Le Partit Occitan est un parti de gauche qui rassemble des habitants d’Occitanie européistes, écologistes, fédéralistes et démocrates.

 

Le Partit Occitan est une organisation politique fédérative et démocratique, ouverte à tous ceux qui souhaitent œuvrer au développement d’une conscience citoyenne occitane comme élément d’une citoyenneté planétaire.

Le Partit Occitan cherche à s’adresser en priorité à la jeunesse, mais aussi à tous ceux qui n’ont pas renoncé à la politique comme un des leviers du changement et du progrès.

 

Notre ambition est d’apporter des réponses aux questions qui secouent ce début de siècle : globalisation, changement climatique, diversité culturelle et linguistique, démocratie territoriale, mutation énergétique, nouvelles formes d’organisation de la production et de la consommation.

 

http://partitoccitan.org/

 

 


Actualité du POc

Présidentielle : la position du Partit Occitan

La présence de 11 candidats à l'élection présidentielle pourrait laisser croire que l'offre de choix est riche. Nous considérons que ce n'est pas le cas.  Le centralisme médiatique s'est emparé de cette élection et cette apparente diversité masque en fait une attristante uniformité. Les onze candidats sont silencieux ou très discrets sur les thèmes qui sont pour nous les enjeux primordiaux pour l'avenir.

Aucune parole pour dénoncer le centralisme. Dans les propositions des candidats qui disent vouloir une nouvelle Constitution pour créer la VIème République, nous constatons que la question de la décentralisation des pouvoirs n'est pas abordée. Le modèle centraliste bonapartiste et jacobiniste n'est pas remis en question. Tous semblent croire que la dernière réforme territoriale est une réussite alors qu'elle a participé à une recentralisation du pouvoir. Nous ne trouvons rien dans les programmes des candidats sur cette question. Une véritable régionalisation démocratique serait la réalisation de l'autonomie régionale et inter-régionale occitane. L'autonomie est ainsi la concrétisation de l'idée fédérale que nous voulons et qui doit se prolonger par une Europe fédérale, démocratique et sociale.

 

Rien non plus dans le programme des candidats pour promouvoir l'idée d'une Europe décentralisée et régionalisée. Nous notons que les dénonciateurs de l'Europe sont nombreux, amis aucun ne dit que l'Europe actuelle mène la politique voulue et approuvée par les différents chefs d'État. Nous autres, européistes et régionalistes convaincus, nous constatons que l'Europe est efficace quand elle est décentralisée, quand elle est régionalisée et nous remarquons que les soutiens principaux de l'idée européenne sont les régions.

Le changement climatique et la question énergétique font aussi partie de nos priorités. Aucun des candidats ne mentionne que ce sont les régions et les collectivités territoriales en général qui œuvrent de façon efficace dans la lutte contre le changement climatique et pour la reconversion énergétique. Les États, et donc les gouvernements des États, se contentent souvent de pompeuses déclarations de principe mais restent incapables de passer véritablement à l'action.

 

Nous regrettons aussi que ne soient pas évoquées dans cette campagne les questions liées aux langues dites régionales. La question de la diversité culturelle est trop souvent envisagée de façon négative, comme si elle représentait un danger pour les principes républicains.

 

Nous constatons que l'élection présidentielle occupe l'espace médiatique depuis plus d'un an pour l'élection d 'un homme ou d'une femme. Quelques mois après cette élection, la déception pourrait être bien grande, comme ce fut le cas au bout de quelques mois lors des précédentes élections.

 

Il n'y a pas d'homme providentiel ou de femme providentielle. La démocratie ne se réduit pas a l'élection d'un président, mais réside dans une pratique à tous les niveaux.

 

 

Le Partit Occitan est aussi fortement préoccupé par la banalisation des idées de l'extrême-droite au cours de cette élection et par la montée de l'influence de ses idées parmi la population.

Mèfi ! La « trumpisation » de la société française déjà en marche…

L’élection inattendue de Donald Trump à la présidence des Etats Unis est l’échec d’un système : celui d’un modèle dans lequel les élites politiques, économiques et médiatiques sont incapables d’interpréter les évolutions de la société qu’elles sont sensées représenter.

 

En France, les mêmes mécanismes qui ont porté Trump au pouvoir sont également à l’œuvre. Ils se sont même renforcés depuis le traumatisme du 21 avril 2002.

 

De plus en plus de citoyens ont le sentiment de ne pas être représentés, sentiment conforté par l’abandon d’une dose de proportionnelle aux élections.

