Les fédéralistes doivent pouvoir participer au débat politique !

L'UDB organise trois rassemblements mercredi soir, devant les sièges de France 3 à Rennes, Brest et Nantes, pour dénoncer l'exclusion de Oui la Bretagne des débats télévisuels des élections législatives.

 

France 3 Bretagne organise ce mercredi 7 juin un débat, retransmis en direct, entre les « principaux » candidats aux élections législatives, à savoir les représentants de La République en Marche, du Front national, des Républicains, du Parti socialiste et de La France Insoumise. Comme d'autres formations politiques, nous sommes d'emblée exclus du débat par le service public, alors que Oui la Bretagne était la quatrième force politique aux élections régionales en Bretagne administrative.

 

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel précise pourtant sur son site internet que le principe d'équité repose notamment sur "la représentativité des candidats qui prend en compte, en particulier, les résultats du candidat ou de la formation politique aux plus récentes élections". Le pluriel indique bien que les élections régionales de 2015 devraient être prises en compte dans l'appréciation du "principe d'équité". Sur quelle base objective s'est donc fondée la direction de France 3 Bretagne pour exclure Oui la Bretagne du débat?

 

N'oublions pas que les premières institutions démocratiques connues, celles d'Athènes, avait pour principe fondateur l'isègoria : l'égalité du temps de parole. En biaisant l'information, le service public ne joue pas son rôle. Le problème ne se pose d'ailleurs pas seulement en Bretagne: le réseau Régions et peuples solidaires, auquel appartient l'UDB, a engagé une procédure de référé-liberté devant  le Conseil d'Etat suite à la décision du CSA de redistribuer la durée des émissions de la campagne audiovisuelle publique. Rappelons ici qu'En Marche (et d'autres partis) bien que n'ayant pas participé aux Législatives en 2012 ni à aucune élection intermédiaire, européennes, départementales, régionales a vu son temps d'antenne multiplié par 5.

 

N'acceptant pas ce traitement discriminatoire de la part du service public, qui devrait réserver un traitement égal à tous les candidats, l'Union démocratique bretonne appelle à se rassembler devant les studios de France 3 à Rennes, à Nantes et à Brest, à 19h ce mercredi 7 juin, à la fin du débat en direct organisé par France 3 Bretagne.

 

Nil Caouissin

 

Porte-parole de l'Union démocratique bretonne