Le Partit Occitan est un parti de gauche qui rassemble des habitants d’Occitanie européistes, écologistes, fédéralistes et démocrates.

 

Le Partit Occitan est une organisation politique fédérative et démocratique, ouverte à tous ceux qui souhaitent œuvrer au développement d’une conscience citoyenne occitane comme élément d’une citoyenneté planétaire.

 

Le Partit Occitan cherche à s’adresser en priorité à la jeunesse, mais aussi à tous ceux qui n’ont pas renoncé à la politique comme un des leviers du changement et du progrès.

 

Notre ambition est d’apporter des réponses aux questions qui secouent ce début de siècle : globalisation, changement climatique, diversité culturelle et linguistique, démocratie territoriale, mutation énergétique, nouvelles formes d’organisation de la production et de la consommation.

 

http://partitoccitan.org/

 

 


Actualité du POc

POUR QUE VIVENT NOS LANGUES - LOI SUR LES LANGUES RÉGIONALES

Le vote, par le Sénat, de la proposition de loi relative à la protection patrimoniale et à la promotion  des langues régionales dont le député Paul Molac est l’auteur, constitue une étape forte dans le développement de nos langues et de nos cultures. 

 

Le Partit Occitan entend, à cette occasion, souligner le travail et la ténacité de Paul Molac, qui ont permis à cette proposition d’être adoptée par les Sénateurs en des termes bien plus riches qu’à l’issue de son examen par l’Assemblée Nationale.

Le Ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer ne souhaitait pas voir adopter des points essentiels tels qu’un forfait scolaire effectif (sécurisant le financement des écoles immersives sous statut associatif comme les Calandretas en Occitania), la généralisation de la proposition d’enseignement en langue régionale comme cela existe depuis plus de 2 décennies en Corse ou encore la reconnaissance de l’enseignement immersif. À l’issu de ces travaux, c’est donc un texte bien plus complet qui a été transmis, en 2ème lecture à l’Assemblée Nationale. Il importe maintenant aux députés de ne pas dénaturer cette proposition de loi. 

 

Nous savons que nous pourrons compter sur l’engament des députés de Régions & Peuples Solidaires au sein du groupe parlementaire Libertés et Territoires. Dès lors Il est de la responsabilité des député(e)s élu(e)s de l’ensemble des régions possédant une langue historique territoriale d’apporter leur soutien plein et entier à cette proposition de loi POUR QUE VIVENT NOS LANGUES ! En Pays d’Oc, Nous citoyennes et citoyens, nous militantes et militants, devons solliciter nos représentant(e)s à l’Assemblée Nationale pour que leurs voix pèsent en faveur de l’avenir de notre langue et de notre culture occitanes.

LIBERTÉS ET SÉCURITÉ : UNE NOUVELLE DOCTRINE DIGNE D’UNE DÉMOCRATIE

Au Partit Occitan, nous saluons les Marches de la Liberté organisées à l’initiative de la Coordination Stop Loi Sécurité Globale. L’escalade de la violence à l’œuvre est mortifère et indigne de la France et de ce qu’elle se dit représenter.  Nous nous associons au mouvement de refus grandissant des violences policières et de la législation qui les autorise. La liberté de manifester, d’informer et de dénoncer les abus est au cœur de nos démocraties.  Le transfert de compétences aux polices municipales et encore plus privées, est impossible en l’état actuel des collectivités territoriales, sans autonomie financière.  Le droit pour les forces de l’ordre d’entrer sans autorisation dans les établissements, dont les écoles, constitue une entrave à l’exercice des services publics, ainsi qu’à l’expression  des mouvements sociaux pacifiques.

Au-delà de l’exigence de retrait de la proposition de loi « Sécurité globale » c’est bien à la refonte complète et profonde de notre système de sécurité  qu’il convient de s’atteler sans délai, en toute sérénité et en concertation avec l’ensemble des forces de propositions présentes, du citoyen au Parlement. L’intelligence collective doit s’exprimer, faisons-lui confiance.

Ce glissement autoritaire relaie objectivement les thèmes de l’extrême droite. C’est son programme qui est mis en application. Les seuls résultats visibles à ce jour sont le désordre, la défiance et l’explosion des clivages au sein de la société française. 

