L’Union Démocratique Bretonne (UDB) est un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste présent en Bretagne, Loire-Atlantique incluse, mais aussi dans le reste de la France par le biais de la fédération de partis politiques autonomistes et régionalistes Régions et Peuples Solidaires. L'UDB revendique un statut d'autonomie pour la Bretagne dans le cadre de l'Etat français et donc un fédéralisme différencié mettant fin à la centralisation française actuelle. L'UDB, par ses militants et ses élus agit pour une société plaçant l'économie au service de l'humain et milite pour la transition écologique. Pro européenne, l'UDB revendique une Europe fédérale s'appuyant sur les régions.

 

https://www.udb.bzh/


Actualité de l'UDB

Loi Molac : le calice jusqu’à la lie…

Nous avons appris hier soir qu’une soixantaine de députés de la République en Marche a déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel à propos de la loi Molac sur la préservation et la promotion des langues dites régionales.

 

Nous savions que Jean-Michel Blanquer n’avait que peu goûté d’être mis en minorité par sa propre majorité, mais ce qui vient de se passer est tout simplement une honte et confirme deux choses :

  • l’appareil de LREM n’accepte pas les règles de la démocratie. Même quand ses propres parlementaires votent un texte, il cherche tous les moyens que lui offre un régime pyramidal pour atteindre son objectif, quitte à bafouer un vote pourtant sans appel (247 voix pour la loi contre 76) ;
  • le destin de nos langues minorisées ne peut pas se jouer à la roulette russe à Paris ! Nous saluons l’engagement résolu de Paul Molac en tant que député mais c’est un non-sens total que l’avenir de nos langues soit entre les mains de personnes qui ne connaissent rien à la question. Ces personnes n’ont d’ailleurs aucune légitimité à décider du statut du breton et du gallo en Bretagne au côté du français, langue commune de tous les citoyens de la République.

L’acharnement du gouvernement et d’une partie des parlementaires de la majorité jette un trouble supplémentaire sur les relations entre l’État et les régions. Cette décision va laisser des traces. L’autonomie que nous appelons de nos vœux pour la Bretagne n’en paraît que plus urgente encore.

 

Pierre-Emmanuel Marais, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

“RÉ-UNI-FIER” : l’UDB affiche sa volonté de voir la Bretagne réunifiée…

Après l’affiche de sa campagne d’adhésion qui se poursuit sur le thème “Je vis, j’agis, j’adhère local”, l’UDB a le plaisir d’annoncer le fruit d’une nouvelle collaboration avec Alain Le Quernec. L’affichiste bien connu propose pour la première fois une affiche sur le thème de la réunification de la Bretagne, cher à l’UDB.

 

Le travail d’Alain Le Quernec met en avant LE mot qui se trouve au centre de beaucoup de conversations aujourd’hui, à un niveau jamais atteint auparavant, RÉ-UNI-FIER. Les lettres sont inscrites de façon presque “brutes”, sans fioritures, ni décor parasite, juste les lettres du mot, énormes, et le sens qu’il indique, une exigence qui s’impose, comme un leitmotiv, un slogan, un étendard… et qui impose à nos élu.e.s une réponse claire. Comme un message subliminal, UNI et FIER viennent chasser l’humiliation d’une partition trop longtemps subie.

 

Cette affiche sera collée dans les cinq départements bretons. À quelques semaines des élections régionales, la réunification est un enjeu de taille. L’UDB y participera sur deux listes : en Bretagne administrative et en Loire-Atlantique. Ces deux listes se sont engagées à soutenir la demande d’un référendum sur la réunification de la Bretagne et à respecter ce choix. L’UDB milite depuis sa création pour le retour de la Loire-Atlantique en Bretagne et a contribué et participé à toutes les actions en faveur de la réunification. Ses élu.e.s municipaux.ales ont signé le courrier de l’Association “À la bretonne” et appellent également à soutenir le financement d’un sondage sur l’avenir d’artificiels Pays de la Loire.


LANGUES RÉGIONALES : AVANCÉE HISTORIQUE !

L’Union démocratique bretonne exprime sa joie à l’annonce du vote de la proposition de loi du député Paul Molac. Elle salue l’abnégation et le travail du député du Morbihan ainsi que la mobilisation des associations de promotion des langues minorisées. Malgré les obstructions du ministre Jean-Michel Blanquer et du groupe France Insoumise, les députés, dans leur écrasante majorité, ont voté la loi de Paul Molac. L’UDB les en remercie, y compris ceux de LREM qui ont passé outre l’appel de leur groupe à voter contre la loi de Paul Molac.

