’idiot utile du jacobinisme qui ne manque pas de constater à quel point nous autres partis bretons sommes refermés sur nous-mêmes alors que le discours de l’UDB est basé au contraire sur le droit du sol et le vivre-ensemble. Nous adoptons la carte du combat civique quand le Parti breton joue celle du nationalisme. Une fois encore, c’est son droit, mais nous refusons de nous associer à cette stratégie politique.

 

Depuis des décennies, nous avons ensemble fait des efforts conséquents pour bâtir une base idéologique commune au sein de R&PS. Dans les territoires où plusieurs partis cohabitent, les tensions sont évidentes et le travail parfois difficile, y compris durant les congrès annuels. Nous devrions, pour le confort financier d’un parti dont la principale activité est d’être en opposition avec nous, nous compliquer la tâche ? Nous devrions partager notre droit de vote ? Le Parti breton s’enorgueillit de compter plus de 800 adhérents… mais le montant de ses cotisations déclarés à la CCNFCP en 2018 s’élevait à 3 600 € soit moins de 5 € par adhérent ce qui est très improbable. L’UDB, la même année, déclarait 50 000 € pour 500 adhérents à jour de cotisation. Le mensonge est une pratique qui ne berne que les crédules. Pourquoi devrions-nous diviser par deux nos mandats pour un parti qui en réalité ne fait que sortir du bois au moment des élections ? Les appels du pied récurrent du Parti breton vers l’UDB cachent mal une détestation de notre parti qui « prend la place ». Mais depuis quand la non-réussite du Parti breton est-elle la faute de l’UDB ? Accusons-nous EELV ou le PS de nos faibles scores ?

 

Si la Bretagne est une nation comme les autres, si le peuple breton est un peuple à part entière, alors le Parti breton doit accepter que différents courants politiques le traverse. Nous ne prétendons pas réunir l’ensemble des Bretonnes et des Bretons, mais celles et ceux qui partagent nos analyses. Étant démocrates, nous trouvons positives la diversité politique en Bretagne. À ce titre, nous préférerions voir le Parti breton chercher à attirer la frange de droite de « l’électorat breton » plutôt que de subir en permanence ses attaques. L’UDB ne fait pas de politique pour compter les points, mais pour faire avancer des idées concrètes et améliorer le quotidien des gens qui vivent en Bretagne. Car plus qu’à « la Bretagne », c’est bien au peuple breton que nous pensons, à la société bretonne. Loin de nous les idées romantiques et adolescentes, nous les jugeons non seulement inefficaces mais contre-productives.

 

Nous nous croisons déjà dans les manifestations pour la langue bretonne et pour la réunification. Si alliance nous devions avoir, cela serait sur des campagnes ponctuelles et ciblées comme pour gagner la proportionnelle par exemple (alliance qui irait bien au-delà de la seule « emsav »).

 

Le bureau politique de l’Union démocratique bretonne.

Rassemblements en Bretagne pour le droit au logement

Depuis début octobre, nous avons lancé une campagne autour du logement avec trois affiches (en français et en breton), des conférences de presse et des réunions publiques avec le conseiller régional Nil Caouissin, auteur de Manifeste pour un statut de résident en Bretagne. Notre campagne rencontre un écho important au sein de la population bretonne. Parallèlement une coordination s’est créée en Bretagne, sur le modèle basque, avec des partis politiques et des collectifs pour faire connaître un certain nombre de revendications pour répondre à la crise. Nous en faisons partie. Les 20 et 21 novembre prochains il y aura des rassemblements un peu partout en Bretagne. Voici la liste de nos revendications.

L’UDB est contre le projet de centrale nucléaire de Cordemais

Par un communiqué du 22 octobre 2021, la Présidente de la région administrative des Pays de la Loire s’est prononcée en faveur de l’implantation d’une centrale nucléaire de type SMR (Small Modular Reactor) au sud de la Bretagne, en Loire-Atlantique à Cordemais, entre Nantes et Saint-Nazaire.

 

Alors que le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’équilibre des territoires (SRADDET) de la région administrative des Pays de la Loire prévoit 100 % d’énergies renouvelables en 2050, l’annonce de la Présidente de la région administrative colle aux positions du Président de la République en faveur d’une poursuite massive de l’industrie nucléaire en France.

L’Union démocratique bretonne (UDB) s’oppose à un tel projet. L’avenir de la centrale électrique de Cordemais doit s’inscrire dans un projet sans charbon ni nucléaire, en poursuivant l’expérimentation pouvant faire à terme de Cordemais un site pilote de la transition énergétique, par exemple autour du projet Ecocombust.

 

L’actuelle centrale de Cordemais va fermer en 2026 et l’impact social sera très important, surtout si la seule perspective donnée aux salarié·e·s est une reconversion nucléaire en 2035 ! Les projets de centrales SMR reposent sur des technologies actuellement non maîtrisées en France et apparaissent comme une fuite en avant en même temps qu’un saut dans l’inconnu au regard du fiasco des EPR. La Cour des Comptes a calculé que la seule construction de l’EPR de Flamanville coûtera aux contribuables au bas mot 19 milliards d’euros au lieu des 2,8 milliards prévus initialement par EDF, soit un rapport de 1 à 7 ! Les centrales nucléaires ne peuvent être considérées comme des énergies propres, au-delà des coûts faramineux engagés.

