Les écoles immersives ne doivent plus être une "tolérance" !

Publié le 2 juin 2026 à 08:58

Dans un contexte polémique d’épreuves du bac en langue dite régionale et de menaces sur l’avenir de Scola Corsa, le ministre de l’Education nationale a annoncé nouveau un cadre réglementaire qui sortirait les écoles immersives de l’expérimentation. 

Et si demain, les écoles immersives devenaient totalement légales ? C’est ce que le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray a annoncé au groupe d’études sur les langues et cultures régionales de l’Assemblée nationale, il y a une semaine. Le ministre a proposé un cadre réglementaire pour permettre à ces établissements de sortir du cadre de l’expérimentation. 

Le député breton Paul Molac, co-président du groupe d’étude a déclaré à l’Agence Bretagne Presse (ABP) que cette annonce était le résultat « d’un important travail parlementaire, au Sénat comme à l’Assemblée nationale » et que « le ministre a semblé prendre la mesure de la problématique relative à l’enseignement et la transmission de nos langues ». Son homologue basque Peio Dufau reste prudent : « nous attendons désormais l’officialisation du cadre précis pour mesurer l’avancée que cette annonce représente ».

Pour le Partit Occitan, une telle évolution serait bienvenue dans un contexte de menaces sur l’avenir des écoles immersivas Scola Corsa ou encore les polémiques autour du bac en basque ou en breton. Comme l’a indiqué Peio Jorajuria, ancien directeur de Seaska (la fédération des écoles immersives basques) à France 3 Via Stella : « le grand mal de la France, sur la question des langues, c'est de considérer nos langues comme des langues régionales, donc des particularismes, des spécificités d'un territoire qui ne touchent pas toute la population et de les considérer systématiquement comme une exception, comme une particularité que l'Etat n'aurait pas à soutenir. Il faut changer ce regard-là ». 

Le Partit Occitan est solidaire de toutes les fédérations d’écoles immersives et déclare qu’elles ne doivent plus être une « tolérance » dans le paysage éducatif hexagonal.