 

Composante démocratique et de progrès, le Partit Occitan entend porter de nombreuses propositions destinées à :

  • reconsidérer en profondeur la doctrine de maintien de l’ordre pour mettre fin à ses dérives violentes et liberticides
  • revisiter et évaluer l’arsenal des lois  « sécurité » votées depuis une décennie ;
  • dissoudre  l’IGPN1 et créer une instance démocratique à l’image de la structure britannique homologue.
  • améliorer le recrutement, la formation initiale et continue ainsi que les conditions de travail des personnels de police, de gendarmerie et de justice;
  • associer à la lutte contre le terrorisme,  l’arrêt des discriminations xénophobes en France ;
  • associer l’armée à des missions de service public. Par exemple auprès des régions sinistrées, comme la Roya en Provence ;
  • inclure les  citoyennes et citoyens que nous sommes, ainsi que nos élu·e·s, au contrôle de ces secteurs régaliens ;

 

Le Partit Occitan, en coordination avec Régions et Peuples Solidaires, participera activement aux échéances électorales à venir. Ce sera  pour nous l’occasion de présenter et de préciser nos propositions et de les soumettre au débat.

 

 

1         IGPN : Inspection générale de la Police nationale.

(illustration Ligue des Droits de l’Homme )

Kanaky : un long processus pour en finir avec l’histoire coloniale

Le référendum qui vient de se dérouler en Nouvelle Calédonie montre qu’en deux ans les partisans d’une Nouvelle Calédonie souveraine sont de plus en plus nombreux (passant de 43,3% à 46,74%, (+3%)). La participation aussi a été plus importante qu’en 2018 (85%), ce qui contraste avec la désaffection électorale enregistrée en métropole.

 

Un long processus est donc en cours depuis les accords de Matignon de 1988 lorsque Michel Rocard avait mis tout le monde autour de la table de négociations, et depuis l’accord de Nouméa signé en 1998.

Les résultats montrent qu’en Kanaky, les positions sont géographiquement marquées. Nouméa a voté « non » alors que les territoires du nord peuplés en majorité de Kanaks ont voté « oui », encore plus qu’il y a deux ans.

 

Le pouvoir parisien va devoir prendre en compte ce résultat, non comme un résultat définitif et intangible, mais comme une étape de plus. Il va falloir que la France fasse preuve d’imagination et médiatise cette actualité ultramarine. Elle doit s’engager sur une voie qui permettra à tous les habitants de l’île de prendre en main leur destin. Ce référendum devra être suivi d’une initiative politique forte sous la forme d’une nouvelle consultation, sur un projet original qui rompra définitivement avec une trop longue histoire teintée de colonialisme.

Pour nos langues : mobilisation le 10 octobre

Le Partit Occitan s’associe à la journée du 10 octobre organisée par le collectif « Pour que vivent nos langues ». Depuis sa création le Partit Occitan lie la question de la langue, de la culture, de l’autonomie et du droit pour chaque peuple à cultiver sa diversité culturelle.

 

Malgré toutes les recommandations des organisations internationales, la France continue à être un territoire où les langues meurent. Elles sont menacées de mort et en ce qui nous concerne c’est la langue occitane qui risque de disparaître.

 

Il ne s’agit pas d’une fatalité mais du refus de la France de mettre en place une politique favorable au développement de nos langues. La France continue à prêcher à l’extérieur des principes qu’elle n’applique pas chez elle. Elle fait le contraire. La défense de la diversité culturelle ne peut se limiter à la défense de la langue française.

 

Il nous faut des mesures concrètes, une politique linguistique active dans le domaine de l’enseignement, des médias, de la vie publique et de la vie sociale en général.

 

C’est pour dénoncer l’attitude sur cette question des gouvernements français successifs, que nous appelons à participer d’une façon ou d’une autre aux actions qui sont organisées ce 10 octobre pour « que vivent nos langues ! ». 

LE PARTIT OCCITAN CONDAMNE LES VIOLENCES POLICIÈRES ET EST SOLIDAIRE DE LA MOBILISATION ANTIRACISTE EN FRANCE ET DANS LE MONDE

L’homicide perpétré à l’encontre de l’Afro-Américain Georges Floyd a entrainé une condamnation sans précédent des violences policières aux USA et à travers le monde. Si, dans ce pays, la minorité afro-américaine paie un lourd tribut au racisme institutionnel, en France, les quartiers populaires multi-ethniques vivent également ce « talon de fer ».

 

Esclavage, colonialisme, néocolonialisme…Dans ces deux cas nationaux, une histoire de domination interraciale explique les dérives inadmissibles des institutions policière, judiciaire et administrative.

 

Dans la dernière décennie, en France, au motif de la guerre contre le terrorisme, une législation liberticide a été mise en place, qui répond au programme de l’extrême droite xénophobe. Les mouvements sociaux, les Gilets jaunes, les jeunes, les migrants…subissent une politique de répression multilatérale, au profit d'une gestion austéritaire . La crise sanitaire n’a fait qu’aggraver la situation, le déni du droit à manifester étant contesté auprès du Conseil d’Etat.