 

Les dernières lois de décentralisation ont encore plus éloigné les habitants des centres de décision : affaiblissement des communes au profit d’intercommunalités géantes, régions agrandies, état lointain. Plus la démocratie s’éloigne du terrain, plus elle devient complexe et incompréhensible.

 

La démocratie s’est rigidifiée : durcissement de l’accès au financement des partis politiques, refus du vote des immigrés aux élections locales, nouvelles barrières pour se présenter à l’élection présidentielle, etc…

Les médias, parisiens, sont plus que jamais soumis aux pressions de plus en plus fortes de leurs actionnaires : sept milliardaires possèdent 95% des médias français. Comment croire à une info indépendante ? Mais ce n’est pas tout, on abandonne le principe d’égalité de temps d’antenne entre les candidats à la présidentielle. Le matraquage télévisuel de ces dernières semaines est parlant : pas moins de trois débats télévisés pour la primaire de la droite, alors que les candidats disent à peu près tous la même chose ! TF1 qui dézingue Hollande tous les soirs via Cantelou, etc…

 

La diversité des aspirations culturelles et politiques de la République est niée.

 

La société française est en crise : une crise institutionnelle et culturelle. Il est pourtant encore temps pour nos élites de faire enfin confiance à leurs territoires pour éviter le cataclysme qui s’annonce en 2017.

 

 

Uc Jourde

Après la réforme BÂCLÉE, il faut trouver de l'argent pour les régions

Sur le principe l'annonce faite par le premier ministre Manuel Valls à propos du remplacement de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) des régions par une part de la TVA est plutôt positive. Adosser la DGF attribuée aux régions sur un impôt dynamique répond à notre vision des choses. Le budget des régions ne peut continuer à être constitué seulement par des sommes attribuées selon le bon vouloir de l'État. 

Il faut cependant faire quelques remarques et poser quelques questions : 

— ce dispositif ne s'appliquera qu'en 2018. Que sera la situation politique à cette date ?

 

— la TVA reste un impôt parmi les plus injustes. Il pèse sur tous de façon indifférente sur tous les contribuables quelles que soient leurs ressources. Il serait plus judicieux d'aider les collectivités à se financer grâce à un impôt plus juste et permettant une vraie répartition des richesses. 

 

 —quelle sera la part de TVA et qui la fixera ? Y aura t-il concertation entre l'État et les régions pour décider de la part de la TVA qui sera attribuée aux Régions ? 

 

— y aura t-il un mécanisme prévu en cas de baisse de la TVA dans tel ou tel secteur, afin d'éviter que les Régions ne subissent une décision sur laquelle elles n'auraient aucune prise et aucun moyen de peser ?

Il y a quelques années, sans aucune concertation, l'État décidait de supprimer la part régionale de la taxe d'habitation et de la remplacer par une dotation d'État. 

 

La véritable réforme consisterait en une refonte globale de la fiscalité en France avec des impôts attribués aux collectivités et dont elles auraient le pouvoir de faire varier les taux, les rendant ainsi directement responsables devant les électeurs.

 

Cette affaire montre à quel point la réforme des régions a été improvisée puisqu'il manque déjà 600 millions d'euros pour que les régions puissent exercer leurs compétences en faveur de l'emploi et particulièrement des TPE et des PME. 

 

 

Enfin on ne dira jamais assez quelle fiction représente le fameux découpage dans le but d'avoir des régions « à taille européenne »quand on voit que dans la plupart des grands États d'Europe les régions disposent de pouvoirs bien plus importants que nos régions françaises et d'un budget par habitant qui est souvent dix fois supérieur.   

Oui à l’Occitanie, Oui au Pays Catalan

Le collectif Oui au Pays Catalan appelle à manifester le samedi 10 septembre à 15h à Perpignan. Le Partit Occitan est tout à fait favorable à ce que le Pays Catalan, au-delà d’un nom, devienne une réalité institutionnelle pour décider de son avenir. Il refuse qu’une réforme territoriale mal ficelée puisse diviser les Occitans et les Catalans. Le regroupement des régions a été décidé depuis Paris sans aucune concertation avec les populations, et sans résoudre leur manque de compétences et de moyens pour assumer les politiques locales.