 

C’est une avancée historique pour nos langues, pour la première fois la Vème République offrira un cadre de protection et de promotion, cadre indispensable pour offrir un avenir à nos langues. L’UDB rappelle également qu’à terme seule la co-officialité du français avec les langues régionales dans les territoires où elles s’expriment permettra une véritable égalité de traitement entre les langues.

RÉUNIFICATION DE LA BRETAGNE : BREST, UN PAS DE PLUS VERS LE RÉFÉRENDUM !

La section UDB du Pays de Brest se réjouit du vote unanime par la majorité, comme par l’opposition, du vœu pour l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Bretagne lors de la réunion du conseil municipal de Brest, jeudi 25 mars. Après ceux de Nantes, Rennes, Saint-Nazaire, Quimper et bien d’autres, ce vœu vient donc confirmer l’ampleur de cette dynamique qui traverse toute la Bretagne.

 

Bien entendu, si référendum il y a, chacun pourra s’exprimer et voter en son âme et conscience. Pour autant, ce référendum donnerait l’occasion aux Breton·ne·s de réfléchir collectivement à une véritable politique de rupture quant à l’organisation du périmètre administratif qu’ils ou elles souhaitent pour leur avenir. Ce référendum serait aussi l’occasion de poser la question de l’évolution du cadre institutionnel et de la redistribution des fonctions stratégiques entre les territoires de Bretagne. Car oui, vouloir réunifier la Bretagne c’est vouloir se donner les moyens de créer une région forte, cohérente, complémentaire, plus proche de ses habitant·e·s. Et Brest y gagnera !

Tout d’abord, la réunification permettrait le rééquilibrage entre haute et basse Bretagne. C’est effectivement le seul moyen de lutter contre une concentration toujours plus forte des activités économiques sur l’axe Rennes-Nantes. Aucune régulation régionale ne sera possible tant que les deux métropoles se trouveront dans des régions administratives différentes. En effet, Rennes et Nantes ont d’ores et déjà tissé des liens dans le domaine du tourisme, de la recherche, de l’enseignement supérieur et des mobilités. En l’état actuel des choses, cette croissance bilatérale exclut totalement Brest et la Bretagne occidentale et les disparités intrarégionales ne cessent de s’accroître. Ce n’est pas acceptable !

 

Dès lors, réunifier la Bretagne c’est aussi vouloir la création d’un réseau multipolaire de capitales, dans laquelle notre ville prendrait enfin toute sa place. Il s’agirait donc de créer une alliance métropolitaine (Brest-Rennes-Nantes) décentralisée, comme le font déjà certains de nos voisins européens. Plus largement, réunifier la Bretagne, c’est vouloir se donner les moyens d’être une région qui compte au niveau européen, capable de jouer un rôle de contrepoids au basculement vers l’Est du centre de gravité de l’Europe.

LOI SUR LES LANGUES MINORISÉES : LETTRE OUVERTE À NOS DÉPUTÉ·E·S

À quelques jours de l’échéance concernant la proposition de loi du député du Morbihan Paul Molac sur les langues minorisées, l’UDB a décidé de participer également au lobbying auprès de nos député·e·s pour connaître leur vote avant le passage à l’Assemblée nationale. Nos sections et fédérations vont donc leur envoyer le courrier ci-dessous :

 

“Messieurs les députés, mesdames les députées,

 

Le 8 avril prochain vous serez amenée à voter en deuxième lecture la proposition de loi du député Paul Molac relative à la défense et à la valorisation des langues dites régionales.

 

Pour la première fois dans l’histoire de la Vème République vous pouvez faire adopter une loi spécifique sur le sujet puisqu’il n’y en a pas eu depuis la loi Deixonne en 1951 !

 

Celle-ci apportera une meilleure reconnaissance et une meilleure protection du riche patrimoine que constituent les langues et cultures régionales, notamment l’autorisation du « ñ », mais également un statut indispensable pour leur enseignement permettant d’élargir l’offre.

 

Pour que tout cela arrive, une majorité de député·e·s doit voter conforme la proposition de loi, c’est-à-dire avec l’ensemble des articles relatifs à l’enseignement réintroduits par le Sénat. Alors que le terme approche, nous souhaitons connaître votre position sur cette question primordiale pour l’avenir de nos langues. Votre voix comptera.”

Pour que le breton fasse partie de l'avenir de la Bretagne

A l'occasion du lancement de Mizvezh ar brezhoneg, le mois du breton, nous constatons qu'une fois de plus le gouvernement démontre son peu d'intérêt pour la sauvegarde et la promotion de la langue bretonne. Il est temps de changer la donne.

 

Tentative d'interdiction du tilde de Fañch, tentative de réduction du nombre d'heures de breton à Diwan, manquement à la parole donnée sur le forfait scolaire, et maintenant blocage de la convention Etat-région au sujet de la langue bretonne…

 

Tout montre qu'il faut sortir d'une situation ou l'avenir de la langue bretonne se décide à Paris.

