PPL Alsace: un avenir incertain mais une victoire politique pour Unser Land

Publié le 8 avril 2026 à 21:08

Les débats de ce mardi à l’Assemblée nationale ont donné l’impression d’un éternel recommencement, celui de voir l’avenir institutionnel de l’Alsace pris en otage par un hémicycle souvent ignorant des réalités alsaciennes et reléguant la volonté du peuple alsacien en arrière-plan par rapport aux considérations politiciennes.

L’attitude de la gauche, en particulier celle de Mme Regol et de MM. Fernandes et Sother a été particulièrement odieuse, niant de façon éhontée la volonté massive et constante des Alsaciens pourtant incontestablement démontrée par 10 années de mobilisation et de sondages. Ces députés de gauche ont rivalisé d’arguments hypocrites quand ils n’étaient pas fallacieux ou tout simplement hors-sujet.

Il est toutefois notable qu’aucun député, même à gauche, n’ose aujourd’hui défendre ouvertement le Grand Est et la réforme de 2015. Il est également notable de voir le RN retourner aujourd’hui sa veste. Les fanfaronnades de M. Bernhardt n’abuseront personne et ne feront oublier à personne que le RN porte une très lourde responsabilité sur l’échec du référendum de 2013, et par voie de conséquence, sur la création de la région Grand Est.

Le fait que cette proposition de loi soit examinée à l’Assemblée nationale et que même les opposants les plus résolus à la cause alsacienne soient contraints à un improbable numéro de contorsionniste est une victoire politique pour Unser Land et pour tous les Alsaciens. Unser Land est le seul parti, qui, contre vents et marées, défend la création d’une collectivité alsacienne à statut particulier. Sans Unser Land, ses électeurs et le monde associatif, on ne parlerait plus d’Alsace aujourd’hui. 

Cette proposition de loi marque une nouvelle étape dans la création d’une collectivité alsacienne à statut particulier. Nous demandons au gouvernement de mener le processus démocratique à son terme et d’inscrire le texte à l’ordre du jour du Sénat immédiatement après son adoption à l’Assemblée nationale.

 

Jean-Georges Trouillet, président