Combattant «le colonialisme intérieur» dont parlait Robert Laffont et qui impacte l’avenir de l’Occitanie et des autres «régions» historiques et ultramarines, le Partit occitan refuse l'instauration par l'oligarchie d’un régime policier en France. Le Partit occitan est solidaire des mobilisations qui s’expriment en faveur d’un contrôle démocratique des forces de l’ordre. Le Partit occitan refuse la politique de délation des "dérives" dites communautaristes et séparatistes, à laquelle invitent les pouvoirs publics, dans les établissements scolaires des quartiers populaires.

 

A la différence d'autorités américaines (à Minneapolis, à Atlanta, à Seattle...), le président Macron nie ce courant ascendant : exit les promesses de Castaner d’interdire la méthode d' « étranglement », de poursuites judiciaires à l'encontre de policiers racistes.

Cette conception régalienne de l'Etat n'a que trop duré. La coordination la plus large des forces démocratiques doit se mettre en place, pour que des engagements concrets soient pris par l'exécutif :

 

- débaptiser les rues dont les noms sont ceux de colonialistes et de racistes avérés

-abrogation des lois liberticides.

-mise en place d’une autorité judiciaire indépendante des forces de l’ordre (en lieu et place de l’IGPN qui statue d’une manière partiale)

- interdiction des armes de guerre (LBD...) et du plaquage ventral, responsables de morts et de mutilations: ces armes et méthodes sont peu ou pas employées dans des pays voisins tels que l’Allemagne ou la grande Bretagne.

-arrêt de la "chasse au faciès" et de la politique du rendement

- sanctions pénales et perte de statut pour tout fonctionnaire policier dont les actes racistes sont avérés.

Les actes de répression policière, notamment racistes, doivent cesser. C'est une condition pour que cessent les violences réactionnelles émanant de quartiers populaires ou de Gilets jaunes.

 

A l’inverse, c’est une République inclusive, sociale et apaisée qu’il reste à promouvoir.

MARSELHA : Tristesse & Colère !

Devant le drame survenu dans le centre-ville de Marseille, nos pensées, notre solidarité s’adressent au premier chef aux victimes, à leurs familles, à leurs proches. Mais, nous voulons aussi rappeler, avec force, que ces situations étaient parfaitement évitables. La Mairie comme L’État n’ont pas pris leurs responsabilité ni rempli leurs missions pourtant obligatoires au regard de la loi.

L’État aurait dû, rue d’Aubagne comme partout ailleurs, parce qu’il est compétent en matière d’insalubrité refuser que des êtres humains en soient réduits à s’abriter dans ce type d’habitat totalement indigne.

 

Le Maire, parce qu’il est compétent en matière de logement, aurait dû être fer de lance pour refuser une telle dégradation de sa ville y compris dans le parc privé. Nombreux sont les élus qui auraient tiré les conclusions d’une telle faillite en présentant leur démission.

 

Rappelons qu’à Marseille c’est la vie de 100 000 habitants qui est mise, à un degré ou un autre, en danger par cet état de fait.

 

C’en est trop ! – N’avem Pron !

 

Un recensement sérieux des besoins, en lien avec les citoyens qui n’ont jamais la parole, doit maintenant être établi !

L’État, déficient au premier chef, comme les collectivités territoriales et locales doivent maintenant mobiliser et dans les plus brefs délais des moyens réellement adaptés aux défis !

Nouvelle Calédonie : penser à long terme

Le référendum de dimanche n’est qu’une étape dans un long processus de décolonisation.

 

Le référendum en Nouvelle-Calédonie prouve qu’en politique le long terme est une nécessité absolue. C’est ce qu’avaient compris les responsables politiques réunis à l’initiative de Michel Rocard en 1988 lorsque les accords de Nouméa avaient été négociés et signés. 

Ce dimanche ces accords ont donné lieu à un référendum historique dans la mesure où, sans violence et avec une forte participation, les électeurs de Nouvelle Calédonie ont pu s’exprimer. 

 

L’idée d’indépendance progresse alors même que cette option était annoncée beaucoup plus bas dans les sondages. 

Il faut saluer la maturité des électeurs de Nouvelle-Calédonie et la réussite d’un processus qui demandait patience et pédagogie. La politique est efficace quand elle se fait en pensant au lendemain et au surlendemain et pas avec des coups médiatiques. 

 

Ce référendum ne règle pas tous les problèmes et particulièrement les questions sociales et économiques qui sont les restes d’une situation coloniale pas encore totalement révolue. 