La grande majorité des Bretonnes et Bretons veut plus de breton dans les médias, à l'école, dans les services publics. 43% des personnes âgées de 15 à 39 ans veulent que leurs enfants apprennent le breton, mais moins de 10 % des écoles le proposent !

L'union Démocratique Bretonne, Ensemble sur nos territoires et Europe Ecologie Les Verts Bretagne proposent que la Région Bretagne prenne réellement en charge la politique linguistique en élaborant un statut de co-officialité, en doublant le budget actuel du breton, en proposant des évolutions majeures comme un statut public régional pour Diwan et en fixant les besoins de recrutement et de formation d'enseignants bilingues. Il faut aussi obtenir un partage du pouvoir législatif et règlementaire sur la politique linguistique, comme dans bien d'autres domaines.

 

La politique des petits pas a montré ses limites.

C'est un saut quantitatif et qualitatif qu'il faut effectuer.

 

Si les Bretons, unis, soutenus et relayés par leurs élus y compris leur représentation parlementaire, se mobilisent pour obtenir ces avancées, aucun gouvernement ne pourra les leur refuser. Le conseil régional sera naturellement moteur pour créer ce mouvement.

 

Nous serons à Quimper le 13 mars, pour manifester contre les attaques répétées du gouvernement et pour que la langue bretonne vive.

Expérimentons en Bretagne la sécurité sociale alsacienne !

L’accès à la protection sociale et à la santé est un droit fondamental qui doit être garanti par la puissance publique. La crise de la Covid-19 nous a démontré deux choses : d’une part que les politiques néolibérales mises en place depuis au moins 20 ans contribuent à la destruction du système de santé public jusqu’à remettre en cause l’accès plein et total aux soins ; d’autre part que la centralisation n’est pas un gage d’efficacité mais bien plutôt de lenteur, de lourdeur et de décisions incompréhensibles puisque déconnectées des territoires.

 

En plus de régionaliser la santé, l’UDB souhaiterait expérimenter en Bretagne la sécurité sociale alsacienne qui diffère du reste de la France. Pourquoi ? Parce que celui-ci fournit un service de meilleure qualité pour les usagers et est à l’équilibre budgétaire. En quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit d’augmenter légèrement la cotisation sociale de chaque salarié et retraité (environ 1,5 % du revenu) en échange d’un remboursement quasi intégral de la Sécurité sociale. Par exemple : 90 % du tarif conventionné chez un généraliste, 80 % des médicaments et 100 % des hospitalisations (il n’y a pas de forfait journalier en Alsace !). Les mutuelles sont donc moins nécessaires. Le système est de ce fait plus égalitaire. Autre intérêt, il n’y a presque pas de surcoût de gestion puisque cette complémentaire obligatoire fait partie des missions des agents du régime général. Le surcoût est évalué à 1 % alors que celui des mutuelles privées, que nous devons payer pour atteindre un taux de remboursement des soins satisfaisant, est évalué à 24 % car nous payons les campagnes de publicité. Surcoût inutile pour les usagers car il n’a pas de lien avec notre santé.

 

En Alsace-Moselle où il fonctionne, ce régime complémentaire obligatoire est mieux-disant, moins cher, géré par les usagers et à l’équilibre. Alors pourquoi ne pas l’expérimenter en Bretagne ?

 

Lydie Massard, porte-parole de l’Union Démocratique Bretonne

L’Éducation nationale aggrave le déséquilibre est-ouest

Depuis 2010, l’UDB critique le processus de métropolisation à l’œuvre en Bretagne. Nombreux sont ceux qui relativisent cette dynamique de concentration des moyens vers les grandes villes et notamment Rennes et Nantes au détriment du reste de la Bretagne. Certains chiffres sont pourtant éloquents. La carte scolaire pour l’enseignement primaire public pour la rentrée de septembre 2021 dans l’académie de Rennes indique une répartition des ouvertures et fermetures de postes par département pour le moins déséquilibrée : 0 pour le Morbihan, - 5 postes pour les Côtes d’Armor, - 23 pour le Finistère… mais + 25 pour l’Ille-et-Vilaine ! La démographie n’explique pas tout et si les services publics abandonnent les territoires les plus fragiles, ceux-ci ne risquent pas de rebondir un jour.

Bien que l’Éducation nationale n’ait pas à elle seule vocation à équilibrer le territoire breton, l’UDB revendique un moratoire sur les suppressions de poste afin de ne pas aggraver la situation démographique et économique de l’ouest breton, le temps de mettre en action un véritable plan de revitalisation reposant sur une autre répartition de l’emploi, des infrastructures, des services et des financements publics. La Région doit être le fer de lance de cette politique de rééquilibrage, mais la faiblesse de son budget – l’État restant très centralisé – nécessite à court terme une action concertée de toutes les administrations publiques pour enrayer la spirale du déclin.