 

Les catalans doivent pouvoir exister et décider de leur avenir. Au regard de la dynamique en pays basque nord autour d’une nouvelle intercommunalité, le pays catalan doit pouvoir construire sa propre dynamique pour définir les outils institutionnels de demain. De même que le Val d’Aran, territoire occitan dans la Generalitat de Catalunya, bénéficie d’un statut d’autonomie les plus avancées, un dispositif similaire serait bienvenu au nord des Pyrénées.

 

Sur le nom de la région, le Partit Occitan était favorable à un nom associant « Occitanie » avec un adjectif. Il s'agissait là de respecter le fait que d'autres régions sont aussi occitanes. Le Partit Occitan était favorable à un nom qui intègre le terme

 

« Catalogne » ou « Pays Catalan. Le processus décisionnel et le vote citoyen en a décidé autrement. Il a fait ressortir Occitanie, auquel a été rajouté le sous-titre Pyrénées-Méditerranée. Il faut maintenant trouver une issue par le haut avec un statut pour la Catalogne nord pour ne pas sombrer dans une opposition caricaturale des Catalans contre les Occitans. C’est au contraire l’occasion de construire un avenir, autant pour le Pays Catalan que pour l’Occitanie.

 

Guilhem Latrubesse, Secrétaire Fédéral du Partit Occitan – Endavant !

 

Contact-presse :

 

Guilhem Latrubesse           Tél. : 06 24 70 78 57

Préserver Montségur, refuser Catharland !

Un projet d’aménagement touristique de près de 3,8 M€ vient d’être lancé autour du mythique pog de Montségur, avec une extension du musée au sein du village. Le château de Montségur, visité par près de 50 000 personnes par an, représente le dernier refuge des cathares. Ce lieu symbolise aujourd’hui le combat contre l’intolérance religieuse, malheureusement toujours d’actualité. Les cathares, pourtant chrétiens, étaient persécutés par une croisade lancée par le pape car ils n’étaient pas catholiques ; Montségur symbolise aussi la résistance occitanecontre la conquête du roi de France et plus largement la lutte contre toute les formes d’impérialisme comme le chantait Claude Marti.

Si le Partit Occitan est très favorable à la mise en valeur du site et de l’histoire occitane et cathare au travers d’un musée, il reste attentif au contenu du projet. En effet, l’image cathare a été beaucoup galvaudée par le passé, menant à d’impressionnants non-sens historiques : statues des chevaliers cathares bordant l’autoroute critiquées par Francis Cabrel, promotion de la viande cathare quand ces derniers étaient végétariens et même une plancha cathare, comble du mauvais goût.Ce musée devra donc faire preuve de pédagogie pour déconstruire ces clichés et mettre en valeur l’histoire occitane, tout en faisant une large place à la langue et la culture occitane sans laquelle il est impossible de comprendre le contexte de cet épisode tragique.

         

Enfin, tout comme d’autres lieux en Occitanie qui permettent de conserver la mémoire (Oradour-sur-Glane, Gurs...), le pog et ses alentours, y compris le « prat dels cremats » doivent être préservés de toute activité commerciale tapageuse. Les tragiques événements qui se sont déroulés ici imposent la décence, le respect. Unaccès libre et gratuit à la stèle ou à un éventuel futur monument commémoratif est également indispensable : tout un chacun doit pouvoir se recueillir en ces lieux.

 

De l’occitan « puèg / puòg / puech / pech », le mont, le puy

 

En 1244, ce sont 200 femmes et hommes cathares qui sont brulés vifs, au pied de la forteresse sur le lieu aujourd’hui appelé en leur mémoire : le « prat dels cremats » / le « pré des brûlés »

 

Minoritats contra l’Emperi / Indian de totas las colors / Descolonizarem la terra / Montsegur, te dreissas pertot!

Minorités contre l’empire / Indien de toutes les couleurs / Décolonisons la terre / Montségur, tu te dresses partout

C'est quelqu'un au-dessus de la Loire / Qui a dû dessiner les plans, / Il a oublié sur la robe, / Les tâches de sang.

N'opposons pas les catalans aux occitans

Un recours catalan devant le conseil constitutionnel est en cours contre le nom Occitanie. S’il nous parait normal de défendre la spécificité catalane, la méthode utilisée est contre-productive puisqu’elle oppose les catalans aux occitans. C’est aussi une attaque frontale contre la démocratie et le vote des citoyens.

 

Comment trouver une autre voie pour valoriser nos deux cultures et éviter une situation perdante-perdante où elles se retrouveraient toutes deux niées ? Cela ferait le jeu de ceux qui s’opposent à la diversité culturelle et linguistique dans notre république.