 

La large autonomie qui a été accordée à ce territoire a permis des progrès indéniables mais il en reste beaucoup à faire. Les électeurs auront d’ailleurs certainement à se prononcer à nouveau dans les années qui viennent sur la question de l’autodétermination. 

 

Ce premier référendum n’est qu’un début. C’est une étape supplémentaire dans le processus de décolonisation à partir duquel doivent être proposés de vrais projets politiques et économiques permettant la reconnaissance des droits fondamentaux des Kanaks, quels que soient les choix institutionnels futurs de l’ensemble des électeurs.

Qu’un État naisse un jour ou pas de cette volonté ne doit pas faire oublier qu’en aucun cas Paris ne peut se substituer à la volonté des habitants du territoire. Il en est de même sur le plan culturel et linguistique. L’identité canaque doit être non seulement respectée mais promue. Cet aspect, notamment l’enseignement des langues canaques, ne peut-être facultatif. En ce domaine, la France accuse un retard lamentable, que ce soit en métropole ou ailleurs. 

VÈME RÉPUBLIQUE, SCANDALES D’ÉTAT... EN FINIR AVEC LE CENTRALISME DESPOTIQUE !

A l’heure où le processus de révision constitutionnelle est suspendu par le gouvernement et où un nouveau scandale d’État se fait jour, rappelons que ce scandale de plus n'existe que parce que la constitution actuelle le permet.

 

Cette constitution soumet les pouvoirs judiciaire et législatif au pouvoir exécutif. De ce fait, le risque est grand d’une dérive autocratique (ou pire), car il n’existe aucun contre-pouvoir, et c’est bien ce que l’on constate aujourd’hui encore.

Il est grand temps de prendre conscience du déni de démocratie que représente cette Vème république et des dangers d’un projet de réforme qui ne fait que l’accentuer. Que, par ailleurs, le Président assume la responsabilité de ce qui s’est passé n’enlève rien à la gravité des faits et au dysfonctionnement du système ; bien au contraire cela en souligne la cause principale qu’il convient d’éradiquer.

 

Il est grand temps de réformer l’Assemblée pour en faire une chambre élue à la proportionnelle intégrale et un Sénat, qui soit la véritable expression de régions à redéfinir. Ce qui passe par la nécessaire disparition des départements, niveau administratif obsolète en ce XXIème siècle.

Il est grand temps que les hauts magistrats du parquet cessent d’être sous tutelle du garde des sceaux et du Président de la République.

 

Il est grand temps que le Parlement redevienne le maître d’œuvre de l’élaboration des lois.

Il est grand temps d’abroger cette constitution et d’instaurer une république fédérale où le pouvoir central serait rééquilibré par de véritables pouvoirs régionaux.

 

Le Partit Occitan en appelle à tous les peuples de France et à tous les territoires afin qu’ils œuvrent à la mise en place une Constituante pour une VIème république fédérale.

 

Le Conseil Fédéral du Partit Occitan

contact : premsa@partitoccitan.org

Des télévisions pour faire entendre nos régions – Des émissions en langue occitane

A l’heure de la réforme de l’audiovisuel public, la question des missions de la télévision publique en région se pose. Quand des antennes locales sont menacées de disparition, le Partit Occitan propose au contraire de renforcer l’ancrage territorial de France 3, pour être une vraie fenêtre d’actualité de nos régions et un lien avec les citoyens, à côté d’autres initiatives privées comme viàOccitanie.

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L'Occitanie salue la République sociale catalane

Le parlement démocratiquement élu de Catalogne a pris en déclarant l'indépendance, sur la base des résultats du référendum du 1 Octobre, une décision historique.

 

Le processus qui fera pleinement de la Catalogne un État européen indépendant, reconnu par tous, est maintenant irréversible. Nous souhaitons longue vie à cette nouvelle république sociale!

 

 

 

La mise sous tutelle décidée par l’État Espagnol n'est que la suite logique du refus du dialogue, de la répression, de l'humiliation... dans lesquels se sont enfermés le gouvernement corrompu de Rajoy et la fantoche monarchie espagnole. Les dirigeants français et européens quasi unanimes qui les soutiennent sans réserve seraient mieux inspirés de s'interroger sur l'Histoire et de ne pas insulter l'avenir.

 

Dans ce contexte il appartient aux responsables catalans, par la citoyenneté, par la résistance civile et pacifique, de trouver les voies d'un nouveau vivre ensemble.

 

C'est un peuple tout entier, un peuple fier de son histoire, un peuple attaché à la démocratie et à la république, un peuple déterminé qui saura résister et se mobiliser pour que la Catalogne trouve enfin sa juste place dans le concert des États européens et des Nations Unies.