 

En outre, multiplier les SMR sur le territoire français, à raison de plusieurs centaines, ce serait inévitablement multiplier les risques pour la sécurité et la santé des populations. C’est une attitude clairement irresponsable.

 

Alors que la Bretagne pourrait s’engager dans une stratégie 100 % renouvelable à l’image d’un pays comme le Danemark qui fait sa taille, notamment en mettant en valeur ses ressources marines et fluviales, les choix français semblent fléchés sur le nucléaire alors que ces moyens pourraient être mobilisés dans la lutte contre le changement climatique et pour un changement de modèle énergétique.

 

Par ailleurs, l’UDB rappelle que le choix de Cordemais pour installer un SMR ne prend pas en compte les risques de submersion de la zone tels que détaillés dans les dernières projections du GIEC. Tout le monde semble avoir oublié qu’en décembre 1999, la France est passée tout près d’une catastrophe nucléaire au Blayais (estuaire de la Gironde) à cause d’une submersion.

 

Comme pour les projets de centrales nucléaires de Plogoff, du Pellerin et du Carnet, nous ne doutons pas que les Bretonnes et les Bretons des cinq départements se mobiliseront contre ce projet insensé de SMR à Cordemais. L’UDB sera à leurs côtés.

 

Ainsi, pour une réelle stratégie de lutte contre le réchauffement climatique, l’UDB continuera de porter un projet d’autonomie politique aux antipodes des projets jacobins et pro-nucléaires du Président Macron et de ses alliés politiques qui, sur ce sujet, se trouvent à droite mais aussi à l’extrême droite.

 

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

Pour l’UDB : non au maintien de l’état d’urgence sanitaire

Le 20 octobre dernier, l’Assemblée nationale a voté la prolongation du régime de gestion de la sortie de crise sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022. Alors que le taux de vaccination de l’ensemble de la population française atteint près de 75 %, et plus encore dans les cinq départements bretons avec 93 % des plus de 12 ans vaccinés dans le Finistère et 95 % dans les Côtes-d’Armor, le Gouvernement maintient un régime d’exception dangereux pour notre démocratie. Situation qui inquiète également la Défenseure des Droits, Claire Hédon.

L’Union démocratique bretonne s’inquiète de ces mesures prises sans concertation et qui devraient être raisonnées, proportionnées et surtout territorialisées. Le parti demande la fin des régimes d’urgence sanitaire et a minima une adaptation du passe sanitaire en fonction des situations territoriales.

 

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

35ème CONGRÈS DE L’UDB : LOGEMENT ET JUSTICE SOCIALE

Les 25 et 26 septembre derniers, notre parti politique a enfin pu tenir son congrès. Enfin, car nous aurions dû le tenir l’année dernière, comme nous le faisons normalement tous les deux ans, pour renouveler les instances et pour faire un bilan du mandat du bureau politique. À cause de la crise sanitaire, nous avons dû le reporter à plusieurs reprises.

 

Nous avions rendez-vous au Palais des Congrès à Saint-Brieuc, la fédération Rance-Penthièvre était la fédération organisatrice. Nous avons eu beaucoup de plaisir à nous retrouver. Comme partout, les réunions en visio et l’absence de contact humain ont beaucoup manqué. Une centaine de congressistes sont venu·e·s jusqu’à Brézillet sur le week-end.

Le programme était bien chargé :

  • adoption du texte du Congrès, qui fait le bilan des trois dernières années, une analyse de la situation politique en Bretagne, en France et à l’international, et des perspectives d’avenir ;
  • présentation des rapports des différents services ;
  • bilan des dernières élections européennes, municipales, départementales et régionales. Nos nouveaux élu·e·s à la Région Bretagne et au conseil départemental d’Ille-et-Vilaine ont pu nous faire part de leur entrée en fonction et des premiers combats qu’ils mènent depuis juillet dernier ;
  • discussion autour des prochaines élections, présidentielle et législatives ;
  • débat et vote de motions : sur le désarmement nucléaire, sur les logiciels libres, sur le logement en Bretagne et sur la Catalogne. Elles seront bientôt toutes en ligne.

Nous avons beaucoup discuté de la problématique du logement en Bretagne. À cette occasion le service Communication a proposé les trois affiches de la campagne sur le logement qui va être lancée d’ici peu. Jamais cette problématique n’a été aussi forte en Bretagne, peu de zones sont épargnées par la difficulté à trouver à se loger, en location ou à la vente. Nil Caouissin, l’auteur du Manifeste pour un statut de résident en Bretagne, a pu faire un point sur la situation et suite à la rencontre avec EH Bai au Pays basque, parti qui se mobilise beaucoup sur la question des résidences secondaires et des locations saisonnières type Airbnb. Il a également proposé une motion pour garantir le droit au logement en Bretagne. Il ne fait nulle doute que cette question du logement va continuer à s’imposer dans le débat public, tellement la situation est critique et risque de s’aggraver.

