Saint Guilhem le Désert : quand l’extrême-droite essaye (encore) de s’approprier notre culture.

Publié le 9 juin 2026 à 17:00

Le 6 juin, des militants d’extrême-droite ont organisé une soi-disant « Marche des fiertés occitanes » dans le village de Saint Guilhem le Désert, dans l’Hérault.

À nouveau, des militants d’extrême-droite ont essayé de récupérer notre drapeau et notre culture, utilisés comme prétextes à des discours xénophobes. La date du 6 juin n’a pas été choisie par hasard, puisque dans le reste du pays se déroulaient des « Marches des fiertés » destinées à soutenir les droits des personnes LGBTQIA+. On peut supposer que ces dernières n’apprécieront guère ce pastiche. Les « militants » présents dans la cité fondée par Guilhem d’Aquitaine (ancien compagnon de route de Charlemagne) ont voulu lui rendre hommage en le présentat comme un « noble guerrier » qui « repoussa les sarrasins, reconquérant nos terres et protégeant notre identité». 

La commune comme les associations locales (dont la chorale occitane de Saint Guilhem) se sont empressées de publier un communiqué dans lequel elles refusent tota assimilation avec le groupuscule organisateur de cette « Marche ». La chorale a rappelé les valeurs traditionnelles occitanes dont la « Mezura » (humilité, raison, droiture) et lo « Paratge » (partage, vivre-ensemble). Le maire de Saint-Guilhem a indiqué que la commune n’est pas à l’origine de cette manifestation et la désapprouve à l’uninamité. De son côté, le Partit Occitan condamne cette récupération inacceptable de notre culture. Il souligne que celles et ceux qui en font un instrument de propagation de haines de toutes natures la connaissent mal ou, tout simplement, ne la connaissent pas.