Élections européennes l'UDB fait liste commune avec EELV

L'UDB (union démocratique bretonne) participera aux élections européennes du 26 mai sur la liste EELV ((Europe Écologie - Les Verts). Le Nantais Aurélien Boulé figurera sur la liste.

 

Priorités de l'UDB, qui défend une région Bretagne à cinq départements ? « La démocratie, l'environnement, les transports, la justice sociale et territoriale. » L'UDB, qui contribue à la vie politique en Loire-Atlantique depuis les années 1970, compte deux élus à Nantes : Pierre-Emmanuel Marais, conseiller délégué et conseiller métropolitain, et Sonia Meziane, conseillère municipale.

 

 

Le 26 mai, la formation autonomiste sera représentée aux Européennes par Lydie Massard, 40 ans (Pontivy), 14e sur la liste EELV (Europe Écologie - Les Verts) et chef de file bretonne, et par le Nantais Aurélien Boulé, 34 ans, 65e sur la liste.

 

« On essaie d'orienter le débat sur le fédéralisme avec EELV, sur les questions de décentralisation des pouvoirs et donc la métropolisation, pour défendre l'équilibre et les liens à créer entre les grandes villes et les territoires », souligne Aurélien Boulé. Ce dossier lui fait défendre « la subsidiarité, afin que des régions puissent prendre des compétences, si elles le désirent ». Vidéaste et photographe, Aurélien Boulé s'est déjà porté candidat à Nantes aux élections départementales (2015) et législatives (2018).

L'UDB est membre de la fédération Régions et Peuples solidaires, qui vient de sceller un accord avec EELV. Au Parlement européen, l'UDB, membre du parti l'Alliance libre européenne, siégeait déjà au côté des Verts.

Élections européennes : EELV renoue avec les régionalistes et place François Alfonsi en position éligible

Les Verts ont officialisé, ce jeudi 21 mars, leur alliance avec la fédération Régions & Peuples Solidaires, regroupant les différentes forces régionalistes en vue des élections européennes. Parmi eux, le Corse François Alfonsi, déclaré chef de file du mouvement et placé neuvième sur la liste de Yannick Jadot, baptisée "Verts-Alliance Libre Européenne".

 

L'ancien député européen est l'un des deux seuls candidats du mouvement régionaliste en position éligible, avec la candidate bretonne Lydie Massard, en 14e position. Le Pays Basque aura aussi son candidat, plus bas sur la liste.

François Alfonsi croit à un deuxième mandat, malgré l'appel de son ancien parti, le Parti de la Nation Corse (PNC), et de Corsica Libera, à l'abstention. Le maire d'Osani avait siégé à Strasbourg de 2009 à 2014.

 

Il n’y a pas d’autres candidats placés sur des listes en mesure d’être élus, donc je peux être au-delà des nationalistes, le candidat de la Corse 

Il faudrait pour cela obtenir plus de 9,5% des suffrages. Les sondages créditent déjà la liste écologiste de 6 à 9% des voix.

 

Une alliance non conclue en 2014

 

Ce "partenariat" avec la fédération n'avait pas été conclu lors de la précédente élection, a rappelé EELV, ce jeudi. "En 2014, nous nous étions embrouillés au moment de la constitution de la liste, la responsabilité était un peu la nôtre", a admis le secrétaire national du parti, David Cormand, lors d'une conférence de presse.

"Nous sommes heureux de renouer avec la cohérence, parce que le régionalisme est un des affluents de l'écologie et vice-versa". 

 


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Européennes: partenariat «renoué» entre EELV et régionalistes

La liste menée par Yannick Jadot pour les élections européennes comprendra deux régionalistes en positions éligibles, un «partenariat» avec cet «affluent de l'écologie» qui n'avait pas été conclu en 2014, a annoncé aujourd'hui EELV.

 

Ces deux candidats, le Corse François Alfonsi en neuvième position et la Bretonne Lydie Massard en 14e position, sont issus de la fédération de mouvements Régions et peuples solidaires (RPS). Deux autres de ses membres représenteront l'Occitanie et le Pays Basque.

 

«En 2014, nous nous étions embrouillés au moment de la constitution de la liste, la responsabilité était un peu la nôtre», a admis le secrétaire national d'EELV David Cormand lors d'une conférence de presse. «Nous sommes heureux de renouer avec la cohérence, parce que le régionalisme est un des affluents de l'écologie et vice-versa». EELV souhaite «une Europe des régions, par opposition à l'Europe du repli sur soi des Etats-nations d'inspiration jacobine, qui tournent le dos aux réalités et à la souveraineté des territoires», a ajouté M. Cormand. Selon le principe de subsidiarité cher aux écologistes, les décisions ne doivent être prises à plus grande échelle que lorsque l'échelle locale n'est pas adaptée.

 

Interrogé sur ses convictions écologistes, François Alfonsi a expliqué: chez EELV, «il y a sûrement une sensibilité plus animaliste et plus liée aux énergies renouvelables, et dans mon mouvement une sensibilité plus rurale, historique. (...) Il y a des différences, ce sont des mouvements qui se rejoignent, non pas qui fusionnent. Malgré tout, nous n'avons jamais manqué dans les grands dossiers» de défense de l'environnement.

