Le Partit Occitan est un parti de gauche qui rassemble des habitants d’Occitanie européistes, écologistes, fédéralistes et démocrates.

 

Le Partit Occitan est une organisation politique fédérative et démocratique, ouverte à tous ceux qui souhaitent œuvrer au développement d’une conscience citoyenne occitane comme élément d’une citoyenneté planétaire.

 

Le Partit Occitan cherche à s’adresser en priorité à la jeunesse, mais aussi à tous ceux qui n’ont pas renoncé à la politique comme un des leviers du changement et du progrès.

 

Notre ambition est d’apporter des réponses aux questions qui secouent ce début de siècle : globalisation, changement climatique, diversité culturelle et linguistique, démocratie territoriale, mutation énergétique, nouvelles formes d’organisation de la production et de la consommation.

 

http://partitoccitan.org/

 

 


Actualité du POc

La loi sur les langues : l’aboutissement d’un long combat

Le vote de la loi Molac par les députés peut être considéré comme historique à plusieurs titres. D’abord, la loi précédente, la loi Deixonne, date de 1951, c’est à dire qu’elle fut adoptée il y a 70 ans.

 

Cela montre combien la France était jusqu’à hier bloquée sur ce sujet des langues. Plus de 70 propositions de loi sur le même thème ont échoué depuis 1958. 

 

Le vote est historique puisqu’il est le résultat de longues années de combat du monde associatif et du monde politique dans les diverses régions. À l’Assemblée Nationale les arguments éculés qui avaient servi jusqu’à ce jour à repousser toute avancée, n’ont pas eu l’effet escompté.

Séparatiste, la défense des langues régionales ?

 

L’allusion ridicule du ministre de l’Éducation au séparatisme a même eu l’effet inverse. Certains députés se sont sentis insultés. Historique aussi parce qu’une nouvelle génération de parlementaires est apparue depuis une dizaine d’années. C’est cela qui a rendu le vote possible.

 

Paul Molac, député Régions et Peuples Solidaires (groupe Libertés et Territoires)

 

Paul Molac a  su présenter un texte qui proposait de légaliser des expériences qui ont prouvé leur efficacité. L’immersion par exemple. C’est une évidence que jusqu’à ce jour l’Éducation Nationale refusait. Le mouvement associatif a prouvé que c’était la bonne voie.

 

L’apprentissage par immersion gagné de haute lutte contre Blanquer

 

Mais nous ne sommes pas au bout du combat. Une loi n’est pas la réalisation de ce qui est permis. Ce n’est que le début d’un autre combat pour son application. Il va falloir former des enseignants, former des professionnels dans divers domaines et faire en sorte que les décrets d’application ne traînent pas en longueur.

 

Reste aussi à passer les obstacles que certains vieux opposants ne manqueront pas de mettre en travers de la route, comme l’utilisation de l’article 2. Il n’empêche qu’il faut saluer la patience de Paul Molac et sa détermination.

 

Le vote a été obtenu avec une majorité indiscutable.

 

C’est un résultat très significatif. Le gouvernement et le président de la République ont subi un camouflet historique à la hauteur de l’indifférence, et parfois du mépris, dont à fait preuve E. Macron sur ce sujet des langues. 

Loi Molac sur les langues régionales: le POc écrit aux députés de l'espace occitan

Madame, Monsieur,

 

Vous êtes la députée ou le député d’un territoire où l’on parle l’occitan. Peut-être dites vous langue d’Oc ? Peu importe, c’est la même langue.

 

Vos collègues sénateurs viennent de voter un texte concernant les langues dites régionales. Ils disposaient d’une proposition de loi venant de votre assemblée . Malheureusement cette proposition avait été un peu (beaucoup trop selon nous) remaniée avant de leur parvenir.

Votre collègue Paul Molac avait pourtant fait un bon texte, excellent même. Il est vrai qu’il connaît bien le sujet et qu’il est soutenu dans sa démarche par de très nombreuses associations de nos territoires.

 

Cela fait des années et des années que les langues de France sont en souffrance. Aujourd’hui elles risquent de disparaître. Le texte qui vous viendra du Sénat est un bon texte, courageux, novateur.

 

Il réparera, si vous le votez, des erreurs commises par le passé. Il ne s’agit pas de faire dans la repentance ni rien de ce genre. Il s’agit simplement de compléter ce qui a été introduit en 1951 par la loi Deixonne et en 2008 par l’article 75-1 de la constitution.