 

 

Si l’on observe ce qui se passe de l’autre côté des Pyrénées, nous voyons que le Val d’Aran, territoire occitan dans la Generalitat de Catalunya, bénéficie d’un statut d’autonomie spécifique. C’est même un des statuts les plus avancées en Espagne. Cela leur permet d’assumer les politiques publiques localement, en phase avec les citoyens, sans avoir tout imposé de Barcelone ou de Madrid.

 

Comme pour le Pays Basque nord ou la Corse, nous souhaitons donc faire avancer nos institutions pour que les catalans du nord puissent avoir les outils nécessaires afin de décider de leurs politiques locales. Cela peut passer par l’émergence d’une institution pays catalan. C’est aux catalans de décider de leur avenir, mais ils ne peuvent pas sabrer l’avenir des occitans.

 

Guilhem Latrubesse, Secrétaire Fédéral du Partit Occitan

  

Le Partit Occitan est le parti de la gauche occitane solidaire, écologiste et fédéraliste. 

Le Partit Occitan est membre de la fédération Régions et  Peuples Solidaires et de l'Alliance Libre Européenne. 

Communiqué Brexit : L'Europe des Etats c'est l'Europe en mauvais état

Le résultat du référendum sur le « Brexit » manifeste une fois encore ce que chacun sait depuis longtemps : les populations ne croient plus en l’Europe telle qu’elle fonctionne.   Cela vaut ne vaut pas seulement pour le Royaume-Uni où le Premier Ministre a joué à la « roulette russe », pour lui-même et pour son Pays, donnant ainsi aux Ecossais un argument supplémentaire pour justifier leur revendication d’indépendance au sein d’une Europe démocratique à laquelle ils aspirent légitimement. 

Cela vaut aussi pour la quasi-totalité des pays de l’U.E où les citoyens ne se retrouvent pas dans la politique européenne dont ils attendent autre chose qu’un marché unique fondé sur l’ultra-libéralisme et sur laquelle ils n’ont aucune prise. Ils condamnent aussi un fonctionnement qui n'est pas démocratique.    Le risque le plus évident aujourd’hui n’est pas économique : des solutions seront trouvées pour rattacher le Royaume Uni au marché unique malgré sa sortie. Le risque est bien politique : celui de voir s’accentuer le mode actuel de fonctionnement  « communautaire » de l’U.E. basé pour l’essentiel sur les États et leurs gouvernements. Ces derniers imputent à l’Europe ce qu’ils décident eux-mêmes en catimini, en en faisant porter la responsabilité à la seule Commission. Or, l’Europe des États, c’est déjà l’Europe actuelle, l’Europe en mauvais état !   Qu’on le veuille ou non, la perspective européenne reste notre seul horizon politique sérieux. L'autre perspective qui nous est proposée est celle d'un retour vers un passé largement fantasmé avec des arguments parmi les plus réactionnaires.    

 

 Encore faut-il que l’U.E. soit refondée sur des bases démocratiques et donc que les citoyens puissent en s’exprimant obtenir la protection à laquelle ils ont droit quant à leur droits économiques et sociaux, à leur mode de vie,  à leurs cultures.

 

 L’ « Europe des Peuples et des Régions » que nous préconisons reste la seule qui soit en mesure de combiner la démocratie citoyenne qui s’exprime au sein du Parlement européen et la démocratie de tous les territoires d’Europe au sein de laquelle les Régions, dotées de compétences législatives, doivent pouvoir participer, à côté des États, au processus décisionnel de l’Union afin de garantir que ne soient pas oubliées leurs particularités.   La poursuite de la construction européenne passe par la prise en compte de la diversité européenne que les populations ne sont pas prêtes d’abandonner.  Cette combinaison, l'unité dans la diversité,  est la condition sine qua non de l’avenir de l’Union Européenne. Cela implique de réviser bien des schémas politiques, surtout en France.

                                                  Gustave ALIROL, Secrétaire fédéral du Partit Occitan, Président de Régions & Peuples Solidaires.

Notre région s’appelle Occitanie

Les élus régionaux viennent d’entériner le choix citoyen qui s’était porté massivement vers Occitanie. Les terres de Jaurès ont enfin un nom qui est porteur des idéaux de Convivencia (vivre ensemble) et de Paratge (respect de la différence). Le sous-titre géographique Pyrénées-Méditerranée vient compléter ce nom.