 

Lydie Massard, porte-parole de l’Union démocratique bretonne

LA PAIX NUCLÉAIRE N’EXISTE PAS !

Le Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) signé par cinquante États, entre en vigueur le 22 janvier 2021. À cette occasion, la fédération du Finistère de l’Union démocratique bretonne tient à réaffirmer son attachement à ce que la France renonce à « mettre au point, mettre à l’essai, produire, fabriquer, acquérir, posséder ou stocker des armes nucléaires ou autres dispositifs explosifs nucléaires », comme le définit l’article 1 du traité.

 

Brest est, au regard de ce traité, une ville symbolique : siège de la Force Océanique Stratégique et cible nucléaire par la présence d’une base atomique dans sa rade, elle est aussi le port par lequel le Président Wilson est venu en France pour exposer ses idées sur la paix et la belle idée de la Société Des Nations.

 

L’UDB alerte la population du territoire sur :

  • Le danger représenté par le stockage à l’Île-Longue d’ogives nucléaires qui la met sous la menace d’une attaque terroriste notamment cybernétique ;
  • Le coût exorbitant de cet armement et son opacité pointée par la cour des comptes, alors que l’issue de la pandémie est incertaine, que notre système de santé est en souffrance, le monde de la culture à l’arrêt et que les inégalités se creusent à l’école ;
  • Le faux consensus et l’absence de débat public qui fragilisent la démocratie au moment même où la Présidente de la Chambre des Représentants des USA s’inquiète que le code permettant de déclencher une attaque nucléaire soit détenu par un seul homme… ;
  • Le caractère immoral de ces milliards de dollars dépensés dans le monde pour une arme censée ne jamais servir, alors qu’un enfant meurt toutes les 6 secondes de faim, de malnutrition, de pauvreté, et que plus de deux milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable et à l’assainissement ;
  • Les risques géopolitiques liés à la prolifération de ces armes, aux tensions générées par les États interventionnistes qui se réservent la possibilité d’effectuer des frappes nucléaires « préventives » ;

L’UDB invite les habitants du pays de Brest à participer nombreux à la manifestation du 23 janvier, à 15 heures, place de la Liberté à Brest, ainsi qu’au rassemblement prévu le vendredi 22 à 11 heures à Carhaix à l’appel du CIAN-29 afin d’exprimer l’urgence de l’abolition des armes nucléaires, ainsi que le devoir pour l’Etat français d’adhérer au TIAN pour être en conformité avec les valeurs et les principes qu’elle défend au niveau international.

 

Enfin l’UDB souhaite que la métropole brestoise entame un processus de conversion vers une culture et une économie de paix, seule solution à l’échelle planétaire. Quant à la Ville de Brest, elle s’honorerait en adhérant à l’Appel des villes en faveur du Traité, à l’instar de Paris, Lyon, Carhaix… ainsi qu’au réseau mondial « Maires pour la Paix ».

 

Fédération UDB du Finistère

AUTOCOLLANTS SUR LES PLAQUES D’IMMATRICULATION : BIENVENUE EN ABSURDIE !

Une décision à côté de la plaque !

 

La Cour de cassation, dans un arrêt rendu à la mi-décembre, a estimé qu’il était illégal d’apposer un autocollant sur les plaques minéralogiques, même s’il ne recouvrait aucun numéro d’immatriculation. Cette décision fait suite à une plainte d’un fabricant de plaques qui contestait l’activité de fabricants de logos autocollants.

 

Vendée et Loire-Atlantique même combat ?

Cet arrêté porte, d’une certaine façon, atteinte à la liberté d’expression de millions d’automobilistes qui, à travers la France, marquent tout simplement leur attachement à leur identité régionale (Bretagne en Loire-Atlantique, Savoie, Occitanie, Alsace, Pays-Basque…), départementale (Vendée…), voire à leur île (Noirmoutier…). Les voici donc tous en situation illégale et passibles d’une amende de 135 €.

 

Après la menace terroriste, la menace sanitaire, voici donc la menace « autocollante »… Bienvenue en « Absurdie ».

Nous en appelons au gouvernement et à nos parlementaires afin de revenir à un peu de raison, à un peu de tolérance, et de modifier si nécessaire la loi afin de permettre cette simple liberté d’expression qui ne nuit pas au bon fonctionnement de notre démocratie mais semble-t-il à un seul fabricant de plaques ?

 

Quand un intérêt particulier prend le pas sur l’intérêt général.

 

Tanguy Kermorgant, responsable fédéral UDB Loire-Atlantique