 

Les langues de France sont parlées par des citoyens de la République qui ne demandent que l’application des principes républicains. Les femmes et les hommes sont égaux, ils doivent être libres parler, de cultiver et de transmettre leurs langues. Quant à la fraternité on apprend à l’exprimer dans toutes les langues, et en occitan aussi, bien évidemment.

 

À l’heure où l’humanité cherche des solutions novatrices pour sauver la diversité biologique vous avez bien compris que la diversité est un tout. On ne sauvera pas la diversité biologique si l’on ne sauve pas la diversité des cultures et des langues. Les langues ne sont-elles pas notre premier biotope, pour nous les humains ?

 

Lutter contre le réchauffement climatique est nécessaire ; pour cela il faut aussi lutter contre le refroidissement culturel qu’est l’uniformisation. À ce jeu de l’uniformité personne n’y gagnera. Pas même la dernière langue qui sortira « victorieuse » de cette guerre archaïque contre les langues, ou entre les langues.

 

Vous serez peut-être tenté, ou peut-être certains vous conseilleront-ils de supprimer telle ou telle disposition du texte qui vous arrivera du Sénat. D’aucuns verront des dangers pour la langue française, d’autres pour l’unité nationale. Ce sont des arguties d’un autre temps, des épouvantails archaïques. Ce ne sont pas les langues qui fracturent les sociétés. Nos sociétés sont fracturées par ceux qui ne comprennent pas que les langues et les cultures sont d’égale valeur. Ce sont ceux qui les hiérarchisent, mettant d’un côté celles qui auraient le droit de vivre et de l’autre celles qui n’auraient que le droit de disparaître. C’est une façon de hiérarchiser les femmes et les hommes qui les parlent.

 

Nous aurions donc pu vous faire une belle lettre, un peu technique évoquant les bienfaits de l’enseignement dans une des langues dites régionales. Nous aurions pu vous parler de la magnifique histoire de la langue occitane, des troubadours à Joan Bodon en passant par Frédéric Mistral. Nous aurions pu vous citer Jaurès. Mais nul doute que vous saurez vous documenter par vous-mêmes. Vous êtes représentants du peuple et dans ce peuple les citoyennes et les citoyens qui parlent notre langue, ou y sont attachés, sont nombreux.

 

Nous vous demandons d'être présent le 8 avril et de voter le texte conforme (intégralement).

 

Nous vous avons parlé au futur, avec les arguments de la liberté qui nous reste, à savoir celle de penser, en français, en occitan, en breton, en corse, en basque et dans tant d’autres langues qui sont celles d’hommes et de femmes qui sont attachés aux valeurs universelles de liberté.

Hydroélectricité : pour une régionalisation publique de la SHEM

Demandée par l’union européenne depuis que EDF a perdu son statut public en 2004, la mise en concurrence des contrats de concession des barrages et installations hydroélectriques menace également l’avenir de la SHEM, filiale d’Engie (ex GDF Suez). Ce sont plus de 300 emplois qui sont en jeu au sein de cet acteur fortement présent dans les Pyrénées et les rivières de la Dordogne et du Lot.

 

Si l’État réfléchit à une transformation en quasi régie publique de l’activité d’EDF dédiée aux énergies hydroélectriques, baptisée EDF Azur, rien n’est prévu pour la SHEM, qui, vue de Paris, ne représente que 2% de la production hydroélectrique. L’État pourrait sacrifier les 12 barrages et 56 usines exploités par la SHEM pour contenter la commission européenne tout en conservant sa branche EDF. Pour nos régions, cette production représente pourtant la consommation d’un million d’habitants.

Le Partit Occitan propose une intervention des régions, appuyées par la Caisse des dépôts via la banque des territoires, pour assurer un avenir local à une SHEM qui aurait une part publique majoritaire, comme c’est le cas pour la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). C’est indispensable pour conserver les emplois et le savoir-faire local. Abandonner ces ouvrages hydroélectriques à des intérêts capitalistiques lointains, ferait courir le risque d’une dérégulation de la gestion partagée de la ressource en eau, qui serait néfaste pour notre environnement, nos montagnes, nos rivières.

Une situation inédite en Catalogne

Les démocrates européens doivent tirer les leçons des élection du 14 février

 

La question de l’indépendance n’est pas l’affaire du Partit Occitan. C’est l’affaire des catalans. Cependant, le Partit Occitan, pour des raisons évidentes, est attentif à tout ce qui concerne la démocratie en Europe.