 

Le Congrès fut évidemment le moment pour renouveler le bureau politique du parti. Les militants et militantes ont donc voté pour élire 14 membres, que voici :

  • Gael Briand (Fédération 56)
  • Montse Casacuberta (Fédération 35)
  • Xavier Cœur-Jolly (Fédération 56)
  • Jacques Dyoniziak (Fédération 29)
  • Pierre-Adrien Fetas (Fédération Trégor-Goëlo)
  • Michel Génin (Fédération 35)
  • Trefina Kerrain (Fédération Trégor-Goëlo)
  • Jean Lucas (Fédération 44)
  • Denez Marchand (Fédération 35)
  • Lydie Massard (Fédération 56)
  • Alexandre Meheust (Fédération Rance-Penthièvre)
  • Yoann Simon-Le Fouler (Fédération 56)
  • Ana Sohier (Fédération 35)
  • Maxime Touzé (Fédération 29)

Maxime Touzé, Trefina Kerrain, Ana Sohier, Denez Marchand, Lydie Massard et Gael Briand

Dans la foulée, le nouveau bureau politique réuni a nommé ses responsables de services :

  • Responsable presse : Gael Briand
  • Responsable affaires intérieures : Denez Marchand
  • Responsable affaires extérieures : Lydie Massard
  • Responsable communication : Maxime Touzé
  • Responsable trésorerie nationale : Ana Sohier
  • Responsable études & réflexions : Trefina Kerrain

Les 14 membres seront bientôt rejoints par 14 autres, à savoir deux responsables par fédérations, plus le ou la responsable des jeunes du parti.

Motion : garantir le droit au logement en Bretagne

Motion d’engagement de l’UDB en faveur du libre

Motion de soutien au peuple catalan

MOTION: PARTENARIAT AVEC LA CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR L’ABOLITION DES ARMES NUCLEAIRES


L’UDB revendique le pilotage de l’enseignement immersif et bilingue en Bretagne

L’UDB Kreiz Breizh appelle à participer au rassemblement de soutien à l’enseignement de la langue bretonne et aux enseignants du bilingue qui aura lieu à 16 h à Carhaix le mercredi 22 septembre à Kerampuilh devant les locaux du conseil régional.

 

L’appel à ce rassemblement concerne des sujets qui relèvent des compétences de l’État central : créations de postes, dotations horaires, formation des enseignants… mais nous attendons de Christian Troadec, nouveau vice-président aux langues de Bretagne et aux Bretons du monde, et du conseil régional qu’ils aient des exigences fortes envers l’État sur la partie linguistique du contrat État-Région. Nous voulons également des chiffres précis concernant l’augmentation du budget langue bretonne de la région et une véritable mise en place de l’utilisation de la langue bretonne dans le fonctionnement de la région Bretagne et dans sa communication.

Nous ne pouvons plus laisser à l’État le pouvoir de décider de l’avenir de l’enseignement bilingue et immersif. Du Conseil d’État au rectorat en passant par le gouvernement, aucun rouage de la République ne s’avère digne de confiance. L’Union démocratique bretonne revendique le pilotage de l’enseignement immersif et bilingue en Bretagne, par la Région, comptable de ses choix politiques devant le peuple breton.

Agissons contre la pénurie de logements en Bretagne !

L’UDB réclame l’extension de la réglementation “zone tendue” à toutes les communes qui en feraient la demande.

 

La rentrée est douloureuse dans nombre de villes de Bretagne où les étudiants peinent à se loger. Les difficultés touchent même des villes moyennes et petites qui n’étaient pas connues pour subir une tension particulière sur le marché de l’immobilier. Ces épreuves pour les étudiants s’ajoutent aux difficultés déjà connues pour les salariés. La pénurie de logements disponibles entrave gravement la mobilité et les recrutements.

 

Les causes de cette crise sont connues : en plus de la croissance démographique, la Bretagne est touchée massivement par l’achat de résidences secondaires (qui représentaient déjà avant la crise COVID près de 13 % des logements) et par la multiplication des locations touristiques de courte durée. Dans un contexte de pénurie, il importe de privilégier le logement principal pour un bon accueil de toutes et tous.

Les communes classées en “zone tendue” disposent de quelques leviers pour défendre le droit au logement, en encadrant les loyers, en surtaxant les résidences secondaires et les logements vacants, ou encore en réglementant les locations touristiques de courte durée. Mais seule une minorité de communes à accès à ces moyens fiscaux et réglementaires aujourd’hui en Bretagne. Pour répondre à l’urgence, l’UDB revendique l’extension de la réglementation “zone tendue” à toutes les communes qui en feraient la demande, tant les difficultés de logement touchent aujourd’hui des territoires de toute sorte en Bretagne. L’UDB va écrire en ce sens à la ministre du Logement, Madame Emmanuelle Wargon, et aux parlementaires des cinq départements bretons.

 

Ces dispositifs devraient permettre d’atténuer dans un premier temps la violence de la crise du logement, avant de construire et de mettre en place des solutions plus ambitieuses.