Le nom complémentaire « pays catalan » qui représentent près de 8% du territoire, a logiquement recueilli insuffisamment de suffrage pour être en tête. Cependant, l’affirmation d’un engagement pour un office public de la langue catalane est un premier gage de reconnaissance de leur spécificité.

 

Le président de la région Nouvelle Aquitaine a manifesté son attachement pour l’occitan également, il sera donc invité à s’engager pour l’interrégionalité avec les autres régions occitanes.

Cet avis sera maintenant adressé au gouvernement et il restera au conseil d’Etat d’ici le 1er octobre de faire en sorte que la parole des citoyens tout comme le vote élus locaux soit tous deux respectés.

 

Patric Roux, Conseiller Régional du Partit Occitan

Guilhem Latrubesse, Secrétaire Fédéral du Partit Occitan

Nom de la région : Occitanie en tête avec 44,9%

Les résultats viennent d’être publiés : avec près 45% et 100 000 voix, le nom Occitanie a été largement plébiscité, loin devant les choix alternatifs qui ne dépassent pas les 17%. Occitanie et Occitanie-Pays Catalan cumulés sont à 57%.

 

Ce vote s’inscrit dans le prolongement des différents sondages réalisés depuis plusieurs mois. Il conforte également un portrait identitaire fait par le Comité Régional du Tourisme en 2005 en Midi-Pyrénées, et qui mettait déjà en avant la croix occitane comme symbole fédérateur, loin devant l’aéronautique ou les Pyrénées.

L’objectif de cette consultation était de « permettre à un maximum de nos concitoyens de choisir le nom de leur région ». Leur choix a été clair. Il reste donc maintenant aux élus régionaux le 24 juin puis au conseil d’Etat d’ici le 1er octobre de faire en sorte que la parole des citoyens soit respectée.

 

Guilhem Latrubesse, Secrétaire Fédéral du Partit Occitan

Les chiffres de la consultation : 200 000 votes mais 0 résultat publié

La consultation organisée par la nouvelle région pour choisir un futur nom a connu un vrai succès : ce sont près de 200 000 personnes qui se sont exprimées, soit bien plus que les sondages qui avaient été faits précédemment.

 

Mais aujourd’hui, quatre jours après la clôture du scrutin, le résultat n’a pas été encore publié. C’est incompréhensible pour un vote électronique dont le résultat est connu depuis vendredi 10 juin à minuit ! Certes, des derniers bulletins papiers peuvent arriver jusqu’au 15 juin, mais un résultat partiel devrait être communiqué comme cela se fait habituellement pour les votes dans une démocratie.

Qu’est ce qui empêche la région d’annoncer le résultat de la consultation ? Le résultat du vote des citoyens ne plairait-il pas à certains dirigeants, ici en région ou à Paris ?

 

Lors de sa première assemblée plénière, Carole Delga avait promis « une première grande consultation populaire pour désigner le nom de notre future région ». Cette consultation serait « inédite, innovante et transparente pour permettre à un maximum de nos concitoyens de choisir le nom de notre future région ».

 

Lancer une grande consultation populaire mais ne pas publier les résultats serait en effet inédit, mais certainement pas transparent ! Ce serait aussi de très mauvais augure pour les états généraux du rail et toutes les consultations à venir, et finirait d’écœurer les citoyens qui pensaient, pour une fois, pouvoir « participer aux grandes décisions qui concernent leur vie, leur région. »

 

Assemblée plénière d’installation de la Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Discours d’élection de Carole Delga - Séance du lundi 4 janvier 2016

Concernant la citoyenneté, ce sera un marqueur fort de ma présidence. Nos concitoyens ne veulent pas seulement que nous soyons exemplaires, dans nos paroles et nos comportements, dans la gestion de chaque euro d’argent public. Ils veulent aussi participer aux grandes décisions qui concernent leur vie, leur région. Avant les Etats Généraux du Rail qui permettront aux usagers, aux élus de débattre et décider ensemble du futur schéma régional ferroviaire en matière de trains du quotidien ou des lignes à grande vitesse, je vais lancer une première grande consultation populaire pour désigner le nom de notre future région. Vous le savez, la loi NOTRe nous donne jusqu’au 1er juillet pour proposer un nom, qui sera ensuite avalisé par le Conseil d’Etat. Dans mon esprit, cette consultation doit être à bien des égards fondatrice. Elle doit être inédite, innovante et transparente pour permettre à un maximum de nos concitoyens de choisir le nom de leur région. Car ce nom sera notre étendard, notre identité, notre ambition, notre signature.