 

Le P.OC constate que les électeurs catalans ont voté en faveur des partis indépendantistes, des partis favorables à une solution politique du conflit entre l’Etat central espagnol et la Catalogne.

 

La première leçon qu’il faut tirer de ces élections est simple : ceux qui ont été condamnés par une justice très partiale pour leur action politique en faveur de l’indépendance, doivent être amnistiés et retrouver leur liberté complète.

La deuxième leçon est que les partis indépendantistes gouverneront en Catalogne avec pour la première fois une majorité en sièges au Parlement et une majorité de voix dans les urnes.

 

Le gouvernement de Madrid doit tirer les leçons de cette situation. Un peu plus de trois ans après la répression organisée le jour du référendum en 2017, les idées indépendantistes continuent de progresser. Le dialogue est obligatoire.

L’Europe aussi doit tirer les leçons de cette situation. Les différents gouvernements européens qui sont restés sourds et muets lors des appels faits par les démocrates catalans au moment du procès des responsables politiques indépendantistes doivent intervenir pour que les valeurs démocratiques soient respectées sur ce territoire européen qu’est la Catalogne 

POUR QUE VIVENT NOS LANGUES - LOI SUR LES LANGUES RÉGIONALES

Le vote, par le Sénat, de la proposition de loi relative à la protection patrimoniale et à la promotion  des langues régionales dont le député Paul Molac est l’auteur, constitue une étape forte dans le développement de nos langues et de nos cultures. 

 

Le Partit Occitan entend, à cette occasion, souligner le travail et la ténacité de Paul Molac, qui ont permis à cette proposition d’être adoptée par les Sénateurs en des termes bien plus riches qu’à l’issue de son examen par l’Assemblée Nationale.

Le Ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer ne souhaitait pas voir adopter des points essentiels tels qu’un forfait scolaire effectif (sécurisant le financement des écoles immersives sous statut associatif comme les Calandretas en Occitania), la généralisation de la proposition d’enseignement en langue régionale comme cela existe depuis plus de 2 décennies en Corse ou encore la reconnaissance de l’enseignement immersif. À l’issu de ces travaux, c’est donc un texte bien plus complet qui a été transmis, en 2ème lecture à l’Assemblée Nationale. Il importe maintenant aux députés de ne pas dénaturer cette proposition de loi. 

 

Nous savons que nous pourrons compter sur l’engament des députés de Régions & Peuples Solidaires au sein du groupe parlementaire Libertés et Territoires. Dès lors Il est de la responsabilité des député(e)s élu(e)s de l’ensemble des régions possédant une langue historique territoriale d’apporter leur soutien plein et entier à cette proposition de loi POUR QUE VIVENT NOS LANGUES ! En Pays d’Oc, Nous citoyennes et citoyens, nous militantes et militants, devons solliciter nos représentant(e)s à l’Assemblée Nationale pour que leurs voix pèsent en faveur de l’avenir de notre langue et de notre culture occitanes.

LIBERTÉS ET SÉCURITÉ : UNE NOUVELLE DOCTRINE DIGNE D’UNE DÉMOCRATIE

Au Partit Occitan, nous saluons les Marches de la Liberté organisées à l’initiative de la Coordination Stop Loi Sécurité Globale. L’escalade de la violence à l’œuvre est mortifère et indigne de la France et de ce qu’elle se dit représenter.  Nous nous associons au mouvement de refus grandissant des violences policières et de la législation qui les autorise. La liberté de manifester, d’informer et de dénoncer les abus est au cœur de nos démocraties.  Le transfert de compétences aux polices municipales et encore plus privées, est impossible en l’état actuel des collectivités territoriales, sans autonomie financière.  Le droit pour les forces de l’ordre d’entrer sans autorisation dans les établissements, dont les écoles, constitue une entrave à l’exercice des services publics, ainsi qu’à l’expression  des mouvements sociaux pacifiques.

Au-delà de l’exigence de retrait de la proposition de loi « Sécurité globale » c’est bien à la refonte complète et profonde de notre système de sécurité  qu’il convient de s’atteler sans délai, en toute sérénité et en concertation avec l’ensemble des forces de propositions présentes, du citoyen au Parlement. L’intelligence collective doit s’exprimer, faisons-lui confiance.