 

Lydie Massard a réfuté toute dimension conservatrice dans le régionalisme: «Quand on se bat pour une langue qui se perd, on se bat aussi pour une minorité. C'est la même ouverture d'esprit que l'accueil des migrants».

Verte et régionaliste

Une liste commune entre Europe écologie les Verts (EELV) et la fédération Régions et peuples solidaires (RPS), dont est membre Unser Land, se dessine pour les élections européennes du 26 mai. Côté régionalistes, en haut de liste devraient figurer le Corse François Alfonsi (Parti de la nation corse), déjà député européen entre 2009 et 2014, et la Bretonne Lydie Massad (Union démocratique bretonne). Un tel accord entre écolo et régionalistes n’est pas nouveau pour les européennes. Il avait été inauguré par Antoine Waechter , il y a 30 ans. L’Alsacien voulait remercier les Corses de lui avoir trouvé les signatures qui lui manquaient pour se présenter à la présidentielle de 1988. En 1989, Antoine Waechter et Solange Fernex avaient alors été élus députés européens en compagnie de l’autonomiste corse Max Siméoni.

François Alfonsi candidat "éligible" aux Européennes

L'ancien député européen, membre du PNC, a été officiellement désigné par le conseil fédéral de "Peuples et régions solidaires" comme chef de file et sera neuvième sur la liste écologiste conduite par Yannick Jadot.

 

La fédération Régions et peuples solidaires (R&PS) a officiellement investi ce lundi, François Alfonsi, pour être son chef de file à l'élection du 26 mai au Parlement européen. Après avoir validé, l'été dernier lors de son congrès à Bayonne, sa plateforme de programme "Dépasser l'Europe des États", son conseil fédéral a décidé de reconstruire le partenariat historique avec les écologistes initié en 1989. Cette alliance avait alors permis l'élection de Max Simeoni, l'oncle de Gilles Simeoni, puis celle de François Alfonsi vingt ans plus tard.

Régionalistes et écologistes formeront au parlement européen le groupe commun "Verts-Alliance Libre Européenne".

Plusieurs représentants de R&PS figureront sur la liste conduite par Yannick Jadot, député européen sortant, mais seuls deux seront en position raisonnablement éligible, la neuvième s'agissant de François Alfonsi.

 

"Une marge de progression réelle"

 

Maire d'Osani et autonomiste de la première heure, François Alfonsi a siégé à Strasbourg de 2009 à 2014, un mandat durant lequel il a été très actif. Il avait notamment été à l'origine de l'adoption par le parlement européen d'un rapport sur les langues menacées ainsi que l'émergence, au sein de l'Union européenne, de ce qu'on appelle les "Régions intermédiaires" pour que les aides allouées au développement régional soient réparties plus équitablement.

L'intéressé pense que les probabilités qu'il soit élu sont plutôt bonnes : "Le sondage publié ce mardi par Le Figaro donne à la liste une audience de neuf points et, à ce stade, c'est déjà jouable. D'ici l'élection, la marge de progression est réelle. C'est un vote proeuropéen qui n'est pas affilié à Macron. La liste occupe un espace où d'autres, à l'exemple du PS, sont en difficulté. En ce moment, il y a de grandes mobilisations écologistes et la liste attire notamment les jeunes. Enfin, Régions et peuples solidaires apporte une plus-value qui devrait, je l'espère, se traduire dans les urnes. Par rapport à 2009, l'organisation du scrutin a changé et elle n'est pas moins favorable. Être second dans la région du Sud-Est ou neuvième dans une liste nationale, c'est équivalent."

 

Le premier choix du PNC non retenu

 

En Corse, François Alfonsi bénéficie du soutien des deux grands courants modérés de la majorité territoriale, le PNC et Femu, membres de la fédération Régions et peuples solidaires.

"En dix ans, le rapport de force démocratique a évolué avec une majorité nationaliste absolue à l'Assemblée de Corse et l'élection de trois députés sur quatre,poursuit François Alfonsi. Y adjoindre un député européen, c'est une opportunité supplémentaire pour peser sur l'État et obtenir des concessions sur lesquelles Emmanuel Macron a opposé jusqu'à présent une fin de non-recevoir."

On se souvient qu'au mois de juin, Roccu Garoby avait officiellement reçu mandat du PNC pour être son candidat aux élections européennes. Le conseil fédéral a donc tranché en faveur de François Alfonsi qui, pour sa part, n'avait fait aucune annonce publique ni pour contester ce choix ni pour faire acte de candidature. Même si on peut déduire de la désignation de François Alfonsi qu'elle est une conséquence du différend PNC-Femu, il semblerait qu'il n'y ait pas de tension entre les deux hommes. Roccu Garoby est porte-parole de la fédération R&PS et, à ce titre, il participera à la campagne.

R&PS a par ailleurs investi Lydie Massard, responsable fédérale de l'Union démocratique bretonne (UDB) pour figurer en quatorzième position. La Catalogne et l'Occitanie auront aussi leur candidat mais plus bas sur la liste.

 

Aussi, la meilleure chance que la Corse soit représentée au Parlement européen reste François Alfonsi qui connaît très bien la maison.