Ce glissement autoritaire relaie objectivement les thèmes de l’extrême droite. C’est son programme qui est mis en application. Les seuls résultats visibles à ce jour sont le désordre, la défiance et l’explosion des clivages au sein de la société française. 

 

Composante démocratique et de progrès, le Partit Occitan entend porter de nombreuses propositions destinées à :

  • reconsidérer en profondeur la doctrine de maintien de l’ordre pour mettre fin à ses dérives violentes et liberticides
  • revisiter et évaluer l’arsenal des lois  « sécurité » votées depuis une décennie ;
  • dissoudre  l’IGPN1 et créer une instance démocratique à l’image de la structure britannique homologue.
  • améliorer le recrutement, la formation initiale et continue ainsi que les conditions de travail des personnels de police, de gendarmerie et de justice;
  • associer à la lutte contre le terrorisme,  l’arrêt des discriminations xénophobes en France ;
  • associer l’armée à des missions de service public. Par exemple auprès des régions sinistrées, comme la Roya en Provence ;
  • inclure les  citoyennes et citoyens que nous sommes, ainsi que nos élu·e·s, au contrôle de ces secteurs régaliens ;

 

Le Partit Occitan, en coordination avec Régions et Peuples Solidaires, participera activement aux échéances électorales à venir. Ce sera  pour nous l’occasion de présenter et de préciser nos propositions et de les soumettre au débat.

 

 

1         IGPN : Inspection générale de la Police nationale.

(illustration Ligue des Droits de l’Homme )

Kanaky : un long processus pour en finir avec l’histoire coloniale

Le référendum qui vient de se dérouler en Nouvelle Calédonie montre qu’en deux ans les partisans d’une Nouvelle Calédonie souveraine sont de plus en plus nombreux (passant de 43,3% à 46,74%, (+3%)). La participation aussi a été plus importante qu’en 2018 (85%), ce qui contraste avec la désaffection électorale enregistrée en métropole.

 

Un long processus est donc en cours depuis les accords de Matignon de 1988 lorsque Michel Rocard avait mis tout le monde autour de la table de négociations, et depuis l’accord de Nouméa signé en 1998.

Les résultats montrent qu’en Kanaky, les positions sont géographiquement marquées. Nouméa a voté « non » alors que les territoires du nord peuplés en majorité de Kanaks ont voté « oui », encore plus qu’il y a deux ans.

 

Le pouvoir parisien va devoir prendre en compte ce résultat, non comme un résultat définitif et intangible, mais comme une étape de plus. Il va falloir que la France fasse preuve d’imagination et médiatise cette actualité ultramarine. Elle doit s’engager sur une voie qui permettra à tous les habitants de l’île de prendre en main leur destin. Ce référendum devra être suivi d’une initiative politique forte sous la forme d’une nouvelle consultation, sur un projet original qui rompra définitivement avec une trop longue histoire teintée de colonialisme.

Pour nos langues : mobilisation le 10 octobre

Le Partit Occitan s’associe à la journée du 10 octobre organisée par le collectif « Pour que vivent nos langues ». Depuis sa création le Partit Occitan lie la question de la langue, de la culture, de l’autonomie et du droit pour chaque peuple à cultiver sa diversité culturelle.

 

Malgré toutes les recommandations des organisations internationales, la France continue à être un territoire où les langues meurent. Elles sont menacées de mort et en ce qui nous concerne c’est la langue occitane qui risque de disparaître.

 

Il ne s’agit pas d’une fatalité mais du refus de la France de mettre en place une politique favorable au développement de nos langues. La France continue à prêcher à l’extérieur des principes qu’elle n’applique pas chez elle. Elle fait le contraire. La défense de la diversité culturelle ne peut se limiter à la défense de la langue française.

 

Il nous faut des mesures concrètes, une politique linguistique active dans le domaine de l’enseignement, des médias, de la vie publique et de la vie sociale en général.

 

C’est pour dénoncer l’attitude sur cette question des gouvernements français successifs, que nous appelons à participer d’une façon ou d’une autre aux actions qui sont organisées ce 10 octobre pour « que vivent nos langues ! ». 

LE PARTIT OCCITAN CONDAMNE LES VIOLENCES POLICIÈRES ET EST SOLIDAIRE DE LA MOBILISATION ANTIRACISTE EN FRANCE ET DANS LE MONDE

L’homicide perpétré à l’encontre de l’Afro-Américain Georges Floyd a entrainé une condamnation sans précédent des violences policières aux USA et à travers le monde. Si, dans ce pays, la minorité afro-américaine paie un lourd tribut au racisme institutionnel, en France, les quartiers populaires multi-ethniques vivent également ce « talon de fer ».

 

Esclavage, colonialisme, néocolonialisme…Dans ces deux cas nationaux, une histoire de domination interraciale explique les dérives inadmissibles des institutions policière, judiciaire et administrative.

 

Dans la dernière décennie, en France, au motif de la guerre contre le terrorisme, une législation liberticide a été mise en place, qui répond au programme de l’extrême droite xénophobe. Les mouvements sociaux, les Gilets jaunes, les jeunes, les migrants…subissent une politique de répression multilatérale, au profit d'une gestion austéritaire . La crise sanitaire n’a fait qu’aggraver la situation, le déni du droit à manifester étant contesté auprès du Conseil d’Etat.

Combattant «le colonialisme intérieur» dont parlait Robert Laffont et qui impacte l’avenir de l’Occitanie et des autres «régions» historiques et ultramarines, le Partit occitan refuse l'instauration par l'oligarchie d’un régime policier en France. Le Partit occitan est solidaire des mobilisations qui s’expriment en faveur d’un contrôle démocratique des forces de l’ordre. Le Partit occitan refuse la politique de délation des "dérives" dites communautaristes et séparatistes, à laquelle invitent les pouvoirs publics, dans les établissements scolaires des quartiers populaires.

 

A la différence d'autorités américaines (à Minneapolis, à Atlanta, à Seattle...), le président Macron nie ce courant ascendant : exit les promesses de Castaner d’interdire la méthode d' « étranglement », de poursuites judiciaires à l'encontre de policiers racistes.

Cette conception régalienne de l'Etat n'a que trop duré. La coordination la plus large des forces démocratiques doit se mettre en place, pour que des engagements concrets soient pris par l'exécutif :

 

- débaptiser les rues dont les noms sont ceux de colonialistes et de racistes avérés

-abrogation des lois liberticides.

-mise en place d’une autorité judiciaire indépendante des forces de l’ordre (en lieu et place de l’IGPN qui statue d’une manière partiale)

- interdiction des armes de guerre (LBD...) et du plaquage ventral, responsables de morts et de mutilations: ces armes et méthodes sont peu ou pas employées dans des pays voisins tels que l’Allemagne ou la grande Bretagne.

-arrêt de la "chasse au faciès" et de la politique du rendement

- sanctions pénales et perte de statut pour tout fonctionnaire policier dont les actes racistes sont avérés.

Les actes de répression policière, notamment racistes, doivent cesser. C'est une condition pour que cessent les violences réactionnelles émanant de quartiers populaires ou de Gilets jaunes.

 

A l’inverse, c’est une République inclusive, sociale et apaisée qu’il reste à promouvoir.

MARSELHA : Tristesse & Colère !

Devant le drame survenu dans le centre-ville de Marseille, nos pensées, notre solidarité s’adressent au premier chef aux victimes, à leurs familles, à leurs proches. Mais, nous voulons aussi rappeler, avec force, que ces situations étaient parfaitement évitables. La Mairie comme L’État n’ont pas pris leurs responsabilité ni rempli leurs missions pourtant obligatoires au regard de la loi.

L’État aurait dû, rue d’Aubagne comme partout ailleurs, parce qu’il est compétent en matière d’insalubrité refuser que des êtres humains en soient réduits à s’abriter dans ce type d’habitat totalement indigne.

 

Le Maire, parce qu’il est compétent en matière de logement, aurait dû être fer de lance pour refuser une telle dégradation de sa ville y compris dans le parc privé. Nombreux sont les élus qui auraient tiré les conclusions d’une telle faillite en présentant leur démission.

 

Rappelons qu’à Marseille c’est la vie de 100 000 habitants qui est mise, à un degré ou un autre, en danger par cet état de fait.

 

C’en est trop ! – N’avem Pron !

 

Un recensement sérieux des besoins, en lien avec les citoyens qui n’ont jamais la parole, doit maintenant être établi !

L’État, déficient au premier chef, comme les collectivités territoriales et locales doivent maintenant mobiliser et dans les plus brefs délais des moyens réellement adaptés aux défis !